Tourisme interne: Le Burkina Faso réaffirme son pari sur le tourisme national

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts, et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a lancé la 4e édition de la Grande saison du tourisme interne, le samedi 4 juillet 2026, à Samandéni Beach, dans la commune de Bama. Pendant trois mois, des activités de découverte du patrimoine national seront organisées afin de promouvoir le tourisme local, présenté par les autorités comme un levier de développement économique et de résilience.

Samandéni Beach, dans la commune rurale de Bama, est le point de départ de la 4e édition de la Grande saison du tourisme interne (GSTI). Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts, et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a officiellement lancé cette grande saison du tourisme interne, le samedi 4 juillet 2026. Une fois de plus, selon le ministre, le gouvernement a réaffirmé sa volonté de faire du tourisme interne un moteur de développement local et de valorisation des richesses nationales. Placée sous le thème « Tourisme interne, un levier de valorisation du patrimoine et de développement local au Burkina Faso », cette édition entend susciter un plus grand engouement des Burkinabè pour les destinations touristiques nationales. Pour le ministre en charge du Tourisme, le contexte international, marqué par des crises successives, commande aux États de s’appuyer davantage sur leurs ressources internes afin de consolider leurs économies. Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a indiqué que les actions entreprises ces dernières années en faveur du tourisme interne produisent déjà des résultats encourageants. Selon les statistiques présentées, les sites touristiques du Burkina Faso ont enregistré une hausse de fréquentation de 177 % en 2025. Le Mémorial Thomas Sankara, considéré comme l’un des principaux pôles d’attraction du pays, a accueilli 177 101 visiteurs entre le 19 mai 2025 et le 30 juin 2026, pour des recettes de plus de 100 millions de francs CFA. Le Musée national, quant à lui, a reçu 106 467 visiteurs en 2025, dont près de 80 % de Burkinabè. Ces performances, a laissé entendre le ministre, traduisent à la fois l’intérêt grandissant des populations pour leur patrimoine et les effets de l’amélioration progressive de la situation sécuritaire. Il a, à cet effet, rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), dont les sacrifices, a-t-il estimé, contribuent au retour progressif des activités dans plusieurs localités.

Samandéni, vitrine du tourisme endogène

Prenant la parole au nom des parrain, Léonce Salif Diarra, par ailleurs Président de l’Association des Professionnels du Voyage et du Tourisme (APVT), a exprimé sa vision et ses encouragements pour le secteur touristique au Burkina Faso. Il a ainsi lancé un appel aux institutions publiques, aux collectivités territoriales et aux professionnels du secteur (hôteliers, guides, transporteurs) pour faire de cette filière une priorité nationale en misant sur l’innovation et l’amélioration de la qualité des services. Le choix de Samandéni pour accueillir cette édition illustre la volonté des autorités de promouvoir de nouvelles destinations touristiques. Gilbert Ouédraogo a rappelé qu’en avril 2025, lors d’une visite sur le site, un appel avait été lancé aux investisseurs nationaux pour développer les infrastructures d’accueil. « Plus d’une cinquantaine d’investisseurs ont répondu favorablement à cet appel », a-t-il relevé, saluant la transformation de Samandéni Beach en un espace touristique moderne, entièrement porté par l’investissement privé burkinabè. Le Président de la délégation spéciale de Bama, Félix Bayé, a exprimé sa satisfaction de voir sa commune accueillir un événement d’envergure nationale. Il a mis en avant les nombreux atouts de la localité, notamment le barrage de Samandéni, les plaines aménagées, les unités d’étuvage du riz, ainsi que les richesses naturelles et culturelles qui font de la commune une destination touristique prometteuse. Selon lui, cette manifestation va contribuer non seulement à faire connaître davantage les potentialités de Bama, mais aussi à stimuler les activités économiques au profit des communautés locales. La Grande saison du tourisme interne va se dérouler durant trois mois. Au programme figurent des excursions, des visites de sites touristiques, des animations culturelles et artistiques, ainsi que des activités de promotion des savoir-faire locaux. Les acteurs du secteur se sont également engagés à proposer des tarifs préférentiels afin de faciliter les déplacements des touristes nationaux. À travers cette initiative, les autorités entendent consolider une dynamique qui place le tourisme interne au cœur de la stratégie de développement économique du Burkina Faso. L’objectif est de faire des Burkinabè les premiers ambassadeurs de leur patrimoine culturel et naturel, tout en renforçant les retombées économiques au bénéfice des collectivités territoriales.

Kamélé FAYAMA

Houndé : la CNLF saisit explosifs, cyanure et produits de contrebande d’une valeur de plus de 97 millions FCFA

La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a présenté, samedi 4 juillet 2026, les résultats d’une série d’opérations ayant permis de saisir des marchandises illicites d’une valeur de plus de 97,3 millions FCFA. À Houndé, les agents ont intercepté 115 fûts de cyanure, 180 explosifs, 125 détonateurs et 7 cordons détonants destinés à des sites d’orpaillage, évitant ainsi d’importants risques pour les populations et l’environnement. À Ouagadougou, 40 cordons détonants ont été découverts dans une cour d’habitation. À Bobo-Dioulasso, une cargaison de riz importée frauduleusement, dissimulée sous des couches pour bébés, ainsi que des produits de beauté, du savon, de l’huile, des insecticides et des cigarettes de contrebande ont également été saisis. La CNLF souligne que ces opérations ont permis de prévenir de graves menaces sécuritaires, sanitaires et environnementales.

#sidwaya.info

Journalisme et photographie: Achille OUEDRAOGO et Issa COMPAORÉ des Éditions Sidwaya se sont illustrés par leurs œuvres

Achille OUEDRAOGO a remporté le 1er Prix de la meilleure œuvre journalistique en presse écrite, édition 2026, organisé par l’Association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB) le 4 juillet 2026, récompensant la qualité de son travail dans le journalisme sportif.

1er Prix de la meilleure ouverture journalistique en presse écrite édition 2026. P. Achille Ouédraogo des Éditions Sidwaya.
3 e prix en photo sur les sites et attraits touristiques du Burkina Faso. Remis ce matin à Issa Compaoré à Samandeni

De son côté, Issa COMPAORÉ a décroché le 3e Prix du concours de photographie des sites et attraits touristiques du Burkina Faso. Ces distinctions saluent le professionnalisme et le talent des deux journalistes, chacun dans son domaine d’excellence.

#sidwaya.info

École des cadres moyens en travail social: La « Promotion Simon Compaoré » célèbre ses 30 ans au service de la Nation

La 29e promotion (1993-1996) de l’École nationale de service social (ENSS), devenue aujourd’hui l’École des cadres moyens en travail social (ECMTS), a célébré son 30e anniversaire, le jeudi 2 juillet 2026, sous le thème : « Résilience et reconstruction post-crise au Burkina Faso : enjeux, défis et perspectives ».

Baptisée « Promotion Simon Compaoré », la 29e promotion de l’ENSS a marqué ce jubilé de perle lors d’une cérémonie placée sous le signe de la réflexion sur les défis de la reconstruction nationale.

La patronne de la cérémonie, la camarade ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, représentée par le secrétaire général du ministère, a salué une initiative qui rend hommage à une génération de professionnels ayant consacré trente années de leur vie au développement social du Burkina Faso. Selon elle, le thème retenu,  « Résilience et reconstruction post-crise au Burkina Faso : enjeux, défis et perspectives », est en parfaite adéquation avec les réalités actuelles du pays, confronté, avec courage et détermination, à d’importants défis sécuritaires, humanitaires et sociaux.

« Face à ces épreuves, notre peuple a démontré une remarquable capacité de résilience. Cependant, la résilience ne saurait constituer une fin en soi. Elle doit conduire à la reconstruction : une reconstruction durable, inclusive et porteuse d’espérance », a rappelé la ministre dans son discours lu par le secrétaire général.

Elle a également souhaité que ce jubilé de perle marque une nouvelle étape d’engagement, de transmission des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être, ainsi que de contribution au développement national.

Pour le délégué de la promotion, le camarade Esaï Foro, les membres de cette promotion ont, durant trois décennies, servi au sein des structures publiques centrales et déconcentrées, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural, ainsi que dans des institutions internationales, des ONG et des organisations humanitaires et associatives.

« Nous avons choisi d’échanger autour de la résilience, car elle n’est pas seulement la capacité à endurer ; elle est aussi la faculté de se relever, de co-construire et de réinventer l’espérance. Le travail social a un rôle majeur à jouer dans la reconstruction post-crise et la restauration du tissu social », a-t-il soutenu.

Le camarade Esaï Foro, Président du comité d’organisation des 30 ans

Prenant la parole au nom du parrain, Boureima Nana, ainsi que des co-parrains, Hariguietta Congo/Zongo et Yves Zoubila Kaboré, le représentant a indiqué que la célébration d’un jubilé de perle ne constitue pas un simple anniversaire, mais le couronnement d’un parcours exceptionnel. Elle symbolise la maturité, la persévérance, la fidélité aux idéaux de jeunesse et la capacité à transformer l’expérience accumulée en sagesse collective.

« Depuis trois décennies, vous servez avec abnégation dans l’administration publique, les organisations de la société civile, les ONG ainsi que dans le Système des Nations Unies. Vous avez été présents aux côtés des populations en difficulté, que vous avez accompagnées avec professionnalisme, discrétion et humanisme. Vous exercez un métier souvent peu visible, insuffisamment médiatisé, mais absolument indispensable à l’équilibre et à la cohésion de notre société », a-t-il souligné.

Camarade Smon Compaoré, était présent à coté de ses filleuls

Forte de 34 membres à sa création, la promotion regroupait des éducateurs sociaux, des éducateurs préscolaires adjoints et d’autres professionnels du secteur. Aujourd’hui, elle compte 29 membres, actifs ou retraités. Un hommage a également été rendu aux cinq camarades disparus.

B.S.

(Publi info): Orange Burkina Faso distingué pour sa contribution au développement communautaire.

Dans le cadre de l’accélération du développement endogène à travers l’Initiative Présidentielle pour le Développement Communautaire (IPDC), l’arrondissement n°11 de la ville de Ouagadougou a distingué Orange Burkina Faso lors d’une cérémonie ce 3 juillet 2026.

Fier de participer à cette dynamique nationale en faveur du développement communautaire, notre entreprise accompagne et cré un impact positif et durable pour les populations.

Par son engagement Orange Burkina Faso a été distingué lors de cette 4ᵉ édition de la Cérémonie officielle de distinction des Généreux Donateurs, organisée dans le cadre de l’IPDC. Cette reconnaissance témoigne pleinement de la détermination de la Direction Générale de Orange Burkina Faso de transformer le quotidien des burkinabè.

#OrangeBurkinaFaso #IPDC #DéveloppementCommunautaire #Engagement #BurkinaFaso

Lu pour vous :« La Gifle de l’immigration », le premier roman de Seydou Nabalma interpelle les consciences

Avec son tout premier roman, « La Gifle de l’immigration », l’écrivain burkinabè, Seydou Nabalma pousse les lecteurs à regarder en face la réalité des migrations. Entre les rêves d’ailleurs, les désillusions et la recherche de dignité, ce livre est une vraie réflexion sur ce que vivent des milliers de jeunes africains.

On le sait, l’immigration fait encore rêver beaucoup de jeunes qui croient dur comme fer que leur avenir est ailleurs, loin de leur pays. Mais derrière les belles promesses d’une vie
meilleure, il y a souvent des galères, de la souffrance, et parfois des drames. C’est exac-
tement ça que Seydou Nabalma montre dans son roman, « La Gifle de l’immigration ».

A travers des personnages comme Francis et Roxane, l’auteur emmène le lecteur dans une histoire où se mélangent espoir, courage, sacrifices, désillusions et résilience. Le livre raconte avec justesse ce qui pousse à partir, les difficultés du voyage, la dure réalité de l’exil et tout ce que cela implique pour ceux qui cherchent une vie meilleure.

Sans chercher à en faire trop, Seydou Nabalma signe un roman accessible qui parle
aussi bien aux candidats à l’émigration qu’à leurs familles, aux politiques et à la société en général. Son écriture invite à mettre de côté les clichés pour réfléchir sérieusement à ce
que la migration signifie aujourd’hui.

Eveiller les consciences et contribuer au changement des mentalités

L’auteur de « La Gifle de l’immigration », Seydou Nabalma, résidant au
Canada depuis 2012, puise dans les péripéties de son parcours et de son
expérience dans sa vie d’immigré pour sensibiliser les candidats à
l’immigration et poser la problématique aux gouvernants.

Publié aux Editions Calebasse, « La Gifle de l’immigration » s’est distinguée sur la scène littéraire africaine en étant retenu parmi les finalistes du Prix national Bernard Dadié
du Jeune Écrivain, décerné à l’occasion de la 16e édition du Salon international du livre
d’Abidjan (SILA), tenue du 28 avril au 2 mai 2026 autour du thème : « Lire pour bâtir ».

Cette sélection constitue une reconnaissance du talent naissant de son auteur, Seydou Nabalma, et de la portée sociale de son œuvre. Passionné de lecture et d’écriture, ingénieur de formation et titulaire d’une maîtrise en administration des affaires de l’uni-
versité d’Ottawa, Seydou Nabalma est établi au Québec depuis 2012. Après plusieurs
années d’expérience dans le secteur des Télécommunications au Burkina Faso et au Gabon,
où il a occupé une fonction de direction, il œuvre aujourd’hui dans l’administra-
tion de Programmes sociaux au sein du ministère du Travail du Canada. Marqué par une riche expérience professionnelle et un intérêt constant pour les questions humaines et sociales, son parcours nourrit son écriture et son regard sur le monde.

L’écrivain burkinabè fait partie de cette nouvelle génération d’auteurs africains qui utilisent la littérature pour parler des grands problèmes de notre époque. Passionné par les questions sociales, il s’intéresse surtout aux défis des jeunes Africains : la migration, l’espoir d’un avenir meilleur et la force de se relever après les épreuves. Avec « La
Gifle de l’immigration », il fait une entrée remarquée dans le monde des lettres. Son style, à la fois sobre et sensible, mise sur les émotions tout en poussant le lecteur à réfléchir sur ses choix et sur ce que nous devons construire collectivement.  Pour lui, la littérature peut véritablement éveiller les consciences et contribuer au changement des mentalités.Avec ce premier livre, Seydou Nabalma s’impose comme une plume prometteuse donnant
l’envie de suivre son parcours.

« La Gifle de l’immigration » s’adresse aux jeunes comme aux parents, aux enseignants,
aux universitaires et à tous ceux qui veulent comprendre ce qui se joue dans la migra-
tion. Plus qu’un simple roman, c’est une invitation à voir autrement un phénomène qui transforme les sociétés africaines aujourd’hui.

À une époque où l’on parle de l’immigration soit en l’idéalisant, soit en la dramatisant, ce livre propose un regard humain, équilibré et plein de leçons. Lire « La Gifle de l’im-
migration », c’est accepter d’être bousculé, touché et poussé à réfléchir. C’est aussi
soutenir une nouvelle voix de la littérature burkinabè qui promet déjà beaucoup.

Sidibé PAGBELEGUEM
joliv_et@yahoo.fr

Le Conseil d’orientation de l’IPN-Farafina à l’écoute du Président du Faso

Le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience, ce 3juillet 2O26,  vendredi matin, les membres du Conseil d’orientation de l’Institut des Peuples Noirs-Farafina, conduits par le président, Camarade Claude Aimée TASSEMBEDO.

Les 13 membres du Conseil d’orientation de l’IPN-Farafina et les quatre membres observateurs sont venus recueillir les orientations et les conseils du Président du Faso après leur installation le mardi 30 juin dernier et la tenue de leur première session ordinaire.

« Nous sommes venus pour recevoir les orientations du Chef de l’État, car vous connaissez le positionnement de l’IPN-Farafina dans le contexte national et international d’aujourd’hui. Nous avons la lourde mission de sensibiliser, de construire, et à la fois de contribuer à la renaissance des Peuples Noirs », a indiqué le Président du Conseil d’orientation, Camarade TASSEMBEDO à l’issue de l’audience.

La première session du Conseil d’orientation, tenue du 30 juin au 2 juillet 2026 a permis, selon son président, de « travailler sur les statuts, l’organisation, le règlements intérieur, et également tout ce qu’il faut comme accompagnement pour mettre l’IPN-Farafina en route ».

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Grande Saison du Tourisme Interne : le Ministre chargé du Tourisme lance la 4e édition ce week-end à Samendeni

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO procédera ce samedi 4 juillet 2026 à Samendeni, Région du Guiriko, au lancement officiel de la 4e édition de la Grande Saison du Tourisme Interne (GSTI).

Après Tenkodogo dans la région du Nakambé en 2025, c’est Samendeni (région du Guiriko) qui abrite la 4e édition de la cérémonie de lancement de la GSTI placée sous le thème <<Tourisme interne, un levier de valorisation du patrimoine et de développement local au Burkina Faso>>.

Aux côtés du chef du département de la Culture, des ministres membres du Gouvernement, des acteurs du tourisme, des invités de marque composés d’hommes d’affaires du privé, des corps constitués de la région du Guiriko, des artistes, des créateurs de contenus et des populations du Guiriko fortement mobilisées.

Au programme des deux jours de séjour dans le Guiriko, la cérémonie officielle de lancement, des excursions sur des sites emblématiques de la région, un vernissage photos, une course cycliste, …>>

A l’image des éditions précédentes, le message du Ministre Pingdwendé reste le même. <<Chaque Burkinabè doit être un ambassadeur de la destination Burkina. Sortez de vos maisons, allez à la (re)découverte du patrimoine culturel et touristique>> à l’occasion de la Grande Saison du Tourisme Interne qui s’étend de la période du 1er juillet au 30 septembre.

 

DCRP-MCCAT

 

 

Présidence du Faso: Le Conseil d’orientation de l’IPN-Farafina à l’écoute du Président du Faso

Le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience, le 03 juillet 2026 les membres du Conseil d’orientation de l’Institut des Peuples Noirs-Farafina, conduits par le président, Camarade Claude Aimée TASSEMBEDO.

Les 13 membres du Conseil d’orientation de l’IPN-Farafina et les quatre membres observateurs sont venus recueillir les orientations et les conseils du Président du Faso après leur installation le mardi 30 juin dernier et la tenue de leur première session ordinaire.

Pour le Président du Conseil d’orientation de l’IPN – Farafina, Camarade Claude Aimé TASSEMBEDO, la première session du Conseil a permis de mettre en place les outils nécessaires au fonctionnement de l’institut

« Nous sommes venus pour recevoir les orientations du Chef de l’État, car vous connaissez le positionnement de l’IPN-Farafina dans le contexte national et international d’aujourd’hui. Nous avons la lourde mission de sensibiliser, de construire, et à la fois de contribuer à la renaissance des Peuples Noirs », a indiqué le Président du Conseil d’orientation, Camarade TASSEMBEDO à l’issue de l’audience.

La première session du Conseil d’orientation, tenue du 30 juin au 2 juillet 2026 a permis, selon son président, de « travailler sur les statuts, l’organisation, le règlements intérieur, et également tout ce qu’il faut comme accompagnement pour mettre l’IPN-Farafina en route ».

Direction de la communication de la Présidence du Faso

105ᵉ anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois : Un siècle de marche ouvre une nouvelle voie, la coopération sino-burkinabè écrit un nouveau chapitre

Le 1er juillet 2026 marque le 105ᵉ anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois. Depuis plus d’un siècle, le Parti communiste chinois conduit le peuple chinois dans une transformation historique. Il a renversé les forces de l’impérialisme, du féodalisme et du capitalisme bureaucratique, fondé la République populaire de Chine où le peuple est maître de son destin, et mis définitivement fin à l’histoire de la Chine semi-coloniale et semi-féodale. En quelques décennies seulement, la Chine a accompli un processus d’industrialisation qui avait nécessité plusieurs siècles aux pays développés. Elle a créé les deux grands miracles que sont une croissance économique rapide et une stabilité sociale durable, réalisé un bond historique en faisant passer le niveau de vie de sa population de la simple satisfaction des besoins essentiels à une société de moyenne aisance, puis à une société de moyenne aisance intégrale. Elle a ainsi ouvert avec succès la voie du socialisme à la chinoise, transformant profondément les dynamiques et les équilibres du développement mondial. La modernisation à la chinoise a donné naissance à une nouvelle forme de civilisation humaine. Elle a élargi les voies permettant aux pays en développement d’accéder à la modernisation et offre à ces derniers une approche chinoise ainsi que de nouvelles opportunités de développement.

Premièrement, persévérer dans l’indépendance et l’autonomie. Depuis sa fondation, le Parti communiste chinois s’attache à adapter les principes fondamentaux du marxisme aux réalités concrètes de la Chine. Il s’est toujours appuyé sur les conditions nationales du pays, sans reproduire mécaniquement un quelconque modèle étranger, et a suivi avec détermination une voie de développement adaptée aux réalités chinoises, ouvrant avec succès la voie du socialisme à la chinoise. La pratique a pleinement démontré qu’il n’existe pas de modèle universel de modernisation applicable à tous les pays. Chaque nation doit partir de sa propre réalité et explorer de manière indépendante une voie de développement conforme à ses conditions nationales. Ces dernières années, le Burkina Faso s’est attaché à préserver sa souveraineté, sa sécurité, sa stabilité ainsi que son autonomie économique, tout en faisant progresser l’industrialisation et la modernisation de son agriculture. Cette démarche, fondée sur les réalités nationales et l’exploration autonome d’une voie de développement propre, traduit une convergence de vues avec la Chine sur l’importance de l’indépendance, de l’autonomie et de la confiance en ses propres forces dans le processus de développement.

Deuxièmement, placer le peuple au centre du développement. Le Parti communiste chinois a toujours adhéré à une philosophie de développement centrée sur le peuple. Il œuvre de tout cœur au service de la population, fait de l’aspiration du peuple à une vie meilleure son objectif et considère l’amélioration du bien-être de la population comme la finalité fondamentale du développement. Depuis la résolution du problème de l’alimentation et de l’habillement grâce à la politique de réforme et d’ouverture, jusqu’à l’édification intégrale d’une société de moyenne aisance, l’élimination historique de l’extrême pauvreté, puis la promotion constante de la prospérité commune, la Chine s’est toujours attachée à faire en sorte que le développement soit au service du peuple, repose sur le peuple et bénéficie au peuple. Elle s’emploie ainsi à renforcer sans cesse le sentiment d’accomplissement, de bonheur et de sécurité de sa population. Cette philosophie trouve également un écho dans la pratique du Burkina Faso visant à promouvoir la « Révolution populaire progressiste ». Le gouvernement burkinabè s’appuie étroitement sur le peuple pour faire avancer la révolution et le développement social, s’attache à améliorer les conditions de vie de la population et œuvre continuellement à l’élévation de son niveau de vie. La partie chinoise est disposée à poursuivre l’approfondissement de sa coopération avec la partie burkinabè dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de l’éducation et de la réduction de la pauvreté, tout en renforçant les échanges humains ainsi que l’apprentissage mutuel entre les civilisations de nos deux pays, afin de mieux apporter des bénéfices tangibles aux deux peuples.

Troisièmement, persévérer dans l’ouverture et la coopération. La Chine demeure attachée au multilatéralisme et s’emploie activement à promouvoir la coopération Sud-Sud. Les initiatives proposées par la Chine, notamment l’Initiative « la Ceinture et la Route », l’Initiative pour le développement mondial, l’Initiative pour la sécurité mondiale, l’Initiative pour la civilisation mondiale ainsi que l’Initiative pour la gouvernance mondiale, apportent des solutions chinoises à l’amélioration de la gouvernance mondiale et à la promotion du développement commun. Récemment, la Chine a accordé un traitement tarifaire de zéro droit de douane sur 100 % des lignes tarifaires aux produits en provenance des 53 pays africains entretenant des relations diplomatiques avec elle, permettant ainsi aux pays africains, y compris le Burkina Faso, de partager les opportunités offertes par le développement de la Chine. S’appuyant sur l’immensité de son marché, l’intégrité de son système industriel et ses avantages technologiques, la Chine est disposée à partager avec le Burkina Faso les opportunités de son développement, à renforcer les capacités de développement autonome de la partie burkinabè, à favoriser le passage d’une assistance ponctuelle à un développement fondé sur l’autonomisation, ainsi que d’une aide matérielle à la transmission de savoir-faire, à intensifier les transferts de technologies et le renforcement des capacités, afin de réaliser ensemble un développement et une prospérité partagés et de promouvoir la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

Quatrièmement, persévérer dans une planification scientifique. La Chine a toujours fait de la planification scientifique un moteur essentiel de sa modernisation. Du premier Plan quinquennal au 15ᵉ Plan quinquennal, elle poursuit avec constance une même vision de développement, en assurant une articulation harmonieuse entre les objectifs par étapes et la stratégie de développement à long terme, tout en garantissant la continuité des politiques et la stabilité du développement. Cette approche constitue une garantie importante du développement économique et social durable du pays et offre des enseignements utiles aux autres pays en développement dans leur marche vers la modernisation. Cette année marque le lancement du 15ᵉ Plan quinquennal de la Chine. De son côté, le Burkina Faso a élaboré son « Plan National de Développement (PND) 2026-2030: RELANCE ». Les stratégies de développement des deux pays, fondées à la fois sur une vision de long terme et sur des actions concrètes adaptées aux réalités présentes, présentent une forte convergence. La partie chinoise est disposée à renforcer l’articulation entre le 15ᵉ Plan quinquennal chinois et le Plan quinquennal de relance du Burkina Faso, à mettre en œuvre les acquis du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine, à approfondir la coopération pragmatique dans tous les domaines et à contribuer davantage au développement autonome ainsi qu’au redressement économique du Burkina Faso.

Cinquièmement, persévérer dans l’auto-réforme. Le courage de se réformer soi-même constitue l’une des principales raisons qui expliquent le développement continu et la vitalité durable du Parti communiste chinois. Depuis l’entrée dans la nouvelle ère, le Parti communiste chinois s’attache à renforcer sa capacité de gouvernance à long terme, à préserver des liens étroits avec le peuple, à mener avec détermination une lutte globale, résolue et de longue haleine contre la corruption, à faire de son auto-réforme le moteur de l’approfondissement intégral de la réforme, à perfectionner continuellement le système institutionnel, à moderniser la gouvernance et à améliorer sans cesse l’environnement du développement, offrant ainsi une solide garantie à la modernisation à la chinoise. La pratique montre que la capacité d’un pays à se perfectionner en permanence, à approfondir les réformes et à promouvoir l’innovation constitue un fondement essentiel pour préserver son dynamisme de développement et assurer une stabilité durable. À l’heure actuelle, le Burkina Faso s’emploie activement à renforcer ses capacités de gouvernance, à poursuivre la lutte contre la corruption, à approfondir les réformes et à améliorer l’efficacité de l’action publique, contribuant ainsi à la préservation de la stabilité nationale et au développement économique et social. La partie chinoise est disposée à renforcer les échanges avec la partie burkinabè en matière de gouvernance de l’État, à promouvoir ensemble la modernisation des systèmes et des capacités de gouvernance, et à demeurer des partenaires et des frères partageant les mêmes idéaux sur la voie de la modernisation.

Alors que les changements inédits depuis un siècle s’accélèrent et que le monde entre dans une nouvelle période de turbulences et de transformations, l’humanité se trouve une nouvelle fois à la croisée des chemins. Dans cette nouvelle étape de développement, la Chine est prête à continuer d’enrichir avec le Burkina Faso le contenu de leur partenariat stratégique, à renforcer l’articulation de leurs stratégies de développement, à mettre en œuvre les acquis du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine, à approfondir la coopération pragmatique dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de l’énergie, des infrastructures et des échanges humains, ainsi qu’à assurer la mise en œuvre effective des politiques telles que la coopération de haute qualité dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route » et le régime de zéro droit de douane, afin de promouvoir ensemble la modernisation. La Chine est également disposée à travailler avec le Burkina Faso pour porter haut les valeurs de paix, de développement, de coopération et de bénéfices mutuels, promouvoir les valeurs communes de l’humanité, favoriser l’édification de nouvelles relations internationales, et devenir ensemble des bâtisseurs de la paix mondiale, des contributeurs au développement mondial et des défenseurs de l’ordre international.

Monsieur ZHAO Deyong,

Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire

de la République populaire de Chine au Burkina Faso