Burkina Faso-Russie: les ministres Traoré et Lavrov passent en revue la coopération entre les deux pays

En marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel et de la Fédération de Russie, les ministres Karamoko Jean Marie Traoré du Burkina Faso et Sergueï Lavrov de la Russie, accompagnés de leurs collaborateurs, ont eu une séance de travail bilatérale dans la soirée du 8 juillet.

Ce cadre a permis de faire un tour d’horizon sur l’état de la coopération entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie, à commencer par la sécurité, un domaine dans lequel la Russie dit être disposée à poursuivre son appui technique à travers le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité burkinabè. Sur les autres points de la coopération, les deux parties ont noté des avancées notables dans des secteurs tels que l’énergie, les mines, les échanges commerciaux et les investissements, mais elles ont relevé la nécessité d’élever le niveau du partenariat dans ces secteurs au regard du potentiel existant.

Sur le plan politique, les chefs de la diplomatie russe et burkinabè sont convenus de tenir dans les meilleurs délais, la première session de la Commission intergou-vernementale burkinabè-russe qui permettra de discuter en profondeur sur les dossiers sectoriels de la coopération, après la signature du document juridique y relatif en février dernier à Moscou.

A cette séance, le camarade ministre des Affaires étrangères a salué les initiatives de la Fédération de Russie vis-à-vis des institutions régionales et sous régionales africaines pour faire comprendre la vision portée par la Confédération des Etats du Sahel. Engagement a été pris par les deux parties, de maintenir un dialogue permanent pour assurer le dynamisme de la coopération entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie. En attendant, le chef de la diplomatie russe a confié que le Président Vladimir Poutine souhaite vivement la présence effective de son homologue burkinabè le capitaine Ibrahim Traoré, au 3e sommet Russie-Afrique prévu en octobre prochain.

DCRP/MAE

Journée africaine de lutte contre la corruption : l’ASCE-LC met les enseignants stagiaires à l’honneur

L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) a célébré la Journée africaine de lutte contre la corruption, le jeudi 9 juillet 2026, à Loumbila dans la région de Oubri, sur le thème : « Intensifier la promotion et des actions anti-corruption à travers l’Afrique ».

Le Burkina Faso, à travers l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), a commémoré, en différé, la Journée africaine de lutte contre la corruption, jeudi 9 juillet 2026, à l’Institut national de formation de personnel de l’éducation à Loumbila. Face à 1270 enseignants stagiaires, le thème central : « Intensifier la promotion et des actions anti-corruption à travers l’Afrique » et les sous-thèmes : « comment faire de l’intégrité une pratique quotidienne dans la famille, à l’école et dans l’administration » et « prévenir par l’éducation aux valeurs civiques et morales » ont été développés.

Selon le contrôleur général d’Etat, Lassané Compaoré, le choix des enseignants stagiaires n’est pas fortuit, en ce sens qu’il traduit les liens étroits entre l’éducation, l’intégrité et la lutte contre la corruption. « Former les futurs éducateurs, c’est préparer ceux qui construiront la conscience de demain, parce qu’une école qui enseigne l’intégrité est déjà une société qui se protège durablement. Et la présente célébration nous rappelle que l’éducation est le premier pilier de cette intensification », a-t-il souligné.

Pour Lassané Compaoré, cette journée vient à point nommé en ce sens qu’elle est en cohérence déjà avec les politiques publiques en matière de lutte contre la corruption. A entendre le contrôleur général d’Etat, la corruption demeure un fléau insidieux qui détruit la confiance, affaiblit la démocratie, compromet l’Etat de droit et prive les populations de ressources indispensables à leur développement. « Elle détourne des fonds pour nos forces de défense et de sécurité, pour l’aide aux populations déplacées internes, pour la construction des écoles et des centres de santé. Elle est donc une menace directe aux intérêts vitaux de la Nation. Promouvoir l’intégrité revient à renforcer notre résilience, notre sécurité et notre développement », a-t-il expliqué. Pour lui, investir donc en faveur de l’éducation, c’est investir pour l’avenir. « Si les jeunes sont mal encadrés, mal éduqués, mal orientés vers les valeurs cardinales de probité, on ne peut pas avoir une administration orientée vers la bonne gouvernance », a-t-il insisté. Et de poursuivre que la note d’orientation de l’Union africaine relative à cette journée rappelle que pour intensifier l’intégrité, cinq piliers doivent être mobilisés, à savoir l’éducation, la culture, la religion, la famille et la technologie d’où le choix des enseignants stagiaires.

Vivement une jeunesse intègre

Dans sa communication, le Pr Florent Hien, a précisé que la première institution la plus importante est l’école. Il a déclaré que les enseignants sont les mieux placés pour transmettre des savoirs sur l’intégrité et la lutte contre la corruption à travers des cours d’éducation civique. « Eux à leur tour doivent être outillés sur ces valeurs que sont l’honnêteté et la franchise. Il faut être honnête envers soi-même et envers les autres, ne pas prendre ce qui ne nous appartient pas », a-t-il ajouté.

Pour le secrétaire général de l’INFPE, Brahima Sawadogo, le choix de son institut montre l’importance de l’éducation et les communications livrées renforceront davantage la culture de l’intégrité de ces futurs enseignants où qu’ils soient. « Je reste convaincu que la culture de l’intégrité deviendra un rempart pour la jeunesse », a-t-il assuré.  Brahima Sawadogo a exhorté chaque Burkinabè, à sa manière, à participer à l’édification d’une société plus juste et plus transparente. « En effet, être burkinabè est non seulement un droit de naissance mais une obligation de personnalité à incarner dans tout acte posé au quotidien doit s’inscrire durablement dans la conscience collective », a conclu le contrôleur général d’Etat.

La Journée africaine de lutte contre la corruption est célébrée traditionnellement chaque 11 juillet.

Fleur BIRBA

Bittou : la Douane saisit des marchandises frauduleuses de plus de 114 millions F CFA

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La direction générale des Douanes a présenté à la presse, une saisie de marchandises frauduleuses d’une valeur de plus de 114 millions F CFA, jeudi 9 juillet 2026, à Ouagadougou.

S’étant rendu compte que dans la ville de Bittou, dans la région du Nakambé, certains opérateurs économiques ont construit des magasins pour entreposer des produits de contrebande, en provenance des pays frontaliers, la Douane y a fait une descente, les 4 et 5 juillet 2026. Elle a réalisé une importante saisie de marchandises frauduleuses et de contrebande d’une valeur de 114 millions F CFA. La saisie a été présentée aux hommes de médias, jeudi 9 juillet 2026, à Ouagadougou. Elle est composée, entre autres, de 1957 bidons d’huile d’une valeur totale de 29,17 millions F CFA, 8 sacs de farine de blé d’une valeur de 200 000 FCFA, 875 sacs de sucre estimés à 21,87 millions F CFA, 54 cartons de médicaments valant 1,35 million FCFA. Le butin saisi aux mains des fraudeurs comprend également 180 sachets et 18 696 litres d’herbicides d’une valeur de 60,830 millions FCFA, 3 cartons de cigarettes évalués à 1,32 millions FCFA.

La saisie a été réalisée grâce au professionnalisme et la dextérité des agents de la Douane et à l’accompagnement des Forces de défense et de sécurité. « Nous savons très bien qu’il y a beaucoup de manifestations frauduleuses dans cette zone. Il serait donc compliqué d’agir seul. Nous avons sollicité l’accompagnement de l’armée, particulièrement le 31e RIC de Tenkodogo, qui nous a appuyé », a déclaré le directeur général des Douanes, Yves Kafando. Il a salué cette collaboration et souhaité qu’elle puisse se perpétuer.

Le directeur général des Douanes a expliqué que les produits saisis étaient entreposés en dehors des procédures douanières. « Toute activité de fraude sera donc stoppée. J’exhorte tous ceux qui ne sont pas en règle à s’inscrire dans la réglementation, parce qu’ils vont toujours continuer ce contrôle sur l’ensemble du territoire » », a-t-il lancé lancé.

Redoubler de vigilance

Yves Kafando a indiqué que les opérateurs économiques qui ont importé ces marchandises les acheminaient progressivement à Ouagadougou et dans d’autres villes, au mépris de la santé des consommateurs. Pourtant au Burkina Faso, un minimum de sécurité sanitaire doit être observé avant de pouvoir mettre les produits alimentaires sur le marché. L’importation du sucre est aussi encadrée par une réglementation. « C’est avec désolation que nous avons constaté que des sacs de sucre d’origine française ne mentionnent aucune date de péremption avec, en plus, des écritures en arabe. C’est vraiment une contradiction. Laisser ces produits dépourvus d’informations essentielles sur le marché met en péril la santé des honnêtes citoyens. D’ailleurs, pour soutenir la production locale, le sucre de la SN SOSUCO est privilégié », a-t-il expliqué.   

Le directeur général des Douanes a saisi l’opportunité pour inviter les producteurs à redoubler de vigilance, en ce début d’hivernage. « Pour se procurer des produits phytosanitaires de bonne qualité, il faut s’orienter vers les vendeurs agréés qui ont toute la documentation. Les herbicides non homologués, en plus d’appauvrir nos sols, ont des conséquences néfastes sur l’humain. Nous devons travailler à protéger l’environnement », a-t-il conseillé.

Adama SAWADOGO

Aude Frederique ROUAMBA

(Stagiaire)

Ali Khamenei, mort et plus vivant !

La République islamique d’Iran a rendu un hommage record à son défunt Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, du 4 au 8 juillet 2026. Plus que des funérailles, c’était une véritable démonstration de force et un pied de nez à la face du monde occidental, avec en première loge les Etats-Unis et Israël. Assassiné le 28 février 2026, suite à des frappes aériennes lors d’une opération conjointe américano-israélien, sa mort a exacerbé la crise avec des conséquences historiques sur l’économie mondiale.

Plus de 10 millions d’Iraniens sont sortis pour célébrer un homme dont l’aura refuse de mourir dans la mémoire collective de son peuple. Il suffit de voir les images pour se raviser et reconnaitre que le guide n’était pas le malaimé que certains ont toujours brandi. Le guide était plus célèbre et plus aimé que ses détracteurs que seule la tête de Khamenei hantait dans un entêtement à assujettir un peuple dont l’acception de la liberté n’est pas celle d’un Occident captif de ses intérêts. En éliminant le Guide Khamenei, les Etats-Unis pensaient couper la tête d’une bête noire aux allures de défiance. Mais aussitôt après la décapitation du guide, une autre tête a poussé sans la moindre vague de résistance ou de réticence au sein du cercle des « révolutionnaires barbus ».

L’Iran est resté debout et visiblement plus fort malgré le coup de massue reçu. En rendant un hommage aux contours démesurés à son défunt guide, l’Iran veut réaffirmer son engagement à défendre sa cause au prix du sang. Par ce symbolisme au superlatif, il veut montrer à ses détracteurs qu’il est déterminé à poursuivre l’œuvre du guide. Et la révolution iranienne n’est pas un folklore de légèretés démocratiques teinté de pagaille à la sauce Epstein. La révolution en Iran est un héritage déjà téléchargé dans le cœur de générations de patriotes et rien ne sert de s’en prendre à l’arbre qui a déjà poussé des branches. De plus, le projet nucléaire iranien est loin d’être éteint.

Il serait donc illusoire de penser que Mojtaba Khamenei, le fils et successeur d’Ali Khamenei se laissera tirer par le bout de la barbe par la coalition occidentale antinucléaire. En prenant le contrôle du détroit d’Ormuz, l’Iran a fini de montrer qu’il tient en main les manettes du jeu et qu’on ne peut que composer avec lui, dans le sens de ses intérêts. Le Guide Khamenei s’en est allé droit dans ses bottes d’insoumis et les Etats-Unis ont quitté l’arène avec la leçon selon laquelle même le plus fort n’est pas suffisamment fort pour le rester. Et sur cette planète de non-droit déguisé en démocratie, seule la force dissuade le prétendu plus fort qui se fourvoie.

Il n’y a plus de plus fort, il n’y a que des mastodontes silencieux qui se côtoient avec respect au nom de leur capacité mutuelle à s’autodétruire. Pendant ce temps, l’Afrique est allée s’incliner à Téhéran sur la dépouille mortelle du guide vivant sans se sentir effacer de la dynamique d’un monde de défis et de prédation. En regardant ce vaillant peuple d’Iran sortir en masse pour honorer un seul homme, on peut avec curiosité se poser cette question : combien de pays d’Afrique peuvent se mobiliser autant pour un idéal non négociable au nom d’une cause plus sacrée que la vie ?

Clément ZONGO

clmentzongo@yahoo.fr

69e réunion de la Commission régionale d’ONU tourisme pour l’Afrique: le Burkina réaffirme son engagement pour le développement du tourisme africain

Le Burkina Faso a pris part à la 69e réunion de la Commission régionale d’ONU tourisme pour l’Afrique (CAF), tenue du 2 au 4 juillet 2026 à Mahé en République des Seychelles.

Cette réunion a été marquée par la première participation de la nouvelle secrétaire générale d’ONU tourisme, Chaikha Al Nuwais, en poste depuis janvier 2026. Placée sur le thème : « Renforcer le capital humain pour stimuler la croissance du tourisme en Afrique », la 69e CAF a été l’occasion de faire un état des lieux de la professionnalisation du secteur par les pays africains membres de la CAF et de rappeler la nécessité pour ces pays de contribuer davantage à faciliter la connectivité, à prendre en compte les technologies pour un tourisme numérique et durable et d’œuvrer à l’obtention des visas pour une mobilité accrue au profit des destinations.

Prenant la parole au nom du ministre en charge du tourisme, le directeur de cabinet, le camarade Sy Christian Innocent Ouattara a, à l’occasion, rappelé la fréquentabilité de notre destination marquée entre autres, par l’organisation réussie d’événements internationaux tels le FESPACO, la SNC, le SIAO, le SITHO et le lancement de la Grande saison du tourisme interne qui battait son plein. Il a, par ailleurs, rappelé la vision du Président du Faso, le camarade capitaine Ibrahim Traoré qui a permis la suppression du visa pour tous les pays africains afin de contribuer à faciliter la mobilité au sein du continent et renforcer l’attractivité du Burkina Faso. A la fin de la session, les membres ont pris des résolutions notamment en lien avec la professionnalisation du secteur et procédé au choix par vote, de la République du Ghana pour abriter la 70e CAF en 2027.

MCCAT

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU 09 JUILLET 2026

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 09 juillet 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 17 mn, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA PRIMATURE
Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat d’un Membre du Conseil de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP).
L’adoption de ce décret permet le renouvellement du mandat du camarade Mamadou SERE, Mle 39 652 W, Inspecteur des impôts, Membre au Conseil de l’Autorité de régulation de la commande publique pour un dernier mandat de trois (03) ans.
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a examiné un projet de loi de règlement et ses annexes, exercice 2025.
L’exécution du budget de l’Etat, exercice 2025, s’est effectuée dans un environnement international marqué par la persistance des conflits géopolitiques et des tensions commerciales accrues, sous l’effet des mesures tarifaires et protectionnistes. Au plan national, le contexte est marqué par la poursuite des opérations de reconquête et de sécurisation du territoire.
En outre, la bonne campagne agro-pastorale 2025 a contribué positivement à la croissance du secteur primaire et à l’amélioration de la sécurité alimentaire.
Au titre du budget de l’Etat, exercice 2025, les recettes définitives sont de 3 461 010 882 079 F CFA pour des prévisions de 3 299 793 951 000 F CFA dont 3 111 994 090 000 F CFA de recettes ordinaires et 187 799 861 000 F CFA de recettes extraordinaires correspondant à des parts respectives de 94,31% et 5,69% des recettes totales.
Au 31 décembre 2025, les émissions cumulées se chiffrent à 4 874 119 230 438 F CFA et sont composées des émissions de recettes ordinaires d’un montant de 4 703 205 818 595 F CFA et celles des recettes extraordinaires d’un montant de 170 913 411 843 F CFA.
Au titre de la situation d’exécution des dépenses en 2025, les ordonnancements s’élèvent à 4 074 937 145 546 F CFA, sur une prévision définitive de crédits de paiement de 4 095 405 105 000 F CFA avec un taux d’exécution de 99,50% contre 98,55% en 2024.
La loi de règlement du budget de l’Etat, exercice 2025, indique un déficit de 333 809 131 995 F CFA contre un déficit de 856 319 262 600 F CFA en 2024, soit une réduction du déficit de 522 510 130 605 F CFA.
L’exécution du budget de l’Etat, exercice 2025, est jugée satisfaisante, traduisant une grande rigueur dans la gouvernance et une bonne capacité d’adaptation de l’économie face aux défis rencontrés.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple.
I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
Le Conseil a adopté trois (03) rapports.
Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Niger auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Madame Rakiatou IDE ISSAKA, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Niger auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.
Le deuxième rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Thaïlande auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Madame Nipa NIRANNOOT, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Thaïlande auprès du Burkina Faso, avec résidence à Dakar, en République du Sénégal.
Le troisième rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Namibie auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Madame Ndiyakupi NGHITUWAMATA, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Namibie auprès du Burkina Faso, avec résidence à Accra, en République du Ghana.
I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Membres de la Commission nationale de contrôle des mandataires judiciaires.
L’adoption de ce décret permet la nomination de deux (02) personnes, membres de la Commission nationale de contrôle des mandataires judiciaires pour un premier mandat de trois (03) ans, conformément au décret n°2024-0320/PRES-TRANS/PM/MJDHRI/MEFP/MDICAPME/MESRI du 28 mars 2024 portant nomination de membres de la Commission nationale de contrôle des mandataires judiciaires.
I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande de permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or de la Société SOPAMIB BOUBOULOU SA.
La mine d’or de la Société SOPAMIB BOUBOULOU SA est située dans la commune de Yako, province du Passoré, région de Yaadga.
Les réserves de cette mine sont estimées à 10 772 890 tonnes de minerais, avec une teneur moyenne de 0,64g/tonne et un taux de récupération métallurgique de 88%. La production totale attendue est de 7,27 tonnes d’or et la durée de vie de la mine estimée à 15 ans.
La contribution directe du projet est estimée respectivement à 34 510 513 827 F CFA au budget de l’Etat et à 4 418 183 589 F CFA au Fonds minier de développement. La prévision de contribution de réhabilitation et de fermeture de la mine s’élève à 965 569 966 F CFA.
La mise en production de cette mine qui permettra la création de 1 272 emplois, contribuera à concrétiser la volonté du Gouvernement d’affirmer sa souveraineté dans le secteur minier et d’améliorer les recettes de l’Etat.
Le Conseil a marqué son accord pour l’octroi du permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or à la Société SOPAMIB BOUBOULOU SA.
II. COMMUNICATION ORALE
II. Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la formation de formateurs sur l’intégration de l’Egalité de genre et de l’inclusion sociale dans les Plans nationaux d’adaptation, tenue du 15 au 17 juin 2026 à Bonn, en Allemagne.
Initiée par le Réseau mondial des Plans nationaux d’adaptation aux changements climatiques (NAP Global Network), cette formation vise à constituer un vivier d’experts capables de promouvoir une adaptation inclusive, sensible au genre et répondant aux besoins spécifiques des groupes les plus vulnérables face aux changements climatiques.
Les travaux ont porté sur les concepts fondamentaux du genre et de l’inclusion sociale, les méthodes d’analyse des vulnérabilités différenciées, les approches participatives et les mécanismes d’intégration du genre dans la planification, la mise en œuvre ainsi que le suivi et l’évaluation des politiques et projets d’adaptation.
Au cours de cette rencontre, le Burkina Faso a partagé l’expérience nationale relative à l’élaboration et la mise en œuvre du Plan national d’adaptation ainsi que les initiatives en cours visant à renforcer l’intégration du genre dans les politiques climatiques.
III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
– Le camarade Boukaré SABO, Mle 315 208 K, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence nationale des bassins hydrographiques.
B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Le camarade Amadou Saoud SONDE, Mle 35 929 D, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Comptable principal des matières de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina ;
– Le camarade Daouda OUEDRAOGO, Mle 245 219 D, Inspecteur du trésor, 2e classe, 1er échelon, est nommé Inspecteur technique du trésor ;
– Le camarade Abel KABORE, Mle 235 915 B, Inspecteur du trésor, 2e classe, 2e échelon, est nommé Inspecteur technique du trésor ;
– Le camarade Moumouni GUEBRE, Mle 257 116 G, Inspecteur du trésor, 2e classe, 1er échelon, est nommé Inspecteur technique du trésor ;
– Le camarade Caliste DABIRA, Mle 46 222 W, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Inspecteur technique du trésor ;
– La camarade Assétou BARRY/OUEDRAOGO, Mle 52 177 E, Inspecteur du trésor, 2e classe, 8e échelon, est nommée Inspecteur technique du trésor ;
– Le camarade M’pa Sanon SANOGO, Mle 216 179 S, Inspecteur du trésor, 2e classe, 2e échelon, est nommé Inspecteur technique du trésor ;
– Le camarade Abdoura Ahabou WOBGO, Mle 104 875 A, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Inspecteur technique du trésor ;
– Le camarade Zowindé Emmanuel TOUGOUMA, Mle 104 313 U, Inspecteur du trésor, 2e classe, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique du trésor ;
– Le camarade Gaoussou TOU, Mle 208 039 C, Inspecteur du trésor, 2e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique du trésor ;
– Le camarade Pouôr-Yerô Thierry-Fabrice PODA, Mle 119 293 F, Inspecteur du trésor, 2e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique du trésor ;
– Le camarade Bapougouni Sylvestre TANKOANO, Mle 58 787 L, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Inspecteur technique du trésor ;
– Le camarade Abdoul Bassirou OUEDRAOGO, Mle 208 029 N, Inspecteur du trésor, 2e classe, 2e échelon, est nommé Inspecteur technique du trésor ;
– Le camarade Paul IDO, Mle 235 914 T, Inspecteur du trésor, 2e classe, 1er échelon, est nommé Chef de département de l’inspection des postes à l’Inspection technique du trésor ;
– Le camarade Abdoulaye Ben Iskandara SANKARA, Mle 225 024 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Chef de département du contrôle interne à l’Inspection technique du trésor ;
– Le camarade Salifou KOANDA, Mle 119 283 V, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Chef de département des audits et investigations à l’Inspection technique du trésor.
C. AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
– Le camarade Ludovic Ismaël Tinga ZAKSONGO, Mle 118 984 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 4e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence générale de recrutement de l’Etat.
D. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE
Les personnes dont les noms suivent sont nommées membres de la Commission nationale de contrôle des mandataires judiciaires pour un premier mandat de trois (03) ans.
Au titre des Cours d’appel :
– Le camarade Aristide KOHIO, Mle 130 368 R, Magistrat, en remplacement du camarade Boureima SANGA.
Au titre des parquets généraux, près les Cours d’appel :
– Le camarade Béssoakèyèrè SOMDA, Mle 130 508 T, Magistrat, en remplacement du camarade Damien Aimé MILLOGO.
E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
– Le camarade Wendyam Aristide GANSONRE, Mle 324 801 T, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier régional de Banfora ;
– Le camarade Relbamba Guillaume J.M.S KABRE, Mle 112 415 S, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre national de transfusion sanguine.
F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
– Le camarade Miwèssi Guillaume DOFINI, Mle 260 348 C, Conseiller des affaires économiques, 2e classe, 1er échelon, est nommé Inspecteur technique des services.
G. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE
– La camarade Laure Flavie BOUDA/ZOETGNANDE, Mle 231 815 X, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 8e échelon, est nommée Directrice des études routières, des ouvrages d’arts et d’assainissement ;
– La camarade Sidnoma Christelle COUBOURA/ILBOUDO, Mle 368 345 M, Architecte, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Directrice de la planification et des études urbaines ;
– Le camarade Mahamadi KAFANDO, Mle 110 001 V, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de la normalisation et de la programmation à la Direction générale de la normalisation et des études techniques ;
– Le camarade Benjamin KAMBOU, Mle 110 000 C, Ingénieur en génie civil, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur des travaux routiers interurbains ;
– Le camarade Halidou BANGAGNE, Mle 110 025 F, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur des pistes rurales à la Direction des infrastructures de transport ;
– Le camarade Saga SIA, Mle 239 802 S, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de l’entretien des infrastructures ferroviaires, aéroportuaires et maritimes à la Direction générale de l’Entretien des infrastructures et du patrimoine bâti ;
– Le camarade Brahyman NEBIE, Mle 92 927 B, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur des études techniques du bâtiment ;
– Le camarade Yaya DAO, Mle 229 706 R, Ingénieur-géomètre, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de la topographie et des travaux fonciers ;
– Le camarade Larba OUEDRAOGO, Mle 237 135 Z, Ingénieur-géomètre, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de la mobilisation du foncier urbain ;
– Le camarade Daouda KINDA, Mle 331 035 K, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de la viabilisation et de l’assainissement pluvial urbains ;
– Le camarade Issoufou KONATE, Mle 49 093 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur de la promotion du logement ;
– Le camarade Issouf 1er jumeau ZOUNGRANA, Mle 101 781 N, Ingénieur en génie civil, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur de l’entretien des infrastructures routières ;
– Le camarade Sanoussa BELEM, Mle 101 786 S, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de la surveillance des infrastructures et du patrimoine bâti ;
– Le camarade Sié KAMBOU, Mle 92 928 Y, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur des études ferroviaires, aéroportuaires et maritimes ;
– Le camarade Oumarou DAO, Mle 110 007 U, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur des infrastructures maritimes, aéroportuaires et ferroviaires à la Direction générale des infrastructures de transport ;
– Le camarade Mongièlê Narcisse DABIRE, Mle 368 348 K, Architecte, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur de l’architecture et de la construction ;
– Le camarade Mahamadi BADINI, Mle 92 677 E, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur des travaux routiers urbains.
III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) au titre de la Présidence du Faso ;
– de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques ;
– de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) au titre du ministère de la Sécurité ;
– de l’Institut des hautes études internationales (INHEI) au titre du ministère des Affaires étrangères ;
– de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF).
A. PRESIDENCE DU FASO
Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement de mandat des personnes ci-après, en qualité d’Administrateurs indépendants au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) pour une dernière période de trois (03) ans.
– Le camarade Sylvestre OUEDRAOGO ;
– Le camarade Bala KONE.
B. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté un décret portant nomination du camarade Serge Eric COMPAORE, Mle 119 833 T, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) pour un premier mandat de trois (03) ans.
C. MINISTERE DE LA SECURITE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme le camarade Mamadou BATIENE, Mle 59 058 F, Inspecteur des eaux et forêts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Sécurité au Conseil d’administration de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le second décret nomme le camarade Mamadou BATIENE, Mle 59 058 F, Inspecteur des eaux et forêts, Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) pour un premier mandat de trois (03) ans.
D. MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme le camarade Abdoulaye DIALGA, Mle 229 826 W, Elève-Conseiller des affaires étrangères, Administrateur représentant les stagiaires au Conseil d’administration de l’Institut des hautes études internationales (INHEI) pour la durée de son mandat de Délégué général.
Le second décret renouvelle le mandat du camarade Samson Arzouma III OUEDRAOGO, Mle 118 846 N, Conseiller des affaires étrangères, Administrateur représentant les enseignants au Conseil d’administration de l’Institut des hautes études internationales (INHEI) pour une dernière période de trois (03) ans.
E. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de la Santé :
– Le camarade Noaga Célestin YAMEOGO, Mle 82 413 B, Médecin de santé publique.
Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :
– Le camarade Etienne NANA, Mle 216 783 H, Administrateur des services touristiques.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE FONDS DE SOUTIEN A L’EDUCATION ET A LA RECHERCHE (FOSER) BANGR BAOOBO
– Le camarade Souleymane OUEDRAOGO, Mle 48 490 Y, Conseiller pédagogique itinérant.
Le Porte-parole du Gouvernement,
Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO
Officier de l’Ordre de l’Etalon

Conseil des Ministres du 09 juillet 2026 : Déficit budgétaire en baisse, taux de croissance en hausse établi à 5,3 % en 2025 et Création de Bouboulou S.A., une mine d’or industrielle 100% étatique

Le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé, ce jeudi 09 juillet 2026, l’hebdomadaire session du Conseil des ministres. Selon le Camarade Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, le Conseil a adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et le plein épanouissement des Burkinabè, conformément aux idéaux de la Révolution Progressiste Populaire.
Le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Camarade Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, a souligné que le Conseil a pris d'importantes décisions pour le plein épanouissement des Burkinabè dans la logique de la Révolution Progressiste Populaire
Le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Camarade Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, a souligné que le Conseil a pris d’importantes décisions pour le plein épanouissement des Burkinabè dans la logique de la Révolution Progressiste Populaire
Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté le projet de loi de règlement et ses annexes exercice 2025. Selon la Ministre déléguée auprès du Ministre de l’Économie et des Finances, chargée du Budget, la Camarade Fatoumata BAKO/TRAORÉ, en dépit du contexte géopolitique mondial sous tension et des impératifs de sécurisation du territoire national, le pays affiche une santé macroéconomique remarquable. Cette bonne perspective est portée, entre autres, par l’Offensive agro-pastorale et halieutique, les investissements structurants dans le cadre des Initiatives présidentielles et une forte mobilisation fiscale.
Selon la Ministre déléguée auprès du Ministre de l’Économie et des Finances, chargée du Budget, Camarade Fatoumata BAKO/TRAORÉ, le taux de croissance économique est de 5,3% en 2025, en hausse comparativement à celui de l’année précédente
Selon la Ministre déléguée auprès du Ministre de l’Économie et des Finances, chargée du Budget, Camarade Fatoumata BAKO/TRAORÉ, le taux de croissance économique est de 5,3% en 2025, en hausse comparativement à celui de l’année précédente
Le Burkina Faso enregistre ainsi un « taux de croissance de 5,3% pour 2025 contre un taux de 4,8% pour 2024 (…) avec un déficit budgétaire général qui se réduit à 334 milliards francs CFA environ, pour un niveau en 2024 de 856 milliards francs CFA », indique la Ministre chargée du Budget. Cette trajectoire positive, selon la Camarade BAKO/TRAORÉ, est consolidée par l’excellence de la signature financière du pays sur le marché régional et une rationalisation des dépenses publiques. Il ressort donc un résultat comptable national de 72 milliards francs CFA en 2025, contre 4 milliards francs CFA en 2024.
Mine d’or Bouboulou S.A. : 32 milliards francs CFA investis, 39 milliards de recettes attendus
Le Ministre de l'Énergie, des Mines et des Carrières, Camarade Yacouba Zabré GOUBA : « Bouboulou S.A. est la première mine industrielle qui a été entièrement construite par l'État et pour le compte de l'État » depuis la fermeture de la mine de Poura en 1999
Le Ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Camarade Yacouba Zabré GOUBA : « Bouboulou S.A. est la première mine industrielle qui a été entièrement construite par l’État et pour le compte de l’État » depuis la fermeture de la mine de Poura en 1999
Pour le compte du ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières, le Conseil a adopté un décret portant octroi de permis d’exploitation industrielle de grandes mines d’or à la société SOPAMIB BOUBOULOU S.A. Selon le chef du département en charge des Mines, le Camarade Yacouba Zabré GOUBA, cette nouvelle mine d’or, « Bouboulou S.A. », de la société d’État SOPAMIB (Société de Participation minière du Burkina) est située dans la commune de Yako, région de Yaadga. Le projet marque le retour de l’État dans la gestion directe de ses ressources minières. « C’est une révolution qui est en marche dans le secteur minier (…) c’est la rupture avec un modèle de concession passive pour que l’État lui-même puisse devenir un acteur industriel à part entière », soutient le ministre GOUBA.
Ce projet souverain représente un investissement massif de plus de 32 milliards francs CFA et va s’étaler sur une durée de vie de plus de 15 ans. Avec une production moyenne attendue de plus de 7 tonnes d’or, l’exploitation va générer plus de 39 milliards francs CFA de recettes directes pour le budget national (hors dividendes) et, permettre la création et le maintien de 1 200 emplois directs et indirects.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Education : Des anciens élèves de l’école primaire de Dablo, reconnaissants à leur ancien maitre

Des anciens élèves de l’école primaire publique de Dablo ont rendu visite à leur ancien maître, Amadé Barry, dans l’après-midi du samedi 4 juillet 2026 à Kaya. Cette visite, aux dires des visiteurs, est une façon pour eux de rendre hommage à leur instituteur pour ce qu’il a été dans leur vie.

Amadé Barry, instituteur à la retraite depuis 2013, a reçu, dans l’après-midi du 4 juillet 2026 à Kaya, la visite de plusieurs de ses anciens élèves de l’école primaire publique de Dablo. Les membres d cette délégation d’anciens élèves étaient issus, pour la plupart, de la promotion 1976-1977 (CP1). Entre anecdotes, témoignages et hommages, les visiteurs ont pris à tour de rôle la parole pour transmettre leur reconnaissance à leur ancien maître pour ce qu’il a fait, ce qu’il a été pour eux dans leur vie.  Mahamadou Sawadogo, actuellement Attaché d’Administration scolaire et universitaire, est un de la promotion 1976-1977 de l’école primaire publique de Dablo. « Nous retenons de lui son don de soi, sa générosité, son honnêteté et son amour pour le travail », a-t-il confié. Hamidou Pafadnam, Conseiller d’Administration scolaire et universitaire, issue de la même promotion, par ailleurs ancien maire de Dablo, a dit garder de très bons souvenirs de celui qu’il appelle affectueusement papa. « Nous sommes là pour lui témoigner toute notre gratitude. C’est de devoir pour nous de venir lui dire merci », a-t-il affirmé. Pour Bernadette Sawadogo, élève de la même promotion, ce genre de visite devrait se répéter fréquemment. « C’est grâce, en grande partie, à lui que je suis devenue ce que je suis aujourd’hui. J’ai été décoré en 2010 et c’est à son honneur », a-t-elle témoigné. Le « vieux maître » a bien accueilli cet hommage de la part de ces anciens élèves.

Amadé Barry a s’est réjoui de cette visite de ses anciens élèves. (Visite 1)

« Tout ce que vous avez dit à mon égard me va droit au cœur. Nous étions chargés de vous former et nous étions payés pour le faire», a-t-il salué. A l’en croire, des visites du genre sont à même d’encourager ceux qui ne pas encore à la retraite à redoubler d’efforts car ils sauront qu’en plus du salaire, ils auront aussi la reconnaissance de leurs élèves. « J’avais un de mes élèves, intelligent, qui parcourait plus de 6 km à pieds pour suivre les cours. L’année où il devait passer le certificat, son père a voulu le retirer de l’école pour diminuer sa pénibilité. Chaque fois que je constatais son absence, j’enfourchais ma bécane pour aller le chercher. Aujourd’hui il est cadre de l’administration », a-t-il raconté. L’instituteur à la retraite a débuté sa carrière à l’école primaire publique de Dablo en 1973 où il est resté jusqu’en 1984. Par la suite, il est affecté à l’école  centre de Barsalogho où il a été directeur de 1984-1989. Avant de repartir à l’école primaire de  Dablo pour un second passage de 1989 à 2003. Il a pris sa retraite en 2013 à Barsalogho où il vit jusqu’à ce jour.

Alpha Sékou BARRY

alphasekoubarry@gmail.com

Légendes : (Ph : Alpha Sékou BARRY)

Port de casque et de ceinture de sécurité: l’ONASER sensibilise à Bobo-Dioulasso

L’Office national de sécurité routière (ONASER), en collaboration avec la Police municipale de Bobo-Dioulasso, a organisé, le samedi 4 juillet 2026, à Bobo-Dioulasso, une campagne de sensibilisation au port de casque et de la ceinture de sécurité. Cette campagne vise à amener les usagers à adopter des comportements responsables en matière de circulation.

Les agents de l’Office national de sécurité routière (ONASER) et de la Police municipale de Bobo-Dioulasso étaient dans la soirée, du samedi 4 juillet 2026, sur les grands axes routiers de la ville de Bobo-Dioulasso. Ces policiers y étaient pour sensibiliser les usagers au port des casques pour les engins à deux roues et à la ceinture de sécurité pour les véhicules, les poids lourds et les transports en commun. Ils ont également vérifié la présence des extincteurs, des triangles au sol et des boites a pharmacie dans les véhicules. Sur le terrain, les motocyclistes sans casques étaient systématiquement soumis a des leçons sur l’importance du port des casques.

Des automobilistes sans ceinture de sécurité ou en excès de vitesse étaient verbalisés et invités à passer à la caisse pour payer des contraventions. Elles s’élèvent à 6000 F CFA pour défaut de ceinture de sécurité et à 12 000 F CFA et 25 000 F CFA pour excès de vitesse respectivement pour les petits camions et pour les poids lourds et les transports en commun. Dans les différents points de contrôle, ils étaient nombreux les contrevenants à s’aligner pour payer leur contravention pour pouvoir continuer leur trajet.

Malgré cette saignée financière imprévue, certains usagers apprécient néanmoins cette opération de contrôle comme Soumailla Soma, interpellé pour n’avoir pas mis sa ceinture de sécurité. « J’ai été arrêté par manque de ceinture de sécurité. Je ne suis pas habitué au port de ceinture de sécurité. J’apprécie néanmoins cette opération car, il y va de notre sécurité », a signifié M. Soma. Un autre usager, Moussa Ouilly, sur sa moto et sans casque a abondé dans le même sens. Il a loué cette sortie de l’ONASER qui vise à protéger les usagers eux-mêmes.

Toujours sensibiliser

Pour le chef de service régional de la circulation et de la surveillance routière, le capitaine de police Soungalo Millogo, l’opération de contrôle entre dans le cadre de la campagne de sensibilisation sur le port de casque pour les engins à deux roues, sur la ceinture de sécurité pour les véhicules, les poids lourds et les transports en commun. Elle porte également sur le contrôle de l’éclairage et de certains dispositifs essentiels pour la conduite comme les extincteurs et les triangles au sol.

Le capitaine Soungalo Millogo fait un bilan mitigé quant au respect du port des casques et de la ceinture de sécurité. « Nous constatons qu’en ce qui concerne les engins à deux roues il y a encore du travail à faire. Mais la sensibilisation se poursuit et on espère que d’ici la fin, les usagers prendront conscience sur le bienfait du port du casque. Pour les voitures particulières il faut noter qu’il y a une petite satisfaction au niveau de l’utilisation des ceintures de sécurité », a précisé M. Millogo.

Il a alors invité les usagers de la route à avoir le casque puisque c’est un comportement qui peut éviter les accidents de la circulation. Il a également appelé les conducteurs des véhicules poids lourd et les transports en commun à porter leurs ceintures et avoir avec eux les dispositifs comme les extincteurs, les triangles au sol ou les boites à pharmacie. Ces instruments, a-t-il laissé entendre, sont essentiels pour la conduite et peuvent contribuer à faire face à certaines situations en attendant que les services techniques qualifiés puissent intervenir en cas de sinistre.

Adaman DRABO

Tournoi maracana SONAR et partenaires : les conseillers SONAR règnent sur la Xe édition

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Le tournoi maracana SONAR et partenaires a célébré, le 3 juillet dernier, à Ouagadougou, sa Xe édition dans une ambiance festive et fraternelle. Au terme d’une finale parfaitement maîtrisée, les conseillers SONAR ont largement dominé la Banque postale (4-1) pour conserver leur titre. Une victoire qui récompense la régularité et la solidité d’une équipe qui s’est montrée impériale tout au long de la compétition.

Dix ans déjà que le tournoi maracana SONAR et partenaires rassemble les collaborateurs et partenaires de la Société nationale d’assurance et de réassurance (SONAR) autour des valeurs de fraternité, de solidarité et de dépassement de soi. Pour cette édition 2026, disputée sur le terrain maracana de la Zone d’activités diverses (ZAD) de Ouagadougou, les organisateurs ont une nouvelle fois réussi leur pari en offrant un cadre de compétition où performance sportive et convivialité se côtoient. Inscrit parmi les temps forts des 72 heures des conseillers SONAR, le tournoi a réuni six équipes représentant les principaux partenaires de l’entreprise que sont Orange Burkina, COFINA, BF1, la RTB, la Banque postale et les conseillers SONAR.

Pendant trois jours, les rencontres se sont succédé dans une ambiance chaleureuse, sous les encouragements de nombreux supporters venus soutenir leurs équipes. Après les matchs de poules, quatre équipes se sont hissées dans le dernier carré. Ce sont la RTB, COFINA, la Banque postale et les conseillers SONAR. La première demi-finale a vu les champions en titre imposer leur rythme face à la RTB. Solides défensivement et efficaces offensivement, les conseillers SONAR se sont imposés 2 buts à 0, validant leur billet pour la finale. Dans la seconde demi-finale, la Banque postale a dû batailler jusqu’au bout pour venir à bout de COFINA. Grâce à une courte mais précieuse victoire (1-0), elle obtenait le droit de défier le tenant du titre dans une finale très attendue.

Une finale maîtrisée de bout en bout

Face à une équipe de la Banque postale ambitieuse, les conseillers SONAR ont rapidement montré qu’ils n’avaient aucune intention de céder leur couronne. Dès les premières minutes, ils ont pris le contrôle du jeu en imposant un pressing constant et une bonne circulation du ballon. Cette domination s’est concrétisée par une ouverture du score, suivie quelques instants plus tard d’un deuxième but. Alors que la rencontre semblait à sens unique, la Banque postale est parvenue à réduire l’écart juste avant la pause, relançant momentanément le suspense. Mais au retour des vestiaires, les champions ont définitivement fait parler leur expérience.

Plus réalistes et mieux organisés, ils ont inscrit deux nouveaux buts en seconde période, scellant une victoire éclatante (4-1). Un succès sans contestation qui leur permet de conserver leur trophée et de confirmer leur statut de référence dans cette compétition. Pour le capitaine des conseillers SONAR, Patrice Ouédraogo, cette victoire est avant tout celle d’un groupe soudé. « Nous avons joué des équipes de bon niveau durant tout le tournoi. En finale, c’était également difficile jusqu’en seconde période où nous avons réussi à faire la différence. Notre force, c’est d’avoir une équipe compétitive et très solidaire », a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre. Des propos qui illustrent parfaitement la philosophie de cette équipe, capable d’allier expérience, solidarité et efficacité dans les moments décisifs.

Le fair-play au cœur de la compétition

Les Conseillers SONAR se succèdent.

Au-delà des résultats sportifs, les organisateurs ont insisté sur les valeurs qui fondent ce tournoi depuis sa création. Le Directeur général adjoint de SONAR Vie, Abdou Hassine Salia, a salué l’engagement des équipes participantes ainsi que le climat de respect qui a régné tout au long de la compétition. « Ce sont des moments de convivialité, de partage, de fraternité et de franche collaboration entre la SONAR et ses partenaires », a-t-il affirmé, se réjouissant du succès de cette 10e édition. Grâce à leur victoire, les conseillers SONAR repartent avec le trophée de champion ainsi qu’une enveloppe de 200 000 F CFA. La Banque postale, finaliste malheureuse, reçoit une prime de 150 000 F CFA.

Dans la petite finale, la RTB a pris le meilleur sur COFINA (2-1) pour s’adjuger la troisième place et une récompense de 75 000 F CFA. Lancé le 2 juillet, le programme des 72 heures des conseillers SONAR s’est achevé le 4 juillet 2026. Au-delà du tournoi de maracana, plusieurs activités étaient prévues afin de renforcer les liens entre les conseillers, la direction et les partenaires. Parmi les temps forts figuraient notamment la nuit des conseillers SONAR, un cadre de reconnaissance et de célébration, ainsi qu’une action citoyenne marquée par un don au profit de Faso Mêbo. Cette 10e édition confirme ainsi que le tournoi maracana SONAR et partenaires est bien plus qu’une simple compétition sportive. Il constitue désormais un véritable rendez-vous de cohésion, de partage et de renforcement des relations professionnelles, où la victoire se construit autant sur le terrain que dans les valeurs qu’elle véhicule.

Ollo Aimé Césaire HIEN