Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, a lancé officiellement la IIe édition du programme « Vacances utiles », le vendredi 3 juillet 2026, à Ouagadougou.
La jeunesse constitue la principale richesse et mérite d’être accompagnée très tôt dans la découverte des métiers, l’acquisition de compétences pratiques et la construction de son avenir professionnel. Pour ce faire, le ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique organise à travers Burkina Suudu Bawdè, du 1er juillet au 30 septembre 2026, le programme « Vacances utiles ».
Le lancement officiel de la IIe édition de l’activité a été présidé par le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, le vendredi 3 juillet 2026, à Ouaga-dougou. Pour le directeur général de Burkina Suudu Bawdè, Kêrabouro Palé, ce programme vise à offrir aux élèves des lycées et collèges l’opportunité d’acquérir des compétences pratiques durant les vacances scolaires. Il a indiqué que 15 métiers porteurs sont proposés aux élèves dans 13 régions du Burkina avec un effectif projeté de 2300 élèves formés.
« Les formations couvrent notamment l’électricité bâtiment et solaire, la cuisine, la restauration, la coiffure, la couture, la réparation des téléphones portables, l’informatique bureautique, l’agriculture, le perlage, la plomberie, le dessin industriel, la décoration événementielle et plusieurs autres métiers répondant aux besoins actuels du marché », a-t-il précisé. En outre, le directeur général de Burkina Suudu Bawdè a confié que l’engouement suscité par cette édition dépasse les attentes.
A ce jour, a-t-il souligné, il a été enregistré dans la plateforme 1339 intentions d’inscription sur l’ensemble des trois sessions du programme, dont 977 pour la première session déjà en cours. Il a également indiqué que l’un des principaux atouts de ce programme réside dans son approche pédagogique. Et pour cause, il s’agit de formations modulaires qualifiantes, privilégiant 95% de pratiques pour seulement 5% de théorie, mobilisant aussi bien les formateurs internes que les professionnels des métiers partenaires.
Un levier stratégique
En plus, Kêrabouro Palé a fait savoir que chaque groupe est limité à un maximum de 30 apprenants afin de garantir un accompagnement personnalisé et des apprentissages de qualité. Le représentant des formateurs, Daniel Ilboudo, a remercié le gouvernement qui a fait de la formation professionnelle un levier stratégique pour le développement du capital humain et la promotion de l’employabilité des jeunes.
Il a ajouté que, le métier de formateur ne consiste pas uniquement à transmettre des connaissances techniques. Il consiste aussi à éveiller des vocations, développer des aptitudes, encourager la créativité et impliquer des valeurs qui sont le professionnalisme, la rigueur, la discipline, le sens de l’effort, le respect des règles et la recherche permanente de la qualité. Daniel Ilboudo a indiqué que leur ambition est que chaque apprenant reparte avec des compétences concrètes directement utiles dans sa vie quotidienne. Quant à la représentante des apprenants, Fleur Zoundi, elle a exprimé sa gratitude au gouvernement.
« Les vacances sont souvent considérées comme un moment de repos. Grâce à ce programme, elles deviennent aussi un temps d’apprentissage, de découverte et de construction de notre avenir. En choisissant de consacrer une partie de nos vacances à l’apprentissage d’un métier, nous faisons le choix de développer nos talents, d’acquérir de nouvelles compétences et de mieux préparer notre insertion dans la vie professionnelle », a-t-elle dit.
Le ministre, Moumouni Zoungrana, s’est dit obligé d’être présent au lancement de cette activité très importante pour la Révolution progressiste populaire. « La Révolution progressiste populaire met un accent exclusif sur la jeunesse, parce qu’elle va changer en profondeur le Burkina Faso pour qu’il compte parmi les nations les plus développées », a-t-il affirmé. Il a ajouté que son département a une ambition pratique et réelle pour la jeunesse. « Le concept de programme vacances utiles s’inscrit dans la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré », a-t-il poursuivi.
Le 30 juin 2026, des groupes armés terroristes ont lancé des attaques complexes et simultanées contre les positions des Forces combattantes à Gayéri, Solhan et Sebba. Mais leur offensive s’est soldée par une déroute. Grâce à une riposte terrestre et aérienne efficace, plus de 400 terroristes ont été neutralisés, tandis que plus de 250 motos, 353 armes de tous calibres, des munitions de guerre et des moyens de communication ont été récupérés. Si le pays déplore la perte de trois héros tombés au champ d’honneur, il peut également saluer une victoire militaire majeure qui confirme la montée en puissance de ses Forces combattantes.
Cette série d’attaques n’avait rien d’hasardeux. Leur caractère simultané, leur ampleur et le choix des cibles démontrent une volonté manifeste de produire un effet psychologique et médiatique. Elles sont intervenues au lendemain de la rupture des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France, dans une tentative évidente d’alimenter le narratif de ceux qui continuent de nier au peuple burkinabè son droit à la souveraineté pleine et entière.
La réponse des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) a démontré que le Burkina Faso a construit sa propre capacité de défense, fondée sur ses choix souverains, ses ressources et la détermination de ses filles et de ses fils. En effet, cette victoire éclatante est l’aboutissement des profondes réformes engagées ces dernières années au sein des Forces armées nationales. La réorganisation du dispositif militaire, le renforcement du renseignement, l’amélioration de la coordination entre les différentes composantes des forces combattantes, l’intensification de la formation interne des hommes et des femmes engagés sur le terrain ainsi que leur montée en compétence et en puissance, produisent aujourd’hui des résultats visibles. Les opérations militaires conduites sur plusieurs fronts témoignent d’une armée plus réactive, plus mobile et plus offensive.
A ces réformes s’ajoute un facteur déterminant : le Fonds de soutien patriotique (FSP) qui a permis de transformer le patriotisme des Burkinabè en capacités opérationnelles concrètes. Au 28 juin 2026, près de 660 milliards F CFA avaient déjà été mobilisés, preuve d’une confiance exceptionnelle des populations envers cet instrument de financement souverain. Grâce à ces contributions, des équipements stratégiques ont été acquis et remis aux Forces combattantes, notamment des blindés, des armes de pointe, des munitions, trois hélicoptères et des moteurs d’hélicoptères.
Les résultats obtenus à Gayéri, Solhan et Sebba illustrent parfaitement cette réalité. Des combattants mieux formés, mieux renseignés, mieux équipés et soutenus par une population unie disposent aujourd’hui des moyens de répondre avec efficacité aux offensives terroristes.
La victoire militaire remportée sur les trois théâtres d’opérations doit donc être comprise comme une victoire collective ; celle des Forces combattantes qui consentent les plus grands sacrifices et celle des millions de Burkinabè qui, par leurs contributions diverses, refusent de rester spectateurs de l’histoire.
C’est pourquoi, l’heure n’est ni au relâchement ni à l’autosatisfaction. L’ennemi et ses sponsors demeurent capables de nuisance, mais ils reculeront face à une Nation unie et forte, « tombeau des terroristes », comme l’a signifié le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, lors des échanges à la conférence nationale organisée par l’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre (ASVOVIG) en mars 2025.
Face aux desseins de l’impérialisme et de ses relais, la meilleure réponse reste l’unité, le patriotisme et la confiance en nos propres capacités. C’est sur cette voie que le Burkina Faso continuera d’engranger d’importantes victoires sur l’ennemi.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, président du conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a présidé les travaux de la deuxième session de l’Union, vendredi 3 juillet 2026, à Ouagadougou.
L’activité économique demeure dynamique et résiliente dans l’espace monétaire ouest-africaine. La croissance est estimée à 6,1 % au premier trimestre 2026, après 6,5 % le trimestre précédent. C’est ce qui est ressorti de la 2e session du conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), tenue le vendredi 3 juillet 2026, à Ouagadougou. Cette rencontre statutaire a été présidée par le ministre de l’Economie et des Finances du Burkina Faso, Aboubakar Nacanabo, président du conseil des ministres de l’Union.
Il a fait savoir que malgré les perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnements mondiales, l’activité économique mondiale a poursuivi sa progression au premier trimestre 2026. « Au sein de l’UEMOA, elle est demeurée dynamique et résiliente. La croissance est estimée à 6,1 % en glissement annuel au premier trimestre 2026, après 6,5 % le trimestre précédent. Pour l’ensemble de l’année 2026, elle est attendue à 6,1 % », a précisé Aboubakar Nacanabo.
Mais, au-delà de ces acquis, a-t-il martelé, l’ambition ne peut donc être seulement de croître mais également de transformer davantage les matières premières de l’espace, financer le développement par des ressources propres et surtout de développer des chaînes de valeurs régionales pour faire du marché commun un instrument de puissance économique. « L’inflation est globalement maîtrisée. Le taux d’inflation s’est établi à -0,2 % au premier trimestre 2026 et devrait ressortir à 1,6 % sur l’ensemble de l’année », a relevé Aboubakar Nacanabo.Il a ajouté que sur le plan des finances publiques, les efforts d’assainissement budgétaire, engagés par les Etats membres, continueraient de produire leurs effets.
Pour une intégration plus concrète
Et, sur le déficit budgétaire global rapporté au PIB de l’Union, il devrait passer de 3,3 % en 2025 à 3,2 % en 2026, puis à 2,9 % en 2027. Ainsi, dans la dynamique de la consolidation des acquis, la rencontre des ministres de l’UEMOA, s’est penchée sur divers dossiers.
Selon le président du conseil, il a été question, au titre de la Commission de l’UEMOA, d’examiner le rapport sur la surveillance multilatérale de juin 2026 ainsi que la recommandation relative aux orientations de politique économique des Etats membres pour l’année 2027, de réfléchir sur le cadre de référence de la politique d’endettement public et de gestion de la dette publique, ainsi que sur la création du réseau des gestionnaires de la dette publique, d’examiner les textes relatifs à l’autorisation de mise sur le marché et à la surveillance des médicaments vétérinaires, ainsi qu’à la création d’un comité régional du médicament vétérinaire et de statuer sur la stratégie de protection sociale de l’UEMOA.
Au titre de l’autorité des marchés financiers de l’UMOA, les membres du conseil ont examiné son budget pour l’exercice 2026 ainsi que les décisions relatives au renouvellement de mandats et à la nomination de membres de son collège. Par ailleurs, cette session coïncide avec le trentième anniversaire de l’autorité des marchés financiers de l’UMOA. Ainsi, saisissant l’occasion, Aboubakar Nacanabo a invité ses pairs à « à regarder vers l’avenir » pour que le marché financier régional élargisse la base des investisseurs, stimule l’épargne longue, accompagne davantage les entreprises, soutienne l’innovation financière et contribue plus au financement endogène du développement.
Pendant les travaux, les ministres ont aussi, au titre de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), analysé l’opérationnalisation du fonds de stabilité financière de l’UEMOA et planché sur les notes relatives à ses partenariats avec la société financière internationale, Proparco et Sumitomo Mitsui Banking Corporation. « Notre avenir se trouve dans une intégration plus concrète, plus audacieuse et plus proche des réalités de nos peuples. Nous devons faire de notre espace communautaire un espace de production, de transformation, d’investissement, de circulation des compétences et de solidarité effective », a laissé entendre le président du conseil. Pour cela, en vue d’un véritable succès de la session, il a appelé à faire de la célérité dans la mise en œuvre des décisions, du suivi rigoureux et de la redevabilité une exigence collective.
La chambre criminelle de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso, siégeant exceptionnellement à Gaoua a réexaminé, le jeudi 2 juillet 2026, le dossier de l’assassinat de trois agents du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), lynchés à Banlo en août 2021. Face au tribunal, deux appelants ont exprimé leurs regrets et sollicité la clémence de la justice, tandis que le ministère public et la partie civile ont défendu le maintien des condamnations prononcées en première instance.
Gaoua, jeudi 2 juillet 2026. Il est un peu avant 8 heures. Contrairement au premier procès, qui avait attiré une foule nombreuse dès les premières heures, la cour du Tribunal de grande instance de Gaoua est encore calme. Quelques personnes seulement franchissent le portail du Palais de justice. Dans la salle d’audience, presque vide, les avocats de la défense et de la partie civile sont assis au premier banc.
Pourtant, chacun sait que les débats qui vont s’ouvrir portent sur une affaire qui a profondément marqué la région du Djôrô : l’assassinat de trois agents du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), lynchés à Banlo, dans la commune de Bouroum-Bouroum, le 27 août 2021. L’affaire reste gravée dans les mémoires. Ce jour-là, un accident de la circulation avait coûté la vie à un enfant de 10 ans dans le village de Banlo. En quelques minutes, la colère s’était emparée d’une partie de la population. Les trois agents du CCVA, qui tentaient d’échapper à la foule, avaient été pourchassés jusque dans un champ de maïs, où ils avaient été tués avec une extrême violence. Leurs corps avaient ensuite été dissimulés. En première instance, cinq accusés avaient été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, dont trois par contumace. D’autres avaient écopé de peines d’emprisonnement, tandis que certains avaient été acquittés. Les familles des victimes avaient également obtenu des dommages et intérêts. Mais, ce jeudi 2 juillet 2026, c’est une nouvelle lecture du dossier qui s’ouvre devant la chambre criminelle de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso, siégeant exceptionnellement à Gaoua.
Peu après 8 heures, les conseillers composant la Cour font leur entrée dans la salle, suivis du procureur général. Le silence s’installe aussitôt. Les rares conversations s’interrompent. Chacun prend place, conscient de l’importance de l’audience qui s’ouvre.
Avant d’aborder le fond du dossier, le président procède aux formalités d’usage. Les deux accusés ayant interjeté appel sont invités, l’un après l’autre, à décliner leur identité. Le premier à s’avancer est Djogarè Kambou, cultivateur âgé de 52 ans. Vient ensuite Sonkoté Kambou, également cultivateur, âgé de 55 ans.
Le premier président ouvre ensuite les débats en rappelant les faits et les chefs d’accusation retenus contre les deux appelants. Djogarè Kambou et Sonkoté Kambou sont poursuivis pour assassinat, actes de vandalisme, détention illégale d’une arme à feu et de munitions. A ces chefs s’ajoute, pour Djogarè Kambou, une accusation supplémentaire : l’incitation à commettre un crime.
Des demandes de clémence face aux contradictions
Les avocats de la partie civile (à gauche) et de la défense (à droite) ont défendu des positions diamétralement opposées devant la Cour.
Le président s’adresse d’abord à Djogarè Kambou. « Pourquoi avez-vous interjeté appel ? », lui demande-t-il. L’accusé ne conteste pas les faits. D’une voix calme, il explique que sa démarche vise uniquement à obtenir la clémence de la justice. « Nous demandons pardon. Si vous pouvez nous arranger », déclare-t-il.
Le président le reprend immédiatement. « Qu’entendez-vous par « vous arranger » ? ». Djogarè Kambou répond qu’il est père d’une famille nombreuse. « J’ai trois femmes et neuf enfants. Actuellement, c’est difficile pour eux », explique-t-il. Le président poursuit : « Alors pourquoi sollicitez-vous une réduction de peine ? ».
L’accusé affirme que, s’il retrouve un jour la liberté, il mettra son expérience au service de sa communauté. « Si toutefois j’arrive à sortir, j’irai sensibiliser les frères du village ».
Le magistrat revient sur les faits. « Etiez-vous présent sur les lieux ? Combien de personnes ont été tuées ? » « Oui… Trois personnes », répond l’accusé. Le conseiller rappelle que, selon les éléments de l’enquête, le jeune garçon décédé dans l’accident traversait la route du mauvais côté, puis enchaîne : « Lorsque vous avez rattrapé les victimes, que s’est-il passé ? » Djogarè Kambou affirme n’avoir rien fait. Cette réponse ne convainc pas la Cour. « Vous changez de version pour vous sauver. Pourtant, lorsque l’on demande pardon, le minimum est d’avoir le courage d’expliquer ce qui s’est réellement passé », lui fait observer le magistrat.
Les conseillers rappellent que les victimes avaient supplié leurs agresseurs avant d’être tuées. Face à ces remarques, l’accusé renouvelle ses regrets. « Nous avons vraiment déconné. Je ne sais pas vraiment ce qui nous est passé par la tête », reconnaît-il. Mais la Cour insiste. « Pour que la justice puisse apprécier votre demande de pardon, encore faut-il que vous expliquiez ce qui s’est passé. Vous les avez arrêtés. Pourquoi ne les avoir ni conduits à la police ni à la gendarmerie ? Pourquoi les avoir tués alors qu’ils étaient impliqués dans un accident de circulation ? ».
Le conseiller poursuit, d’un ton ferme : « Vous les avez tués, et aujourd’hui vous estimez que vous devez rentrer chez vous pour reprendre le cours de votre vie, c’est bien cela ? ». La salle d’audience demeure silencieuse. Chacun suit avec attention cet échange entre la Cour et le premier appelant.
Le procureur général prend la parole et répond directement aux arguments avancés par Djogarè Kambou. « Vous dites que vous avez trois femmes et neuf enfants. Mais n’oubliez pas que vous avez fait trois veuves et de nombreux orphelins », lui lance-t-il.
Pour le représentant du ministère public, l’accusé est parfaitement en droit d’interjeter appel. Toutefois, cette démarche doit s’accompagner, selon lui, d’une reconnaissance pleine et entière de ses actes.
« Vous avez eu tout le temps de vous expliquer devant le juge d’instruction. Pourquoi vouloir nier aujourd’hui les faits qui vous sont reprochés ? Il faut assumer », insiste-t-il.
L’avocat de la partie civile intervient à son tour et rappelle qu’après le lynchage des trois agents du CCVA, leurs corps avaient été dissimulés dans un champ de maïs pendant que les forces de sécurité étaient activement à leur recherche. Pour lui, les éléments du dossier sont sans équivoque. « Ils étaient bel et bien sur les lieux. Les faits sont établis », soutient-il. L’avocat de la défense prend ensuite la parole et s’adresse directement à son client. « Que pensez-vous aujourd’hui de ce qui est arrivé ? », lui demande-t-il. Djogarè Kambou répond que ce qui est arrivé est regrettable. « J’ai des enfants et je ne souhaite pas qu’un seul d’entre eux se retrouve un jour dans une telle situation », plaide-t-il.
La Cour entend ensuite le coaccusé, Sonkoté Kambou, qui indique lui aussi avoir interjeté appel dans le seul espoir d’obtenir la clémence.
Il nie d’abord toute implication directe dans les assassinats. « Quand je suis arrivé sur les lieux, ils avaient déjà été assassinés. Je ne sais pas comment ils ont été tués, si c’était avec des morceaux de bois ou des armes à feu », déclare-t-il. Mais face aux questions répétées du premier président et aux contradictions relevées dans le dossier, son discours évolue. Après plusieurs confrontations, il finit par reconnaître avoir fait usage de son arme, tout en affirmant avoir tiré uniquement en l’air. « Quand j’ai tiré, je n’ai plus cherché à comprendre », explique-t-il.
Cette version ne convainc guère le premier président. « Vous pouvez continuer à mentir, l’assistance vous écoutera. Mais la clémence que vous sollicitez dépendra aussi de votre capacité à dire la vérité. Si nous vous posons des questions, c’est aussi bien à charge qu’à décharge », lui rappelle le magistrat.
L’accusé se limite pourtant à renouveler sa demande de pardon. « Je vous demande pardon. Même après ma mort, aucun de mes descendants ne commettra un tel acte », insiste-t-il. Son avocat prend alors la parole et l’exhorte à faire preuve de franchise. « Avant qu’on ne vous accorde le pardon, dites ce qui s’est réellement passé. Pour l’instant, ce n’est pas le pardon qui est à l’ordre du jour. Ce que la Cour attend de vous, ce sont des explications sur les faits. Le pardon viendra ensuite, s’il y a lieu », plaide-t-il.
Le premier président reprend l’interrogatoire : « Dites-nous ce qui s’est passé lorsque vous avez tiré sur la première victime. Les deux autres continuaient à courir ? ».
« Je lui ai demandé de s’arrêter. Je n’avais pas vu les autres », répond Sonkoté Kambou. Le magistrat ne cache pas son scepticisme. « Vous ne faites que mentir », réplique-t-il, avant de préciser que, selon les éléments du dossier, Djogarè Kambou lui aurait demandé de tirer sur la victime après le premier tir. Pour lui, lorsque quelqu’un demande le pardon de la justice, il ne fatigue pas les juges. « Ce que vous dites aujourd’hui est différent de ce que vous avez déclaré hier. Trouvez-vous cela normal ? », poursuit-elle.L’accusé ne revient pas sur ces contradictions. « Je n’ai que des regrets », répond-il simplement.
Le procureur général l’interroge à son tour sur sa situation familiale. « Vous aussi, vous avez une famille ? Des enfants ? » « Oui, j’ai des enfants. Nous sommes huit à la maison », répond Sonkoté Kambou. Puis vient la même remarque que pour son coaccusé : « Savez-vous que vous avez fait trois veuves et de nombreux orphelins ? ».
Ces mots plongent la salle dans un profond silence. Sonkoté Kambou dit regretter vraiment ce qui s’est passé. Après cet échange, le ministère public rappelle que derrière les demandes de clémence des deux appelants se trouvent trois hommes qui ont perdu la vie, trois familles endeuillées et plusieurs enfants privés de leurs pères.
Réquisitoire et plaidoiries : deux visions qui s’affrontent
Le procureur général a requis, la confirmation des peines prononcées en première instance, estimant que les appels sont mal fondés.
Dans sa plaidoirie, l’avocat de la partie civile s’attache à démontrer que les deux appelants ne peuvent se soustraire à leur responsabilité, tous deux ayant été bel et bien présents sur les lieux où les trois agents du CCVA ont été tués. Malgré cela, soutient-il, ils tentent aujourd’hui de minimiser leur implication.
Le conseil évoque ensuite la douleur toujours vive des familles des victimes. « Les veuves et les parents des victimes n’ont même pas voulu prendre part à ce procès en appel tant le souvenir de cette tragédie reste insoutenable », affirme-t-il. Il rappelle qu’en première instance, l’une des veuves avait entrepris le déplacement pour assister aux audiences. Arrivée à Diébougou, elle avait finalement renoncé à poursuivre sa route jusqu’à Gaoua, incapable de se résoudre à traverser Banlo, le village où son époux avait trouvé la mort.
Pour lui, les accusés auraient même pu renoncer à exercer leur droit d’appel au regard des éléments accablants du dossier. « Les faits sont suffisamment établis. Tout démontre qu’il s’agissait d’un acte prémédité », plaide-t-il. Revenant sur les déclarations de Sonkoté Kambou, il se montre catégorique.« Une personne qui tire en l’air ne peut pas atteindre une victime au thorax. Ce n’est tout simplement pas possible », fait-il comprendre.
Les deux appelants, conclut-il, sollicitent la clémence sans apporter d’explications convaincantes sur leur rôle exact dans les faits. Estimant qu’aucune circonstance atténuante ne peut être retenue au regard de la gravité des crimes commis, il demande à la Cour de confirmer les condamnations prononcées en première instance.
Le procureur général, dans son réquisitoire, invite également la Cour à rejeter les demandes de clémence. Les regrets exprimés à l’audience ne sauraient, à eux seuls, justifier l’octroi de circonstances atténuantes, d’autant que les accusés ont multiplié les contradictions au cours de leurs interrogatoires et n’ont pas pleinement assumé leurs responsabilités. Il conclut que l’appel est mal fondé sur le fond et requiert la confirmation pure et simple du jugement rendu en première instance.
Prenant la parole en dernier, l’avocat de la défense ne cherche pas à minimiser la gravité des faits. « Les faits sont gravissimes et doivent être condamnés avec la dernière énergie. Mes clients ne sont pas ici pour se justifier. Ils méritent d’être sanctionnés », reconnaît-il d’emblée.
Mais, poursuit-il, la Cour ne doit pas juger sous le coup de l’émotion. « En tant que professionnels de la justice, vous devez faire preuve de retenue. La société a son opinion, mais votre décision doit être fondée sur les éléments du dossier. Prenez du recul et vous constaterez qu’il existe des circonstances atténuantes », plaide-t-il.
Il décrit ses clients comme des délinquants primaires, jamais condamnés auparavant malgré la gravité exceptionnelle des faits, un élément qui, selon lui, n’a pas été suffisamment pris en compte par les premiers juges. Et d’ajouter qu’en matière criminelle, une enquête de personnalité aurait dû être réalisée, ce qui n’a pas été le cas. Il les présente comme des pères de famille bien intégrés dans leur communauté.« Ils ne consomment pas d’alcool. Ils participaient régulièrement aux événements sociaux. Ils vivaient en harmonie avec leur entourage. Rien ne laissait présager qu’ils commettraient un jour de tels actes », soutient-il.
Pour la défense, les deux hommes ont réagi sous l’effet des circonstances avant de regretter profondément leurs actes. En effet, elle soutient qu’on peut avoir une réaction et la regretter par la suite. « C’est précisément leur cas. Ils n’étaient pas en déphasage avec la société », se justifie-t-il. L’avocat invite enfin la Cour à ne pas perdre de vue l’objectif de réinsertion poursuivi par la peine.« Montrez à la société que ceux qui commettent de tels actes sont condamnés, mais que la justice sait aussi faire preuve de pardon lorsque les conditions sont réunies. Pensez à leur réinsertion sociale. Ce sont des pères de famille. Demain, ils pourront contribuer à sensibiliser les habitants afin que de tels drames ne se reproduisent plus. Permettez-leur de retrouver un jour la liberté », conclut-il.
La décision de la Cour
Avant que la Cour ne se retire pour délibérer, les deux accusés sont invités à prendre la parole une dernière fois. A tour de rôle, Djogarè Kambou et Sonkoté Kambou renouvellent leur demande de pardon, affirment une nouvelle fois regretter profondément les faits et implorent la clémence de la Cour.
Statuant publiquement, contradictoirement et en dernier ressort, la Cour déclare les appels recevables en la forme, mais les rejette comme mal fondés au fond. En conséquence, elle confirme intégralement le jugement rendu en première instance, c’est-à-dire la condamnation à l’encontre de Djogarè Kambou et de Sonkoté Kambou. Avant de lever l’audience, le premier président informe les deux condamnés qu’ils disposent d’un délai de cinq jours pour se pourvoir en cassation s’ils entendent contester l’arrêt.
Le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a effectué, vendredi 3 juillet 2026, une visite à Gaoua pour transmettre un message de soutien, de reconnaissance et d’encouragement aux forces combattantes engagées dans la sécurisation dans la région du Djôrô.
«Même si la situation est calme, vous devez rester toujours vigilants », a exhorté ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé lors de sa rencontre avec les forces combattantes de Djôrô, le vendredi 3 juillet 2026, sur la place d’armes du 22ᵉ Régiment d’infanterie commando (22ᵉ RIC) de Gaoua. Le ministre a dit être venu transmettre aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ainsi qu’aux Forces de sécurité intérieure un message de soutien, de reconnaissance et d’encouragement du chef suprême des armées Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.
A son arrivée, le général de division Célestin Simporé a été accueilli par les autorités administratives, militaires et paramilitaires de la région du Djôrô, conduites par le gouverneur, Siaka Barro. Ensuite, il a rendu une visite de courtoisie au chef de terre du quartier de Gaoua où des bénédictions ont été formulées à l’endroit des autorités et des forces combattantes. Après les civilités, il s’est rendu à la place d’armes du 22ᵉ Régiment d’infanterie commando (22ᵉ RIC) pour échanger avec les forces combattantes. Face aux forces combattantes, le général de division Célestin Simporé a salué leur engagement quotidien dans la sécurisation de cette région frontalière.
Tout en les félicitant pour les efforts consentis et les résultats obtenus, il les a exhortés à demeurer vigilants, disciplinés et déterminés à poursuivre le combat jusqu’à la victoire, rappelant que l’accalmie observée ne devait en aucun cas conduire à un relâchement. « Le peuple burkinabè est courageux… Nous allons vaincre », a-t-il affirmé.
Des mesures pour accompagner la reconquête de la souveraineté
Le général de division dit être convaincu que le terrorisme va reculer grâce à l’engagement collectif des forces combattantes et de l’ensemble du peuple burkinabè. Insistant sur la position géographique de la région, il a rappelé qu’elle partage une frontière sensible avec un pays voisin, théâtre de plusieurs incidents, d’où la nécessité de maintenir en permanence un haut niveau de vigilance. Evoquant l’actualité sécuritaire, le ministre est revenu sur les événements du 30 juin dernier notamment les attaques perpétrées à Sebba, Solhan et dans d’autres localités.
Pour lui, il s’agit d’une tentative de déstabilisation du Burkina Faso. Ces attaques a-t-il poursuivi sont intervenues après la décision de rupture des relations diplomatiques avec la France et visaient à remettre en cause les choix souverains du pays. « Certains réseaux et leurs relais ont été activés pour tenter de déstabiliser notre pays. Ils pensaient pouvoir justifier les propos de certains responsables étrangers qui prédisaient notre échec », a-t-il déclaré. C’est pourquoi, le ministre a salué la détermination, l’engagement, l’audace et le professionnalisme des Forces de défense et de sécurité ainsi que des Volontaires pour la défense de la patrie.
Avant d’affirmer que les assaillants avaient été décimés et que d’importantes quantités de matériel de guerre avaient été récupérées. Au-delà de l’aspect sécuritaire, le général de division Célestin Simporé a développé un message centré sur la souveraineté nationale. Selon lui, le combat engagé par le Burkina Faso dépasse la seule lutte contre le terrorisme. Il s’inscrit dans un processus de reconquête de la souveraineté, de l’indépendance véritable et de la maîtrise des ressources nationales au profit des générations actuelles et futures, foi du ministre. « Cette révolution n’est pas un vain mot. Ce ne sont pas que des paroles en l’air. Cette révolution est concrète », a-t-il soutenu.
Il a également invité les forces combattantes à être « des révolutionnaires dans les actes, pas seulement dans les mots », estimant que la discipline, le sens de l’intérêt général, la bonne gestion de la chose publique et le patriotisme constituent des conditions indispensables à la réussite de cette révolution. Évoquant les réformes entreprises dans le secteur de la défense, le ministre a souligné que les Forces armées nationales ont connu, en l’espace de trois ans, un renforcement sans précédent de leurs capacités humaines et matérielles.
Il a notamment cité la création de nouvelles unités opérationnelles, dont les Bataillons d’intervention rapide (BIR), ainsi que des mesures sociales prises au profit des combattants. Pour lui, ces initiatives traduisent la reconnaissance de la Nation envers ceux qui défendent son intégrité territoriale. Au nom des forces combattantes du Djôrô, le chef d’escadron, Kibsa Arnaud Zongo, commandant du groupement de la gendarmerie départementale de Gaoua, a traduit la gratitude des combattants au ministre d’Etat pour cette visite, qui, selon lui, « remonte le moral » des troupes.
Il a souligné que cette présence témoigne de l’engagement des plus hautes autorités de l’Etat auprès des forces déployées sur le terrain, notamment à travers le renforcement des capacités opérationnelles et l’amélioration des conditions de vie des personnels. Réaffirmant la détermination des forces combattantes, le chef d’escadron a assuré que celles-ci poursuivront leur mission « jusqu’à la victoire finale ».
Le boxeur Hamed Abel Nikièma a décroché la ceinture WBA Afrique, le vendredi 3 juillet 2026, au Palais des Sports de Ouaga 2000. Le pugiliste burkinabè est venu à bout du Béninois Faustin Dossou après douze rounds.
Le Palais des Sports de Ouaga 2000 a renoué, vendredi 3 juillet, avec les grandes soirées de boxe. Devant un public venu nombreux, le Burkina Faso a vécu une nuit de triomphe avec la conquête de la ceinture WBA Afrique par Hamed Abel Nikièma, alias « Le Percuteur ». Au terme de douze rounds d’une intensité remarquable, le champion burkinabè a dominé le Béninois Faustin Dossou à l’unanimité des juges (120-108, 119-109 et 120-108), offrant ainsi au pays un nouveau titre continental près d’une décennie après les exploits des grandes figures du noble art burkinabè.
La tension était perceptible bien avant le premier coup de gong. La veille, lors de la traditionnelle pesée officielle, les deux protagonistes avaient affiché chacun 72,5 kg et s’étaient livrés à un face-à-face électrique, annonçant une confrontation sans concession. D’un côté, Hamed Abel Nikièma arrivait invaincu avec 18 victoires en autant de combats, dont 17 remportées avant la limite. En face, Faustin Dossou présentait également un impressionnant palmarès avec 21 victoires, dont 20 par KO, en 29 sorties. Sur le ring, les deux hommes ont confirmé leur réputation. Dès les premières reprises, « Le Percuteur » a tenté d’imposer son rythme grâce à des directs puissants et des uppercuts précis. Mais le Béninois a fait honneur à son surnom d’encaisseur.
Malgré les coups encaissés, parfois acculé dans les cordes, il est resté debout jusqu’au dernier round, refusant obstinément de céder. Hamed Abel Nikièma a multiplié les offensives dans l’espoir de conclure avant la limite, sans jamais réussir à faire tomber son adversaire. Au terme des douze reprises, la supériorité technique du Burkinabè ne faisait cependant plus aucun doute. Les trois juges lui ont accordé une victoire nette, lui permettant de décrocher la ceinture WBA Afrique sous les ovations d’un Palais des Sports entièrement acquis à sa cause.
« On ne monte pas sur le ring avec l’idée de chercher le KO. On travaille jusqu’au bout. Si le KO vient, tant mieux. Mon adversaire était un véritable encaisseur. J’ai tout essayé pour l’arrêter, mais il a démontré qu’il était un grand combattant », a déclaré le nouveau champion continental quelques instants après son sacre. Très ému, Hamed Abel Nikièma a dédié sa ceinture au peuple burkinabè, avec une pensée particulière pour les Forces de défense et de sécurité ainsi que les Volontaires pour la défense de la patrie tombés au front. « Je dédie cette ceinture à la population burkinabè et particulièrement à mes frères d’armes qui sont restés sur le front. Que leurs âmes reposent en paix », a-t-il affirmé avant d’afficher ses ambitions.
« L’objectif est désormais de défendre cette ceinture et, progressivement, d’aller chercher une ceinture mondiale. Nous voulons faire revivre la boxe burkinabè », a-t-il dévoilé. Présente au bord du ring, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum s’est réjouie de la qualité du spectacle offert au public. Elle a salué « un très beau combat entre deux grands champions », rappelant que le KO n’est jamais une finalité en boxe. « Beaucoup espéraient un KO, mais il faut reconnaître que le challenger béninois a montré énormément de courage. Notre champion a néanmoins démontré toutes les qualités attendues d’un grand boxeur », a-t-elle souligné.
Relève assurée
Parrain de la compétition, le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux anciens champions burkinabè, notamment feu Nabaloum « Boum Boum », Alexis « Yoyo » Kaboré et leurs contemporains, dont les exploits continuent d’inspirer la jeune génération. Il a également félicité la Fédération burkinabè de boxe pour l’organisation de cette soirée internationale qui contribue à repositionner le Burkina Faso sur la carte du noble art africain. Au-delà du combat principal, la soirée a confirmé la bonne santé de la relève nationale. En boxe amateur, Moubarack Kano s’est imposé aux points face à Ulrich Bama après trois rounds, tout comme Robins Boro, vainqueur de Nourdine Konseiga. Seul Ousmane Pagleguoum s’est incliné aux points devant Mohamed Pardavan.
Chez les néo-professionnels, les représentants burkinabè ont réalisé un sans-faute. Boris Gnoumou a vaincu le Ghanéen Mohammed Alhassan par KO au troisième round en super-coqs, tandis qu’Ebenezer Zoungrana a expédié le Malien Ohine Kokouvi au tapis dès la quatrième reprise en super-moyens. Ces performances d’ensemble viennent renforcer le message lancé avant le gala par les responsables de la Fédération burkinabè de boxe. Leur ambition est de replacer durablement le Burkina Faso parmi les grandes nations africaines de la discipline. Avec cette ceinture WBA Afrique remportée par Hamed Abel Nikièma et la belle prestation de la jeune génération, le noble art burkinabè semble avoir retrouvé un nouvel élan. Une victoire qui dépasse le simple cadre sportif et ravive l’espoir de voir, dans un avenir proche, un boxeur burkinabè viser les plus prestigieux titres mondiaux.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, met en service des infrastructures hydrauliques (centre de production d’eau potable, station de pompage d’eau), vendredi 3 juillet 2026, dans la région de Yaadga. Il lance également les travaux de renforcement du réseau d’approvisionnement en eau potable de la ville de Ouahigouya, à partir de Gourcy. A Arbolé, le chef du gouvernement salue la prouesse des populations, notamment des femmes, dans la réalisation d’un périmètre rizicole de 33 hectares (ha).
Vendredi 3 juillet 2026, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, accompagné par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, était dans la province du Passoré (région de Yaadga). Les problèmes d’eau qui, pendant longtemps, étaient insolubles, relèvent maintenant du passé dans cette région du Burkina Faso. Les populations bénéficiaires gravent ainsi dans leur mémoire, le bref séjour, combien riche, du chef du gouvernement. En effet, hommes, femmes et enfants du village de Dourou (commune de Kirsi), des villes de Yako et de Gourcy étaient témoins des activités de mise en service de plusieurs infrastructures hydrauliques. Par ailleurs, les habitants de Ouahigouya vont célébrer bientôt la fin des travaux de raccordement du réseau d’approvisionnement en eau potable de la ville, à partir de Gourcy, officiellement lancés par le Premier ministre. La ville de Boussé, dans la région de Oubri, va aussi bénéficier des fruits de ces investissements en matière d’eau potable. Avec enthousiasme, les notabilités coutumières, les autorités administratives et les populations assistent donc à la mise en service du Centre de production d’eau (CPE) de Dourou. D’une capacité de production de 10 000 m³ d’eau potable par jour, le CPE de Dourou est réalisé et équipé par le ministère en charge de l’agriculture, à travers le Programme d’approvisionnement en eau et d’assainissement (PAEA), ainsi que l’appui financier de la Banque mondiale (BM), parmi d’autres investissements d’un coût global de 17,9 milliards FCFA.
Alimenter Yako, Gourcy et Boussé
Le coordonnateur du PAEA, Ibrahim Belem, explique que le CPE, d’une valeur de plus de 15 milliards F CFA, va alimenter simultanément Yako, Gourcy et Boussé. « Pour approvisionner ces trois villes, le CPE est relié à quatre châteaux d’eau en béton armé de 300 m³ chacun. Le premier est implanté à Dourou, tandis que les trois autres se trouvent à Yako, Gourcy et Boussé. Chaque château d’eau est doté d’une station de pompage et d’une station de traitement. Ils sont connectés au CPE par un système intégré d’approvisionnement en eau potable, alimentant en même temps, les trois localités en eau potable », détaille-t-il. Pour Ibrahim Belem, le système intégré d’approvisionnement en eau potable, reliant le CPE aux châteaux d’eau, traverse huit villages, à savoir Dourou, Pougyango, Niessèga, Petit-Samba, Niou, Arbolé, Zongbèga et Pélegtanga. Ces localités auront chacune un réservoir métallique de 50 m³, au même titre que les ouvrages en béton armé, permettront d’installer des borne-fontaine et d’effectuer des branchements particuliers. « Ce sont au total plus de 138 000 personnes qui bénéficieront d’un accès à l’eau potable, grâce à 112 bornes fontaines, 2 200 branchements sociaux et 149 km de réseau de distribution.
A l’horizon 2030, près de 250 000 personnes vont profiter des services du CPE ». Le Premier ministre trouve que ces équipements hydrauliques réalisés viennent à point nommé parce que ce n’est pas normal qu’après plus de 60 ans d’indépendance, le pays des Hommes intègres regorge toujours des populations qui n’ont pas accès à l’eau potable. « L’eau n’est pas un privilège mais un droit. On ne peut pas prétendre œuvrer à l’épanouissement des populations si on n’a pas résolu ces problèmes qualifiés d’élémentaires », lance Jean-Emmanuel Ouédraogo. Après Dourou, cap est mis sur Yako où le chef du gouvernement met en service la station de traitement d’eau de la ville. Il « inspecte », par la suite, l’Adduction d’eau potable (AEP) de Gourcy, puis lance les travaux du système de renforcement en eau potable de Ouahigouya, à partir de Gourcy, d’un montant de plus de 7,3 milliards F CFA.
…. Et procède à sa mise en service.
Pour ce faire, le PAEA va mettre un système d’approvisionnement depuis la station de pompage de Gourcy jusqu’au château d’eau existant de Ouahigouya. C’est une conduite de refoulement d’eau qui va longer la Route nationale 2 (RN2) depuis le CPE de Dourou, via Gourcy, jusqu’à Ouahigouya, de façon concrète. « Cet investissement va favoriser l’absorption du déficit en eau potable de Ouahigouya dès la mise en service et bénéficier, en outre, au-delà de Ouahigouya, sept autres localités rurales riveraines de la RN2 (Bougounam, Zindiguessé, Rombagare, Koudombo, Bilinga, Bourbo et Somiaga », laisse entendre le coordinateur du PAEA. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo assure, par ces solutions aux problèmes d’eau potable, que le gouvernement ne laissera aucune ville du Burkina Faso, en marge. Il soutient aussi que le défi est immense mais dit être convaincu qu’avec l’appui de tous les acteurs, les entraves à l’accès à l’eau potable, de manière générale, au Burkina Faso seront l’ombre d’elles-mêmes.
La BM toujours aux côtés du gouvernement
Le représentant-résident de la BM au Burkina Faso, Hamoud Abdel Wedoud Kamil, réaffirme l’engagement de la Banque mondiale à accompagner le gouvernement dans la réalisation d’investissements structurants pour les populations. Le Premier ministre apprécie l’appui de la BM qui s’aligne sur les priorités nationales et les exigences de célérité de la Révolution progressiste populaire (RPP). L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) et les bénéficiaires sont appelés à travailler ensemble pour protéger les infrastructures et garantir la continuité du service. Au nom des populations bénéficiaires, le gouverneur de la région de Yaadga, Thomas Yampa, traduit sa gratitude pour la réalisation du CPE de Dourou, outil stratégique, selon lui, réduit des inégalités sociales. De la ville de Yako, le Premier ministre et la délégation qui l’accompagnait se rendent à Gourcy où ils visitent également des ouvrages connexes réalisés dans le cadre du PAEA qui constituent une détermination du gouvernement à améliorer concrètement les conditions de vie des populations et à réduire les inégalités d’accès aux services essentiels. Séance tenante, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo s’est adressé aux populations, après le lancement officiel des travaux de renforcement du réseau d’approvisionnement en eau potable de Ouahigouya via Gourcy. Il fait savoir que le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré avait donné des instructions fermes afin que des solutions concrètes soient mises en œuvre dans les plus brefs délais pour pallier les difficultés d’accès à l’eau potable.
En présence du ministre d’Etat chargé de l’Agriculture, le commandant Ismaël Sombié (2e droite), la délégation visite le bas-fond rizicole de Yibi, à Arbolé.
« Les solutions à nos problèmes sont entre nos mains. Refusons la facilité et la servitude et ayons foi en nous-mêmes. Nous sommes prêts à consentir les sacrifices qu’il faut pour garantir aux générations futures des lendemains meilleurs », déclare-t-il. De retour de Gourcy, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo effectue une halte dans le village de Yibi, à Arbolé où il est reconnaissant aux femmes pour leur engagement dans la réalisation d’un périmètre rizicole de 33 ha à travers l’initiative « Tin Taan Soani », qui signifie en Gulmacema « Aménageons ensemble », dans l’entraide, la participation locale et l’action citoyenne. A Yibi, le site dégage 450 parcelles individuelles de 625 m² chacune, avec une maîtrise de l’eau pour améliorer les rendements du riz en saison des pluies. Au total, 251 producteurs de Niou, Poura, Saaba et Arbollé sont mobilisés, dont 90 % de femmes sont mobilisés pour une production attendue de 132 tonnes de riz. Le chef de l’exécutif dit prendre note des doléances exprimées pour y apporter des solutions. Son séjour dans la région de Yaadga est, par ailleurs, marqué par des rencontres avec les chefs coutumiers Naaba Guiguemdé de Yako et Naaba Baongo de Gourcy où il salue leur rôle dans la promotion de la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
Une tentative d’attaque à Konna et Somadougou a échoué, ce samedi 4 juillet 2026, grâce aux Forces armées maliennes (FAMa) en collaboration avec leur partenaire stratégique d’Africa Corps.
L’Etat-major général des armées l’a annoncé via un communiqué. Il a indiqué que ces groupes armés, arrivés en surnombre à Konna, ont été repoussés par une riposte coordonnée des Forces armées maliennes (FAMa) et leur partenaire d’Africa Corps. Au même moment, a fait savoir le commandement militaire, un autre groupe terroriste regroupé à Somadougou avec pour objectif d’attaquer Soufroulaye, a été mis en déroute par une opération aero-terrestre des FAMa. Et de préciser que le bilan humain et matériel de ces deux opérations coordonnées est particulièrement lourd dans les rangs des ennemis. Cette tentative d’attaque était le prolongement des attaques perpétrées dans la matinée contre les localités dont Sévaré.
Dans un élan de détermination nationale et de souveraineté affirmée, les Forces armées maliennes (FAMa), soutenues par leurs partenaires russes, ont une fois de plus démontré leur supériorité opérationnelle en faisant face à une offensive terroriste d’envergure. Dans un communiqué publié, l’Etat-major général des armées a informé qu’en référence au communiqué flash de la DIRPA de, ce 4 juillet 2026, faisant état de tentatives d’attaques terroristes sur les positions FAMa de Aguel-Hoc, Anéfis, Gao, Sévaré et Kénioroba,, la situation est totalement sous contrôle. Selon le document, le résultat est le suivant : Sévaré 20 terroristes sur motos et véhicules équipés neutralisés, à Gao un mort du côté ami et 4 blessés tous pris en charge, 6 terroristes neutralisés, un véhicule détruit. Par ailleurs, l’Etat-major général des armées indique que toutes les attaques ont été vigoureusement repoussées. Avant de rassurer la population que les opérations de ratissage aériennes et terrestres se poursuivent. Selon la hiérarchie militaire, la situation est sous contrôle sur toutes les positions attaquées.
Le Réseau africain pour l’éducation et la santé (RAES) a organisé, les 2 et 3 juillet 2026 à Toubab Dialaw, au Sénégal, une rencontre à l’intention des journalistes du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Sénégal, en vue du lancement de l’Alliance média 2026 de son « Programme C’est la vie ! ».
Dans le cadre de la promotion de comportements positifs en matière de santé des jeunes et d’égalité de genre, le Réseau africain pour l’éducation et la santé (RAES) entend davantage s’appuyer sur les journalistes. En effet, lors de cet atelier, il a procédé au lancement de l’Alliance média 2026 de son « Programme C’est la vie ! », phase II, dont l’objectif est de favoriser l’adoption de comportements plus sûrs et respectueux des droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR) et de l’égalité de genre dans les pays d’intervention que sont le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Sénégal. L’Alliance média s’inscrit dans un cadre global dénommé « Alliance pour la vie ».
L’objectif principal de l’Alliance pour la vie est de renforcer la communication et la sensibilisation sur les thématiques, à savoir les mutilations génitales féminines (MGF), le mariage d’enfants, les grossesses précoces et non désirées, la planification familiale, les normes sociales, l’accès aux services de santé, les droits en santé reproductive, l’autonomisation et le genre.
Cette initiative vise à augmenter le niveau de connaissances des populations, à améliorer les compétences des journalistes et des acteurs de la santé, et à rendre les contenus et outils de sensibilisation plus accessibles.
Responsable Marketing et Communication du Programme CLV, Marie Wade
Il est attendu des journalistes qu’ils humanisent leurs productions afin de favoriser des changements positifs de comportement en matière de droits en santé sexuelle et reproductive. Dans tous les cas, la conviction de la directrice exécutive de l’ONG RAES, Rabiatou Sangaré, est très claire : « Nous croyons au pouvoir des récits pour guérir, relier et faire évoluer nos sociétés. C’est là que commence le changement ».
Pour la responsable marketing et communication, Marie Wade, le label « Partenaire changement social et comportemental » (SBC RAES) est conçu pour reconnaître et valoriser les journalistes et les organisations de journalistes qui font partie de l’Alliance pour la vie. Ce label, dit-elle, vise à renforcer la crédibilité et la visibilité des partenaires, tout en leur offrant des opportunités uniques de développement professionnel et de réseautage.
« En rejoignant cette initiative, les partenaires pourront renforcer leur crédibilité, bénéficier de nombreuses opportunités de développement professionnel et de formation, et contribuer de manière significative aux objectifs de l’Alliance pour la vie », a-t-elle indiqué.
Le RAES, à travers ces initiatives, veut renforcer les capacités des journalistes et s’appuyer sur leurs expériences pour véhiculer des informations fiables et culturellement acceptables, pouvant contribuer à l’accès à l’information sur les droits en santé sexuelle et reproductive. « Des informations fiables et culturellement acceptables contribuent à favoriser l’accès des communautés, notamment des jeunes et des adolescents, aux produits et services de santé sexuelle et reproductive », a souligné la chargée de projets communautaires et médias du programme « C’est la vie ! », Raby Samb.
La chargée de projets communautaires et médias du Programme « C’est la vie ! », Raby Samb.
En rappel, le RAES, dans le cadre de son initiative de communication à 360° pour l’autonomisation des jeunes et des femmes sur leurs droits et leur santé en Afrique, a lancé en 2012 un programme panafricain d’éducation par le divertissement, « C’est la vie ! ». Il combine série télévisée, campagnes digitales et médias, kits pédagogiques et mobilisation de terrain à travers des activités communautaires, afin d’accompagner l’adoption de comportements positifs en matière de santé reproductive et d’égalité de genre.
A la suite de la récompense au Galian 2026 pour son prix spécial de la Fondation internationale Babou Paulin Bamouni, le lauréat des Editions Sidwaya, Boukary Bonkoungou, a été reçu et félicité par la fondation, mercredi 24 juin 2026, à son siège provisoire, à Ouagadougou.
« Entrepreneuriat des jeunes et des femmes : de zéro franc à de véritables businessmen », c’est le titre du reportage en presse écrite du journaliste des Editions Sidwaya, Boukary Bonkoungou, qui a remporté le prix spécial Babou Paulin Bamouni lors de la 29e édition des prix Galian. A la cérémonie de récompense, vendredi 19 juin 2026, à Ouagadougou, le lauréat a obtenu un trophée, une attestation et un million FCFA. Après cette apothéose des prix Galian, édition 2026, Boukary Bonkoungou, premier lauréat de ce prix spécial, a été reçu et félicité par la présidente de la Fondation internationale Babou Paulin Bamouni, Céline Bamouni, mercredi 24 juin 2026, à son siège provisoire, dans la capitale. Elle a réaffirmé le rôle de la fondation dans la promotion de l’excellence et de l’intégrité dans le journalisme. Au cours des échanges, le promu a été rassuré qu’au-delà de la distinction individuelle, l’octroi de ce prix répond à des enjeux structurels autant pour la presse que pour la société burkinabè.
Stimuler une culture de l’excellence journalistique
La présidente de la Fondation internationale Babou Paulin Bamouni, Céline Bamouni (à gauche), a félicité le lauréat, Boukary Bonkoungou.
« Il s’agit d’abord de reconnaître publiquement le journalisme d’engagement dans un contexte médiatique marqué par la course à l’immédiateté et la fragilité économique des rédactions. Il s’agit ensuite de promouvoir la décolonisation des récits en valorisant les œuvres qui documentent les dynamiques africaines endogènes sans recourir à des grilles d’analyse importées. Il s’agit enfin de stimuler une culture de l’excellence journalistique qui serve de boussole pour les rédactions et les nouvelles générations de journalistes burkinabè », selon la fondation. Le jury du Prix Spécial Babou Paulin Bamouni, 2026, selon le compte rendu de notation, a réuni cinq personnalités aux profils complémentaires, sélectionnées pour leur indépendance, leur expertise éditoriale et leur connaissance du paysage médiatique africain. Sa composition délibérément panafricaine associant un journaliste culturel sénégalais, une ancienne ministre burkinabè de la culture, un expert en communication internationale, un communicateur institutionnel et un enseignant-chercheur en sciences de l’information garantit une évaluation plurielle et impartiale. La présidente de la fondation s’est dite satisfaite des échanges qui lui ont permis aussi de connaître le parcours professionnel du lauréat et ses perspectives. Institué par la Fondation internationale Babou Paulin Bamouni, cette distinction rend hommage à un journaliste et directeur de la presse écrite et presse présidentielle burkinabè, disparu le 15 octobre 1987 aux côtés du Camarade Président Thomas Sankara et artisan de la communication révolutionnaire Ce prix spécial est décerné exclusivement à des œuvres de la presse écrite support du journalisme de profondeur par excellence et vise à reconnaître le journalisme d’engagement qui informe, forme et émancipe les citoyens, selon la citation de Babou Paulin Bamouni : « Le journaliste en pays sous-développé joue un rôle double, informer et former, sinon éduquer .»
La Fondation Internationale Babou Paulin Bamouni, lancée le 11 mai 2026 à Ouagadougou, a pour mission de perpétuer l’héritage intellectuel et éditorial du journaliste burkinabè Babou Paulin Bamouni (1950–1987), journaliste engagé, défenseur d’une Afrique libre et émancipée. Babou Paulin Bamouni était avant tout un homme de plume, directeur de publication, auteur d’un recueil poétique (LUTTES). Ancrer donc son prix dans (proposition :la presse écrite) constitue un hommage cohérent à cet héritage.
Deuxièmement, la presse écrite demeure, par sa nature, le support du journalisme de profondeur et d’investigation : là où la télévision et la radio privilégient l’immédiateté, le journal exige la mise en contexte, la vérification et la construction argumentée des qualités consubstantielles à la vision de Babou Paulin Bamouni.
Troisièmement, dans un environnement médiatique burkinabè. La fondation organise le Grand Prix International de Journalisme, un colloque scientifique annuel sur la souveraineté médiatique africaine, un programme de bourses « Fils de Paysan » pour les étudiants en journalisme issus de milieux défavorisés, et l’Académie Babou Paulin Bamouni dédiée à la formation en journalisme d’excellence.
B.B.
Source : Fondation internationale Babou Paulin Bamouni