Formation civique et patriotique : 643 appelés s’engagent à défendre l’intérêt de la Nation

L’Agence Faso Boolé, ex-service national pour le développement, a organisé une cérémonie de fin de formation civique et militaire de la première cohorte de la 84e promotion des appelés salariés du service national patriotique, vendredi 10 juillet 2026, à Loumbila.

Après trois mois d’obligations civiques et militaires, 643 appelés salariés du Service national patriotique (SNP) sont jugés aptes à servir le Burkina Faso avec dévouement, abnégation, intégrité et probité. Issus des écoles de formation professionnelle et instituts de l’Etat, cette première cohorte de la 84e promotion des Appelés salariés du SNP a effectué sa sortie officielle, vendredi 10 juillet 2026, au centre de formation et de production de Loumbila. « Nous achevons avec fierté notre formation civique et militaire, entamée le 19 avril 2026.

Nous sommes venus de différentes écoles, avec des profils divers, mais nous repartons, unis par les mêmes valeurs et ambitions, de servir dignement notre patrie », a déclaré le délégué de la promotion, Arthur Wali. Il a traduit sa gratitude aux plus hautes autorités et à l’Agence Faso Boolé pour leur vision éclairée, ainsi qu’aux formateurs et instructeurs pour les connaissances acquises. « Vous nous avez appris bien plus que des techniques militaires, vous nous avez inculqué la discipline, le sens du devoir, le respect de l’autorité, l’esprit de sacrifice, la solidarité, le civisme et l’amour de la patrie », a loué le délégué de la promotion. Il a réaffirmé l’engagement des membres de la promotion à demeurer fidèles aux valeurs qui ont été inculquées durant cette formation.

Le ministre des Serviteurs du peuple, Mathias Traoré, a exhorté les appelés à répercuter les enseignements reçus dans l’ensemble de leurs actes quotidiens et leur vie professionnelle. Il a également invité chaque citoyen à accompagner la dynamique pour que cet engagement puisse avoir un impact sur le développement du Burkina. Plus qu’un simple apprentissage technique, selon le directeur général de l’Agence Faso Boolé, le colonel Haïdara Moctar Taboré, cette formation a préparé les stagiaires à assurer pleinement leurs responsabilités de citoyens et de serviteurs de l’Etat. Il les a invités à être toujours disponibles pour répondre à l’appel de la Patrie. « Même après votre démobilisation, vous demeurez des réservistes potentiels dont les compétences, les aptitudes militaires et les valeurs patriotiques pourront être mises au service de la Nation », a-t-il prévenu.

Aly SAWADOGO

Le ministre Kargougou aux Forces combattantes de Matiacoali : « Je ne pouvais pas repartir sans vous dire merci »

En marge de son séjour à Matiacoali, le vendredi 10 juillet 2026, le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a tenu à rencontrer les Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que les Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) du détachement de Matiacoali.

Dans un échange empreint de reconnaissance et de patriotisme, il leur a exprimé toute la gratitude de la Nation pour les sacrifices consentis dans la défense de l’intégrité du territoire et la protection des populations. S’adressant aux forces combattantes, le ministre a souligné qu’il ne pouvait quitter Matiacoali sans aller leur témoigner personnellement sa reconnaissance. « Je ne pouvais pas venir ici, rencontrer les agents de santé et repartir sans m’adresser à vous.

C’est grâce à vous et au gigantesque travail que vous accomplissez que le Goulmou et le Burkina Faso restent debout », a-t-il déclaré. Il a rappelé que les efforts quotidiens des FDS et des VDP permettent aux populations de retrouver progressivement la paix et la sécurité, mais aussi aux services publics, notamment aux structures sanitaires, de poursuivre leur mission au plus près des communautés. Transmettant les encouragements du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le ministre les a exhortés à demeurer unis, solidaires et déterminés.

Il les a également rassurés que le gouvernement poursuivra les efforts visant à améliorer progressivement leurs conditions de vie et de travail. Prenant la parole au nom des Forces combattantes, le chef du détachement de Matiacoali a traduit toute la reconnaissance des FDS de la zone au ministre de la Santé pour cette marque de considération et de soutien. Il a réaffirmé leur détermination à poursuivre le combat avec courage, discipline et patriotisme jusqu’à la victoire finale. Cette rencontre, marquée par un fort esprit de communion, a illustré la reconnaissance du ministère de la Santé envers les Forces combattantes, dont l’engagement quotidien contribue non seulement à la défense de la Patrie, mais aussi au maintien des services sociaux essentiels, notamment l’accès aux soins dans les zones à forts défis sécuritaires.

DCRP /MS

La croissance au profit des Burkinabè

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Au titre de l’exercice budgétaire 2025, le Burkina Faso affiche un taux de croissance de 5,3 %, contre 4,8 % en 2024. Dans le même temps, le déficit budgétaire est passé d’environ 856 milliards F CFA à 334 milliards F CFA. Plus significatif encore, le résultat comptable national est passé de 4 milliards F CFA en 2024 à 72 milliards en 2025. C’est ce qui ressort du projet de loi de règlement et ses annexes, exercice 2025, adopté en Conseil des ministres du 9 juillet 2026.

Derrière les chiffres, ces performances témoignent des efforts constants du gouvernement dans la bonne gouvernance, l’innovation et la mobilisation accrue des ressources propres. Dans un environnement international marqué par des tensions géopolitiques et un contexte national où la priorité demeure la reconquête du territoire et la sécurisation des populations, l’amélioration des principaux agrégats macroéconomiques constitue une performance qui mérite d’être saluée. Mais, cette dynamique n’aurait pas été possible sans l’engagement des Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora qui ont répondu présent en accompagnant les politiques publiques, en investissant dans leur pays, en s’acquittant de leurs obligations fiscales et en soutenant les initiatives nationales de développement endogène.

Cette adhésion collective confirme que le progrès économique est avant tout une œuvre commune bâtie sur la confiance, la solidarité et la responsabilité de tous. Toutefois, aussi encourageants soient-ils, les chiffres n’ont de valeur que s’ils contribuent à améliorer concrètement le quotidien des populations. C’est donc à juste titre que le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré rappelle régulièrement que les indicateurs macroéconomiques ne prennent tout leur sens que lorsqu’ils se traduisent par des impacts réels et visibles, tels que l’accès aux services sociaux de base, la sécurité et la souveraineté économique. Cette vision pragmatique du développement guide les politiques publiques dont les premiers effets sont déjà perceptibles. En effet, dans le secteur de l’éducation, les investissements consentis permettent la construction de nouvelles infrastructures scolaires et universitaires, offrant ainsi un meilleur cadre d’apprentissage à des milliers d’élèves et d’étudiants.

L’acquisition de bus contribue à améliorer les conditions de mobilité, facilitant l’accès aux établissements d’enseignement, aux universités et aux services publics. Dans le domaine sanitaire, les centres de santé nouvellement construits et le renforcement des plateaux techniques améliorent l’offre de soins au bénéfice des populations. A cela s’ajoutent les mesures de réduction des prix des médicaments essentiels ainsi que de certains examens médicaux permettant à un plus grand nombre de Burkinabè d’accéder à des soins de qualité à des coûts plus abordables. Les infrastructures routières connaissent également une transformation progressive. Les nouvelles routes et les travaux de réhabilitation facilitent la circulation des personnes et des biens, désenclavent plusieurs localités et soutiennent les activités économiques.

Parallèlement, la création d’unités indus-trielles pour la transformation locale des matières premières ouvre de nouvelles perspectives en termes de création d’emplois, de renforcement du tissu industriel et d’augmentation de la valeur ajoutée de la production. Les performances macroéconomiques consti-tuent donc les fondations d’un déve- loppement durable dont les retombées doivent continuer à irriguer les secteurs sociaux, améliorer les conditions de vie des populations et préparer un avenir meilleur pour les générations présentes et futures. Il appartient désormais à chaque Burkinabè, dans un esprit de patriotisme et de responsabilité de soutenir les politiques publiques, en privilégiant la production nationale, en renforçant la mobilisation des ressources internes et en participant activement à l’effort collectif. Chacun contribue ainsi à bâtir un Burkina Faso plus fort et prospère.

Par Assetou BADOH

badohassetou@yahoo.fr

Vente illicite des fils et pagnes tissés importés: la BMCRF saisit un important lot et scelle des magasins au marché 10 yaar

La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes a mené une opération de contrôle et de saisie inopinés d’un important lot de fils à tisser et de pagnes importés au marché 10 yaar, vendredi 10 juillet 2026, à Ouagadougou.

Afin de freiner l’impor-tation des fils à tisser qui nuit au développement du secteur de la transformation locale notamment la Filature du sahel (FILSAH), la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) est passée à l’action. En effet, elle a mené une opération inopinée de contrôle et de saisie au marché 10 yaar, vendredi 10 juillet 2026, à Ouagadougou. Après un contrôle rigoureux sur plusieurs boutiques, les agents de la BMCRF ont confisqué un important stock de pagnes tissés avec des fils mélangés importés et de Faso Danfani contrefait.

En plus de cela, ils ont scellé des boutiques et magasins et invité les acteurs à venir répondre de leurs actes à la BMCRF. L’objectif du contrôle était de vérifier la qualité des fils à tisser et pagnes tissés et inspecter les documents de vente conformément à la loi. Le coordonnateur général de la BMCRF, Sanibè Faho, a mentionné que ces derniers temps, les informations de la Filature du sahel (FILSAH) concernant l’industrie textile ne sont pas bonnes. Parce que le chiffre d’affaires, l’un des éléments essentiels pour la santé financière de cette industrie, est en baisse du fait de la concurrence déloyale des importations.

Pour lui, il est donc impératif d’éradiquer la présence de tout fil à tisser et pagne tissé concurrençant de manière déloyale l’industrie textile sur les marchés burkinabè. En termes de bilan des saisies, il a confié que les opérations se poursuivent et au moment opportun, un bilan chiffré et détaillé sera dressé pour alerter l’opinion publique sur la qualité des fils et pagnes importés saisis. Au-delà de la saisie des produits, et de la fermeture des boutiques et magasins, il a révélé que les acteurs concernés devront payer des amendes pour se tirer d’affaire.

Un appel à consommer les fils FILSAH

« Ils devront s’acquitter des frais financiers mais les fils à tisser et pagnes tissés importés sont saisis et confisqués définitivement », a-t-il précisé. Sanibè Faho a donc expliqué que cette sortie de contrôle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de la BMCRF découlant du document cadre sur l’assainissement des marchés de fils au Burkina Faso. Il a ajouté qu’elle se veut une action visant à montrer à l’opinion nationale, surtout aux acteurs de la vente de fils à tisser et pagnes importés, que la BMCRF demeure sur le terrain pour le bien-être de la population et le développement local.

« C’est une action qui va se dérouler sur l’ensemble des magasins présents dans la ville de Ouagadougou. Les directions régionales en charge de l’industrie du commerce ont été aussi et mises en contribution », a-t-il souligné. Sanibè Faho a rappelé aux commerçants fautifs, que le Burkina Faso a suffisamment de la matière pour développer son industrie textile sans avoir recours aux fils à tisser importés. Il a donc lancé un appel à consommer les fils FILSAH, afin de prôner la vision des plus hautes autorités dans l’épanouissement de la filière textile.

En se justifiant, le commerçant interpelé, Adama Zongo, a relaté n’avoir pas de document prouvant l’authenticité des pagnes tissés et de leur écoulement. Quant au commerçant Oumarou Compaoré, gérant de la boutique familiale et interpellé en l’absence de son père, il a confié que c’est son père qui gére la boutique. « Je faisais de la couture. Je suis nouveau dans la gérance donc j’ignore l’existence de l’interdiction d’importer des fils et des pagnes tissés », a-t-il évoqué.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)

Ambassade des États Unis à Ouagadougou: Avis de vacance de poste

 

CUSTODIANS

The U.S. Mission in Ouagadougou, Burkina Faso is seeking eligible and qualified applicants for two positions of Custodians in the Facility Management Section (FAC).

Opening Date: 07/10/2026

Closing Date: 07/24/2026

Open to: All Interested Applicants/All Sources

Work Schedule: Full-time (40 hours/week)

SALARY: *Ordinarily Resident (OR): CFA 4,829,507 p.a. (Starting Salary/Full-Time)

(Position Custodian: FSN-01)

 ALL ORDINARILY RESIDENT (OR) APPLICANTS MUST HAVE THE REQUIRED WORK AND/OR RESIDENCY PERMITS TO BE ELIGIBLE FOR CONSIDERATION.

BASIC FUNCTION OF POSITION:

 

This position is located in the Facility Management section (FAC) of the Management Office.  Incumbent is responsible for performing a wide range of cleaning duties at Mission office facilities as well as other U.S. Government (USG) owned and leased properties as directed.

The incumbent performs cleaning duties across offices, restrooms, corridors, and common areas, including mopping, sweeping, vacuuming, scrubbing, and waxing floors, as well as disinfecting lavatories and restocking supplies. All tasks are completed using approved cleaning products and equipment in accordance with safety guidelines, while keeping all work areas and pathways free of clutter and debris.

The incumbent addresses customer housekeeping concerns, reports equipment needing repair to the supervisor, maintains organized custodial storage areas, and performs additional tasks as directed.

QUALIFICATIONS REQUIRED:

 

 

  1. EDUCATION: Completion of primary school education is required.

 

  1. EXPERIENCE: A minimum of six months of custodial or housekeeping experience is required.

 

  1. LANGUAGE: English: (Rudimentary) verbal skills required. This may be tested.                                  French: (Limited knowledge) reading/speaking/writing is required.

 

SKILLS AND ABILITIES REQUIRED:

  • Ability to physically perform basic manual tasks.
  • Ability to use cleaning tools and equipment maintaining safety for self and others.
  • Must be able to lift and move objects and ensure hand/eye coordination effectively.
  • May be required to stand, bend and/or work in confined spaces for prolonged periods of time.
  • Good interpersonal skills to be able to communicate effectively with customers

 

JOB KNOWLEDGE:

  • Must have adequate knowledge of cleaning and the use of housekeeping materials.
  • Knowledge of current developments concerning new cleaning agents, techniques, and equipment.
  •  Must be aware of safety requirements of cleaning related chemicals and identify and report unsafe practices
  • Knowledge of occupational hazards and safety rules and regulations, including safe handling of standard cleaning chemicals.
  • Must understand and know how to use safety equipment such as a fire extinguisher.

 

HOW TO APPLY: Applicants must complete the following application process to be considered:

  • Create an account on the Electronic Recruitment Application (ERA) Website at https://erajobs.state.gov/dos-era/bfa/vacancysearch/searchVacancies.hms
  • Choose Announcement Number Ouaga-2026-006 Custodian and complete the online application.
  • Upload any additional documentation that supports or addresses the requirements listed above (e.g. Copies of Attestations/Certificates of Work, degrees certificates, work permits & SF 50 if applicable) into the Electronic Recruitment Application system. click on the « Apply to This Vacancy » to submit your application.

For more information on how to apply, visit the Mission internet site: https://bf.usembassy.gov/jobs/

Required Documents: Please provide the required documentation listed below with your application:

  • Completion of primary school certificate (CEP).
  • Copy of Orders/Assignment Notification (or equivalent)
  • Residency and/or Work Permit (If applicable)
  • DD-214 – Member Copy 4, Letter from Veterans’ Affairs, or other supporting documentation (if applicable)
  • SF-50 (if applicable)
  • Relevant Work attestations and Certificates.
  • Others

 

What to Expect Next: Applicants who are invited to take a language or skills test or who are selected for an interview will be contacted via telephone call or email.

FOR FURTHER INFORMATION: Contact the Human Resources Office at 25 49 53 00.

Note:

  • Applications received after the deadline will not be considered.
  • All applications must be for an open/advertised position.
  • Only shortlisted applicants will be contacted.

 

EQUAL EMPLOYMENT OPPORTUNITY:  The U.S. Mission provides equal opportunity and fair and equitable treatment in employment to all people without regard to race, color, religion, sex, national origin, age, disability, political affiliation, marital status, or sexual orientation.  The Department of State also strives to achieve equal employment opportunity in all personnel operations through continuing diversity enhancement programs.  The EEO complaint procedure is not available to individuals who believe they have been denied equal opportunity based upon marital status or political affiliation.  Individuals with such complaints should avail themselves of the appropriate grievance procedures, remedies for prohibited personnel practices, and/or courts for relief.

 

 

Déclaration de la directrice exécutive de l’UNFPA, Mme Diene Keita, à l’occasion de la Journée mondiale de la population (11 juillet)

Nous vivons une période de profonds bouleversements démographiques. Certains pays comptent historiquement une population jeune importante. D’autres connaissent un vieillissement rapide de leur population. Et beaucoup doivent composer avec ces deux réalités. Les sociétés et les économies sont remodelées par des crises convergentes, des inégalités croissantes et des technologies de rupture. Parallèlement, l’information et la désinformation redéfinissent notre perception du monde qui nous entoure.  

Comment les jeunes adultes envisagent-ils leur vie, leurs ambitions et leur avenir dans un monde en perpétuelle mutation ? C’est la question au cœur de la récente enquête démographique et prospective de l’UNFPA. Cette enquête constitue l’un des plus vastes ensembles de données à ce jour sur les objectifs de vie des jeunes en matière de relations et de famille.

Nous avons constaté que la plupart aspirent encore à fonder une famille et à devenir parents, mais que beaucoup craignent de ne jamais voir ces rêves se réaliser. Aujourd’hui, la fragilité du marché du travail, le creusement des inégalités et la persistance des conflits font que de nombreux jeunes peinent à imaginer comment construire la famille et l’avenir qu’ils souhaitent.

Certains pensent que les jeunes générations ont complètement renoncé au mariage et aux enfants. Notre enquête révèle une réalité différente. La plupart des personnes interrogées affirment que leur relation idéale passe par le mariage. Pourtant, parmi celles qui souhaitent avoir un partenaire, nombreuses sont celles qui sont célibataires et ne fréquentent personne. Les contraintes économiques et de logement sont les obstacles les plus fréquemment cités à la vie en couple. La plupart des personnes interrogées désirent également des enfants – et dans la plupart des régions, la famille idéale se compose généralement de deux enfants. Mais beaucoup s’interrogent sur leur capacité à assurer leur logement et leur éducation.

En bref, c’est l’incertitude, et non le manque de volonté, qui pousse les jeunes à se demander s’ils peuvent fonder la famille dont ils rêvent.

Face à l’évolution des tendances démographiques, notamment le vieillissement et la baisse de la fécondité, les gouvernements explorent un large éventail de politiques. Cependant, ces politiques seront vouées à l’échec si elles contraignent les individus à faire certains choix ou si elles ne s’attaquent pas aux obstacles que les jeunes eux-mêmes identifient.

Comme nous l’a confié un jeune leader communautaire : « Il ne s’agit pas seulement de choisir d’avoir moins d’enfants. Il s’agit d’avoir moins de choix. »

Le message des jeunes est clair : ils ont besoin de sécurité pour construire leur avenir et de moyens pour le réaliser. Il incombe aux dirigeants du monde entier de soutenir ces aspirations.

Grâce à des investissements judicieux et novateurs dans leurs droits et leurs choix – du logement et des soins de santé au congé parental et à la garde d’enfants –, les jeunes peuvent exercer leur autonomie sur leur corps et leur vie et construire l’avenir qu’ils souhaitent. Ils peuvent ainsi réaliser leur droit de prendre les décisions les plus intimes et les plus importantes de leur existence.

Le monde d’aujourd’hui regorge d’opportunités, et pas seulement de défis. Les communautés et les économies innoveront, développeront leur résilience et prospéreront lorsque les jeunes pourront eux aussi y contribuer.

Les jeunes – du Nord au Sud, d’Est en Ouest – se sont exprimés. Il est temps de les écouter. Et il est temps de contribuer à créer les conditions qui leur permettent de faire de véritables choix, de fonder la famille qu’ils souhaitent et de réaliser leurs espoirs et leurs aspirations.

Audience du Présidence du Faso : Les ministres chargés de la Défense de l’AES reçus par le Capitaine Ibrahim TRAORÉ

Le Président du Faso, Président de la Confédération des États du Sahel (AES), le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience, dans la matinée du vendredi 10 juillet 2026, les ministres chargés de la Défense des pays membres de l’AES.
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Le Président du Faso, Président en exercice de la Confédération AES, Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a donné des directives pour la consolidation des capacités opérationnelles de la Force unifiée de l'AES
Le Président du Faso, Président en exercice de la Confédération AES, Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a donné des directives pour la consolidation des capacités opérationnelles de la Force unifiée de l’AES
‎Présents à Ouagadougou dans le cadre de la consolidation des capacités opérationnelles de la Force unifiée de l’AES, le Général d’Armée Salifou MODY, Ministre d’État, Ministre de la Défense nationale du Niger, le Général de division Oumar DIARRA, Ministre délégué chargé de la Défense du Mali, accompagnés du Général de division Célestin SIMPORÉ, Ministre d’État, Ministre de la Guerre et de la Défense patriotique du Burkina Faso, sont venus recueillir les orientations du Président de la Confédération AES, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
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Le Général de division Célestin SIMPORÉ, porte-parole de la délégation, a rendu un vibrant hommage au Général Sadio CAMARA, fauché en avril dernier et à l'ensemble des Forces de défense et de sécurité du peuple de l'AES, « qui se battent pour la reconquête de notre espace, l'indépendance militaire de nos pays et de notre souveraineté ».
Le Général de division Célestin SIMPORÉ, porte-parole de la délégation, a rendu un vibrant hommage au Général Sadio CAMARA, fauché en avril dernier et à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité du peuple de l’AES, « qui se battent pour la reconquête de notre espace, l’indépendance militaire de nos pays et de notre souveraineté ».
‎« Aujourd’hui, 10 juillet 2026, dans le cadre de la consolidation du renforcement des capacités opérationnelles de la Force unifiée de l’AES, les ministres en charge de la Défense se retrouvent pour une rencontre dans le cadre également de la mise en exécution de la feuille de route de l’An 2 de la Confédération », a indiqué le porte-parole de la délégation ministérielle, le Général de division Célestin SIMPORÉ.
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‎Selon le Ministre de la Guerre et de la Défense patriotique du Burkina Faso, cette rencontre de Ouagadougou permettra d’examiner les documents principaux pour le bon fonctionnement de la Force unifiée déjà fonctionnelle et lui conférer un cadre juridique conformément à sa mission.
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« Nous sommes venus donc rendre une visite de courtoisie au Camarade Président du Faso, dans le but de recueillir ses orientations et ses conseils sur la tenue de cette réunion, durant laquelle nous allons discuter également de l’actualité en cours et des événements qui se déroulent dans l’ensemble de nos pays », a soutenu le Général de division Célestin SIMPORÉ.
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‎Pour lui, le Président de la Confédération AES a donné des orientations pour que la Force unifiée soit le fer de lance de la lutte contre le terrorisme et le combat pour la souveraineté engagé par les États membres de l’espace AES. « Nous devons prendre la mesure de la situation actuelle, qui n’est plus seulement une guerre contre le terrorisme, mais c’est une guerre qui peut être de longue haleine, une guerre de haute intensité et nous devons nous préparer tous à cela », a ajouté le Général de division SIMPORÉ.
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‎S’exprimant sur les dernières attaques terroristes au Mali, le porte-parole de la délégation des ministres chargés de la Défense a rassuré que la situation est sous contrôle aussi bien au Mali et que dans tout l’espace AES.
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‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

Révolution chirurgicale au Burkina: un poumon sauvé grâce à une opération de haute précision

L’équipe de chirurgie thoracique et vasculaire du CHU de Tengandogo a réalisé une avancée historique, le 7 juillet 2026, en réussissant sa première sleeve lobectomie bronchique, une opération pulmonaire délicate. Cette prouesse technique souligne la montée en compétences du plateau technique national du Burkina Faso.

Dirigée par le chirurgien thoracique et vasculaire, Dr Moussa Bazongo, assisté par le chirurgien thoracique de l’équipe médicale chinoise, Dr Jiang Lei, et le chirurgien cardiovasculaire, Dr J. Maoro Bolivogui, l’équipe médicale a pris en charge une patiente présentant une volumineuse tumeur de la bronche lobaire inférieure gauche avec un envahissement de la bifurcation bronchique. Il s’agit de la zone précise où la bronche souche gauche se divise en deux pour alimenter le poumon gauche.

Face à cette pathologie particulière, la pratique conventionnelle impose généralement une pneumo- nectomie, c’est-à-dire l’ablation complète du poumon touché. Si cette option permet de stopper la maladie, elle réduit considérablement les capacités respiratoires et altère lourdement la qualité de vie à long terme. Pour éviter cette lourde mutilation, l’équipe a opté pour une technique recons- tructive avancée : la sleeve lobectomie bronchique. L’opération a consisté à retirer minutieusement le lobe inférieur ainsi que toute la zone tumorale et la bifurcation bronchique gauche, avant de réimplanter la bronche lobaire supérieure gauche directement dans la bronche souche gauche.

Ce geste d’une extrême précision a permis de sauver le reste du poumon de la patiente. La réussite de cette intervention repose sur l’expertise du service de chirurgie thoracique et cardiovasculaire conjuguée à celle des équipes d’anesthésie-réanimation, des instrumentistes et du personnel infirmier du CHU de Tengandogo, ainsi que des médecins en spécialisation.

Ce succès témoigne également de la collaboration étroite avec la mission médicale chinoise et du développement des compétences du CHU de Tengandogo en matière de chirurgie pulmonaire. Cette prouesse démontre, une fois de plus, la capacité des praticiens nationaux à réaliser des interventions complexes sur le sol burkinabè, évitant ainsi de coûteuses évacuations sanitaires et contribuant directement à la souveraineté sanitaire du pays.

Service de communication CHU de Tengandogo

Centre hospitalier universitaire régional de Dédougou : l’unité de dialyse en activité

Le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, a visité l’unité de dialyse du Centre hospitalier universitaire régional (CHUR) de Dédougou, le lundi 6 juillet 2026.

Le centre d’hémodialyse de Dédougou, région de Bankui, est fonctionnel depuis le 25 juin 2026. Moins d’un mois après son ouverture, ce centre médical régional a déjà accueilli près d’une vingtaine de dialysés. Le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, est allé, le lundi 6 juillet 2026, constater l’effectivité des activités de ce nouveau centre médical de prise en charge des malades souffrant d’insuffisance rénale. L’autorité régionale était accompagnée de ses pro-ches collaborateurs, des responsables sanitaires de la région ainsi que des autorités administratives, militaires et paramilitaires locales. Elle a saisi cette visite pour encourager le personnel soignant et souhaité prompt rétablissement aux malades.

La capacité d’accueil de l’unité médicale de dialyse de Dédougou est comprise entre 90 et 120 patients, selon sa première responsable, Dr Safiètou Dabama Djeni. La néphrologue a confié que le centre peut prendre par jour une trentaine de dialysés en dehors des situations d’urgence. Chaque patient ayant droit à au moins deux séances dans la semaine, a-t-elle expliqué. Avec la possibilité de récupérer les patients qui avaient déjà commencé la dialyse dans les autres centres du pays, l’unité de dialyse de Dédougou projette d’accueillir dans ce mois de juillet 2026 au moins 15 patients, a souligné Dr Djeni. Elle a indiqué que l’affluence croît au fur et à mesure dans ce nouveau centre équipé en local de bureaux et de 14 postes de générateurs de dialyse dont 12 fonctionnels et deux en réserve.

La récupération des dialysés est déjà en marche. Abraham (nom d’emprunt), est l’un d’eux que nous avons trouvés sur place. Il avait commencé sa dialyse à Bobo-Dioulasso. « Avec l’ouverture du centre d’hémodialyse de Dédougou, je suis en train de revenir pour poursuivre mes soins », a-t-il fait remarquer. A l’en croire, l’opérationnalisation de cette unité locale est un soulagement en termes de rapprochement avec la famille, de réduction des coûts et des risques liés à la délocalisation et au déplacement.

Offrir des soins appropriés aux patients

Emu par la visite des autorités, un autre dialysé a sollicité le gouverneur de transmettre leur reconnaissance aux plus hautes autorités du pays.

« Entrer en dialyse est déjà une chance qui n’est pas donnée à tous les malades souffrant de ce fléau », a-t-il indiqué. Le gouverneur a salué le dynamisme de l’équipe soignante engagée à offrir des soins appropriés aux patients grâce à des appareils médico-techniques de dernière génération. Il a révélé que la réalisation du centre a coûté au budget de l’Etat la somme de 262,5 millions francs CFA. Il a poursuivi que la réalisation et l’opérationnalisation de ce centre traduisent l’engagement de l’Etat à faire des sacrifices pour que les soins de qualité soient centrés sur le malade. Il a terminé par un appel à bien entretenir l’infrastructure et les équipements qui y sont installés pour le bonheur des patients en particulier et de la population en général.

Yacouba BELEM

An II de la Confédération AES: une mise en œuvre de la feuille de route satisfaisante au premier semestre

La Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES) a tenu, le jeudi 9 juillet 2026, une réunion consacrée à l’exécution de la Feuille de route de l’An II de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Présidée par le président de la CN-CES, le camarade Bassolma Bazié, cette rencontre a réuni les directeurs de cabinets et secrétaires généraux des ministères, les points focaux ainsi que des experts.

Cette session de travail s’inscrit dans la volonté de la CN-CES d’assurer un suivi rigoureux de l’exécution des engagements des chefs d’Etat. Elle avait pour objectif d’évaluer le niveau de réalisation des activités au 30 juin 2026, d’identifier les défis rencontrés et de définir les mesures prioritaires susceptibles d’accélérer l’atteinte des objectifs de la Feuille de route de l’An II de la Confédération de l’AES. Dans son allocution d’ouverture, le président de la CN-CES a rappelé que la Confédération des Etats du Sahel poursuit une ambition historique portée par les plus hautes autorités des trois Etats membres.

« Le navire qui a démarré depuis le 16 septembre 2023, est en train de prendre ses pas. Mais il ne peut arriver à destination que si nous arrivons à surmonter les difficultés que nous rencontrons, parce que nous sommes en train de construire pour des générations », a-t-il déclaré. Le président de la CN-CES a souligné que la construction de la Confédération AES repose sur une vision de long terme nécessitant engagement, persévérance et respon-sabilité collective. Il a invité l’en-semble des acteurs à poursuivre leurs efforts, afin de poser des bases solides pour une intégration durable au service des peuples du Sahel. Présentant le bilan d’exécution de la feuille de route, le secrétaire général de la CN-CES, le camarade Mohamed Savadogo, a fait état des avancées enregistrées dans les trois piliers de la Confédération : défense et sécurité, développement, et diplomatie.

Il ressort de cette évaluation que le niveau global de mise en œuvre demeure satisfaisant. L’analyse a également permis d’identifier plusieurs défis à relever, afin d’améliorer davantage les performances. Parmi ceux-ci figurent la prise en compte plus précoce des besoins financiers des activités programmées, l’accélération des procédures de mise en œuvre, ainsi que le renforcement de la mobilisation des ressources nécessaires à l’exécution des actions retenues. Le camarade Mohamed Savadogo a énuméré quelques recom-mandations visant à renforcer l’efficacité de la mise en œuvre de la feuille de route. Elles portent notamment sur l’accélé-ration de la mobilisation des ressources financières, le renforcement du dispositif de coordination et de suivi des contri-butions des différents acteurs, ainsi que l’amélioration des mécanismes de pilotage des activités.

SCRP/CN-CES