Demi-finales de la Coupe du monde 2026: les géants tiennent leur rang

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Au terme de quarts de finale intenses et parfois disputés jusqu’en prolongation, la Coupe du monde de la FIFA 2026 a livré son verdict. Sans véritable surprise, les quatre grandes puissances annoncées au départ seront bien au rendez-vous du dernier carré. La France, l’Espagne, l’Angleterre et l’Argentine ont confirmé leur statut de favoris et se retrouvent désormais à deux matchs du rêve ultime, celui de soulever le trophée mondial.

Les matchs à élimination directe sont souvent le théâtre des plus grands exploits, mais aussi des désillusions les plus cruelles. Cette fois, les outsiders n’ont pas réussi à faire vaciller les géants. Les favoris ont répondu présent, chacun avec son style et ses arguments pour s’offrir une place dans le dernier carré de cette 23e édition de la Coupe du monde. Première nation à valider son billet, la France a fait respecter la logique face au Maroc (2-0).

Les Bleus ont livré une prestation pleine de maîtrise face à une équipe marocaine qui espérait revivre l’épopée historique de 2022. Solides défensivement, réalistes devant le but et capables d’accélérer au bon moment, les Français ont une nouvelle fois démontré qu’ils possèdent l’expérience des grands rendez-vous. Finalistes en 2022, ils se rapprochent un peu plus d’un nouveau rendez-vous avec l’histoire. L’Espagne a suivi le même chemin en prenant le meilleur sur une Belgique accrocheuse (2-1). Fidèle à son identité de jeu, la Roja a imposé sa maîtrise technique et collective pour faire plier les Diables rouges. Les Espagnols poursuivent ainsi un parcours particulièrement convaincant et s’affirment comme l’une des équipes les plus séduisantes du tournoi.

Des qualifications acquises au mental

Dans l’autre partie du tableau, les émotions ont été encore plus fortes. Opposée à une Norvège ambitieuse, l’Angleterre a dû attendre la prolongation pour faire la différence (2-1). Les Three Lions ont souffert, douté parfois, mais n’ont jamais renoncé. Cette victoire obtenue au courage illustre la maturité d’un groupe qui nourrit de grandes ambitions depuis plusieurs années et qui rêve enfin d’ajouter une deuxième étoile à son palmarès. L’Argentine a également dû puiser dans ses ressources pour écarter une Suisse particulièrement résistante. Tenante du titre, l’Albiceleste s’est imposée 3-1 après prolongation grâce à son expérience et à sa capacité à accélérer lorsque les espaces se sont ouverts. Les champions du monde restent ainsi en course pour un exploit rarissime, celui de conserver leur titre mondial, une performance qui marquerait durablement l’histoire de la compétition.

Deux affiches qui sentent la poudre

Les demi-finales offriront désormais deux confrontations de très haut niveau. Dans la soirée du 14 juillet, la France retrouvera l’Espagne dans un duel qui oppose deux sélections parmi les plus régulières de cette Coupe du monde. Entre la puissance collective des Bleus et la qualité technique de la Roja, cette rencontre s’annonce comme une véritable finale avant l’heure.

Demain 15 juillet, l’Angleterre défiera l’Argentine. Cette affiche réveille une rivalité historique qui dépasse largement le cadre sportif. Entre les Three Lions, en quête d’un deuxième sacre mondial, et une Albiceleste déterminée à conserver sa couronne, la bataille promet d’être aussi intense que spectaculaire. A ce stade de la compétition, les calculs n’ont plus leur place. Seuls comptent la maîtrise, le sang-froid et la capacité à répondre présent dans les instants décisifs.

La France, l’Espagne, l’Angleterre et l’Argentine ont franchi les obstacles dressés sur leur route et ne sont plus qu’à deux victoires du plus grand trophée du football mondial. Le dernier carré réunit ainsi quatre nations au riche passé, quatre effectifs bâtis pour gagner et quatre peuples qui rêvent d’un nouveau sacre. Les demi-finales s’annoncent comme le point culminant d’un mondial qui, jusqu’ici, n’a cessé de tenir toutes ses promesses.

Ollo Aimé Césaire HIEN

Utilisation de la « technique Do-Nou » : un tronçon de route de 108 m réhabilité à Kamboinsin

L’Agence japonaise de coopération internationale, en collaboration avec le ministère de la Construction de la Patrie, a effectué, jeudi 9 juillet 2026, la visite d’une route en réalisation, du 6 au 10 juillet 2026, par la « technologie Do-Nou », dans un quartier non loti de Kamboinsin, à Ouagadougou.

Après des années de difficultés, les habitants du quartier non loti, situé en face du Lycée de l’alliance chrétienne (LAC) à Kamboinsin voient enfin leurs souffrances s’estomper pendant la saison pluvieuse. Pour preuve, ils ont bénéficié d’une route, longue de 108 m, réalisée à l’aide de sacs remplis de latérite, communément appelée « technologie Do-Nou ». Elle est le fruit de la collaboration entre l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le mi-nistère de la Construction de la Patrie, avec un temps de réalisation, du 6 au 10 juillet 2026.

Durant quatre jours, les travaux devraient être effectifs grâce à la participation des populations riveraines, de membres d’association, de volontaires du programme national, d’ouvriers de la direction générale des routes et de patrimoines bâtis, etc. Sur le chantier, les travaux consistent principalement en la réalisation de deux couches de sacs Do-Nou. Les zones les plus dégradées reçoivent trois couches. Les parties moins affectées ne nécessitent qu’une seule couche.

Sur ce tronçon, une couche de roulement est ensuite mise en place, afin de rendre la chaussée praticable. Un compacteur est utilisé pour niveler la route et aménager les pentes destinées à favoriser l’évacuation des eaux de pluie. Dans la matinée du jeudi 9 juillet 2026, une délégation du ministère de la Construction de la Patrie et de la JICA s’est rendue sur les lieux pour constater de visu l’effectivité des travaux.

En effet, le chargé d’études au secrétariat général du ministère en charge de la construction, Marcelin Yaguibou, a exprimé la satisfaction des autorités pour la qualité des travaux réalisés. Selon lui, cette approche s’inscrit pleinement dans le cadre de la coopération entre le Burkina Faso et le Japon.

Selon lui, la réhabilitation de ce tronçon est également en phase avec les orientations nationales qui soutiennent le développement endogène et participatif tout en mobilisant les populations autour des travaux d’intérêt collectif. « L’une des particularités de cette opération réside dans la participation volontaire des populations riveraines. Des habitants, notamment des femmes, ont pris part aux travaux. Cela illustre l’adhésion des communautés à cette initiative », a-t-il apprécié.

Une solution complémentaire aux techniques conventionnelles

En quelque sorte, la « technique Do-Nou », de l’avis du formateur de cette technologie au ministère en charge de la construction, Sylvain Sirice Nacoulma, est considérée comme une solution complémentaire aux techniques conventionnelles d’entretien routier. En utilisant la latérite pour cette technique, il a justifié que ce matériau est acceptable pour la construction des routes au Burkina Faso. « On ne vient pas verser de la latérite comme vous le croyez. On conditionne la latérite dans des sacs.

Une fois conditionnée dans des sacs, on ne les appelle plus sacs, mais en langue japonaise, on les appelle Do-Nou. Ce qui veut dire sac rempli de terre », a-t-il expliqué. Pour le formateur, cette technologie facilite la réhabilitation des routes dégradées dans les quartiers, les villages et les zones rurales. Au-delà de l’aspect technique, le représentant-résident de la JICA, Makoto Terashima, a souligné que ces infrastructures jouent un rôle déterminant dans le développement des territoires.

Il a rappelé que la JICA poursuit sa coopération avec le Burkina Faso dans le secteur des infrastructures routières en partenariat avec le ministère en charge de la construction. « Cette coopération ne se limite pas à l’appui financier des projets. Elle comprend également une assistance technique, le renforcement des capacités des acteurs nationaux, ainsi que la mise à disposition d’équipements destinés aux travaux routiers », a-t-il soutenu. A travers cette coopération, la JICA, selon Makoto Terashima, entend accompagner les efforts du Burkina Faso. Quant aux résidents du quartier, cette initiative est salutaire. Leur représentante, Florence Tapsoaba, a remercié les autorités, les partenaires techniques et souhaité que d’autres tronçons soient réhabilités.

Oumarou RABO

Journée mondiale du donneur de sang : les hommages de la Nation à des « sauveurs de vies »

Le Ministère de la Santé a commémoré, en différé, samedi 11 juillet 2026, à Fada N’Gourma, la Journée mondiale du donneur de sang. Cette commémoration a été l’occasion pour la Nation de rendre un vibrant hommage aux donneurs bénévoles réguliers à travers des distinctions honorifiques.

Chaque 14 juin, la communauté internationale célèbre les donneurs de sang. Cette année, au Burkina Faso, la Journée mondiale du donneur de sang a été commémoré, en différé, samedi 11 juillet 2026, à Fada N’Gourma, autour du thème : « Une goutte d’humanité. Donnez du sang. Sauvez des vies ». Cette commémoration a été l’occasion pour le Ministère de la Santé de rendre un vibrant hommage aux meilleurs donneurs de sang à travers des distinctions honorifiques.

Avec un total de 88 poches de sang offertes entre 2001 et 2025, Ousmane Naba s’est hissé au rang de premier donneur national. En reconnaissance de cet engagement exceptionnel, il a été élevé au grade de Chevalier de l’ordre du mérite de la santé et de l’action sociale avec agrafe Santé par le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean Claude Kargougou. Avec le sourire aux lèvres, le camarade Naba a déclaré que ce 11 juillet est un jour magnifique et inoubliable. « C’est une immense joie qui m’anime et je suis fier d’avoir contribué à sauver des vies », a-t-il affirmé.

La deuxième meilleure donneuse du pays, Orokiatou Traoré, a également reçu la même distinction. « A ce jour, j’ai donné mon sang 46 fois », a-t-elle indiqué avec fierté. Outre ces deux figures emblématiques du don bénévole, trois autres donneurs réguliers ont été élevés au rang de Chevalier de l’ordre du mérite de la santé et de l’action sociale avec agrafe Santé.

Un acte de fraternité et de patriotisme

Rendant hommage aux récipiendaires, le ministre de la Santé a salué leur engagement exemplaire au service de la Nation. « Il me plaît de saluer avec déférence les camarades qui viennent d’être décorés. A travers eux, ce sont tous les donneurs de sang du Burkina Faso auxquels je rends solennellement hommage. Vous donnez un sens palpable à la fraternité, car c’est bien votre sang qui contribue à sauver des vies dans nos structures de soins », a déclaré Dr Kargougou. Pour lui, ce sens élevé de la citoyenneté et de l’humanisme est un exemple à transmettre aux jeunes générations afin d’ancrer durablement la culture du don de sang et, au-delà, celle du don de soi pour la patrie.

Le ministre a également exprimé sa reconnaissance aux « plus hautes autorités » du pays, aux associations de donneurs de sang ainsi qu’aux organisations communautaires qui œuvrent quotidiennement à la promotion du don bénévole. Grâce à la mobilisation de l’ensemble des acteurs, a-t-il souligné, 169 156 produits sanguins ont été distribués dans les services de pédiatrie, de maternité, d’urgences médico-chirurgicales, de néphrologie et de cancérologie, permettant la prise en charge de milliers de patients à travers le pays, en 2025.

Pour l’année 2026, le ministère de la Santé ambitionne de collecter 250 519 poches de sang afin de répondre aux besoins croissants. Le parrain de la cérémonie, le Pr Adjima Thiombiano, par ailleurs ministre chargé de l’Enseignement supérieur, a relevé que le contexte national, marqué par les opérations de reconquête du territoire, engendre des besoins importants en produits sanguins.

Il a, de ce fait, invité chaque citoyen en bonne santé à accomplir ce geste salvateur. Pour sa part, le représentant du directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique, le Dr Bessiou Neya, a réaffirmé l’engagement de l’institution onusienne à accompagner les Etats membres dans le renforcement de leurs systèmes nationaux de transfusion sanguine.

Joanny SOW

Kanlou SANDAMBA (Stagiaire)

Y a de la joie !

Bonne tenue des grands agrégats macro-économiques avec notamment une forte réduction du déficit budgétaire ; indicateurs de croissance en hausse ; poursuite des grands chantiers de développement et, last but not the least, « concassage » des terroristes et des bandits de grands chemins. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la conjoncture économique et politique actuelle du Burkina Faso est très favorable, nonobstant les défis auxquels le pays est toujours confronté, avec la rage qui s’est emparée de l’impérialisme et de ses valets locaux devant cette embellie qui traduit leur déconfiture et leur mort programmée pour un futur proche.

Fidèle au cap fixé par le camarade Président du Faso, Ibrahim Traoré, dès sa prise de pouvoir et dont la substantifique moelle se trouve désormais consignée dans le Manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP), le gouvernement avance dans trois directions prioritaires. Il s’agit d’abord de créer les conditions pour l’épanouissement d’un peuple dynamique, solidaire et souverain, acteur principal de son devenir. Il s’agit ensuite d’édifier une économie forte et prospère et la mettre au service du peuple. Enfin, la construction d’un Etat moderne pour soutenir ses deux ambitions.

Avec l’adoption du Plan RELANCE 2026-2030, le gouvernement s’est doté de stratégies plus adaptées visant à réduire la pauvreté et à garantir la sécurité des citoyens dans les domaines politique, économique, social et culturel. Une vision prospective intelligente, basée sur nos propres forces qui commence à produire des résultats palpables sur le terrain, au point que l’on peut dire que le « taux de bonheur brut » est lui aussi en pleine croissance au Burkina Faso. Un taux qui ne se mesure pas au nombre de dollars par habitant en rapport avec le Produit intérieur brut (PIB), mais qui traduit le degré de contentement des masses populaires par rapport à leurs gouvernants. Et, en la matière, contentons-nous du dicton local qui dit que « ce que les yeux voient, la bouche n’en parle pas », pour éviter de tomber dans les lieux communs.

Ça bosse dur au Faso, ce qui a le don d’horripiler nos ennemis qui redoublent d’effort dans leur volonté de déstabilisation du Burkina Faso et des autres pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES). C’est ainsi que des légions entières de terroristes ont été envoyées récemment à l’est du pays pour semer le désarroi et la mort et créer ainsi les conditions subjectives d’un soulèvement populaire contre les révolutionnaires au pouvoir. Mal leur en a pris car elles seront décimées tout comme leurs compères à Anefis au Mali ; ce qui illustre éloquemment la montée en puissance de nos troupes combattantes désormais équipées de moyens militaires performants et conséquents et agissant dorénavant en synergie.

Qu’il est loin le temps où des « experts » militaires étrangers, « thésards » ergotaient sur l’incapacité de nos pays à faire face à l’hydre terroriste. De la poudre aux yeux pour justifier leur présence prédatrice sur le terrain et continuer leur œuvre d’asservissement et d’appauvrissement de nos Etats. Maintenant que les masques sont tombés, il faut plus que jamais rester vigilant, car la bête blessée rêve de revanche en dépit de tout bon sens. Car oui, cette démarche souverainiste enclenchée par nos pays est irréversible, n’en déplaise à ces adeptes du comte de Gobineau et de tous les suprématistes blancs. La roue de l’histoire tourne inexorablement et l’Eldorado voulu par nos plus hautes autorités se dessine progressivement. Là où il y a la volonté, il y a le chemin.

Boubakar SY

Intelligence artificielle: la Primature outille ses responsables pour un usage éthique

Le directeur de cabinet du Premier ministre, chef du gouvernement, le camarade Mamadou Dembélé, a présidé, ce lundi 13 juillet 2026 à Ouagadougou, la cérémonie d’ouverture d’une session de formation au profit des responsables de la Primature. Prévue les 13 et 14 juillet 2026, cette session est placée sur le thème : « Outils de management pour une intelligence artificielle éthique et responsable ». Elle s’inscrit dans la dynamique de modernisation de l’administration publique et dans la vision du Gouvernement en matière de transformation numérique.

A travers sa feuille de route nationale de transformation numérique à l’horizon 2030, le Burkina Faso entend faire de l’intelligence artificielle, un levier stratégique de développement avec l’ambition de mettre « l’IA au service de tous ». Par cette formation, la Primature poursuit le renforcement des compétences de ses responsables en vue d’une intégration maîtrisée de l’intelligence artificielle dans le fonctionnement de l’administration et d’une exploitation optimale des possibilités offertes par ces technologies. Présidant la cérémonie, le camarade Mamadou Dembélé a rappelé que l’intelligence artificielle est devenue un outil incontournable pour toute organisation soucieuse d’améliorer ses performances.

Cette révolution technologique offre aux administrations de nouvelles possibilités en matière de rédaction administrative, d’analyse documentaire, de gestion des connaissances, de planification et de pilotage des activités. Il a toutefois attiré l’attention sur les défis liés à son utilisation, notamment la protection des informations administratives, la fiabilité des contenus générés, la gouvernance des données et la préservation de la souveraineté numérique. « L’intelligence artificielle ne remplace ni le jugement, ni l’expérience, ni la responsabilité.

Elle accompagne l’action humaine, mais ne saurait s’y substituer », a-t-il déclaré. Il a ainsi invité les participants à intégrer ces technologies dans le respect des principes de sécurité, de protection des données et de maîtrise des risques. La camarade Fanta Sombié, conseillère technique du ministre en charge de la transition digitale, a marqué, par sa présence, le soutien de son département à cette initiative. Elle a relevé que l’intelligence artificielle transforme profondément les méthodes de travail, accélère le traitement de l’information et contribue à améliorer la prise de décision. Cette ambition est portée par le 11ᵉ chantier majeur de la transformation digitale, consacré à « l’intelligence artificielle au service de tous les Burkinabè ».

Pour la directrice des services informatiques de la Primature, Lucie Ouédraogo, cette formation répond à un besoin stratégique. Après une première session organisée au profit de l’ensemble du personnel, cette nouvelle étape cible spécifiquement les responsables. Elle doit leur permettre de formuler des requêtes pertinentes sans exposer de données confidentielles, mais également d’évaluer avec discernement les résultats produits par les outils d’intelligence artificielle. L’objectif est d’en limiter les biais et de garantir des décisions inclusives, éthiques et responsables. A travers cette initiative, l’institution entend promouvoir une utilisation de l’IA qui concilie innovation, efficacité du service public, responsabilité et souveraineté numérique.

DCRP/Primature

Rupture diplomatique Burkina Faso-République française : le ministre des Affaires étrangères reçoit les diplomates burkinabè au complet de retour de Paris

Contrairement à la rumeur qui circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux sur une supposée demande d’asile adressée aux autorités françaises, le personnel diplomatique et consulaire de l’ambassade et du consulat général du Burkina Faso à Paris, est bel et bien de retour au bercail, après la fermeture de la représentation diplomatique du Burkina Faso en République française.
Au nombre de douze (12), les diplomates burkinabè ont été reçus dans l’après-midi du lundi 13 juillet 2026, dans les locaux de leur ministère de tutelle, par le Camarade ministre des Affaires étrangères S.E Karamoko Jean Marie TRAORE, la Camarade ministre déléguée Bêbgnasgnan Stella Eldine KABRE/KABORE et leurs proches collaborateurs.
Avec fierté, l’ex Chargé d’affaires de l’ambassade du Burkina Faso à Paris le Camarade Jean Marie BAKOUAN a officiellement remis le drapeau national qui flottait dans le ciel français ainsi que les clés des locaux de l’ambassade du Burkina Faso à Paris au Patron de la diplomatie burkinabè, preuve de la fermeture effective de l’ambassade.
Un acte fort qui vient matérialiser la décision souveraine du Burkina Faso de rompre ses relations diplomatiques avec la République française, le 26 juin 2026.
Pour le ministre TRAORE, ce retour définitif qui fait suite à la fermeture de l’ambassade du Burkina Faso est l’une des étapes du processus de la rupture des relations qui prend aussi en compte des questions administratives.
Le Camarade ministre des Affaires étrangères a salué la diligence avec laquelle le Chargé d’affaires et ses collaborateurs ont traité les différents dossiers qui relèvent de leur juridiction, dans un délai de sept jours.
« C’est un retour en toute dignité », soutient le Camarade Jean Marie BAKOUAN pour qui toutes les dispositions ont été prises pour rassurer les autres partenaires du Burkina Faso du ressort de la juridiction diplomatique du Burkina Faso à Paris, à savoir les organisations internationales qui ont leurs sièges en France et les autres pays que couvrait cette juridiction.
« Nous sommes rentrés fiers, fatigués mais pas malheureux » a laissé entendre l’ex Chargé d’affaires qui a également apporté un démenti formel sur les rumeurs à propos d’une demande d’asile formulée par les diplomates burkinabè à l’endroit des autorités françaises.
« Nous sommes fiers de retrouver notre chère patrie avec tous les honneurs et fiers d’avoir contribué à mettre en œuvre une décision souveraine de nos plus hautes autorités », a-t-il ajouté.
Concernant le sort réservé aux compatriotes burkinabè résidant sur le territoire français, le Camarade Eric ZOUNGRANA, ex Consul général du Burkina Faso à Paris rassure que des dispositions sont prises avec le concours du Haut conseil des Burkinabè de l’Extérieur pour évacuer les dossiers en cours, notamment les remises des passeports déjà imprimés.
DCRP/MAE

Clôture des ateliers du Toukin-series: les auteurs apprenants défendent leurs projets finaux

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Les ateliers du toukin-series ont tenu la séance de restitution des projets de séries et procédé à la cérémonie de clôture de la Résidence de création, de développement de séries Tv, vendredi 10 juillet 2026, à Ouagadougou.

Les auteurs apprenants de la Résidence de création de développement des ateliers du Toukin-series 2026 ont eu plus d’un mois pour parfaire et développer leurs projets de série. Et ce, à travers les observations faites par les différents consultants lors des travaux et rencontre B to B tenus du 4 au 7 mai dernier. Une séance de restitution des projets a été organisée à leur endroit. Et cela a servi de cadre pour clôturer les activités de la Résidence, vendredi 10 juillet 2026, à Ouagadougou. Tour à tour, chaque auteur a pitché son projet final sous la guidance des consultants.

Chaque participant a pu améliorer son projet

L’auteur du projet « Mana et Maya », représenté par le producteur Sékou Oumar Sidibé alias inspecteur Rock, a expliqué que leur projet est une série télé fantastique de deux supers héros burkinabè aux pouvoirs surnaturels pour humaniser le monde. « Au début de la Résidence, le projet avait pour titre, répression patriotique, mais avec les orientations des consultants, le projet a été modelé et renforcé dans tous ses aspects pour prendre le titre, mana et maya », a-t-il signifié. Pour la séance de restitution des projets, le scénariste producteur Noraogo Sawadogo, consultant de la Résidence des toukin-séries 2026, a mentionné qu’il s’agissait pour chaque auteur de pitcher en défendant le potentiel de son projet.

: Le directeur général de l’ABCA, Moussa Alex Savadogo, a été émerveillé par la qualité et l’avancement des projets.

Cela a permis aux consultants, a-t-il expliqué, d’analyser le rendu après la phase des remarques et des suggestions. Au nom de l’ensemble des consultants, il a noté une progression des projets. Car l’engouement et la volonté de faire un projet abouti a fait que la plupart des auteurs ont amélioré leur projet. Le directeur général de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA), Moussa Alex Savadogo, a salué la qualité et de l’avancement des projets. Car ayant pris part à quelques séances de travail, c’est une satisfaction de voir ces projets prendre une autre tournure.

Le producteur Sékou Oumar Sidibé, représentant l’auteur du projet « Mana et Maya », a salué la qualité de la Résidence des ateliers Toukin-series 2026.

« Ces projets sont mieux outillés, le narratif est encore plus fort et ils sont presque aboutis » a-t-il dit. Moussa Alex Savadogo a souhaité qu’avec l’accompagnement des mentors, consultants et professionnels présents à la Résidence, ces projets pourront voir le jour pour être diffuser. Le coordonnateur des activités des ateliers du toukin-series, Isaïe Florent Yaméogo a mentionné que les ateliers ont été un cadre pour permettre aux auteurs et producteurs d’affiner leurs projets de série afin de postuler à des projets de fonds. Pour la suite, il a révélé que les ateliers du toukin-séries vont permettre aux auteurs désireux de continuer à développer leurs projets. Et permettre à ceux qui veulent chercher du fonds de le faire pour la phase de production. Ce sont 10 projets qui ont été coachés durant la Résidence des ateliers du toukin-séries 2026. Chaque auteur apprenant a reçu une attestation de participation.

  Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE                                                                            

 Crédit photo : Bertrand KAMBIRE

Santé de la reproduction et égalité de genre: « Le RAES s’aligne sur les priorités nationales », affirme sa directrice exécutive, Rabiatou Sangaré

Le Réseau africain pour l’éducation et la santé (RAES) a organisé, du 6 au 8 juillet 2026 à Toubab Dialaw, au Sénégal, un atelier régional de mise en synergie réunissant ses partenaires du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Sénégal. En matière de santé des jeunes et des adolescents, l’ONG affirme aligner ses interventions sur les priorités nationales de chacun de ses pays d’intervention.

Cette rencontre régionale a permis aux différentes organisations partenaires de partager leurs expériences, de renforcer leurs liens de collaboration et de développer des synergies dans la mise en œuvre des programmes du réseau.

La principale initiative du RAES est le programme « C’est la vie ! », lancé en 2012. La quatrième saison, lancée en 2026, s’inscrit dans une campagne régionale dont la mise en œuvre se poursuit jusqu’à la fin de l’année 2026.

Il s’agit d’un programme panafricain d’éducation par le divertissement, fondé sur une stratégie de communication à 360°, visant l’autonomisation des jeunes et des femmes en matière de droits et de santé. Il combine une série télévisée, des campagnes digitales et médiatiques, des kits pédagogiques ainsi que des activités communautaires afin de favoriser l’adoption de comportements positifs en matière de santé sexuelle et reproductive et d’égalité de genre.

Le chargé de programme du RAES, Billy Fousseni Ouattara

Selon le chargé de programme du RAES, Billy Fousseni Ouattara, l’objectif principal est de favoriser l’adoption de comportements plus sûrs et plus respectueux des droits en matière de santé sexuelle et reproductive (SSR) et d’égalité de genre chez les adolescents et les jeunes, avec une attention particulière accordée aux jeunes filles et aux jeunes femmes âgées de 15 à 35 ans.

« Ce renforcement des capacités vise à leur permettre de faire des choix éclairés et d’agir en faveur d’un accès équitable aux services et aux produits de santé sexuelle et reproductive dans les pays d’intervention que sont le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Sénégal », a-t-il déclaré.

Le RAES met en œuvre plusieurs approches de communication pour le changement social et de comportement (CSC), fondées sur des données scientifiques. Le Dr Mohamed Sangaré a expliqué que la conception des messages de changement de comportement doit impérativement s’appuyer sur des données probantes, une analyse des causes profondes des comportements ainsi que sur les motivations et les freins des populations cibles à l’utilisation des produits et services de santé. En effet, l’adoption ou non d’un comportement résulte toujours de plusieurs facteurs sociaux, culturels, économiques ou individuels qu’il convient d’identifier avant toute intervention.

Le RAES diffuse principalement ses contenus sur YouTube, où sont disponibles les épisodes de la série « C’est la vie ! », ainsi que sur les principales plateformes de réseaux sociaux, notamment Facebook, TikTok et Instagram.

Aujourd’hui, le réseau totalise plus de 1 241 500 abonnés sur l’ensemble de ses plateformes digitales dans les différents pays d’intervention.

Selon Aïssatou Hane, Digital Manager du RAES, la stratégie éditoriale du réseau repose sur une répartition de 70 % de contenus divertissants et 30 % de contenus consacrés à la communication pour le changement social et de comportement (CSC).

Pour la directrice exécutive du RAES, Rabiatou Sangaré, l’essentiel est de faire du réseau un véritable outil au service des communautés et des autorités.

« Vous savez, dans notre région, la question de la sécurité est aujourd’hui capitale pour nos populations. Il est donc essentiel d’inscrire nos interventions dans ces priorités. C’est ainsi que nous servirons au mieux nos communautés », a-t-elle déclaré.

La directrice exécutive du RAES, Rabiatou Sangaré

Dans le contexte actuel, a-t-elle poursuivi, il est primordial d’adapter et d’ancrer les stratégies ainsi que les actions du RAES dans les priorités nationales, régionales et internationales. « Il est tout aussi essentiel de s’adapter aux réalités de nos communautés », a-t-elle conclu.

Boureima SANGA

De retour de Dakar

bsanga2003@yahoo.fr

 

 

7e édition des compétitions Inter-EFFORS : Les Kuilsé s’adjugent le trophée en football

La 7e édition des compétitions Inter-Ecoles de formation pour la relève sportive (Inter-EFFORS), organisée dans la ville de Fada N’Gourma, s’est achevée, en apothéose, avec la finale de la compétition de football jouée, dimanche 12 juillet 2026, dans la cuvette du stade Nungu, entre les équipes des Kuilsé et du Nakambé. Au terme d’une rencontre âprement disputée, l’équipe des Kuilsé est venue à bout de celle du Nakambé à l’issue de la séance des tirs au but, en présence de la ministre en charge des Sports, Annick Lydie Djouma Pikbougoum.

 

Les rideaux sont tombés sur la 7e édition des compétitions Inter-Ecoles de formation pour la relève sportive (Inter-EFFORS), organisée du 6 au 12 juillet 2026, à Fada N’Gourma, sur le thème : « Ensemble pour une relève sportive saine et engagée ». Point d’orgue de cette 7e édition des compétitions Inter-EFFORS, la finale du tournoi de football qui a opposé les équipes des Kuilsé et du Nakambé, dimanche 12 juillet 2026, dans l’enceinte du stade Nungu de Fada N’Gourma. Disputée en présence de la ministre en charge des Sports, Annick Lydie Djouma Pikbougoum, ainsi que de plusieurs gouverneurs de régions, la rencontre a tenu toutes ses promesses. Très entreprenants dès l’entame, les joueurs des Kuilsé ont multiplié les offensives sans parvenir à marquer. Contre le cours du jeu, le Nakambé a ouvert le score à la 50e minute grâce à Oualilou Naré, auteur d’un coup franc magistralement exécuté au second poteau. Loin de se décourager, les Kuilsé ont poursuivi leur domination et ont été récompensés quatre minutes plus tard.

Pour la ministre en charge des Sports, Annick Lydie Djouma Pikbougoum, les EFFORS traduisent la volonté du gouvernement de bâtir une élite sportive compétitive et performante.

Profitant d’une hésitation de l’arrière-garde adverse, le virevoltant Amidou Sodré a remis les deux équipes à égalité. Malgré plusieurs occasions de part et d’autre, le score est resté inchangé au terme des deux périodes de 30 minutes. Il a donc fallu recourir à la fatidique épreuve des tirs au but pour départager les deux formations. Plus adroits dans cet exercice, les Kuilsé se sont imposés par quatre tirs réussis contre deux, décrochant ainsi le trophée de champion de cette 7e édition en football. Les nouveaux champions ont reçu le trophée ainsi que des médailles, tandis que le Nakambé, finaliste malheureux, et le Goulmou, classé troisième, ont également été récompensés pour leurs performances.

Une relève sportive prometteuse

En plus du football, les jeunes sportifs se sont affrontés pendant une semaine dans plusieurs disciplines, notamment le basketball, le handball, le volleyball, l’athlétisme, le cyclisme et la lutte traditionnelle. Selon le président de la commission technique, Bassedjona Gnanou, les résultats enregistrés reflètent le niveau des prestations fournies tout au long de la compétition. « Les meilleurs ont gagné », a-t-il résumé. En handball, l’équipe A du Kadiogo s’est adjugé le trophée. Le tournoi de volleyball a été remporté par l’EFFORS des Tannouyan. En cyclisme, l’équipe C du Nakambé s’est imposée dans l’épreuve du contre-la-montre par équipe chez les garçons, tandis que l’équipe B de la même région a dominé l’épreuve féminine. Dans les compétitions individuelles de contre-la-montre, Ouimemda Mohamed chez les garçons et Limboné Nassiratou chez les filles se sont illustrés en montant sur la plus haute marche du podium. Les deux athlètes ont également confirmé leur suprématie en remportant les épreuves du critérium. En lutte traditionnelle, disputée dans cinq catégories, l’EFFORS du Bankui a dicté sa loi.

En athlétisme, les honneurs sont revenus à l’EFFORS du Nazinon, classée première. Pour la ministre en charge des Sports, Annick Lydie Djouma Pikbougoum, patronne de l’évènement, cette semaine de compétitions aura été un moment privilégié de communion, d’intégration et de cohésion entre les jeunes sportifs venus des différentes régions du Burkina Faso. « Durant une semaine, les jeunes sportifs ont rivalisé d’ardeur pour offrir à la capitale du Goulmou et au pays tout entier ce qu’ils avaient de plus cher : effort, sueur, talent, dépassement de soi et fraternité », a-t-elle déclaré, avant de féliciter les athlètes qui se sont illustrés. La ministre a rappelé que les EFFORS, créées en 2019, traduisent la volonté du gouvernement de bâtir une élite sportive compétitive et performante, capable de porter haut les couleurs du Burkina Faso sur les scènes continentale et internationale. Elle a, par ailleurs, salué l’engagement du comité d’organisation et traduit sa reconnaissance à toutes les personnes qui ont contribué au succès de cette édition. Et, comme innovation cette année, la camarade Pikbougoum a indiqué que les 733 jeunes sportifs, ont bénéficié de séances de formation et de sensibilisation aux idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP), notamment le patriotisme, la solidarité et le vivre-ensemble.

Joanny SOW

Kanlou SANDAMBA (Stagiaire)

 

Lutte contre la pauvreté  : Les grandes leçons du « miracle » chinois

La réduction spectaculaire du nombre de personnes pauvres est l’un des succès les plus évidents et les plus marquants en Chine. En quelques années seulement, un nombre de personnes équivalent à la population d’un pays de taille moyenne a été libéré de la pauvreté absolue. Le taux de pauvreté est tombé brutalement de 10,2 % en 2012 à 0. Comment la Chine a-t-elle réussi cet exploit et quels enseignements les pays en développement peuvent ils en tirer ?

Au moment de la fondation de la République populaire de Chine en 1949, le pays se trouvait dans une situation de grande pauvreté largement répandue. La majorité de la population rurale vivait dans la misère, et le problème de l’hygiène et de la nutrition n’était pas résolu.  Après 1949, la Chine n’a mis que quelques décennies pour accomplir le processus d’industrialisation que les pays développés ont mis des siècles à parcourir. Le niveau de vie a connu un bond historique, passant d’une subsistance précaire à l’édification intégrale d’une société de moyenne aisance. Elle a remporté la bataille contre la pauvreté la plus vaste jamais menée dans l’histoire de l’humanité, et a ouvert avec succès la voie à la modernisation à la chinoise.

Mais quelles expériences clés peut-on retenir du modèle chinois ?

De prime abord, il convient de noter que le leadership du Parti communiste chinois (PCC) a été la garantie fondamentale du succès de la lutte contre la pauvreté en Chine. En effet, le PCC a toujours considéré l’éradication de la pauvreté comme une mission cruciale et a joué le rôle clé de diriger tout le pays et de coordonner les efforts de toutes les parties. Des autorités centrales aux niveaux locaux, les organisations du Parti ont traité la lutte contre la pauvreté comme une tâche politique majeure, en mettant en place un système de leadership clair, responsable et efficace.

Le leadership du Parti communiste chinois (PCC) a été la garantie fondamentale du succès de la lutte contre la pauvreté en Chine

Le Comité central du Parti a élaboré la conception globale et la stratégie de lutte contre la pauvreté, tandis que les comités et les gouvernements locaux ont strictement assumé leurs responsabilités. Des cadres qualifiés ont été désignés comme Premiers Secrétaires et membres d’équipes de soutien dans les régions pauvres, garantissant ainsi la mise en œuvre précise des politiques. Grâce au leadership centralisé et unifié du Parti, les efforts de lutte contre la pauvreté ont été puissamment renforcés, rassemblant les forces de toute la société et garantissant la réalisation des objectifs fixés.

Une priorité du président Xi Jinping

La lutte contre la pauvreté a constitué une priorité pour le président Xi Jinping dès son accession au pouvoir

La lutte contre la pauvreté a en outre constitué une priorité pour le président Xi Jinping dès son accession au pouvoir. Cet engagement du président Xi en faveur de la réduction de la pauvreté découle en partie de son expérience personnelle. Adolescent, il a passé sept ans à vivre et à travailler dans un village pauvre de la province du Shaanxi. Il a mentionné à de nombreuses reprises que c’est depuis lors qu’il s’est fixé pour objectif de veiller à ce que les gens aient suffisamment à manger et mènent une vie meilleure.

Adolescent, le président Xi a passé sept ans dans un village pauvre de la province du Shaanxi et s’est fixé pour objectif de veiller à ce que les gens aient suffisamment à manger et mènent une vie meilleure.

La mise en œuvre de la stratégie de l’aide ciblée a par ailleurs été la clé du succès de la lutte contre la pauvreté dans l’Empire du milieu. La Chine a abandonné l’approche de « distribution généralisée » en faveur d’un modèle basé sur l’identification précise, l’aide ciblée et la gestion rigoureuse. En créant un système national d’information sur le développement anti – pauvreté, les personnes pauvres ont été identifiées et inscrites dans des dossiers précis, garantissant un ciblage exact. Des plans d’aide personnalisés ont alors été élaborés en fonction des causes de la pauvreté et des besoins réels de chaque foyer. Par exemple, pour les foyers dotés de capacité de travail, des mesures d’appui à l’industrie et de formation professionnelle ont été mises en œuvre ; pour les familles plongées dans la pauvreté en raison des frais scolaires, des subventions ont été accordées ; et pour celles touchées par la maladie, des politiques de santé ont été appliquées. En même temps, un mécanisme de gestion dynamique a été mis en place pour ajuster rapidement les bénéficiaires et les mesures d’aide, garantissant que les ressources soient utilisées là où elles sont le plus nécessaires et améliorant considérablement l’efficacité de l’aide anti-pauvreté.

L’initiative « Mille entreprises aident mille villages » a encouragé les entreprises à contribuer à la lutte contre la pauvreté par des investissements industriels et des offres d’emploi, créant un climat social propice à la participation collective dans cette lutte.

Par ailleurs, la construction d’un écosystème global de lutte contre la pauvreté a été un support crucial. La Chine a mis en place un modèle où l’aide spécialisée, l’aide sectorielle et l’aide sociale se complètent, intégrant les ressources du gouvernement, du marché et de la société civile. Dans le cadre de l’aide spécialisée, le gouvernement central a constamment augmenté ses investissements financiers dans les régions pauvres, en soutenant en priorité le développement industriel et la construction d’infrastructures. Pour l’aide sectorielle, les ministères des Transports, de l’Eau, de l’Éducation, de la Santé, etc., ont mis à profit leurs avantages sectoriels en intégrant les objectifs de lutte contre la pauvreté dans leurs plans d’exploitation, améliorant ainsi les infrastructures et les services publics dans les régions défavorisées. En matière d’aide sociale, les entreprises, les organisations non – gouvernementales et les particuliers ont été largement mobilisés. L’initiative « Mille entreprises aident mille villages » a encouragé les entreprises à contribuer à la lutte contre la pauvreté par des investissements industriels et des offres d’emploi, créant un climat social propice à la participation collective dans cette lutte.

Lutte contre la pauvreté et protection de l’environnement

Aujourd’hui, la qualité de vie des personnes pauvres en Chine a été considérablement améliorée sur tous les fronts

La priorité donnée à l’activation de la force interne du peuple a en outre été la base pour une sortie durable de la pauvreté. Durant la lutte contre la pauvreté, la Chine n’a pas seulement accordé de l’importance à l’aide matérielle, mais a également mis l’accent sur l’activation de la motivation des populations pauvres. Des formations professionnelles ont été organisées pour améliorer leur capacité à trouver un emploi ou à créer des entreprises, leur permettant d’acquérir des compétences et de voir leurs revenus augmenter durablement. Des campagnes d’éducation ont été menées pour encourager l’esprit d’autonomie et de travail acharné, en combattant l’attitude de dépendance. Des organismes d’exploitation agricole novateurs ont été développés pour impliquer les populations pauvres dans le développement industriel et renforcer leur capacité de développement autonome. En outre, des mécanismes d’incitation, tels que des listes honorifiques pour les réussites en matière de sortie de la pauvreté, ont été mis en place pour récompenser les individus et les collectifs, créant ainsi un climat social favorable au travail diligent.

Le respect du principe de développement durable a permis de consolider les résultats obtenus. La Chine a combiné la lutte contre la pauvreté avec la protection de l’environnement et le développement industriel, en adhérant à l’idée que « les montagnes vertes et les eaux limpides valent des montagnes d’or ». Grâce au projet d’aide écologique, des initiatives telles que la plantation d’arbres et le retour des terres agricoles aux forêts ont été menées dans les régions pauvres, améliorant l’environnement tout en créant des emplois pour les populations locales. Des industries spécialisées ont été développées en fonction des conditions locales, favorisant la transformation et la mise à niveau des industries dans les régions défavorisées, renforçant leur compétitivité et leur résilience. La construction des infrastructures et des services publics a également été renforcée, jetant les bases solides pour le redressement rural ultérieur et garantissant que les résultats de la lutte contre la pauvreté résistent au test du temps et satisfont les attentes du peuple.

Des enseignements précieux

Grâce à tous ces efforts, au bout de 2020, 98,99 millions de personnes pauvres rurales ont été tirées de la pauvreté conformément aux normes nationales actuelles, 832 comtés pauvres ont été relevés du statut de « comté pauvre », et 128 000 villages défavorisés ont été sortis de la liste des villages pauvres. La pauvreté de nature régionale a été résolue. Les revenus des personnes pauvres ont également connu une croissance qualitative. Le revenu disponible par habitant des régions rurales pauvres est passé de 6 079 yuans en 2012 à 12 588 yuans en 2020, avec une croissance annuelle supérieure à la moyenne nationale dans les zones rurales. En somme, la qualité de vie des personnes pauvres a été considérablement améliorée sur tous les fronts.  Ces résultats démontrent non seulement l’efficacité et l’organisation puissantes du gouvernement chinois, mais également les avantages remarquables du système socialiste qui permet de mobiliser des ressources massives pour réaliser des objectifs majeurs.

Comme l’a déclaré le Président chinois Xi Jinping: “La pauvreté dans les pays en développement peut être surmontée. L’oiseau fragile peut aussi prendre son envol et voler haut. C’est là la portée universelle de la victoire de la Chine contre la pauvreté”

La victoire contre la pauvreté en Chine dépasse les frontières nationales pour revêtir une dimension mondiale. La Chine a atteint, avec dix ans d’avance, l’objectif de développement durable (ODD) de l’ONU pour 2030 en matière d’éradication de la pauvreté, accélérant ainsi nettement le rythme de la réduction de la pauvreté à l’échelle planétaire. Et si la Chine y est parvenue, d’autres pays en développement peuvent également y parvenir comme l’a déclaré le Président chinois Xi Jinping: “La pauvreté dans les pays en développement peut être surmontée. L’oiseau fragile peut aussi prendre son envol et voler haut. C’est là la portée universelle de la victoire de la Chine contre la pauvreté”.

L’expérience chinoise offre des enseignements précieux pour relever les défis de la pauvreté. Toutefois, il est important de souligner que la Chine a fondé sa stratégie sur ses réalités nationales. Elle ne « reproduit » aucun modèle étranger et n’« impose » pas non plus sa propre approche. C’est donc dire qu’une lutte victorieuse contre la pauvreté ne peut prospérer que si elle s’enracine dans le système politique, le patrimoine culturel et le tissu social propres à chaque nation. C’est dans cet esprit que, en mai dernier, la Chine a lancé, avec 53 pays et 9 organisations internationales, l’Alliance mondiale de partenariat pour la réduction de la pauvreté et le développement, afin de construire ensemble une communauté de destin pour l’humanité, solidaire et affranchie de la pauvreté.

Nadège YAMEOGO