Mois artistique et culturel 2026 : le ministre Dingara satisfait du savoir-faire des apprenants

Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a effectué une visite de suivi des activités du mois artistique et culturel 2026 dans des écoles pilotes de Ouagadougou, mercredi 8 juillet 2026.

Accompagné de ses proches collabora-teurs, le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a effectué une visite d’écoles pilotes, notamment les écoles Nelson Mandela A, B et C, les écoles Wend-Panga et Bendogo, mercredi 9 juillet 2026. Il s’est agi pour lui, d’une part, d’apprécier le déroulement des activités artistiques et culturelles, d’encourager les élèves et les encadreurs et d’autre part, d’échanger avec les différents acteurs mobilisés pour la promotion de la culture en milieu scolaire.

Il est 9 h, lorsque la délégation a franchi les portes de l’école Nelson Mandela. Après l’accueil d’usage, c’est dans une bonne ambiance que les visiteurs du jours ont découvert le savoir-faire et les chefs-d’œuvre réalisés dans le cadre du Mois artistique et culturel, session 2026. Les élèves ont présenté des récitations, des chants et des contes. La délégation a été émerveillée également par le savoir faire manuel et l’ingéniosité des stagiaires dans la teinture des pagnes « koko dunda ». Jacques Sosthène Dingara a manifesté sa satisfaction tant à l’endroit des apprenants que des encadreurs. « En trois semaines la démonstration que nous venons de voir va au-delà de nos espérances. Les enfants se sont dotés de compé-tences réelles, ils ont libéré leur génie créateur, à travers des œuvres d’art », s’est-t-il réjoui.

La culture du savoir-faire endogène

L’ingéniosité des stagiaires dans la teinture des pagnes « koko dunda » a émerveillé la délégation du ministère en charge de l’enseignement.

A Pissy, l’école WendPanga a accueilli la délégation de leur département de tutelle par un scénario identique. Toutefois les outils de protection sécuritaire tradi-tionnelle masculine et les ustensiles de cuisine jadis utilisés ont retenu l’attention de la délégation. Comme pour marquer dans la pierre cet évènement, les apprenants et le ministre chargé de l’Enseignement de base ont planté un arbre (baobab) dans l’enceinte de l’école. La dernière étape a été celle des écoles Bénogo A et B.

En sus de la poterie, la teinture, peinture et l’art culinaire, les écoliers de ces établissements se sont essayés à la médecine traditionnelle, en proposant des échantillons de racines, feuilles et plantes, pour les soins de certaines maladies. « Nous pensons que le MAC, si certains doutaient, est une activité pertinente et importante. Elle permet, au-delà de l’aspect théorique, de clôturer l’année avec l’initiation des enfants à des connaissances pratiques », a confié Jacques Sosthène Dingara. Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales a annoncé que le département va tirer les leçons possibles de cette phase pilote en vue de préparer la généralisation du mois artistique et culturel dans toutes écoles.

Emmanuel BICABA

Bark-wendé Sandrine TASSEMBEDO (Stagiaire)

Journée africaine de lutte contre la corruption: l’ASCE-LC dévoile les activités au menu

En prélude à la célébration de la journée africaine de lutte contre la corruption qui se tient le 11 juillet de chaque année, l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) a animé une conférence de presse, le mercredi 8 juillet 2026 à Ouagadougou pour donner les grandes lignes des activités au programme.

Aujourd’hui 9 juillet 2026, l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) célèbre en avance la journée africaine de lutte contre la corruption. L’information a été donnée hier, mercredi 8 juillet 2026 à la presse à Ouagadougou. Elle se tient dans les locaux de l’institut national de formation des personnels de l’éducation à Loumbila dans la région de Oubri. La raison de cette célébration en avance est que le 11 juillet 2026 sera un samedi, un jour non ouvrable.

« C’est pourquoi, nous avons décidé de le faire le 9 juillet, un jour ouvrable », a expliqué le contrôleur général d’Etat de l’ASCE-LC. Le thème de la présente édition est : « Intensifier la promotion de l’intégrité et des actions anticorruptions à travers l’Afrique ». Au menu de la célébration, en plus de la conférence de presse, l’ASCE-LC prévoit la diffusion d’un message conjoint élaboré avec les principaux acteurs, suivi d’une campagne de sensibilisation direct par SMS via les réseaux de téléphonie mobile. Selon le contrôleur général d’Etat de l’ASCE-LC, l’innovation de l’édition 2026 de la journée de lutte contre la corruption est l’expérimentation d’une approche intégrée.

« Il s’agit de la commémorer avec les acteurs sur le terrain. Cette année, ce sont les enseignants du préscolaire et du primaire en stage qui sont à l’honneur. En s’adressant aux futurs enseignants, nous donnons une dimension à long terme, parce qu’ils seront en contact avec les enfants dès leur plus jeune âge », a-t-il souligné. Lassané Compaoré a annoncé que les enseignants auront droit à des panels et des cadres d’échanges directs autour de la thématique générale : « Comment faire de l’intégrité une pratique quotidienne dans la famille, à l’école et dans l’administration et prévenir la corruption par l’éducation aux valeurs civiques et morales ? ».

Se mobiliser pour l’éducation des plus jeunes

Le contrôleur général d’Etat a exhorté l’ensemble de la société à se mobiliser à travers l’éducation dès le plus jeune âge, les autorités confessionnelles à réinvestir les valeurs culturelles endogènes. Il a rappelé que la cellule familiale doit être la première école de l’éthique. Lassané Compaoré a encouragé également l’Etat à déployer des technologies numériques pour la transparence.

Au cours de la conférence de presse, l’ASCE-LC a salué les efforts consentis par le gouvernement pour assainir la gestion publique, renforcer la transparence et replacer la rigueur au cœur de l’Etat. « Ces réformes entreprises démontrent une volonté manifeste de rompre avec l’impunité et de restaurer la confiance des citoyens envers les institutions étatiques », a relevé le contrôleur général d’Etat. Il a lancé un appel à l’ensemble des acteurs de la chaine nationale de lutte contre la corruption à demeurer « farouchement unis, solidaires et vigilants », car aucune faille ne doit être tolérée. La célébration de la journée africaine de lutte contre la corruption se prolongera jusqu’au 9 décembre 2026.

Fleur BIRBA

Assami TIENDREBEOGO (Stagiaire)

Consultations diplomatiques Confédération AES – Russie : un nouvel élan de renforcement du partenariat stratégique entre les deux parties

Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel et de la Fédération de Russie ont tenu la 2e session de leurs consultations diplomatiques, le mercredi 8 juillet dans la capitale nigérienne.

A l’ouverture des travaux, les deux parties ont salué la tenue effective de ce cadre qui traduit la volonté et l’engagement des deux parties à donner du dynamisme à ce format de coopération entre les pays de l’AES et leur partenaire russe. Dans une convergence de vues, les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont salué l’approche objective et pragmatique de la Fédération de Russie vis-à-vis de la Confédération AES, rappelant avec reconnaissance que le pays de Vladimir Poutine a été le premier à reconnaitre l’Alliance des Etats du Sahel au lendemain de sa création.

Pour eux, les deux parties ont des visions convergentes, attachées au respect de la souveraineté des Etats, au dialogue comme instrument privilégié de règlement des differends et à la promotion d’un ordre international plus juste, plus équilibré et plus représentatif. Présidant la cérémonie d’ouverture de la session, le camarade ministre des Affaires étrangères a indiqué que ce cadre donne l’occasion de poser de nouveaux jalons dans la coopération entre les deux parties, à travers des réflexions ouvertes et franches dont l’impact peut se mesurer au delà de la convergence des positions diplomatiques.

« La qualité d’un partenariat stratégique se mesure aussi dans sa capacité à produire des résultats concrets qui améliorent durablement la vie des populations et c’est précisément l’ambition que portent aujourd’hui la Confédération des Etats du Sahel et la Fédération de Russie », a indiqué Karamoko Jean Marie Traoré du Burkina Faso, pays assurant la présidence en exercice de la Confédération des Etats du Sahel.

Les avancées notables de la coopération Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a, quant à lui, salué la tenue de ce 2e round des consultations diplomatiques entre son pays et la Confédération AES, tout en indiquant sa conviction que les conclusions permettront sans nul doute d’atteindre des objectifs intégrateurs au profit des deux parties. « Nous sommes unis par une coopération qui prône la nécessité de former un ordre mondial multipolaire juste et nous souhaitons que la coopération entre la Russie et l’AES donne un élan additionnel au renforcement de la souveraineté de nos Etats, l’élargissement de nos relations bilatérales et de nos relations sous le format multilatéral », a-t-il indiqué.

La session a été l’occasion pour saluer les avancées notables de la coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment la défense-sécurité, avec la nécessité exprimée de renforcer la coopération dans les autres secteurs au regard de l’énorme potentiel qui existe encore dans ces secteurs. A titre d’exemple, le renforcement de la coopération dans le domaine des médias s’impose selon les deux parties, pour lutter contre la campagne de désinformation orchestrée par certains pays occidentaux qui refusent de reconnaitre les efforts consentis et les résultats engrangés par les pays de la Confédération AES, notamment sur le plan sécuritaire.

La session s’est soldée par l’adoption de documents stratégiques, dont le plan de consultations 2026-2027, comprenant plusieurs domaines de coopération et le Mémorandum devant régir lesdites consultations. La réunion de Niamey ouvre une nouvelle étape dans le partenariat stratégique entre la Confédération AES et la Fédération de Russie.

DCRP/MAE

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Le téléphone portable occupe aujourd’hui une place importante dans notre quotidien. Utilisé au départ pour faciliter la communication et le travail, il est devenu pour beaucoup une source permanente de distraction. Entre les discussions en ligne, les vidéos sur TikTok, les publications sur Instagram et les nombreuses applications, nous passons désormais plus de temps devant nos écrans qu’avec nos proches. Cette situation affecte progressivement les relations humaines. Les échanges autour des repas en famille, les conversations entre parents et enfants et la chaleur du vivre-ensemble, autrefois au cœur de nos traditions africaines, tendent à disparaître. Pour préserver nos liens sociaux, il est nécessaire de revoir notre rapport au numérique. Fixons-nous des limites, organisons notre temps et accordons davantage de place aux moments partagés avec nos familles et nos amis. Le téléphone portable reste une grande invention, mais il ne doit jamais remplacer la chaleur humaine, les échanges et cette richesse du vivre-ensemble que nous devons continuer à protéger.

Ange BONTOGO (Stagiaire)

Opération « Wibga 2 » : 1 798 personnes interpellées et 27 armes saisies

Le ministère de la Sécurité a officiellement lancé l’opération « Wibga 3 », mercredi 8 juillet 2026 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse. Le bilan de l’opération « Wibga 2 » a été présenté également au cours de cette rencontre.

Le ministère de la Sécurité franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de lutte contre l’insécurité, avec le lancement officiel de l’opération « Wibga 3 ». Au cours d’une conférence de presse animée le mercredi 8 juillet 2026 à Ouagadougou, les premiers responsables du département ont présenté les objectifs de cette nouvelle phase, ainsi que les résultats enregistrés par l’opération « Wibga 2 ».

Le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamoudou Sana, a indiqué que l’opération « Wibga 3 » vise à maintenir une pression opérationnelle constante sur les réseaux criminels, consolider les acquis des précédentes opérations et renforcer durablement le sentiment de sécurité des populations. Elle va se poursuivre jusqu’à nouvel ordre. Selon lui, Wibga 3 s’articule autour de deux principaux axes. Le premier concerne les actions de prévention.

Dans ce cadre, l’opération prévoit, notamment, l’intensification des patrouilles pédestres et motorisées, le renforcement des contrôles routiers, d’identité et de documents administratifs, la sécurisation des lieux publics, ainsi que le développement du renseignement de proximité. Le second axe de Wibga 3 est consacré aux actions de répression. Il portera sur la poursuite des opérations d’interpellation des auteurs d’infractions, la saisie et la confiscation des produits et matériels illicites, ainsi que le démantèlement des réseaux criminels.

Des résultats jugés satisfaisants

Le ministre de la Sécurité a invité les Burkinabè à demeurer pleinement engagés aux côtés des Forces de défense et de sécurité (FDS). « La vigilance citoyenne, le signalement des comportements suspects, ainsi que le respect des dispositions sécuritaires demeurent des leviers essentiels de notre action commune », a-t-il déclaré. Pour ce qui concerne les résultats de la précédente opération, Mahamoudou Sana a estimé que « Wibga 2 » démontre que la collaboration entre les populations et les FDS permet d’obtenir des résultats concrets dans la lutte contre le terrorisme, la fraude et les autres formes de criminalité.

Le conseiller technique du ministère de la Sécurité, l’Officier Hatto Sia, a indiqué que 36 810 agents des Forces de sécurité intérieure ont été mobilisés entre le 28 avril et le 22 juin 2026 sur l’ensemble du territoire national. Selon lui, les différentes interventions ont permis l’interpellation de 1 798 personnes, la saisie de 7 075 engins et le recouvrement de 140 572 602 F CFA, au titre des amendes forfaitaires.

Il a poursuivi que les FDS ont également retiré des circuits criminels 27 armes à feu, 114 cartouches, 207 bâtons d’explosifs et 2 289,215 kg de drogues et de stupéfiants, entre autres. Pour l’Officier Hatto Sia, ces résultats témoignent de l’efficacité du dispositif opérationnel mis en place et de la pertinence d’une approche fondée sur la coordination des actions et la collaboration des populations.

Soumaïla BONKOUNGOU

Lydia Esther BILLA (Stagiaire)

Coopération transfrontalière: le Burkina et le Ghana misent sur une action concertée

La rencontre de finalisation du plan d’actions du cadre de concertation transfrontalier entre le Burkina et le Ghana s’est tenue les 6 et 7 juillet 2026 à Gaoua, dans la région du Djôrô. Réunissant gouverneurs, ministres régionaux du Ghana, autorités coutumières, cette rencontre a permis d’examiner et d’adopter une feuille de route commune destinée à renforcer la coopération entre les deux pays. L’objectif est d’améliorer la sécurité, la cohésion sociale et les conditions de vie des populations vivant de part et d’autre de la frontière.

Faire des frontières un levier d’intégration plutôt qu’une ligne de séparation. C’est dans cette dynamique que les autorités des régions frontalières du Burkina Faso et du Ghana se sont retrouvées à Gaoua, dans la région du Djôrô, pour finaliser leur plan d’actions commun, appelé à guider leur coopération. Ont pris part, ensemble à cette rencontre, les gouverneurs des régions burkinabè du Djôrô, du Nando et du Nakambé, ainsi que les ministres régionaux ghanéens du Upper East, du Upper West et de la Savannah Region, pour examiner une feuille de route destinée à renforcer la coopération, la sécurité et le développement des communautés vivant de part et d’autre de la frontière.

Le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro, a indiqué que la rencontre de Gaoua s’inscrit dans le prolongement des travaux engagés à Pô. A cette occasion, les gouverneurs des régions frontalières du Burkina Faso et les ministres régionaux du Ghana avaient signé une convention instituant un cadre permanent de concertation transfrontalière. Si cette étape a permis de mettre en place ce cadre de coopération, elle n’avait pas abouti à la finalisation du plan d’actions. Selon lui, les travaux de Gaoua visent à examiner le document élaboré par les techniciens afin d’aboutir à un plan d’actions réaliste, consensuel et facilement applicable sur le terrain.

Il a insisté sur la nécessité d’une participation active des différentes parties prenantes pour que ce document réponde aux réalités des zones frontalières. Pour le gouverneur, cette coopération doit contribuer à améliorer les conditions de vie des populations tout en renforçant la paix, la sécurité et la cohésion sociale. Il a également rappelé que les plus hautes autorités des deux Etats ont fait de la coopération transfrontalière une priorité, d’où la volonté d’institutionnaliser des rencontres annuelles entre gouverneurs et ministres régionaux.Pour sa part, le chef de la délégation ghanéenne, le ministre régional du Upper East, Donatus Akamugri Atanga, a expliqué que sa délégation est venue à Gaoua pour achever le travail entamé à Pô.

Une coopération fondée sur des liens historiques et culturels

Il a précisé que le Ghana avait demandé un délai afin de consulter un plus grand nombre d’acteurs, notamment les services de sécurité, les institutions concernées et les communautés locales, en vue d’élaborer un plan d’actions consensuel et facilement exécutable. L’objectif, a-t-il expliqué, est de garantir une mise en œuvre efficace de la convention de coopération transfrontalière.

Selon lui, ce document devra renforcer les relations entre le Burkina Faso et le Ghana, faciliter le travail des services de sécurité, promouvoir la collaboration entre les autorités administratives et traditionnelles et améliorer les conditions de vie des populations frontalières. Le chef de la délégation ghanéenne a également insisté sur les liens historiques et culturels qui unissent les deux peuples. Avant de rappeler que des communautés telles que les Dagara, Frafra, Bissa, Kassena et Birifor vivent de part et d’autre de la frontière, partageant les mêmes langues, les mêmes traditions et des liens familiaux anciens.

Pour lui, la frontière ne doit pas être un facteur de division, mais un espace de coopération. Enfin, Donatus Akamugri Atanga a salué l’engagement des Présidents Ibrahim Traoré et John Dramani Mahama en faveur du renforcement de la coopération entre les deux pays. Par ailleurs, il s’est dit convaincu que l’adoption du plan d’actions va permettre de consolider la paix, de favoriser les échanges économiques et culturels, et d’accélérer le développement des communautés vivant le long de la frontière commune.

Boudayinga J.-M. THIENON

Il accuse sa bague d’être à l’origine de ses vols

C.M, électricien domicilié à Bobo-Dioulasso, était à la barre de la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso, le mardi 9 juin 2026 pour répondre des faits de vol. Selon l’accusation, il a frauduleusement soustrait des fils électriques sur le chantier de construction de l’hôtel Sissima où il était employé. Les faits remontent au 25 avril 2026. C.M travaillait sur ce chantier en qualité d’électricien. En raison de son comportement, il a été remercié par son employeur, titulaire du marché d’installation électrique du nouveau bâtiment en construction (…)

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Adaman DRABO

Noufou NEBIE

La destination Burkina Faso

Le Burkina Faso s’est engagé, depuis bien longtemps, dans la promotion du secteur du tourisme. Ainsi, dans une dynamique de résilience et de souveraineté nationale, les actions menées en faveur de ce secteur stratégique donnent des résultats des plus encourageants. Il ressort des chiffres que 78% des plus de 630 000 visiteurs recensés sur les différents sites touristiques, en 2025, sont des Burkinabè. C’est dans cet esprit que la Grande saison du tourisme interne (GSTI) a été initiée par les autorités en charge de cette question et dont la IVe édition a été lancée, le 4 juillet 2026, sur les rives du barrage de Samendéni, dans la commune de Bama, région du Guiriko, sous le thème : « Tourisme interne, un levier de valorisation du patrimoine et de développement local au Burkina Faso ».

Bien plus qu’une escapade routinière, l’activité qui a connu une grande mobilisation vise à inciter les Burkinabè, toutes classes confondues, à découvrir les richesses naturelles, culturelles et historiques de leur propre pays. Cela est à saluer. En effet, en invitant les citoyens à mieux connaître ou à redécouvrir leur territoire, cette politique contribue, en vérité, à la valorisation du patrimoine et à la consolidation de l’identité nationale. Faut-il le rappeler, le Burkina Faso dispose d’importants atouts touristiques, pourtant méconnus par certains citoyens. Les Ruines de Loropéni, la Cour royale de Tiébélé inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, les Dômes de Fabédougou, les Pics de Sindou, la Mare aux hippopotames de Bala, les Cascades de Banfora, les musées, les Villages artisanaux et les nombreux festivals culturels sont des exemples éloquents.

Mais, grâce aux actions de promotion, les résultats enregistrés ces dernières années sont plus que satisfaisants. En 2025, le ministère en charge du tourisme a enregistré une hausse de 177 % du tourisme interne. Selon les techniciens du domaine, au-delà de la valorisation du patrimoine, le tourisme constitue un moteur de développement économique favorisant la création d’emplois tout en stimulant les économies locales. Toutefois, plusieurs obstacles freinent encore le développement du secteur, notamment l’insuffisance des capacités d’hébergement et une culture du tourisme qui reste à renforcer.

Pour donner une nouvelle impulsion au tourisme interne, il est donc indispensable de poursuivre les investissements dans les infrastructures, de proposer des offres touristiques accessibles et d’accompagner davantage les opérateurs privés. A ce propos, l’implication des collectivités territoriales, des établissements scolaires et des acteurs culturels devront permettre également d’ancrer le tourisme dans les habitudes quotidiennes des Burkinabè. De ce qui précède, il est loisible d’indiquer, sans risque de se tromper, que la Grande saison du tourisme interne représente bien plus qu’une simple campagne de promotion mais un instrument de préservation du patrimoine et de renforcement de la cohésion sociale. Dans le contexte actuel de réaffirmation de la souveraineté nationale, chaque citoyen est donc appelé à découvrir tous les pans du tourisme, à soutenir les initiatives locales et à contribuer, autant que faire se peut, à la promotion de la destination Burkina Faso.

« C’est en développant un tourisme qui préserve notre patrimoine naturel et culturel que nous œuvrerons à la construction d’un avenir plus responsable, équitable et résilient pour tous », avait relevé le ministre chargé du Tourisme Pingdwendé Gilbert Ouédraogo en 2025, à l’occasion de la Journée mondiale du tourisme. C’est donc dire que le tourisme burkinabè constitue indubitablement un secteur stratégique pour le développement économique, social et culturel du pays qui commande que chacun y mette du sien pour faire du secteur un véritable tremplin de rayonnement.

Soumaïla BONKOUNGOU

Entrepreneuriat senior: la Primature renforce les capacités de ses retraités et préretraités

La Primature a organisé, du 29 juin au 3 juillet 2026, à Ouagadougou, une session de formation au profit de ses retraités et préretraités. Placée sur le thème : « Gestion de la pension et entrepreneuriat senior », cette activité s’est tenue en collaboration avec la Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF) et la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO).

Loin d’être une période d’inactivité, la retraite peut constituer une opportunité de réorientation, d’épanouissement personnel et de contribution continue au développement socio-économique du Burkina Faso. Cette initiative de renforcement des capacités s’inscrit dans la dynamique de valorisation du capital humain et d’accompagnement des agents de l’institution à l’approche de la retraite. Elle vise à leur donner les outils nécessaires pour aborder cette nouvelle étape de leur vie avec sérénité, confiance et ambition.

La formation a été conduite suivant une approche participative, combinant exposés théoriques, partage d’expériences, travaux pratiques et discussions de groupe. Cette méthode a permis aux retraités et préretraités d’enrichir leurs connaissances, de confronter leurs expériences et d’identifier des pistes concrètes pour développer des activités génératrices de revenus adaptées à leurs compétences, à leurs besoins et à leurs aspirations. Durant les cinq jours de formation, les participants ont bénéficié de plusieurs communications portant sur des thématiques essentielles.

Il s’est agi notamment des démarches administratives liées à la préparation de la retraite et à la liquidation de la pension, de la gestion efficace des ressources financières après la cessation d’activité, ainsi que des possibilités de reconversion professionnelle à travers l’entrepreneuriat senior. A la clôture de la session, le camarade Ismaël Sawadogo, directeur du marketing et de l’appui-conseil de la MEBF, représentant le directeur général de la MEBF, a salué l’assiduité, la ponctualité et le dynamisme des participants. Il les a encouragés à mettre en pratique les connaissances acquises afin de bâtir leurs propres initiatives entrepreneuriales et de renforcer leur autonomie économique et sociale après leur départ à la retraite.

Pour sa part, la directrice des ressources humaines de la Primature, Mariam Nakanabo, a exprimé sa reconnaissance à la MEBF et à la CARFO pour leur accompagnement. Elle a rappelé que la retraite marque à la fois l’aboutissement d’une carrière au service de l’Etat et le début d’une nouvelle étape qui mérite une préparation rigoureuse. Elle a invité les bénéficiaires à faire bon usage des enseignements reçus, avant de leur souhaiter une retraite épanouie, active et utile.

Par cette action, la Primature réaffirme sa conviction que l’expérience acquise au fil des années demeure une richesse précieuse pour la Nation. Les retraités et préretraités, forts de leurs compétences, de leur savoir-faire et de leur sens du service public, peuvent continuer à jouer un rôle actif dans la construction nationale. Car, le développement du Burkina Faso passe aussi par la mobilisation des compétences à tout âge, dans un esprit de transmission, d’initiative et d’engagement au service de la Patrie.

DCRP/ Primature

105e anniversaire du PCC: Sous le signe d’une amitié sincère avec le Burkina

L’ambassadeur de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong, a célébré le 105e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois (PCC) autour d’un colloque retraçant l’histoire, les acquis et les performances du parti, mardi 7 juillet 2026, à Ouagadougou, au sein de l’enclave diplomatique.

Fondé en juillet 1921, le Parti communiste chinois (PCC), qui compte à ce jour 101,29 millions de membres, souffle cette année 2026, sa 105e bougie. Pour marquer d’une pierre blanche cette date anniversaire du plus grand Parti de la République populaire de Chine, l’ambassade de Chine au Burkina Faso a organisé un colloque pour expliquer les principes directeurs qui font aujourd’hui le développement et la grandeur de l’Empire du Milieu, mardi 7 juillet 2026.

La rencontre a commencé par une exposition de tableaux descriptifs de l’évolution du PCC et des luttes qui ont permis de hisser la Chine comme une puissance incontestée. Des récits et légendes, qui accompagnent les images, ont fait vivre aux participants l’histoire d’un pays, d’un peuple qui, en se focalisant sur sa culture et ses valeurs intrinsèques, a réussi la prouesse de bâtir un développement socio-économique certain durable pour le bonheur de peuple chinois. Un pan de cette histoire magnifie les relations diplomatiques et amicales entre la Chine et le Burkina Faso, notamment la période de la Révolution démocratique et populaire avec des images de la visite d’Etat tant appréciée des Chinois du capitaine-Président Thomas Sankara en 1984.

A cette occasion, l’ambassadeur de la Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong, a d’abord salué le discours prononcé par le Président chinois Xi Jinping, lors de la grande cérémonie que celui-ci a dirigée le 1er juillet courant au Grand Palais du Peuple à Beijing où il a appelé à l’unité face aux défis mondiaux de l’heure. Selon le diplomate chinois, son pays a fait un pas de géant depuis l’avènement du PCC.

Une confiance politique mutuelle

Dans tous les domaines de vie politique, économique et de la gouvernance, a-t-il expliqué, la Chine a engrangé des résultats reluisants, la plaçant ainsi à un rang qui impose que les Nations du monde comptent avec elle dans les grandes décisions de la planète. Mais, l’ambassadeur a reconnu que la force de la Chine réside également dans sa politique étrangère sincère et fraternelle.

C’est ainsi que Zhao Deyong a indiqué que la Chine est disposée à renforcer davantage les échanges avec le Burkina Faso en matière de gouvernance, approfondir l’apprentissage et l’inspiration mutuels et explorer ensemble des voies de modernisation adaptées aux réalités de chacun, afin d’être de véritables partenaires dans la poursuite commune de la modernisation. « Au cours des huit dernières années, sous l’orientation stratégique des chefs d’Etat des deux pays, les relations bilatérales ont connu un développement constant.

La confiance politique mutuelle s’est continuellement consolidée, les résultats de la coopération pragmatique se sont multipliés et les échanges humains et culturels se sont intensifiés, ouvrant un nouveau chapitre de solidarité, de coopération et de bénéfices mutuels des deux pays », a-t-il dit. L’ambassadeur Zaho Deyong a ajouté que la Chine sera toujours « un ami sincère et un partenaire fiable, prêt à préserver la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement du Burkina Faso ». « La Chine est prête à travailler main dans la main avec le Burkina Faso pour faire progresser ensemble la modernisation, enrichir le contenu du partenariat stratégique sino-burkinabè et apporter davantage d’énergie positive à la paix, au développement et à la prospérité du monde », a conclu le diplomate.

Wanlé Gérard COULIBALY