Concours directs 2026: plus de 2 millions de candidatures pour 7 545 postes

Le ministère des Serviteurs du Peuple a organisé une conférence de presse pour informer l’opinion publique et en particulier les candidats sur les innovations introduites dans l’administration des épreuves des concours directs de la Fonction publique, session 2026, vendredi 3 juillet 2026, à Ouagadougou.

L’administration des épreuves écrites des concours directs de la fonction publique, session 2026 se dérouleront au mois de juillet. Cette décision a été annoncée par le secrétaire général du ministère des Serviteurs du Peuple, Suanyala Rodrigue Oboulbiga, lors de la conférence de presse animée, le vendredi 3 juillet 2026, à Ouagadougou. Il a fait le bilan des concours professionnels et des concours directs organisés par anticipation dans un premier temps. Dans un second temps, Suanyala Rodrigue Oboulbiga a présenté les innovations dans l’administration des épreuves au titre de la session 2026.

Le secrétaire général du ministère des Serviteurs du Peuple a indiqué que plus deux millions de candidatures ont été enregistrées pour 7 545 postes à pourvoir. Il a fait savoir que les épreuves en ligne se dérouleront, du 4 au 12 juillet 2026, au centre unique de Ouagadougou, tandis que les compositions sur table se tiendront, du 15 au 22 juillet, dans 13 chefs-lieux de régions. Pour lui, des innovations qui visent à renforcer la transparence et la fiabilité des concours ont été introduites cette année.

A titre d’exemple, la plateforme e-concours est désormais interconnectée avec la base de données de l’Office national d’identité (ONI). Cette innovation permet l’importation automatique des informations d’identité du candidat à partir de sa Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) ou sa Carte d’identité de l’Alliance des Etats du sahel (CI-AES). Le ministère a également renforcé le contrôle des quotas réservés à certaines catégories de candidats », a-t-il précisé.

Se prononçant sur les concours professionnels, il a indiqué que sur les 110 autorisés pour la session 2026, 2 146 postes ont été pourvus sur les 2 432 prévus par le ministère des Serviteurs du Peuple, soit un taux de réalisation de 88,24 %. Les 286 postes restés vacants concernent principalement les secteurs de l’éducation, de la santé, de la communication, de l’agriculture et des infrastructures, a-t-il annoncé. Quant aux concours directs organisés par anticipation, les résultats d’admissibilité sont tous disponibles. Le secrétaire général du ministère des Serviteurs du Peuples a invité les candidats à se munir de leur pièce d’identité valide et de leur récépissé d’inscription, respecter les consignes de composition et s’abstenir de toute tentative de fraude afin d’assurer le bon déroulement des épreuves.

Adama SEDGO

Lydia Esther BILLA (Stagiaire)

Grande saison du tourisme interne 2026: SITARAIL offre un transport gratuit aux participants

La Société internationale de transport africain par rail, en collaboration avec le ministère en charge de la culture, a lancé vendredi 3 juillet 2026 à Ouagadougou, le train du tourisme. Il s’agit d’une initiative de transport gratuit entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso des participants de la « Grande saison du tourisme interne ».

Le transport ferroviaire donne un élan à la promotion du tourisme interne. En effet, dans le cadre du lancement de la IVe édition de la Grande saison du tourisme interne (GSTI), intervenu les 4 et 5 juillet 2026 dans la région Guriko précisément à Samandéni, la Société internationale de transport africain par rail (SITARAIL) a mis en place une initiative de transport gratuit des participants de Ouagadougou vers Bobo-Dioulasso. Cette initiative appelée «Train du tourisme » a été lancée le vendredi 3 juillet 2026 à Ouagadougou.

Le directeur général de SITARAIL, Simplice Essoh, a indiqué que l’aventure est destinée à faire découvrir les richesses culturelles et patrimoniales du Burkina Faso tout en renforçant les liens entre les populations. Il a laissé entendre que le «Train du tourisme » contribuera à stimuler le tourisme interne, dynamiser les économies locales et soutenir les acteurs du secteur, notamment les artisans, les restaurateurs et les guides touristiques.

Pour lui, cette initiative s’inscrit dans la stratégie de modernisation et de responsabilité sociétale de SITARAIL, avec l’appui du groupe Africa global logistics. Simplice Essoh a expliqué que le chemin de fer est un vecteur d’intégration économique et sociale, capable de rapprocher les territoires et valoriser le patrimoine national. Il a salué la collaboration entre SITARAIL et le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme qui a permis de mettre en place une offre touristique accessible aux familles, aux étudiants et à l’ensemble des citoyens.

Quant au représentant du ministre chargé de la Communication, Abdoulaye Dioni, il a affirmé que l’objectif poursuivi par cette activité est d’inciter les Burkinabè à découvrir les réalités culturelles et touristiques. Il a expliqué que le «Train du tourisme » traduit la volonté du gouvernement de faire du tourisme un véritable levier de développement, de cohésion sociale et de valorisation de notre riche patrimoine culturel et touristique.

Abdoulaye Dioni a rappelé que dans le contexte actuel où le tourisme récepteur n’occupe qu’une part marginale dans les arrivées du tourisme au Burkina Faso, il est nécessaire de compter sur le tourisme interne. Il a invité les entreprises citoyennes à contribuer à la promotion et à la fréquentation des sites touristiques du pays. « Je vous invite à profiter pleinement de cette expérience, à partager vos découvertes autour de vous et sur les réseaux sociaux afin d’inciter d’autres Burkinabè à emprunter le même chemin de la découverte de notre riche patrimoine », a-t-il lancé.

Adama SEDGO

Astride OUEDRAOGO (Stagiaire)

Bande dessinée burkinabè : le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo salue le succès de « Malaïka »

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a accordé dans l’après midi du mercredi 1er juillet 2026, une audience à Serge Dimitri Pitroipa, producteur-réalisateur, directeur de production et président de l’Association burkinabè du cinéma d’animation (ABCA).

Cette rencontre a été l’occasion pour le ministre de féliciter le réalisateur ainsi que toute l’équipe de production de Malaïka, une œuvre d’animation 100 % burkinabè qui met en valeur le savoir-faire national et les richesses culturelles du Burkina Faso. A sa sortie d’audience, Serge Dimitri Pitroipa a exprimé sa satisfaction et sa reconnaissance pour les encouragements reçus. Il a rappelé que Malaïka a bénéficié de l’accompagnement du ministère à travers le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT), un appui qui a contribué à la concrétisation de ce projet ambitieux. Le réalisateur a également présenté les perspectives de la série, dont la première saison compte dix épisodes. Une deuxième saison de dix épisodes est déjà envisagée afin de poursuivre cette aventure qui séduit un public toujours plus large. Créée par Serge Dimitri Pitroipa, Malaïka met en scène une jeune héroïne albinos. A travers ce personnage, les concepteurs souhaitent promouvoir des valeurs essentielles telles que l’acceptation de la différence, le vivre-ensemble, la cohésion sociale et la lutte contre les préjugés. Le choix du nom « Malaïka », qui signifie « ange » dans plusieurs langues africaines, traduit également la portée universelle de cette œuvre. Le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a salué cette initiative qui contribue au rayonnement de la culture burkinabè et à la promotion de l’industrie nationale du cinéma d’animation. Il a réaffirmé la volonté du département d’accompagner les acteurs culturels dans la production d’œuvres de qualité qui valorisent l’identité et les talents du Burkina Faso.

DCRP/MCCAT

Journées des instruments coutumiers parleurs : l’association « Id singré » sensibilise à l’acceptation ethnique

Le Moogho Naaba Baongo a présidé la cérémonie du grand spectacle des instruments parleurs de l’association « Id singré », samedi 4 juillet 2026, à Ouagadougou.

Afin de transmettre leur savoir endogène à la jeune génération dans la valorisation de la parole des instruments coutumiers, l’association « Id singré » (nos origines en langue mooré), a organisé la VIIe édition des journées des instruments coutumiers parleurs. Le grand spectacle de ces instruments sur le thème « Pour la patrie il est impératif de s’accepter mutuellement » a eu lieu dans l’enceinte du palais du Moogho Naaba Baongo, samedi 4 juillet 2026, à Ouagadougou. Composés du lũnga, du bèdré, du kũndé, de la köra, du këma, du balafon, du djembé ou tambour ou tam-tam et de la flûte, ces instruments parleurs ont dialogué au cours de la cérémonie.

En effet ces instruments parleurs de différentes communautés ethniques du Burkina Faso ont, durant une heure, conté des histoires culturelles, transmis des messages de paix, de cohésion sociale et de valeurs traditionnelles et humaines. En plus de cela, ces instruments parleurs ont une communication instrumentale, montré comment une communauté ethnique, religieuse et civile peut être unie suite à une division ou mésentente. Le promoteur des journées des instruments coutumiers parleurs et président de l’association « Id singré », Goughin Beend-Naaba Guimgmdé a indiqué que l’objectif de la VIIe édition des journées des instruments parleurs est la promotion du vivre-ensemble malgré la diversité des ethnies, des cultures et des religions.

« Le Burkina Faso nous appartient tous et nous sommes appelés à contribuer positivement pour que le pays reste uni et inséparable », a-t-il affirmé. Le Moogho Naaba Baongo a félicité le promoteur de l’association. « Je souhaite que vous continuiez cette œuvre, afin que les communautés puissent prendre connaissance du rôle des instruments coutumiers parleurs dans la promotion du vivre-ensemble », a-t-il conseillé. Le représentant du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Nestor Kahoun a confié que le spectacle des instruments est un socle de solidarité, de transmission de valeurs et de cohésion sociale. « C’est une activité qui porte tout son sens dans le fait que notre culture est en train d’être envahie par l’importation des autres cultures. Il est donc temps que nous la mettions en valeur », a-t-il dit.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)

Ministère de l’Economie et des Finances: un taux de recouvrement des recettes de 122% au mois de juin 2026

Le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo a présidé la cérémonie de montée des couleurs, ce lundi 6 juillet 2026. A l’occasion, il a félicité ses collaborateurs, pour les résultats importants engrangés durant le mois de juin 2026.

Il ressort en effet que durant cette période, les recouvrements par les trois régies de recettes (trésor, douanes et impôts) ont atteint un taux de 122%. Le programme Diaspora Bonds, clôturé lui aussi au mois de juin, a enregistré un succès au-delà des attentes, avec un recouvrement de 151 milliards F CFA, sur une prévision de 125 milliards. A ces performances, s’ajoutent les excellents résultats enregistrés par la LONAB et Faso Transit et Logistique, à l’issue de la dernière session de l’assemblée générale des sociétés d’Etat. Au cours de cette cérémonie, Dr Aboubakar Nacanabo a également livré au personnel du MEF, le message du chef de l’Etat, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, à l’occasion du deuxième anniversaire de la création de la Confédération des Etats du Sahel (AES).

DCRP/MEF

Forces armées nationales : Le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ remet les attributs de Général aux nouveaux promus

Le Président du Faso, Chef de l’État, Chef suprême des Forces armées nationales, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a procédé, ce lundi 6 juillet 2026, au cours d’une cérémonie solennelle au palais de Koulouba, à la remise officielle des attributs de Général à trois officiers généraux des Forces armées nationales.

Le port des épaulettes, symbole de commandement et de responsabilité, traduit la volonté du Chef de l’État de consolider la chaîne hiérarchique et de renforcer l’autorité des Forces armées dans un contexte sécuritaire exigeant. Les nouveaux promus, le Général de Division Moussa DIALLO, le Général de Brigade Théophile NIKIEMA et le Général de Brigade Ismaël Kiswendsida Souampa DIAOUARI ont reçu leurs insignes des mains du Président du Faso.
Cette remise d’attributs aux nouveaux Généraux par le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ sonne comme un appel à plus d’engagement au-delà des responsabilités
Cette remise d’attributs aux nouveaux Généraux par le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ sonne comme un appel à plus d’engagement au-delà des responsabilités
Prenant la parole, chacun des nouveaux généraux a rappelé que cette distinction dépasse le simple grade pour incarner une mission de loyauté et de service envers la Nation. Pour le Général de Division Moussa DIALLO, Chef d’État-major Général des Armées, « le grade de général est avant tout un engagement envers la Patrie, un serment silencieux de guider les Hommes avec courage et discernement, même dans les situations les plus difficiles ».
Le nouveau Général de Division, Moussa Diallo, avant sa fonction actuelle, a occupé plusieurs autres dont celles de Gouverneur de la Région des Hauts-Bassins (Guiriko), Chef d’État-Major Général des Armées Adjoint, Commandant du Commandement des Opérations du Théâtre National, Commandant de la Brigade d’Intervention Rapide.
Le Général de Brigade Théophile NIKIEMA, Chef d’Etat-Major Général Adjoint des Armées et Commandant du Commandement des Opérations du Théâtre National a, lui, dédié sa promotion à ses frères d’armes tombés sur le champ d’honneur. Il a souligné que cette élévation est le fruit d’un travail collectif et la mémoire vivante de ceux qui ont sacrifié leur vie pour la Nation. Le Général de Brigade Théophile NIKIEMA a occupé, antérieurement, les fonctions de Commandant de la Brigade Spéciale et d’Intervention Rapide, Chef d’État-Major de l’Armée de Terre, Membre du Conseil d’Administration de l’Office National de Sécurisation des Sites Miniers (ONASSIM).
Le Général de Brigade Ismaël Kiswendsida Souampa DIAOUARI, Chef d’État-major particulier de la Présidence du Faso (CEMP-PF), a réaffirmé sa conviction que « le Burkina Faso remportera cette guerre grâce à la bravoure de ses forces combattantes et à l’unité de son peuple ». Il a salué le leadership du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, comme un facteur déterminant de la résilience nationale. Le Général de Brigade DIAOUARI a, avant d’occuper la fonction de CEMP-PF, exercé plusieurs fonctions stratégiques, notamment Chef J3 du Centre des Opérations Interarmées, Conseiller Sécurité du Président de la Commission de la CEDEAO, Président de la Commission chargée de la lutte contre le terrorisme et de la restauration de l’intégrité territoriale.

Au-delà de la symbolique, cette remise d’attributs a servi de tribune pour réaffirmer l’engagement des officiers généraux à demeurer loyaux, efficaces et fidèles aux valeurs cardinales de l’armée.
La Direction de la communication de la Présidence du Faso

Obsèques du Guide suprême iranien : Le Burkina Faso présent à la cérémonie d’hommage Téhéran

Le Burkina Faso a pris part, le vendredi 03 juillet dernier, à la cérémonie officielle d’hommage et de recueillement organisée en mémoire du Guide de la Révolution islamique d’Iran, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, tué le 28 février 2026.
La délégation burkinabè était conduite par le Camarade ministre des Affaires étrangères, représentant le Camarade Président du Faso, Son Excellence Ibrahim TRAORE.
Au complexe de la Mosalla Imam Khomeini à Téhéran où s’est déroulé la cérémonie internationale de recueillement, Son Excellence Karamoko Jean Marie TRAORE a présenté les condoléances du Burkina Faso au peuple et au gouvernement de la République Islamique d’Iran.
Il a ensuite signé le livre de condoléances, saluant « la mémoire d’un dirigeant dont l’influence politique et spirituelle a marqué plusieurs générations ». En marge de sa participation à la cérémonie d’hommage au Président iranien, le ministre Affaires étrangères a été reçu en audience par son homologue iranien S.E.Dr. Abbas Araghchi.
Cette rencontre, qui s’inscrit dans la dynamique de renforcement des relations bilatérales entre le Burkina Faso et la République Islamique d’Iran, a porté principalement sur les perspectives d’intensification de la coopération, notamment dans les domaines de la défense, de la sécurité et de la diplomatie, ainsi que dans le domaine économique et commercial.

S.E.M. Karamoko Jean Marie TRAORE a également mis à profit son séjour à Téhéran, pour avoir des échanges avec plusieurs de ses homologues africains, notamment du Congo, de la Namibie et de la République Arabe d’Egypte, autour des enjeux de coopération régionale et des perspectives de collaboration avec la République Islamique d’Iran.
Les funérailles du Guide suprême iranien ont réuni près d’une centaine de délégations étrangères, dont plusieurs venues d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient.
Les hommages se poursuivent jusqu’au 9 juillet 2026, avec des étapes prévues à Qom, Najaf, Karbala et Machhad, où aura lieu l’inhumation du Guide iranien.
DCRP/MAE

Grande saison du tourisme interne : La mare aux hippopotames de Bala, un joyau écologique à valoriser

Dans le cadre de la 4ᵉ édition de la Grande saison du tourisme interne, une délégation gouvernementale conduite par le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, a effectué le dimanche 05 juillet 2026, une visite de la Mare aux hippopotames de Balla, située dans la commune de Satiri, à une trentaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso.
À cette occasion, le Président de la Délégation spéciale (PDS) de la commune de Satiri, Emmanuel OUEDRAOGO, a exprimé sa gratitude au Gouvernement pour le choix porté sur sa commune. Selon lui, cette visite constitue un témoignage fort de l’intérêt accordé à la promotion du tourisme interne et à la valorisation des richesses naturelles et culturelles du Burkina Faso.
Il a rappelé que la commune de Satiri regorge d’importants sites touristiques, notamment la mare aux hippopotames de Bala, la forêt communautaire de Satiri et la forêt classée de Maro. Véritable joyau écologique, la mare aux hippopotames se situe en plein milieu d’une forêt classée et une réserve de biosphère reconnue par l’UNESCO, faisant de ce site une destination d’exception. Dans le contexte actuel, a-t-il souligné, le développement du tourisme constitue un choix stratégique pour stimuler l’économie locale et renforcer le rayonnement du patrimoine national.
Prenant la parole au nom du Gouvernement, la Gouverneure de la région du Guiriko, Mariama KONATÉ/GNANOU, a invité les Burkinabè à s’approprier le tourisme interne en découvrant les nombreuses merveilles du pays des hommes intègres. Elle a réaffirmé la vision du Gouvernement de faire du tourisme interne un véritable pôle d’attraction, capable de contribuer au développement économique, à la cohésion sociale et à la valorisation durable du patrimoine culturel et touristique du Burkina Faso.
DCRP/MCCAT

Groupe Shengyuan Carpet : Une référence dans la production de tapis tibétains

En séjour dans la ville de Xining capitale de la province du Qinghai, les participants africains au Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC) ont visité le Groupe Shengyuan Carpet et le monastère de Ta’er. 

À Xining capitale de la Province du Qinghai, la production de tapis tibétains est l’apanage du Groupe Shengyuan Carpet. Réputée pour la particularité de ses tapis, l’entreprise produit jusqu’à nos jours des tapis noués et tuftés à la main, préservant ainsi les techniques de tissage complexes qui caractérisent le patrimoine des tapis tibétains. Inscrite en 2006 sur la première liste nationale du patrimoine culturel immatériel de Chine, cette technique de production artisanale de tapis tibétains est principalement pratiquée dans le village de Jiaya et à Shangxinzhuang, dans le comté de Huangzhong, où les habitants tissent des tapis de génération en génération.

Le Groupe Shengyuan Carpet est réputé dans la production de tapis tibétains

Sur place lors d’une visite, les journalistes africains participant au programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC) ont suivi avec intérêt le  « nœud en huit », méthode de tissage célèbre des tapis tibétains de Jiaya: sur une paire de fils de chaîne, on forme un nœud en forme de « 8 » pour attacher le fil, puis on coupe le fil avec un couteau, créant ainsi un petit velours à la surface du tapis.

En plus de cette technique, l’entreprise utilise d’autres techniques de production tel que le poinçonnage manuel. Selon les explications données sur place par l’entreprise, cette méthode permet de répondre aux exigences strictes des clients en intégrant divers matériaux tels que le Tencel et les fibres de bambin pendant le tissage.

Le 7 juin 2021 à 16h00, le Secrétaire général Xi Jinping a visité le Groupe Shengyuan Carpet pour une inspection

Toujours dans l’optique de répondre aux exigences de ses clients, le Groupe a également introduit le métier à tisser Axminster importé de Belgique qui permet de réaliser des motifs complexes avec une grande variété de couleurs. Ces tapis sont largement utilisés dans les hôtels, les navires de croisière, les casinos et autres lieux nécessitant un revêtement de sol sur de grandes surfaces.

Le Groupe Shengyuan Carpet accorde également une grande importance à la recherche et au développement technologique ainsi qu’à l’amélioration de la qualité, en utilisant des technologies brevetées. L’entreprise détiens actuellement 56 brevets de design et 24 brevets d’utilité.

Lors de sa visite, le président chinois a indiqué que l’entreprise Carpet joue un rôle dans la lutte contre la pauvreté, la revitalisation des zones rurales et l’unité nationale

L’un des brevets consiste en la génération intelligente de motifs de tapis par IA. « Grâce à l’intelligence artificielle, nous pouvons générer avec précision des motifs de tapis personnalisés à partir des mots-clés fournis par les clients. Cela réduit les coûts de communication avec les clients internationaux et surmonte les barrières culturelles et géographiques », nous a expliqué le guide lors de la visite. L’entreprise dispose également d’un brevet de tapis antibactériens. Accordant une grande importance à la santé, à la qualité et au développement vert, elle a développé en collaboration avec l’hôpital Xiangya de l’Université centrale du Sud, un agent antibactérien à large spectre.

« Une industrie caractéristique »

Jusqu’à nos jours, le Groupe Shengyuan Carpet continue de produire des tapis grâce à une technique artisanale

L’application de cet agent sur les tapis permet de réduire considérablement les risques de moisissure et d’humidité. « Le taux d’antibactérien de nos produits actuels atteint 99 % », nous a confié le guide. Contrainte auparavant d’utiliser du nylon importé des États-Unis, dont le coût de production était élevé, le Groupe Carpet, en collaboration avec l’Académie des sciences militaires, a extrait du nylon 66 de haute qualité à partir du charbon. « L’intégration de ce nouveau procédé dans nos tapis a non seulement renforcé leur résistance au feu, mais a également constitué une percée technologique majeure pour nous », s’est réjoui notre guide.

Ses produits s’adressent à un large éventail de marchés dont les hôtels, les bateaux de croisière, les casinos, les aéroports et d’autres grands projets d’infrastructure

En combinant le tourisme industriel avec l’expérience culturelle des tapis tibétains, le Groupe Shengyuan Carpet a créé avec succès une base nationale de démonstration du tourisme industriel, une base nationale de démonstration de l’industrie culturelle et une base nationale de production pour la protection du patrimoine culturel immatériel. Grâce au modèle « expérience + achat », il a augmenté les ventes de ses produits et contribué à la construction du Qinghai en tant que destination touristique écologique internationale.

Les femmes jouent un rôle central à toutes les étapes de la production, notamment le tissage, la conception, la finition et le contrôle qualité

Elle fabrique également des tapis décoratifs aux motifs tibétains et des tapis sur mesure pour un usage domestique, qu’elle exporte vers des marchés internationaux au-delà de l’Asie, en particulier en Europe et au Moyen-Orient.

À l’instar de nombreuses entreprises du secteur, Shengyuan Carpet Group recrute une part importante de sa main-d’œuvre au sein des communautés locales et environnantes. Cela a contribué à l’emploi rural, au développement des compétences et à la stabilité économique, renforçant ainsi le rôle des industries culturelles dans le développement local.

Lors de leur passage dans la ville de Xining, les participants ont également visité le monastère de Ta’er

L’entreprise emploie environ 338 personnes dont 70% de femmes. Une préférence justifiée selon l’entreprise par leurs compétences et leur précision. En effet, les femmes jouent un rôle central à toutes les étapes de la production, notamment le tissage, la conception, la finition et le contrôle qualité. Depuis la création de l’usine en 2007, l’entreprise a successivement reçu les titres de « Pionniers des travailleurs nationaux », « Entreprise modèle nationale pour la création de relations de travail harmonieuses » et « Entreprise leader nationale clé dans l’industrialisation agricole ».

Ce monastère est composé de huit pagodes typiquement tibétains appelées « pagodes à calotte inversée » édifiées en 1776

Le 7 juin 2021 à 16h00, le Secrétaire général Xi Jinping a visité l’entreprise pour une inspection. Il a souligné que « les tapis tibétains constituent une industrie caractéristique ». Il a également indiqué que l’entreprise Carpet joue un rôle dans la lutte contre la pauvreté, la revitalisation des zones rurales et l’unité nationale. Lors de leur passage dans la ville de Xining, les participants ont également visité le monastère de Ta’er qui est le lieu de naissance du maître Tsongkhapa, fondateur de l’école Gelug du bouddhisme tibétain.

Le monastère de Ta’er est l’un des six grands monastères du bouddhisme tibétain de l’école Jaune

Ce monastère est l’un des six grands monastères du bouddhisme tibétain de l’école Jaune. Il est composé de huit pagodes typiquement tibétains appelées « pagodes à calotte inversée » édifiées en 1776 dont la forme rappelle une bouteille.

Nadège YAMEOGO

 

2e anniversaire de la Confédération des Etats du Sahel : « Notre voix est davantage entendue sur les scènes africaine et internationale », le Capitaine Ibrahim Traoré

A l’occasion du 2e anniversaire de la Confédération des Etats du Sahel (AES), ce lundi 6 juillet 2026, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, Président en exercice de la Confédération a livré un message aux populations de l’espace confédéral. Tout en dressant un bilan positif des deux années d’existence, il a appelé les citoyens à poursuivre leur engagement au service de l’idéal commun. 

Mes chers concitoyennes et concitoyens de la Confédération des États du Sahel,

La création de l’Alliance des États du Sahel (AES) le 16 septembre 2023 par le Burkina Faso, la République du Mali et la République du Niger traduit la ferme volonté de nos trois États d’apporter une réponse commune à la crise sécuritaire à laquelle nous sommes confrontés. Elle exprime surtout notre détermination à bâtir une architecture collective de défense, de sécurité et d’assistance mutuelle, fondée sur la solidarité, la souveraineté et la responsabilité partagée.

Le 06 juillet 2024, nos trois peuples ont franchi ensemble une étape décisive de notre histoire contemporaine en donnant naissance à la Confédération des États du Sahel (AES).

Deux années plus tard, cette date est devenue bien plus qu’un anniversaire institutionnel. Elle symbolise désormais l’espérance d’une renaissance africaine. Elle est l’expression de la volonté politique inébranlable de trois pays, résolument engagés dans la lutte contre le terrorisme et déterminés à œuvrer au bien-être de nos populations.

En ce jour chargé de symbole, au nom du Collège des Chefs d’État de la Confédération, je rends un hommage appuyé au grand peuple du sahel. Je salue son courage, sa résilience, son patriotisme et surtout sa confiance dans le projet historique que nous construisons ensemble.

Aux jeunes, aux femmes et à l’ensemble des diasporas de la Confédération, j’adresse mes félicitations pour leur mobilisation et leurs initiatives patriotiques exemplaires. J’ai la conviction que c’est ensemble, en symbiose avec toutes les couches de notre société que nous parviendrons à relever les importants défis auxquels la Confédération est confrontée.

J’ai une pensée toute particulière pour nos Forces combattantes ainsi que pour tous les patriotes qui ont pris les armes et continuent de défendre notre liberté, notre souveraineté et notre intégrité territoriale au prix de leur vie.

Je m’incline devant la mémoire de tous les martyrs tombés au champ d’honneur pour notre dignité et notre liberté.

Je rends également un vibrant hommage aux familles des victimes du terrorisme ainsi qu’à toutes les populations qui continuent de subir les affres de cette guerre imposée à nos États par l’impérialisme et ses relais locaux. Leur courage demeure notre plus grande source de motivation et de détermination.

Peuple de la Confédération des États du Sahel

La Confédération des États du Sahel, notre Confédération est née dans un contexte particulièrement éprouvant. Nos États faisaient face à une menace terroriste sans précédent. Dans le même temps, ils étaient confrontés à des tentatives répétées de déstabilisation sous diverses formes et subissaient des pressions militaires, économiques, diplomatiques et médiatiques encore persistantes aujourd’hui et destinées à remettre en cause nos choix souverains. De nos jours, notre Peuple fait toujours l’objet de visées impérialistes et néocolonialistes ainsi que de tentatives de caporalisation et d’asservissement.

Face à ces défis, vous avez refusé la résignation. Vous avez choisi l’unité plutôt que la division, la solidarité plutôt que l’isolement et l’action plutôt que l’attentisme.

C’est dans cet esprit qu’est née la Confédération des États du Sahel, dont les objectifs s’articulent autour des trois volets que sont la défense et la sécurité, la diplomatie et le développement. Une Confédération voulue, portée et défendue par notre peuple. Une Confédération construite pour les peuples.

Deux années après sa création, les résultats sont tangibles. Notre coopération politique s’est considérablement renforcée. Notre coordination diplomatique s’affirme chaque jour davantage. Nos Forces combattantes coopèrent avec une efficacité croissante dans la lutte contre le terrorisme. Nos administrations travaillent désormais selon une vision commune. Nos économies avancent progressivement vers une intégration plus profonde pour le développement harmonieux et durable de nos États. Nos institutions confédérales poursuivent leur consolidation. Nos diasporas jouent pleinement leur partition dans cette quête de liberté et de souveraineté. Notre voix est davantage écoutée et entendue sur les scènes africaine et internationale.

Ces acquis sont le fruit d’une conviction profonde qu’aucun de nos États ne sera véritablement fort si les autres demeurent fragiles. Notre sécurité et notre prospérité sont communes. Notre devenir historique sera le même. Nous sommes un Peuple, un Espace, un Destin commun.

Peuple de la Confédération des États du Sahel

Nous commémorons ce deuxième anniversaire dans un contexte marqué par une guerre économique et médiatique d’une ampleur jamais égalée contre nos pays dans le but évident de freiner la structuration continue de notre confédération et d’assassiner l’esprit fédérateur qui nous anime comme cela s’est fait de par le passé sur notre continent.

Face à ce fléau, nous devons rester mobilisés pour apporter des réponses appropriées à ces assauts des ennemis de la paix, de la concorde et du vivre-ensemble harmonieux dans notre espace sahélien.

La Confédération n’est dirigée contre aucun peuple, aucune nation, ni aucune organisation. Elle constitue un choix souverain librement assumé par trois États indépendants déterminés à combattre le terrorisme, préserver l’intégrité de leurs territoires et recouvrer totalement leur indépendance pour bâtir un monde plus juste et plus solidaire.

Nous demeurons profondément attachés aux idéaux de l’unité africaine, du panafricanisme et de l’intégration régionale. Nous croyons au dialogue fécond et à la coopération entre les peuples. Mais, cette coopération doit désormais reposer sur des principes clairs et non négociables: le respect mutuel, l’égalité souveraine des États, la défense des intérêts de notre peuple, le contrôle de nos ressources naturelles, le respect de la dignité, la non-ingérence dans les affaires intérieures des États et la réciprocité.

C’est dans cet esprit que la Confédération des États du Sahel poursuit les consultations engagées avec la CEDEAO afin de construire un nouveau cadre de relations fondé sur le respect des décisions souveraines de chaque partie, la préservation des acquis utiles de l’intégration régionale et la protection des intérêts des populations ouest-africaines, notamment la libre circulation des personnes et des biens.

L’histoire retiendra que, même dans les moments de divergence, nous avons toujours privilégié la voie du dialogue responsable. Notre conviction demeure que les désaccords entre les peuples frères doivent toujours trouver leur résolution dans la concertation et la recherche de solutions mutuellement bénéfiques.

Nous saisissons l’opportunité de ce deuxième anniversaire pour exprimer notre profonde gratitude à tous les peuples du monde épris de paix et de justice, les Nations amies, à nos partenaires sincères qui, tous ont compris le sens de notre démarche et, qui, dans le respect de notre souveraineté continuent de nous accompagner.

Peuple de la Confédération des États du Sahel

Le deuxième anniversaire de notre Confédération ne constitue pas un aboutissement. Il marque la poursuite d’une nouvelle étape engagée avec espoir et optimisme, celle:

 de l’autodéfense collective de l’espace confédéral ;

 de l’intégration économique et de la cohésion sociale ;

 de l’industrialisation;

 de la souveraineté énergétique et alimentaire ;

 de la transformation locale de nos richesses ;

 du renforcement de la libre circulation des personnes et des biens ;

 de la mise en commun de nos capacités scientifiques, technologiques, éducatives et industrielles.

Nous devons continuer de consolider notre confédération en faisant d’elle un espace où nos ressources profitent d’abord à notre peuple, où notre jeunesse trouve des opportunités, où nos producteurs créent davantage de richesse, où nos chercheurs innovent, où nos entrepreneurs investissent et où nos armées garantissent durablement la paix et la sécurité collectives.

Notre vision est claire et notre conviction demeure intacte quant à faire de la Confédération des États du Sahel un pôle africain de paix et de prospérité.

Peuple de la Confédération des États du Sahel

L’avenir de la Confédération dépendra moins de nos discours que de notre capacité collective à travailler davantage, à produire davantage, à innover davantage et à renforcer sans relâche notre unité.

Nous enregistrons certes beaucoup de motifs de satisfaction, quoique le chemin soit encore parsemé d’embuches.

La pression médiatique que subit notre confédération, les campagnes de désinformation, de même que l’instrumentalisation des peuples dans l’objectif de fragiliser notre confédération nous engagent tous à rester toujours unis. C’est pourquoi, il nous appartient de redoubler de vigilance et d’ardeur au travail pour être à la hauteur des enjeux et des défis de notre temps. Notre bonheur et nos succès, dépendent de nous-mêmes et exigent plus d’efforts, plus de sacrifices pour la pleine réalisation de nos objectifs.

En ce jour de célébration, j’invite chacun de nos concitoyens, où qu’il se trouve, à poursuivre avec détermination son engagement au service de notre idéal commun.

J’adresse mes remerciements à Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’État, pour son attachement indéfectible aux idéaux de notre confédération.

Je tiens à saluer le bilan positif et très satisfaisant de la mise en œuvre de la feuille de route de l’An I de notre confédération sous le leadership assumé de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État de la République du Mali.

Aussi, je lance un vibrant appel au vaillant peuple sahélien à adhérer à la feuille de route de l’An II de notre Confédération.

Ensemble, poursuivons l’œuvre entreprise. Ensemble, consolidons notre Confédération pour un Sahel davantage intégré. Ensemble, bâtissons le Sahel de la paix, de la souveraineté, du développement et de la prospérité partagée pour toutes les Sahéliennes et les Sahéliens.

Vive la Confédération des États du Sahel !

Vive l’Afrique libre, souveraine et unie !

La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons !

Je vous remercie.