Actionnariat populaire: le camarade Premier ministre augmente ses parts sociales

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Le Premier ministre, chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a procédé, ce 10 juillet 2026 à une augmentation de ses parts sociales à l’actionnariat populaire à Ouagadougou.

Promesse faite, promesse tenue ! Lors de sa visite à la Société burkinabè de tomates (SOBTO) à Bobo-Dioulasso le 14 mars 2026, le camarade Premier ministre avait exprimé sa fierté de voir l’usine sortir des produits A’diaa, une pâte de tomate pure pour la santé des Burkinabè et avait souhaité augmenter ses parts sociales dans les jours à venir pour contribuer au renforcement de l’actionnariat populaire. A travers cette augmentation de ses parts sociales aujourd’hui, le camarade Premier ministre envoie un signal fort à l’ensemble des Burkinabè de s’approprier l’actionnariat populaire, matérialisation concrète de la vision souverainiste du camarade capitaine Ibrahim Traoré.

« C’est par notre engagement collectif que nous allons créer toutes les conditions suite à l’appel du camarade Président du Faso, le camarade Ibrahim Traoré et conformément à sa vision pour que nous soyons les premiers acteurs de la transformation profonde de notre économie et surtout que nous en soyons les premiers bénéficiaires », a martelé le camarade Premier ministre. Lancé officiellement, le 12 juin 2023, par le capitaine Ibrahim Traoré, l’actionnariat populaire constitue un puissant levier de développement économique et social. En trois ans de mise en œuvre, trois entreprises ont vu le jour créant ainsi des centaines d’emplois directs et des milliers d’emplois indirects.

Service communication / APEC

Matiacoali: le ministre de la Santé inaugure un bloc opératoire

Le camarade ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a procédé, ce vendredi 10 juillet 2026, à l’inauguration officielle du bloc opératoire du Centre médical de Matiacoali, dans la région du Goulmou. Le ministre était accompagné par le camarade gouverneur de la région du Goulmou.

Réalisée grâce au partenariat entre l’Etat burkinabè, Médecins sans frontières (MSF) et la commune de Matiacoali, cette infrastructure constitue une avancée majeure pour une commune confrontée à d’importants défis sécuritaires. Doté d’une salle d’opération moderne, d’une salle de réveil, de locaux techniques et d’équipements répondant aux normes de la chirurgie moderne, le bloc opératoire permet au centre médical de devenir un centre médical avec antenne chirurgicale.

Depuis la première césarienne réalisée avec succès le 22 juin 2026, 17 interventions chirurgicales ont déjà été effectuées à la date du 8 juillet , réduisant les évacuations sanitaires vers Fada N’Gourma et offrant un meilleur accès aux soins spécialisés aux populations. Dans son intervention, le ministre de la Santé a salué une réalisation qui traduit la volonté du gouvernement, sous le leadership du Président du Faso, de rapprocher les soins spécialisés des populations, où qu’elles vivent. Il a rendu un hommage appuyé aux agents de santé, aux forces de défense et de sécurité, aux autorités locales et aux partenaires pour leur engagement.

Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou a rassuré les populations que le gouvernement ne les a pas oubliées et posera d’autres actions majeures pour les populations. Le chef de mission de Médecins Sans Frontières, Innocent Kunywana, a indiqué que ce projet, lancé en juillet 2024, a nécessité près de deux années de travaux dans un environnement logistique et sécuritaire particulièrement exigeant. Réalisée et équipée grâce à un investissement de 162 013 377 F CFA, dont plus de 122 000 000 consacrés aux travaux et 40 000 000 aux équipements médicaux, l’infrastructure est le fruit d’une collaboration étroite entre les autorités sanitaires, les collectivités territoriales, les communautés et les partenaires techniques.

Innocent Kunywana a réaffirmé la disponibilité de MSF à poursuivre son accompagnement au profit des populations les plus vulnérables. En marge de cette cérémonie, le Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou a procédé à la pose de la première pierre du futur centre pédiatrique de Matiacoali avant de visiter les différents services du centre médical. Pour le président de la délégation spéciale de Matiacoali, Daramkoum Hamadé, cette journée constitue « un moment historique et profondément symbolique pour la santé de notre communauté ». Au-delà de l’inauguration d’un bloc opératoire, cette visite ministérielle traduit la volonté du gouvernement de renforcer durablement l’offre de soins et d’accompagner les professionnels de santé jusque dans les localités confrontées aux plus grands défis.

DCRP /MS

Forum politique de haut niveau sur le développement durable: le Burkina Faso porte la voix de la souveraineté et de la résilience

Le Burkina a présenté son troisième rapport national volontaire sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) sur la période 2016-2025, le 10 juillet 2026, à New York, au cours du forum politique de haut niveau sur le développement durable. Ce rapport synthétise une décennie de progrès socioéconomiques d’un pays ayant fait le choix de la souveraineté économique et du développement dans un contexte d’adversités sans précédent.

« 10 années de progrès, mais aussi d’épreuves. 10 années au cours desquelles, le Burkina a dû apprendre à poursuivre son développement dans l’adversité, à transformer les crises en défis, à se relever et à compter davantage sur ses propres forces ». Telle est la situation d’une décennie d’évolution du pays des Hommes intègres, résumée dans son troisième rapport national volontaire sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), et présenté par le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, le 10 juillet 2026, à New York, au forum politique de haut niveau sur le développement durable, organisé par le Conseil économique et social des Nations unies.

Indicateurs de performances économiques et sociales à l’appui, il a montré que malgré les attaques terroristes, les effets de changement climatique, de la Covid-19, les perturbations des chaînes d’approvisionnement, les tensions géopolitiques, la baisse des financements extérieurs, le Burkina tient débout. Mieux, avance vers le progrès et le bonheur de son peuple. « Peu de pays auraient traversé autant d’épreuves sans voir leur ambition de développement profondément ébranlée », a martelé le ministre Nacanabo.

Et la preuve de sa forte capacité de résilience, le Burkina a enregistré une croissance moyenne de  4,8% sur la décennie 2016-2025, avec une production céréalière qui atteint 7,15 millions de tonnes, soit 126% de couverture des besoins nationaux. Ces performances dans le domaine de l’agriculture, sont la résultante d’une volonté politique matérialisée par des investissements structurants dans ledit secteur, a-t-il fait savoir. A cela s’ajoute des avancées au niveau des secteurs sociaux de base. Dans le domaine de la santé par exemple, les indicateurs connaissent une amélioration continue, comme l’illustre la réduction de 30% du taux d’incidence du paludisme entre 2024 et 2025.

Au niveau de l’éducation, grâce aux efforts de reconquête du territoire national, marquée par une amélioration progressive de la situation sécuritaire, 1 473 établissements scolaires ont été ouverts entre 2024 et 2025, suite au retour des populations dans leurs localités. « Derrière ce chiffre, ce sont des milliers d’enfants qui retrouvent le chemin de l’école. Ce sont des communautés qui reprennent vie. C’est l’Etat qui revient et c’est l’espérance qui renaît », a souligné le ministre. Dans le domaine de la protection sociale, le Burkina totalise 1,84 millions de personnes vulnérables désormais enregistrées dans les régimes sociaux uniques, avec 20% enroulés à l’assurance maladie universelle. Engagé sur la voie de la souveraineté financière pour une meilleure prise en main de son développement, le Burkina a plus que doublé ses ressources propres sur la décennie. Elles ont atteint 3 309,7 milliards F CFA en 2025.

Progrès du Burkina dans les ODD

Dans sa présentation du 3e rapport national volontaire proprement dit, Aboubakar Nacanabo a mis en évidence les acquis engrangés par son pays dans la mise en œuvre des cinq ODD retenus pour l’évaluation 2026. En effet, au niveau de l’ODD 6, le taux d’accès à l’eau potable s’est établi à 78,9 % en 2025, alors qu’il était de 72,4 % en 2016. En ce qui concerne l’assainissement, le taux est passé de 19,8% à 28,8%. L’approche communautaire de l’assainissement total, les investissements publics dans les forages, le système d’addiction d’eau potable et la gestion intégrée des ressources en eau expliquent ces progrès dans ces deux secteurs.

S’agissant de l’ODD 7, convaincu qu’il ne peut y avoir d’industrialisation, de transformation économique sans énergie, de véritable souveraineté économique sans souveraineté énergétique, le pays s’est résolument engagé à assurer aux populations un accès à une énergie suffisante, fiable, sécurisée et durable. Cette volonté politique, accompagnée d’importants investissements a permis de faire passer le taux d’électrification national de 20,07% en 2016 à 34,2% en 2024 et de doubler la part des énergies renouvelables dans la production nationale, qui est passée de 14,3% à 29,7%, grâce aux investissements réalisés dans les centrales solaires.

En ce qui concerne l’ODD 9, consacré à l’industrie, l’innovation et les infrastructures, le ministre Nacanabo a fait savoir que la contribution du secteur industriel au Produit intérieur brut (PIB) passée de 24,4% à 32,9%, tandis que la part du secteur minier dans le PIB en 2025 s’élève à 19,3%.  Et, l’expansion massive de la fibre optique, qui a été multipliée par six depuis 2016, a permis au taux de pénétration de l’Internet mobile de progresser pour s’établir à 83%. Au niveau de l’ODD 1, « construction des villes répondant aux aspirations des populations, le programme présidentiel Burkina Faso « Ndeenw Ka Soow » visant à construire 50 000 logements concourt à sa réalisation. L’ambition du Burkina est d’ériger des villes plus inclusives, plus résilientes et mieux planifiées.

Au niveau de l’établissement des partenariats pour le développement, siège de l’ODD 17, l’approche du pays des Hommes intègres porte sur trois leviers complémentaires, à savoir le renforcement de la mobilisation des ressources internes, le développement des mécanismes innovants de financement national, notamment l’actionnariat populaire, la consolidation des partenariats internationaux ainsi que la mobilisation des contributions de la diaspora. A titre illustratif, en matière de financements participatifs, l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) a mobilisé et investi plus de 18 milliards F CFA sur la période 2023-2025 dans des projets industriels structurants.

Plaidoyer pour un autre monde

Sans oublier que les Burkinabè ont financé la sécurité et de la reconquête du territoire à hauteur de 500 milliards F CFA entre 2023-2025, par l’entremise de Fonds de soutien patriotique (FSP). Dans le même temps, les transferts de la Diaspora burkinabè, sont estimés à environ 350 milliards F CFA en 2025. Pour le ministre, la vision du gouvernement est de mobiliser d’abord ses propres forces pour mieux construire des partenariats avec les autres, car, le partenariat véritable ne se construit ni dans la dépendance ni dans la soumission, il se construit dans la responsabilité, la confiance et le respect mutuel. Et tous ces acquis, a-t-il poursuivi, confortent notre conviction que même dans l’adversité, le développement reste possible lorsque la volonté politique, la mobilisation nationale et la confiance dans nos propres capacités se rejoignent. L’adoption de son nouveau Plan national du développement, Relance 2026-2030, s’inscrit dans le même élan.

Outre la présentation des avancées du Burkina sur la période 2016-2025, le ministre Nacanabo a adressé quatre messages clés de son pays à la communauté internationale, et qui découlent de ses ambitions et convictions, « forgées par l’épreuve et portées par l’espérance ». Ils portent sur le courage des Burkinabè qui, refusent, devant la diversité des adversités, de plier l’échine et de se soumettre au diktat des autres où la résilience, devenue une force collective face aux dures épreuves, l’espérance fondée sur la foi des Burkinabè en développement durable, en la capacité des peuples à transformer leur destin en dépit des crises, des incertitudes et des fractures du monde.

Il s’agit et surtout d’un message de souveraineté, qui n’est autre que l’engagement du peuple burkinabè à opérer ses choix de développement ancrés dans les priorités nationales, ses réalités et aspirations profondes. « La souveraineté ne signifie pas l’isolement. Elle signifie la capacité de choisir, de décider, de mobiliser ses propres ressources et la capacité de coopérer librement avec les autres », a-t-il soutenu. La conviction du Burkina est claire : les défis de notre époque ne seront surmontés ni par l’isolement, ni par la dépendance mais par la solidarité internationale renouvelée, respectueuse de la souveraineté des Etats, capable d’accompagner les priorités définies par le peuple eux-mêmes, a clarifié Dr Aboubakar Nacanabo.

Faisant l’état global de la mise en œuvre des ODD, il a été on ne peut plus clair. « Le monde n’est pas aujourd’hui sur la trajectoire permettant d’atteindre les ODD d’ici à 2030. Le déficit de financement continue de se creuser, les inégalités persistent, le changement climatique s’intensifie et les conflits se multiplient. A moins de quatre années de l’échéance 2030, le temps des constats doit désormais laisser place au temps de l’accélération. Nous devons aller plus vite, plus fort. Et surtout, nous devons agir autrement », a-t-il indiqué.  C’est pourquoi, il a appelé à une réforme profonde des mécanismes de financement du développement, à un meilleur accès aux technologies, à un renforcement réel des capacités nationales, à des partenariats fondés, non sur la dépendance, mais sur le respect mutuel, la confiance et la responsabilité partagée.

Synthèse de Mahamadi SEBOGO

Wwindmad76@gmail.com

Litige foncier autour de l’hôtel Tounouma City de Bobo : l’Archidiocèse de Bobo-Dioulasso livre sa version des faits

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Après plusieurs semaines de polémique alimentée sur les réseaux sociaux par le promoteur de l’hôtel Tounouma City, Rasmane Zoungrana, l’Archidiocèse de Bobo-Dioulasso est sorti de son silence, le mardi 7 juillet 2026. Au cours d’une conférence de presse animée par son conseil, l’institution catholique a retracé l’historique du litige foncier qui l’oppose à l’opérateur économique et a expliqué les fondements juridiques de sa position.

Depuis le mois de mai 2026, le dossier du terrain occupé par l’hôtel Tounouma City à Bobo-Dioulasso suscite de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Dans plusieurs publications largement relayées, le promoteur de l’établissement, Rasmane Zoungrana, affirme être victime d’une injustice et dénonce une tentative de l’expulser du terrain sur lequel est construit son hôtel. Il avait notamment déclaré être prêt à porter l’affaire jusqu’à la Présidence du Faso afin d’obtenir réparation.

Face à cette médiatisation de l’affaire, l’Archidiocèse de Bobo-Dioulasso a estimé nécessaire de présenter publiquement sa lecture du dossier afin, selon ses responsables, de « rétablir la vérité » et d’éclairer l’opinion publique. C’est l’objet de la conférence de presse ténue, le mardi 7 juillet 2026, à Bobo-Dioulasso. D’entrée de jeu, l’avocat de l’Archidiocèse, Maître Fakô Bruno Ouattara, a affirmé que le terrain concerné appartient légalement à l’institution religieuse. A l’appui de cette affirmation, il a indiqué que l’Archidiocèse est titulaire, depuis 1958, du titre foncier n°738 couvrant cette emprise foncière.

Selon lui, cette propriété a servi à l’installation de la paroisse de Tounouma ainsi qu’aux différentes activités pastorales menées par l’Eglise catholique dans cette partie de la ville. Il a expliqué que, dans le cadre de son fonctionnement, la paroisse autorisait certains de ses catéchistes à résider sur une partie du terrain afin de faciliter leur mission d’évangélisation. Ces occupations, a-t-il précisé, relevaient d’une simple autorisation verbale et ne constituaient en aucun cas une cession de propriété.

L’origine du différend

Selon les explications fournies au cours de la conférence de presse, l’un des catéchistes de la paroisse, Emmanuel Zossin Sanon, avait obtenu de l’abbé Jean Monserrat, l’autorisation d’occuper une portion du terrain. Après le décès de ce dernier, son fils, Noël Etienne Sanon, alors agent de la mairie centrale de Bobo-Dioulasso, aurait commencé à revendiquer la propriété de cette parcelle. Toujours selon l’Archidiocèse, le curé de la paroisse de l’époque, l’abbé Jean-Paul Sanou, lui aurait demandé de quitter les lieux après lui avoir présenté les documents attestant de la propriété du terrain.

L’Archidiocèse situe un tournant important dans cette affaire en 1986, année durant laquelle, la Révolution burkinabè a remplacé les titres fonciers par les titres de jouissance. D’après son avocat, cette réforme aurait été exploitée par Noël Etienne Sanon qui, avec la complicité présumée d’un géomètre, aurait fabriqué de faux Permis urbain d’habiter (PUH) couvrant une partie du terrain appartenant à l’Archidiocèse ainsi que des portions de la voie publique.

Ces documents auraient ensuite servi à la vente de plusieurs parcelles à différents acquéreurs, parmi lesquels Rasmane Zoungrana et d’autres personnes. L’Archidiocèse affirme que lorsque les acquéreurs ont entrepris d’y ériger des constructions, le curé de la paroisse de Tounouma, l’abbé Sylvestre Sanou, leur aurait demandé de suspendre les travaux dans un esprit de dialogue. Selon l’abbé Sylvestre Sanou, présent à la conférence, cette démarche aurait plutôt conduit à des plaintes déposées contre lui auprès de la gendarmerie, de la police puis devant les juridic- tions compétentes. Face à cette situation, l’Archidiocèse indique avoir engagé une procédure judiciaire tout en privilégiant, dans un premier temps, un règlement amiable.

Une procédure judiciaire engagée depuis 2012

Contrairement aux déclarations du promoteur de l’hôtel sur les réseaux sociaux, l’avocat de l’Archidiocèse soutient que toutes les parties ont bénéficié d’une assistance juridique au cours de la procédure. Il a affirmé que Rasmane Zoungrana, Dramane Sanwidi ainsi que la mairie de Bobo-Dioulasso étaient représentés par des avocats depuis l’ouverture du contentieux en 2012. Selon les conférenciers, les différentes parties avaient été suffisamment informées des irrégularités entourant les documents fonciers contestés. L’élément central avancé par l’Archidiocèse demeure l’arrêt rendu le 7 janvier 2026 par la Cour administrative d’appel de Ouagadougou. D’après son avocat, cette juridiction a conclu à l’inexistence juridique des documents invoqués par Rasmane Zoungrana, estimant qu’ils ne produi- sent aucun effet en droit burkinabè.

L’Archidiocèse considère que cette décision met un terme au débat sur la validité des titres contestés. Toujours selon son conseil, la notification de cette décision visait à ouvrir la voie à des discussions avec les occupants ainsi qu’avec la mairie de Bobo-Dioulasso afin d’envisager des solutions conformes au droit. L’Archidiocèse regrette que, selon lui, cette démarche n’ait pas été suivie d’échanges constructifs. Son avocat accuse plutôt le promoteur d’avoir choisi de porter l’affaire sur les réseaux sociaux en diffusant ce qu’il qualifie de « contre-vérité » susceptible de discréditer une décision de justice.

Il estime également que certaines déclarations publiques risquent d’alimenter des tensions inutiles entre l’opinion publique et l’institution religieuse. Pour étayer ses affirmations, l’Archidiocèse a joint à son dossier plusieurs pièces, notamment les déclarations publiques de Rasmane Zoungrana, une copie de l’arrêt n°02 rendu le 7 janvier 2026, par la Cour administrative d’appel de Ouagadougou, ainsi que le rejet d’une demande de mutation foncière par les services du cadastre.

Noufou NEBIE

Perthiou DIARRA (Stagiaire)

Immersion patriotique: des Etalons appelés à se forger un nouvel état d’esprit

Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi a lancé hier 12 juillet 2026 à Loumbila, l’immersion patriotique de la 2e cohorte des Etalons, toute disciplines confondues. Pendant deux semaines, près de 500 sportifs burkinabè, vont abandonner les terrains de compétition pour se rendre au Centre de formation et de production de Loumbila. Au-delà de l’effort physique, cette immersion vise à renforcer chez ces ambassadeurs du Burkina Faso, les valeurs de discipline, de solidarité, de patriotisme et de responsabilité.

Ils sont habitués aux terrains, aux pistes, aux tatamis ou encore aux rings. Mais pendant deux semaines, les sportifs burkinabè engagés dans la deuxième cohorte de l’immersion patriotique vont découvrir un autre univers : celui de la formation militaire et citoyenne. Une expérience voulue par les plus hautes autorités du pays et portée par le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi. Pour le commandant Roger Sawadogo, cette immersion constitue une opportunité pour les athlètes de sortir de leur cadre habituel afin d’acquérir de nouvelles aptitudes.

« L’immersion consiste à quitter son milieu habituel pour venir découvrir une autre réalité afin d’opérer des changements dans sa vision, son comportement et d’acquérir de nouvelles capacités », a-t-il expliqué. Selon lui, les sportifs, tout comme les Forces de défense et de sécurité (FDS) engagés sur le terrain, portent une responsabilité particulière dans la représentation du Burkina Faso. « Lorsqu’ils partent en compétition, c’est un peu comme les FDS qui sont au front avec leurs armes. Leur victoire donne du baume au cœur au peuple burkinabè », a-t-il souligné.

Cette formation doit également permettre aux athlètes de mieux gérer les pressions liées aux compétitions internationales. « Après leur passage ici, ils comprendront davantage comment évoluer en groupe. La solidarité sera renforcée, l’humilité également, et ils seront mieux aguerris pour surmonter les obstacles sur les terrains de compétition », a ajouté le commandant Sawadogo. Durant les deux semaines d’immersion, les appelés seront soumis à plusieurs modules destinés à leur transformation physique, morale et intellectuelle. Le capitaine Daouda Dao, directeur du Centre de formation et de production, précise que le programme repose sur deux grands axes.

Le premier volet concerne la formation militaire avec des enseignements liés à l’armement, l’éducation physique, sportive et militaire ainsi que l’ordre serré, communément appelé « drill ». Le second volet est davantage orienté vers leur carrière sportive avec des modules portant notamment sur la lutte contre le dopage, la responsabilité professionnelle du sportif, la jeunesse et la gestion d’un projet sportif. « Nous sommes toujours dans la poursuite de la vision des plus hautes autorités qui est de contribuer à la transformation physique, morale et intellectuelle des Burkinabè », a indiqué le directeur du centre.

500 sportifs concernés

Pour le conseiller technique du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi chargé des questions sécuritaires, Boniface Dianda, cette initiative répond à une volonté de renforcer les valeurs déjà portées par les sportifs burkinabè. « Il ne s’agit pas de dire que les sportifs n’étaient pas patriotes, mais plutôt de renforcer davantage les valeurs qu’ils portent déjà », a-t-il précisé. Cohésion, dynamisme, vivre-ensemble et patriotisme sont au cœur de cette dé-marche.

Cette deuxième cohorte intervient après celle consacrée aux Etalons dames. Elle concerne environ 500 sportifs issus de différentes disciplines et catégories. Une troisième vague est également annoncée afin de permettre aux athlètes qui n’ont pas pu participer en raison de concours, d’examens ou de compétitions internationales de bénéficier à leur tour de cette expérience. L’équipe nationale A masculine n’échappera pas au programme. « Tous les Etalons passeront par cette immersion », a assuré Boniface Dianda, précisant que la programma- tion de leur passage sera communiqué ultérieurement.

Parmi les appelés figure Baba Ayoub Diarra, journaliste et athlète international de Vovinam Viet Vo Dao. Pour lui, cette immersion représente une occasion de renforcer les valeurs nécessaires à la défense de l’image du Burkina Faso à l’extérieur. « Nous sommes là pour apprendre les valeurs civiques et morales liées au patriotisme, comme le veut le capitaine Ibrahim Traoré : forger des citoyens dignes et intègres », a-t-il déclaré. L’athlète estime que cette expérience permettra aux sportifs de mieux jouer leur rôle d’ambassadeurs. « Nous sortons pour défendre les couleurs du Burkina Faso à l’international. C’est donc une aubaine pour nous d’apprendre ces valeurs aux côtés de ceux-là mêmes qui les enseignent », a-t-il ajouté.

Achille OUEDRAOGO

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A peine l’année scolaire terminée, s’annoncent encore des angoisses pour les parents d’élèves. En effet, dès ce mois de juillet, certains établissements scolaires rouvrent leurs portes pour accueillir les inscriptions. Les parents, soucieux de l’avenir de leurs enfants, se pressent pour garantir une place et préparer les fournitures nécessaires. Ce moment rappelle que l’éducation est un investissement précieux qui exige anticipation, sacrifices et engagement. C’est le lieu de féliciter les efforts fournis par les parents d’élèves pour leurs enfants.

Bark-wendé Sandrine TASSEMBEDO (Stagiaire)

7e Forum sur la coopération médiatique Chine-Afrique: le ministre de la Communication invité

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a reçu en audience, le vendredi 10 juillet 2026 à Ouagadougou, l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong.

Cette rencontre a permis aux deux personnalités de passer en revue l’excellente coopération entre le Burkina Faso et la Chine dans les domaines de la communication, de la culture, des arts et du tourisme. A l’issue de l’audience, le diplomate chinois a indiqué que les échanges ont porté sur les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale, notamment à travers les activités prévues dans le cadre des échanges culturels et humains entre la Chine et l’Afrique.

Il a également évoqué les initiatives programmées au second semestre 2026, parmi lesquelles l’organisation de la Semaine du cinéma chinois en novembre, après la participation remarquée de la Chine à la Semaine nationale de la culture (SNC). L’ambassadeur a, par ailleurs, remis au ministre une invitation officielle à prendre part au 7ᵉ forum sur la coopération médiatique Chine-Afrique, prévu du 19 au 21 août 2026 à Beijing, sur le thème : « Partager les opportunités de développement, façonner l’avenir de l’audiovisuel ».

Cette rencontre de haut niveau vise à renforcer le dialogue politique, à promouvoir les échanges d’expériences et à consolider la coopération sino-africaine dans le secteur des médias. Zhao Deyong a exprimé le souhait de voir les échanges culturels et médiatiques contribuer à un meilleur rapprochement entre les peuples chinois et burkinabè. Le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a salué cette invitation et réaffirmé sa disponibilité à poursuivre le renforcement de la coopération entre les deux pays au bénéfice des secteurs de la communication, de la culture, des arts et du tourisme.

DCRP/MCCAT

Lutte contre le terrorisme dans le Nakambé : le ministre Mahamadou Sana galvanise les forces combattantes

Fidèle à sa volonté de maintenir un contact permanent avec les forces engagées sur le théâtre des opérations, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, s’est rendu ce week-end dans la région du Nakambé.

Au contact des hommes déployés en première ligne, le ministre leur a transmis la reconnaissance du gouvernement, tout en saluant leur courage, leur professionnalisme et leur détermination à défendre l’intégrité du territoire national. Cette mission a également été l’occasion de rappeler aux différentes forces et aux VDP l’impératif d’une collaboration étroite, avant de les inviter à demeurer vigilants et à poursuivre leur engagement. Réaffirmant que la sécurité est l’affaire de tous, le ministre a lancé un appel à une mobilisation encore plus forte de l’ensemble des Burkinabè. Convaincu que l’unité, la vigilance et l’engagement collectif constituent les clés de la victoire, il a réitéré sa confiance en une issue favorable de la lutte contre le terrorisme dans un bref délai.

DCRP-MSECU

Opérationnalisation de la force unifiée: les ministres de la défense renforcent le socle juridique de la coopération militaire confédérale

Les ministres chargés de la Défense des Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) se sont réunis à Ouagadougou ce 10 juillet 2026, dans le cadre d’une rencontre consacrée à l’opérationnalisation de la Force unifiée de l’AES.

Cette réunion a pour objectif principal d’examiner et de valider l’accord portant statut de la force unifiée, ultime texte devant compléter l’architecture juridique qui encadre cette force confédérale. Ce document définit notamment les droits, les obligations, les protections ainsi que les responsabilités des personnels militaires dans le cadre de leur déploiement au sein de la force unifiée, garantissant ainsi un cadre légal harmonisé pour les opérations militaires.

La validation de cet accord marque une étape décisive dans le processus de montée en puissance de la force unifiée de l’AES. Elle traduit la volonté des plus hautes autorités des trois Etats de doter la Force unifiée d’une base juridique solide, indispensable à la conduite d’opérations coordonnées dans le respect des engagements souverains de chaque pays. Si ce cadre juridique vient consolider l’édifice institutionnel de la Force, celle-ci est déjà une réalité sur le terrain.

Les états-majors des trois pays coopèrent étroitement depuis plusieurs mois et des opérations offensives conjointes sont déjà conduites contre les groupes terroristes dans l’espace confédéral. L’adoption de ce texte permettra de renforcer davantage la légitimité, l’efficacité et l’interopérabilité de cette force au service de la sécurité collective des populations de l’AES.

Au-delà de la dimension juridique, cette rencontre témoigne de la détermination des Etats membres à accélérer la montée en puissance de la force unifiée, à intensifier les opérations sur le terrain et à renforcer leur réponse commune face aux défis sécuritaires. Elle illustre également la vision partagée des chefs d’Etat de la Confédération de faire de la Force unifiée, un levier majeur de la reconquête du territoire, de la protection des populations et de la préservation de la souveraineté des Etats de l’AES.

DCRP/MGDP

Lutte contre le terrorisme au Mali : Anéfis désormais sous contrôle des FAMa

L’Etat-Major général des Armées du Mali a annoncé, dans un communiqué le 11 juillet 2026, que les Forces armées maliennes (FAMA), en coordination avec leurs partenaires, ont repris le contrôle total de la localité d’Anéfis, tout en poursuivant des opérations de ratissage contre les groupes armés terroristes.

La localité d’Anéfis, située à environ 110 km au Sud-Ouest de Kidal, au Mali, est désormais sous le contrôle total des Forces armées malienne (FAMa). L’information a été donnée par l’Etat-major général des Armées du Mali, à travers un communiqué, samedi 11 juillet 2026. Cette localité qui est traversée par la route nationale 18 (RN18), constitue un axe stratégique reliant Gao à Kidal. Les opérations qui ont été menées les 10 et 11 juillet 2026, selon le communiqué, s’inscrivent dans la poursuite des actions de sécurisation de la zone et de neutralisation des groupes armés terroristes.

Au bilan de cette offensive, l’armée malienne a cité 1 frappe aérienne effectuée, 1 véhicule de combat détruit, 5 combattants terroristes neutralisés. Selon des sources médiatiques, un convoi militaire parti de Gao le 7 juillet est arrivé à Anéfis tard dans la soirée du 9 juillet, après avoir essuyé des attaques soutenues de la part de combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA) et du JNIM, lié à Al-Qaïda.

A l’issue de cette victoire, l’Etat-Major général des Armées a réaffirmé la détermination des FAMa à poursuivre, avec discipline, rigueur et engagement, les opérations militaires contre les groupes armés terroristes sur l’ensemble du territoire malien. Bien que peu peuplée, la localité d’Anéfis occupe depuis plus d’une décennie, une place importante dans les calculs militaires. Son contrôle conditionne non seulement l’accès à Kidal, mais également la capacité de chaque camp à projeter ses forces dans l’ensemble du Nord du Mali. Depuis la réforme territoriale de 2023, Anéfis est une commune rurale et le chef-lieu du cercle d’Anéfis dans la région de Kidal, au nord-est du Mali.

Synthèse de Soumaïla BONKOUNGOU