Audience du Président du Faso : Le Burkina Faso invité au prochain Forum africain sur l’Eau au Tchad

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience, ce mercredi 1er juillet 2026, la Ministre déléguée auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargée de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’Étranger, Mme Fatime Aldjineh GARFA. Elle était accompagnée de son homologue burkinabè, la Ministre déléguée auprès du Ministre des Affaires étrangères, la Camarade Bêbgnasgnan Stella Eldine KABRÉ/KABORÉ.

Porteuse d’un message du Président de la République du Tchad, le Maréchal Mahamat Idriss Déby ITNO à son homologue burkinabè, la Ministre envoyée spéciale a dévoilé l’objet de sa mission à l’issue de l’audience : le Tchad abrite les 15 et 16 juillet prochains à N’Djamena le Forum africain sur l’Eau. « Le Président du Tchad a tenu personnellement à inviter son homologue du Burkina Faso à l’effet de participer à cet important événement qui lie nécessairement nos pays du Sahel », a souligné la Ministre tchadienne, Mme Fatime Aldjineh GARFA.

Selon elle, le Chef de l’État burkinabè a accueilli cette démarche avec un très grand intérêt et a réaffirmé la nécessité pour les deux nations de faire front commun face aux crises climatiques et environnementales qui ne connaissent pas de frontières.

La Direction de communication de la Présidence du Faso

Présidence du Faso: Des cadres en immersion patriotique et militaire

La Présidence du Faso a lancé, hier 30 juin au Monument des Héros nationaux, l’immersion militaire pour la deuxième cohorte des cadres de l’institution. Pendant 21 jours, près de soixante hauts serviteurs du Peuple vivront au rythme des casernes, soumis à la rigueur de la hiérarchie et aux exigences de la discipline collective pour transformer leur regard, renforcer leur esprit d’équipe et leur engagement dans la défense de la Patrie.
Cette 2e promotion des Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) de la Présidence du Faso et de ses structures rattachées, s’inscrit dans la dynamique de la Révolution Progressiste Populaire, qui entend briser les cloisons entre civils et militaires pour bâtir une vision intégrée de la sécurité et du développement.
« Dans cette Révolution, nous n’avons pas besoin que de civils ; nous avons besoin de civils avec un esprit engagé, de civils militarisés », a déclaré le Camarade Capitaine Céleste Andersson Dekomwin MEDAH, Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, présent à l’accueil de ses collaborateurs.
Le Camarade Capitaine MEDAH a insisté sur la discipline et la coresponsabilité, car selon lui, l’échec de l’un devient celui de tous, et les sanctions comme les réussites se partagent collectivement.
Pour ces serviteurs du Peuple, le défi majeur reste l’adaptation à la rigueur militaire, loin des privilèges sociaux ou des parcours académiques et administratifs.
Les aînés de la première promotion, avec à leur tête le délégué général, le Camarade Ministre Directeur général du Protocole d’État, l’Ambassadeur Robert COMPAORÉ, sont venus « prendre leur ration », et aussi prodiguer des conseils et transmettre leur expérience afin de faciliter cette intégration.
Bien équipés, baluchon en bandoulière et en rangs serrés, les stagiaires ont entamé leur marche vers une destination inconnue, encadrés par les instructeurs. Plus qu’un simple apprentissage, cette immersion se veut un test de caractère : elle prépare une administration soudée, disciplinée et résolument engagée au service de la Nation.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

105 ans d’histoire du PCC : L’ « épopée la plus grandiose » de la Nation chinoise

Aujourd’hui 1er juillet 2026, le Parti communiste chinois a célébré son 105ème anniversaire. En Chine, l’évènement a été marquée par une cérémonie organisée au Grand Palais du peuple, à Pékin lors de laquelle le président Xi Jinping a prononcé un discours important. 

 

Fondé en 1921 dans une Chine affaiblie, en proie à l’humiliation étrangère et à la pauvreté, le PCC est passé d’un petit groupe d’un peu plus de 50 membres au plus grand parti au pouvoir au monde, doté d’une influence mondiale considérable. Selon le dernier recensement, le PCC compte désormais près de 101,29 millions de membres et plus de 5,43 millions d’organisations de base du Parti. Aujourd’hui, le parti a célébré son 105ème anniversaire à travers une cérémonie organisée au Grand Palais du peuple, à Pékin lors de laquelle le président Xi Jinping a prononcé un discours important.

Lors de son discours, le président chinois Xi Jinping a salué les 105 ans d’histoire du PCC, les qualifiant d' »épopée la plus grandiose » de la Nation chinoise. « Durant les 105 ans passés, le Parti communiste chinois a gardé fermement son engagement et sa mission d’œuvrer pour le bien-être du peuple et au renouveau de la nation chinoise », a-t-il indiqué.

Lors de son discours, le président chinois Xi Jinping a salué les 105 ans d’histoire du PCC, les qualifiant d' »épopée la plus grandiose » de la nation chinoise

A entendre le Secrétaire général du parti, les différentes phases de l’évolution du PCC ont permis de transformer durablement les conditions de vie du peuple chinois, notamment par la réduction de la pauvreté et la construction d’une société de moyenne aisance. Pour le président Xi Jinping, le peuple est le créateur de l’histoire. Il a donc rendu hommage aux citoyens de toutes les régions du pays, aux membres du parti, ainsi qu’aux chinois de Hong Kong, de Macao, de Taïwan et de la diaspora en saluant la contribution des générations successives de dirigeants et de militants, ainsi que le sacrifice des martyrs ayant participé à la construction de la nation moderne.

Atteindre l’objectif de la pleine réalisation de la modernisation socialiste

Il a toutefois souligné l’importance d’atteindre l’objectif de la pleine réalisation de la modernisation socialiste d’ici le milieu du siècle. Pour ce faire, il a exhorté le Parti à poursuivre ses efforts. « Le temps ne s’arrête pour personne, pas plus que l’histoire », a-t-il déclaré.

Pour lui, l’ensemble du Parti doit adhérer à sa théorie, à sa ligne et à sa politique fondamentale afin de « ne pas se laisser décourager par les nuages passagers et de maintenir le cap contre vents et marées ».

Le président a exhorté le Parti à poursuivre ses efforts afin d’atteindre l’objectif de la pleine réalisation de la modernisation socialiste d’ici le milieu du siècle

Soulignant que le Parti doit s’appuyer étroitement sur le peuple pour accomplir de nouvelles prouesses historiques, il a appelé les membres à « redynamiser davantage l’esprit d’initiative pour mener à bien les projets ». Il a également invité l’ensemble du Parti à faire face activement aux risques et aux défis qui se présenteront sur le chemin. « Le développement de la Chine traverse actuellement une période où les opportunités stratégiques coexistent avec les risques et les défis, et où les facteurs d’incertitude et d’imprévisibilité se multiplient. Nous devons toujours être prêts à faire face à des épreuves majeures, telles que des vents violents, des vagues déchaînées, voire des tempêtes violentes », a-t-il averti.

Alors que s’accélèrent des changements profonds sans précédent depuis un siècle, le monde est entré dans une nouvelle période de turbulences et de transformations, l’humanité se trouvant une fois de plus à la croisée des chemins, a déclaré M. Xi. « Nous devons continuer à promouvoir la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité », a-t-il ajouté.

L’évènement a été marquée par une cérémonie organisée au Grand Palais du peuple

M. Xi a également insisté sur la nécessité de promouvoir l’application intégrale d’une discipline rigoureuse dans les rangs du Parti, en déployant des efforts soutenus pour remporter « la bataille difficile, prolongée et sans merci contre la corruption ». « Il est impératif que chacun d’entre nous, au sein du Parti, n’oublie jamais notre engagement initial et notre mission fondatrice, que nous restions toujours modestes, prudents et travailleurs, et que nous ayons le courage et la capacité de poursuivre notre combat », a-t-il soutenu.

Xi Jinping a en outre mis l’accent sur le rôle de la jeunesse, présentée comme la force motrice du renouveau national. Il a appelé les jeunes générations à assumer leurs responsabilités historiques et à contribuer à la modernisation du pays.

La réunification nationale, une tâche historique et inévitable

Xi Jinping a également appelé les membres du Parti à « redynamiser davantage l’esprit d’initiative pour mener à bien les projets »

Dans son discours, il a par ailleurs abordé les questions de souveraineté nationale. Le dirigeant chinois a réaffirmé la politique « un pays, deux systèmes » pour Hong Kong et Macao, tout en appelant à une gouvernance fondée sur les patriotes. Concernant Taïwan, il a réaffirmé l’objectif de la réunification nationale, qualifiée de tâche historique et inévitable. ‘ »Résoudre le problème de Taïwan et réaliser la réunification totale de la patrie constituent la tâche historique et immuable du Parti communiste chinois et correspondent également à l’aspiration commune de tous les chinois. Il faut appliquer la stratégie globale du Parti de la nouvelle ère pour résoudre le problème de Taïwan tout en insistant sur le principe d’une seule Chine et le consensus de 1992, en unissant les compatriotes de Taïwan et en approfondissant les échanges et la coopération entre les deux rives, en combattant les forces de l’indépendance de Taïwan et en nous opposant à l’ingérence extérieure afin de promouvoir la réunification de la patrie’’, a assuré le Président chinois.

Sur le plan international, le secrétaire général du PCC a défendu la vision d’une « communauté d’avenir partagé pour l’humanité », affirmant que la Chine entend contribuer à la paix mondiale, au développement global et à la stabilité internationale.

Lors du rassemblement, M. Xi a décerné la médaille du 1er juillet, la plus haute distinction du Parti, à des membres exemplaires du PCC

Il a présenté la modernisation chinoise comme une alternative et une contribution aux pays en développement, en mettant en avant la coopération gagnant-gagnant et le multilatéralisme. ‘’Notre parti s’est toujours tenu du bon côté de l’histoire et du progrès de l’humanité, et a radicalement changé la configuration et la direction du développement mondial par sa lutte inlassable. Nous avons promu la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité et offert l’intelligence chinoise, une solution chinoise et la force chinoise pour régler les grandes questions liées à toute l’humanité. Sous la direction du Parti, la Chine socialiste est considérée par le monde comme un constructeur de la paix mondiale, un contributeur au développement planétaire et un défenseur de l’ordre international’’, a déclaré le président Xi Jinping.

Lors du rassemblement, M. Xi a décerné la médaille du 1er juillet, la plus haute distinction du Parti, à des membres exemplaires du PCC.

Nadège YAMEOGO

 

Marginalité juvénile et déterminants de la consommation abusive des substances psychoactives

Le monde entier a commémoré, le vendredi 26 juin 2026, la Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic de drogue. Dans cette tribune, le Dr Roger Zerbo, Directeur de recherche en Sociologie et Anthropologie à l’Institut des sciences des sociétés (INSS) du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) Burkina Faso, interpelle sur l’urgence de se préoccuper de la situation des jeunes dont le rapport aux stupéfiants mérite une attention toute particulière et de développer des actions en direction de leur plein épanouissement.

Plusieurs facteurs déterminants sont associés à la consommation des stupéfiants et autres drogues par les jeunes. Il s’agit des déterminants environnementaux, individuels, ceux liés à l’écosystème social et la pression vécue dans les milieux scolaires et familiaux. Le sujet est abordé ici en prenant le concept de « marginalité » comme porte d’entrée à même de pouvoir cerner plusieurs dimensions de la problématique. Ce concept traduit les facteurs d’affaiblissement ou de rupture de liens sociaux qui font basculer vers la toxicomanie.

En effet, dès ses débuts, la sociologie a caractérisé l’évolution des liens sociaux dans un contexte d’individualisation croissant, perceptible dans les sociétés contemporaines. Une individualisation qui a des déclinaisons vers la « déviance » sociale et les conduites addictives néfastes pour l’individu et la société. S’agissant de la criminalité de nombreux experts établissent le lien entre comportement violent et consommation abusive de substances psychoactives.

Le constat indique que dans nos villes, nos campagnes, autant dans les espaces de travail et de loisir, les individus font face à une pluralité de comportements agressifs et déviants résultants des écarts de conduite, de rejet et de marginalisation sociale, signe d’une rupture des liens sociaux et de défiance de l’autorité publique. En Afrique particulièrement, la criminalité n’a cessé d’augmenter au cours de ces dernières années. Le trafic illicite, les abus de consommation des substances psychoactives et le terrorisme sont devenus endémiques dans de nombreuses régions du continent.

Au moment où les pays du sahel combattent durement le terrorisme dans toutes ses formes, le grand banditisme ainsi que d’autres comportements déviants sont constatés quotidiennement dans les villes et campagnes tels que rapportés par les médias et les réseaux sociaux. Plusieurs facteurs déterminants sont associés à la consommation des stupéfiants et autres drogues par les jeunes. Il s’agit des déterminants environnementaux, individuels, ceux liés à l’écosystème social et les conflits ou pression vécue dans les milieux scolaires (Zerbo, R. 2023).

Le sujet est abordé ici en prenant le concept de « marginalité » comme porte d’entrée à même de pouvoir cerner plusieurs dimensions de la problématique (Paugam, S. 2008). Ce concept traduit les facteurs d’affaiblissement ou de rupture de liens sociaux qui font basculer vers la toxicomanie. En effet, dès ses débuts, la sociologie a caractérisé l’évolution des liens sociaux dans un contexte d’individualisation croissant (Durkheim, E. 2007) perceptible dans les sociétés contemporaines. Une individualisation qui a des déclinaisons vers la « déviance » (Becker H., (dir.), 1985) et les conduites addictives néfastes pour l’individu et la société.

S’agissant de la criminalité de nombreux experts établissent le lien entre comportement violent et consommation de substances psychoactives (Paul J. Goldstein,1985). Le constat indique que dans nos villes, nos campagnes, autant dans les espaces de travail et de loisir, les individus font face à une pluralité de comportements agressifs et déviants résultants des écarts de conduite, de rejet et de marginalisation sociale, signe d’une rupture des liens sociaux et de défiance de l’autorité publique. Selon les estimations de la Commission économique pour l’Afrique du système des Nations Unis, le nombre des jeunes âgés de 15 à 24 ans a progressé de 90,8 millions en 1980 à 230 millions en 2015, et devrait s’accroître à 293 millions en 2025 et à 535 millions en 2065 (ONU, 2026, p.19).

Selon les statistiques de l’INSD (2022), dans le RGPH 2019, la population du Burkina Faso est extrêmement jeune, avec 45,3% d’enfants de moins de 15 ans, 64,2% ayant moins de 24 ans et plus de 77,9 % des habitants âgés de moins de 35 ans. Ouagadougou (2,5 millions d’hab.) et Bobo-Dioulasso (903 000 hab.) concentrent la majorité de la population urbaine. Cette situation de la population interpelle sur l’urgence de se préoccuper de la situation des jeunes et de développer des actions en direction de son plein épanouissement. Il s’agit d’une proportion importante de la population dont le rapport aux stupéfiants mérite une attention toute particulière.

I- La marginalité juvénile et ses risques

La marginalité est un phénomène complexe qui comporte plusieurs dimensions. Elle résulte de processus à la fois historiques, économiques et des déterminants sociaux qui excluent un individu, ou une partie de la population. Cette marginalité se manifeste parfois par une précarité extrême et traduit un décalage entre les normes dominantes et la transgression de certaines règles établies. Selon le sociologue Howard Becker (1985), la marginalité est le résultat d’un processus social où la société désigne certains comportements comme “hors-normes”. C’est le regard des autres qui crée le marginal par étiquetage et par catégorisation.

La marginalité est un terreau fertile pour les violences, les délinquances et autres phénomènes de déviance ou de criminalités qui sont au centre des débats contemporains afin d’orienter les politiques publiques en vue de promouvoir le bon vivre-ensemble et la cohésion sociale. Comprendre les marginalités constitue déjà un point de départ pour une maitrise du phénomène. Cette marginalité se manifeste parfois par une précarité extrême, un décalage vis-à-vis des normes dominantes, la transgression de certaines règles sociales établies. C’est une situation de vulnérabilité sociale qui devient un facilitateur des attitudes de violence. Elle révèle des liens sociaux fragiles ou des déliaisons sociales, une absence d’encadrement et un échec de socialisation des individus.

Selon les analyses du sociologue Serge Paugam (2008) l’intégration sociale apporte à l’individu de la reconnaissance et la protection. Le phénomène de marginalité ou de déliaison social s’explique par l’affaiblissement des liens qui peut entrainer l’effritement des autres liens. Il s’agit premièrement, des liens de filiation. C’est-à-dire les relations familiales et la vie domestique. Deuxièmement des liens de participation élective. C’est-à-dire le choix libre des amis et des compagnons de loisir. Troisièmement, des liens de participation organique. C’est-à-dire, des groupes et relation de travail et clubs d’affaire. Quatrièmement, des liens de citoyenneté.

C’est-à-dire un engagement communautaire, l’esprit de patriotisme, le respect des droits, la possession des documents administratifs à jour. Les facteurs d’affaiblissement ou de rupture de liens sociaux sont entre autres, la faible quantité des liens, la dégradation de la qualité des liens (Serge Paugam, 2008). On peut lier la crise ou l’insécurité sociale au chômage, à la précarité et aux différentes formes de mépris qui sont stigmatisantes. Par ailleurs, le sociologue Robert Castel (2000) attire l’attention sur le processus de rupture cumulative de ces liens qui peut être une situation aggravante qui entraine l’exclusion, la rupture des liens sociaux par la société elle-même. Il parle aussi de désaffiliation pour traduire une perte progressive de protection sociale et des liens.

De nombreuses données empiriques et des observations des dynamiques sociales indiquent que la déliaison sociale est un facteur déterminant qui poussent les jeunes dans la consommation des substances psychoactives.

II- Le nexus substances psychoactives et comportement violent

L’Organisation mondiale de la santé (OMS, 2016) définit la ‘’substance psychoactive’’ comme suit « toute substance psychotrope ou psychoactive qui, en raison de leur nature chimique, perturbe le fonctionnement du système nerveux central (sensations, perceptions, humeurs, sentiments, motricité) ou qui modifie les états de conscience. ». La problématique qui se passe dès lors, c’est de pouvoir établie une distinction claire, dans les nomenclatures et les usages des substances psychoactives dites licites et celles dites illicites dans la mesure où de nombreuses situations d’usages détournés sont perçus au quotidien. Ce n’est pas l’objectif visé dans ce présent document.

En effet, selon le rapport d’activité du Comité National de Lutte contre la Drogue au Burkina Faso, environ 668 000 kg de drogues illicites saisis de 2020 à 2022 au Burkina Faso. 330 530,13 kg en 2020, 122 817,10 kg en 2021 et 240 985,15 kg en 2022 (SP-CNLD, 2023). De nombreux travaux indiquent que les substances psychotropes jouent un rôle facilitateur de la violence par une transformation des perceptions des actes et une altération du jugement. Bègue-Shankland, L. (2014), fait remarquer que l’usage de substances psychoactives est lié à des dommages sociaux et des actes de violence d’une gravité élevée, où l’auteur, la victime ou bien les deux protagonistes étaient sous l’influence d’une drogue.

Selon les données de l’Unité Anti-Drogue (UAD), 789 élèves d’âge se situant entre 11 à 14 ans ont été interpelés pour fait de drogue entre 2018 et 2022. Au primaire en milieu urbain tout comme rural, 1074 cas de violences ont été enregistrés de 2019 à 2021. Il convient de rappeler aussi, que l’abus de la consommation de substance psychotrope soulève aussi un problème socio-sanitaire et de sécurité publique émergent et préoccupant qui interpelle l’action publique (Zerbo, R. ; Sarr, M, 2021, Zida, S. et al., 2023) En nous inspirant du modèle tripartite de Paul Goldstein (1998), développé en 1985, nous empruntons un cadre conceptuel influent utilisé pour comprendre les liens de causalité entre les abus de consommation des drogues et la survenus des actes de violence, de défiance de l’autorité ou de criminalité.

  • Le facteur psychopharmacologique

Il s’agit des effets des stupéfiants sur le système nerveux, qui modifient le psychisme et le comportement. Il entraine une distorsion des sens et une altération des jugements. Ce modèle suggère que la consommation de certaines substances peut rendre les individus excités, irrationnels, désinhibés ou paranoïaques, ce qui augmente la probabilité de comportements violents. La violence serait donc une conséquence directe de l’effet du stupéfiant sur le cerveau.

  • Le facteur économique-compulsive

Selon cette perspective, l’acte violent posé répondrait à un besoin financier pour assurer la consommation du stupéfiant. La violence serait consécutive à la pression économique pour l’acquisition du produit consommé. Dans la pratique, ce type de violence découle du besoin d’argent pour acheter des substances psychoactives et autres drogues. Des consommateurs, souvent dépendants, peuvent recourir à des crimes violents (braquages, vols à main armée) pour financer leur consommation. On constate que la violence n’est pas le but premier, mais un moyen d’obtenir les fonds pour acquérir des produits de consommation.

  • Le facteur systémique

Il s’agit de démontrer que le phénomène de violence est inhérent au milieu des consommations des stupéfiants. La désocialisation, le mode de vie de la rue et l’habitude d’entrer facilement dans des rapports de force où se laisser aller à la violence. Il s’agit de la violence inhérente au système de trafic et de distribution de drogue illégale. Elle inclut les conflits liés aux territoires de vente, la répression des informateurs, la punition des vols de drogue ou d’argent, ou les règlements de comptes entre trafiquants A partir du model d’analyse de Paul Goldstein (1998), il faut noter que l’emprise des stupéfiants (cannabis, amphétamine, héroïne, fentanyl ou le tramadol détourné) influe directement sur la criminalité, mais le lien avec les agressions violentes est souvent indirect.

III-Déterminants de la consommation des stupéfiants par les jeunes

-Déterminants environnementaux

La consommation des stupéfiants peut être favorisée par des facteurs environnementaux. La déviance sociale des jeunes apparait comme un symptôme révélateur de la faiblesse de l’autorité des adultes sur les jeunes qui sont parfois tiraillés par un entre-deux normatif issu des valeurs sociales traditionnelles et contemporaines. Chez d’autres jeunes, la drogue représente un moyen d’échapper à une douloureuse réalité et aux situations troublantes et parfois douloureuse (OMS, 1989). Ainsi que l’affirme le sociologue Howard Becker (1963), la disponibilité de ces produits psychoactifs à portée de main (fraude, trafic en augmentation) est un facteur déterminant qui poussent à des abus de consommation. Ce qui invite à la vigilance. Par ailleurs, la tendance à la déviance est parfois perçue comme une construction sociale (Howard Becker, 1963). Les pensées populaires telles que « il faut que la jeunesse se fasse », « Ah les jeunes !!! » sont des discours à déconstruire face à la problématique actuelle des drogues. Un autre phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur, est la passivité de l’entourage face aux déviances, dérives et abus des stupéfiants (Sarigda, M et al, 2025), surtout la banalisation du toxique dans l’environnement (C. Lucet a, J.P. Olié, 2020).

-Déterminants individuels

La précarité de conditions d’existence traduite par la pauvreté et le dénuement matériel expose les jeunes à l’abus de consommation des stupéfiants. En la matière, l’initiation commence par la cigarette avant que le consommateur évolue jusqu’aux drogues « dures ». Les travaux rapportent également l’envie pressant des jeunes de faire des expériences stimulantes en expérimentant les drogues pour le frisson et braver les interdits (OMS, 1998). Ces expériences ont lieu dans une ignorance totale ou partielle des effets et des conséquences des stupéfiants (Zerbo R., Sarr, M., 2021) Par ailleurs, la curiosité, la pression des camarades et paire et le mimétisme sont des attitudes qui font basculer le jeune dans la consommation des drogues (Zerbo R., Sarr, M., 2021). Dans une certaine mesure, les échecs dans les projets de vie et des chocs émotionnels ou des violences traumatiques sont des facteurs conduisant à la consommation du tabac, drogues et autres produits psychoactifs (Zerbo, R. et Sarr, M., 2021, Zerbo ; 2023).

-Déterminants de l’écosystème social

La déliaison familiale ou les ruptures des liens sociaux, selon la théorie du sociologue Serge Paugam (2008) traduisent des situations d’interactions sociales troublantes dans lesquelles les personnes marginalisées qui sont en quête de sociabilité. Elles peuvent être victimes de rejet, de stigmatisation, ou de précarité. Dans la présente réflexion, il s’agit d’évoquer des points d’attention, dans la mesure où les travaux sur les substances psychoactives par les jeunes sont embryonnaires et nécessitent encore des analyses plus approfondies. Le premier point est relatif à la situation du ménage, la famille ou le foyer « toxicomane » qui crée des conditions pour le jeune de s’initier et de progresser vers l’abus des drogues.

Le second point concerne les situations de monoparentalité et les rapports intra-familiaux conflictuels qui laissent transparaitre des tension permanentes qui débouchent sur une indifférence affective aux jeunes. Un environnement famille conflictuel affaibli et fragilise l’intensité des liens sociaux qui pousse à la consommation des substances psychoactives comme solution alternative ou lieu de refuge permanent.

-Déterminants liés au milieu scolaire

L’espace scolaire est de plus en plus menacé par les pratiques de consommation abusive de substances psychoactives et soulève un défi réel pour la santé et le bien-être des apprenants. Le premier facteur de consommation, c’est la disponibilité et l’accessibilité à la drogue dans l’espace scolaire (Nikiéma, L., S. Kouanda, I. Seck, et al. 2011 ; Bonkoungou, K-N., 2023 ; Sarigda, M. et al, 2025) qui s’accompagnent de l’influence des pairs consommateurs et expliquent ce comportement déviant (Soulama/Coulibaly, Z. et al, 2023).

À cela s’ajoutent les attitudes négatives et propos blessants de certains enseignants envers les élèves (Bonkoungou, K-N., 2023 ; Sarigda, M et al, 2025) qui occasionnent des chocs émotionnels difficiles à contenir par les jeunes. De nombreux témoignages et des observations de terrain, rapportent que la pression des parents pour des résultats scolaires performants, ou le mirage de l’intelligence et l’excellents induisent à la consommation des substance psychoactives par les jeunes (Zerbo, R., 2023 ; Sarigda, M et al, 2025). Dans une certaine mesure l’absentéisme scolaire chronique occasionné volontairement constitue un point d’attention parce que les consommateurs de stupéfiant mettent à profit le temps libre sans la supervision des parents ou des enseignants pour consommer les substances psychoactives (Sarigda, M., et al, 2025).

IV-Conséquences des conduites addictives liés aux stupéfiants

La toxicomanie est une conduite addictive. Elle se définit comme un état de dépendance physique ou psychologique (voire les deux) envers une ou plusieurs substances psychoactives, qu’elles soient illicites ou détournées de leur usage médical. Il s’agit d’une pathologie qui repose sur la consommation répétée et abusive d’un produit considéré comme nocif (tabac, alcool, drogue…). C’est une forme d’’addiction perçue comme un trouble de santé mentale qui se manifeste par une dépendance à une substance psychoactive (creasing). C’est aussi, au sens large, une pratique anormalement excessive d’un comportement (jeux, réseaux sociaux…) qui a des conséquences néfastes sur la santé mentale et globale de la personne affectée.

L’addiction conduit à une perte de contrôle du niveau de consommation/pratique et une modification de l’équilibre émotionnel. En effet, les addictions aux stupéfiants sont révélatrices d’une détresse sociale. Elles traduisent une déstructuration du tissu social, la déliaison sociale et occasionne des problèmes de santé physique et mentale. Les conséquences socio-sanitaires se traduisent par des risques d’infections au VIH, Hépatite B, Hépatite C, Syphilis, etc. (Zida S., et al, 2024). On note également une émergence des troubles psychosexuels chez les jeunes et les adultes. Selon Hall et Degenhardt (2009), l’usage de cannabis affecte négativement les capacités d’apprentissage, ce qui affecte la réussite scolaire et, augmente ainsi la probabilité de décrocher.

En somme, Il s’agit de proposer des idées pour des actions en perspective en vue de lutter contre le fléau de la drogue et ses effets sur la jeunesse actuelle au Burkina et en Afrique de l’Ouest. D’abord, il convient de renforcer les liens sociaux à travers la socialisation par la transmission et la promotion des valeurs sociales (dialogue, franchise, honnêteté, probité, loyauté, vivre ensemble, solidarité, hospitalité). Ensuite, renforcer le contrôle de l’offre des drogues parce que la production mondiale est en augmentation et les typologies sont en constante variation. Cette perceptive commande la création d’un observatoire des stupéfiants et drogues, un test sur les produits de grande consommation pour déceler le produits addictogènes. Il s’agit d’une plateforme multi-acteurs orienté vers les alertes précoces et les capacités de contrôle des trafics impliquant les jeunes. Enfin organiser des structures de prise en charge médicales ou des traitements par sociothérapie.

Dr Roger ZERBO

Directeur de Recherche en Sociologie et Anthropologie

INSS/CNRST –Burkina Faso

Presse économique dans l’UEMOA: le rôle des médias dans le développement de la région en question

La plateforme des médias de l’UEMOA organise le premier forum international de la presse économique de l’Afrique de l’Ouest ou West Africa Eco Forum, du 24 au 26 juin 2026, à Dakar, au Sénégal, sur le thème : « Innover pour l’avenir économique de l’Afrique de l’ouest ».

Les médias écono-miques ne veulent plus être à la périphérie des dynamiques économiques et d’intégration régionale à l’œuvre dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ils veulent y prendre une part active et de manière responsable. Le premier Forum international de la presse économique de l’Afrique de l’Ouest (FIPE-UEMOA) ou West Africa Eco Forum, porté par la Plateforme des médias de l’UEMOA (PDM UEMOA) qui se tient, du 24 au 26 juin 2026, à Dakar, au Sénégal, sur le thème : « Innover pour l’avenir économique de l’Afrique de l’ouest », s’inscrit pleinement dans cette ambition.

Durant ces trois jours, professionnels de l’information, économistes, experts décideurs publics et privés vont échanger sur des thématiques d’intérêt majeur pour l’intégration régionale et le développement durable dans l’espace UEMOA, comme le rôle de la presse économique dans le développement régional, la gouvernance et les politiques économiques régionales, l’attractivité des investissements dans l’UEMOA, entre autres. Pour le coordonnateur de la PDM-UEMOA, Léonard Dossou, le FIPE-UEMOA, loin d’être une rencontre de plus dans l’agenda régional, est l’aboutissement d’une réflexion collective sur la place de l’information économique dans la transformation de nos économies.

« Le west africa eco forum s’inscrit dans une ambition plus vaste : construire une Afrique de l’Ouest mieux informée, mieux intégrée et davantage attractive pour les investissements », a-t-il souligné. Léonard Dossou a souligné que si l’UEMOA est aujourd’hui l’une des expériences d’intégration économique les plus abouties du continent africain, il y a lieu aussi d’interroger avec lucidité ses défis, en termes de besoins en infrastructures, d’inégalités sociales persistantes, de financements insuffisants des PME, d’accélération de l’industrialisation, de vulnérabilité face aux changements climatiques, et surtout de déficit de visibilité et de compréhension des économies de la région.

Il a poursuivi que la souveraineté économique de l’UEMOA s’impose comme un impératif catégorique et doit commencer par la capacité de l’espace communautaire à produire, partager et maîtriser l’information sur ses propres réalités économiques. « C’est précisément là qu’intervient la presse économique. Elle n’est pas un simple relais d’informations. Elle est un instrument de pédagogie, un outil de transparence, un facteur de confiance et un acteur de gouvernance. Elle éclaire les décisions des investisseurs, renforce la redevabilité publique et valorise les opportunités de nos territoires », a soutenu Léonard Dossou.

Etre des acteurs d’un autre narratif Pour lui, dans un monde saturé de fausses informations et de stéréotypes, le journalisme économique rigoureux doit devenir une exigence stratégique, et les journalistes africains doivent être des acteurs d’un autre narratif sur le continent. « Nous devons raconter nous-mêmes l’histoire économique de notre région. Mettre en lumière les réussites de nos entreprises. Documenter les innovations de nos jeunes entrepreneurs. (…) Nourrir le débat public avec professionnalisme. L’Afrique a longtemps été racontée à travers le prisme de ses difficultés. Sans ignorer les défis qui demeurent, nous devons aussi faire connaître ses progrès, ses talents, ses innovations et ses réussites », a-t-il été on ne peut plus clair.

Et c’est en pleine connaissance de cet enjeu que la Commission, à commencer par son président, Abdoulaye Diop, a fait le choix du renforcement continu des capacités des journalistes de la sous-région et de l’accompagnement des initiatives portées par la PDM-UEMOA une priorité, a fait savoir sa représentante, Aminata Mbodj. Pour elle, le thème de ce forum résonne comme un appel à l’innovation dans la responsabilité. « Une presse économique libre, rigoureuse et compétente est la condition même de l’innovation. Vos plumes, micros et autres outils de communication, sont des instruments de développement aussi pertinents que n’importe quelle infrastructure.

C’est dire que l’avenir économique de l’Afrique de l’Ouest s’écrira aussi avec vous », a soutenu Aminata Mbodj.Le représentant le ministre sénégalais de l’Industrie et du Commerce, Paul Faye, a souligné le rôle central que joue l’intégration économique et commerciale dans la transformation des économies ouest-africaines. Il a souligné que dans un contexte marqué par la transformation numérique et l’essor de l’intelligence artificielle, les médias économiques ont leur partition à jouer pour accompagner et expliquer les mutations en cours. ∂Paul Faye a appelé par ailleurs, à une mobilisation des acteurs afin de stimuler le commerce intra-africain et d’accélérer la transformation structurelle des économies de la région.

Synthèse de Mahamadi SEBOGO

(windmad76@gmail.com)

Amélioration des systèmes sanitaires, éducatifs et industriels: l’ALP autorise la ratification de six projets de loi portant accords de prêt

Les députés de l’Assemblée législative du peuple (ALP) ont autorisé le gouvernement à ratifier six projets de loi portant accords de prêt et dons pour le financement des projets structurants dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des entreprises, mardi 30 juin 2026,.

Quitus est donné au gouvernement pour ratifier six projets de loi portant accords de prêt et dons signés avec des partenaires au développement en 2025.  En effet, réunis en séance plénière le mardi 30 juin 2026, à Ouagadougou, les 56 députés votants  de  l’Assemblée législative du peuple (ALP), à l’unanimité,  ont autorisé le gouvernement à ratifier l’accord de prêt du  Fonds OPEP pour le développement  international (OFID) pour le financement du projet de protection du capital humain et l’accord de financement additionnel de l’Association internationale de développement ( IDA) pour le financement du projet de protection du capital humain.

Le gouvernement peut également ratifier l’accord de prêt avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) en faveur du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) pour le financement partiel des sous-projets d’intérêt public, les accords de crédits et de dons de l’IDA et de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) pour le financement partiel du projet de renforcement de la performance et de la résilience des systèmes de santé.

L’exécutif a reçu également le feu vert pour l’accord de prêt conclu avec la BOAD pour le financement partiel du projet de renforcement des capacités d’exploitation des mines de Boungou et de Wahgnion  et les  accords de crédit et de dons de l’ IDA et de  la BIRD pour  le financement du projet de renforcement de performance du système éducatif et d’amélioration de la résilience.

Devant la représentation nationale, tour à tour, la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako, le ministre chargé de l’Enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara, celui de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou et leur homologue chargé des Mines, Yacouba Zabré Gouba, ont expliqué les motifs de la conclusion de ces prêts.

Selon Fatoumata Bako, dans le cadre du projet de protection du capital humain, le montant du prêt accordé par l’OFID est estimé à 18 milliards F CFA. « Ce projet va permettre de soutenir les efforts du gouvernement à répondre aux situations d’urgence, en couvrant les services opérationnels sélectionnés pour maintenir les fonctions centrales du gouvernement et la prestation des services essentiels dans les secteurs de la santé et de l’éducation », a-t-elle précisé.

Soutenir les entreprises à fort potentiel

A l’entendre, le montant de l’accord conclu avec l’IDA est de 56, 084 milliards FCFA remboursable sur 40 ans. « Ces prêts de rachat de dépenses visent à soutenir les efforts du gouvernement pour assurer l’offre des services sociaux essentiels, notamment l’accès aux soins et à l’éducation, » a-t-elle affirmé.

La ministre déléguée chargé du Budget a précisé que le prêt contracté en faveur du FBDES est financé à hauteur de 36 milliards FCFA par la BOAD, 6,086 milliards FCFA par les promoteurs privés et de 600 millions FCFA par l’Etat burkinabè. « Ces ressources mobilisées vont soutenir les entreprises à fort potentiel dans les secteurs stratégiques de l’économie. Il s’agit notamment, de construire une unité de transformation de noix brutes de cajou bio au profit de la société Terra Faso.SA, mettre en place une unité composée de silos de stockage modernes des produits agricoles en faveur de SOCOPA Afrique.SA, moderniser les activités avicoles de la société Moablaou.SA », a-t-elle énuméré.

Pour ce qui est du projet de renforcement de la performance du système éducatif et d’amélioration de la résilience, le ministre chargé de l’Enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara a soutenu plus de 2 millions d’apprenants et 40 000 enseignants devraient bénéficier de ce projet.  « Il est financé par l’IDA sous forme de prêt et de dons à hauteur de 91,075 milliards FCFA, par le Partenaire mondial pour l’éducation (PME) sous forme de don d’un montant de 24,093 milliards FCFA et l’Etat burkinabè pour un montant de 726,324 millions FCFA », a-t-il indiqué.

Le ministre chargé des Mines, Yacouba Zabré Gouba, a déclaré que le projet de renforcement des capacités d’exploitation des mines de Boungou et Wahgnion est évalué à 33,210 milliards FCFA. Il est financé par la BOAD sous forme de prêt à hauteur de 30 milliards FCFA pour un taux d’intérêt de 7,05% l’an sur 10 ans. « L’objectif est de construire et équiper ces mines afin de garantir la poursuite de leurs exploitations et optimiser leurs coûts d’exploitation », a-t-il confié.

Adama SAWADOGO

1re édition du forum africain des innovations en santé, sécurité et du bien-être au travail: « Nous avons plus de 300 inscrits », le promoteur, Sounkalo Djibo

Le cabinet Sahelors consulting et l’Agence arobase communication organisent du 2 au 4 juillet 2026 à Ouagadougou, la 1re édition du Forum africain des innovations en santé, sécurité et du bien-être au travail (AFRISST). Au cours d’une interview accordée à Sidawya, le mardi 30 juin 2026, le promoteur de l’évènement, l’ergonome, Sounkalo Djibo a expliqué les objectifs et les résultats attendus lors de cet évènement qui réunira plus des centaines de participants.

Sidwaya (S) : Qu’est-ce que l’ergonomie ?

Sounkalo Djibo (S.D) : L’ergonomie est une discipline scientifique qui se base sur d’autres disciplines telles que l’ingénierie, la médecine du travail et les sciences pour concevoir des espaces de travail qui soient compatibles avec les capacités humaines en vue de travailler dans de bonnes conditions non seulement de qualité mais de performance et de santé pour le salarié.

S : Du  2 au 4 juillet 2026 à Ouagadougou se tiendra le Forum africain des innovations en santé, sécurité et du bien-être au travail (AFRISST) organisé par votre cabinet Sahelors Consulting. Qu’est- ce qui justifie la tenue d’un tel évènement ?

S.D: Ce forum n’est pas un forum pour allonger la liste des fora. C’est un lieu de rassemblement où les participants vont parler de la santé-sécurité au travail. C’est le lieu de réunir l’administration publique, les ingénieurs, les miniers, les médecins du travail et les représentants du personnel et les Directeurs des ressources humaines (DRH). Sa particularité est que nous allons plus échanger sur les nouvelles technologies, l’intelligence artificielle qui sont mises à contribution dans la santé-sécurité au travail. On retrouve l’intelligence artificielle partout aujourd’hui, que ce soit dans les rédactions, dans la santé ou dans les sciences de l’ingénieur. On ne peut pas faire autrement que de l’utiliser. Il s’agit de discuter sur comment la santé-sécurité va utiliser  les nouvelles technologies, l’intelligence artificielle pour garantir, pérenniser et augmenter davantage la sécurité de la santé des travailleurs, que ce soit dans l’administration publique ou dans les entreprises privées.

S : Quel est le thème retenu de cette première édition ?

S.D : Le thème central  est : «  L’innovation technologique en santé-sécurité au travail : les défis et les perspectives pour un développement durable des entreprises en Afrique ». Nous avons choisi ce thème en lien avec   le contexte du Burkinabè, de l’Africain parce que jusqu’à présent dans les services , on ne parle pas de prévention mais de réparation. Nous voulons  la culture de la santé-sécurité au travail pour qu’il y ait un réflexe de tous au quotidien en matière de prévention de santé-sécurité au travail. Il faut reconnaitre que de plus en plus avec les nouvelles technologies et les nouvelles formes d’organisation de travail, il y a énormément de charges mentales sur le travailleur. Il faut donc travailler à la prévention. Pour prévenir, il faut être à l’avance des choses à savoir avoir un médecin du travail ou un ergonome qui va veiller à réduire les risques d’accident. Certes, la technologie aide à aller très vite, mais a trop l’utilisé, elle génère du stress. De plus en plus, la même personne se retrouve avec beaucoup plus de travail parce qu’elle a des outils qui permettent d’aller très vite. Nous allons réfléchir sur le contexte burkinabè-africain pour faire en sorte que les travailleurs puissent travailler dans de bonnes conditions.

S : Pourquoi le choix de la ville de Ouagadougou ?

S.D: Parce que la capitale du Burkina Faso est par excellence celle  africaine  de part dans sa position géographique. On a le FESPACO, le SIAO. Le pays est situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest. C’est aussi un choix de mon  cœur car je suis Burkinabè, même si je vis en Europe, c’est vraiment mon pays de naissance. Pour participer, il suffit de s’inscrire gratuitement en ligne sur le site www.afrisst.com ou envoyer un mail à info.afrisst.com ou appeler 66 46, 64 43. Je puis vous dire qu’il y a de l’engouement, je puis vous dire déjà que ça suscite de par les inscriptions. A ce jour, nous avons plus de 300 inscrits.

Nous avons des délégations de la Tunisie, des délégations de la RDC, du Togo, du Bénin, du Mali et bien sûr la grosse partie du Burkina Faso qui seront présentés. Pour une première édition, on peut dire que c’est satisfaisant.

S : En tant qu’ergonome, quel est l’état des lieux de la santé -sécurité au travail en Afrique, surtout au Burkina Faso ?

S.D : Au Burkina Faso, il y a beaucoup de choses qui ont été faites en la matière. On a la mise en place du nouveau code de travail, l’existence de la caisse de sécurité sociale qui fait face aux nombreux sinistres ou même fait de  la prévention vis-à-vis des entreprises. Il y a une formation très accrue des médecins du travail qui, de plus en plus, commencent à servir au niveau de l’Office de santé des travailleurs (OST) ou bien des entreprises. On peut aussi parler des inspecteurs du travail. Au niveau des entreprises, quand on prend les entreprises minières, elles ont des services de santé-sécurité au travail à l’interne. Par contre, ce n’est pas toutes les entreprises qui le font. L’OST est aussi un organe de l’Etat dont les médecins font des visites médicales dans des lieux de travail. Cependant, tout ce dispositif reste cantonné sur   20 % des salariés, sachant que 80% du travail en Afrique est le travail informel. C’est un gros challenge pour nos autorités de s’occuper de ce grand nombre, mais aussi un gros challenge pour les médecins de trouver des solutions à cela. C’est pourquoi, il faut travailler à un réflexe de culture de santé-sécurité au travail, c’est tout l’enjeu.

S : Quelle est votre collaboration avec les autres institutions (les universités, la CARFO, la CNSS et la CNAMU, la CNSS, la CNMU, OST) ?

S.D:  Mon cabinet qui a 6 ans d’existence et j’enseigne l’ergonomie dans différentes universités en Afrique comme celle Cheick Anta-Diop au Sénégal. J’ai participé à former environ 600 médecins du travail en Afrique (Côte d’Ivoire et au Bénin). Ma collaboration est déjà l’enseignement. Avec la CARFO, la CNSS et la CNAMU,  la CNSS, la CNMU, OST), il y a des discussions en cours pour pouvoir outiller, aider ces structures à faire monter en compétence leurs collaborateurs. C’est l’idée du forum à savoir faire connaître les activités du cabinet et pouvoir accompagner la montée des compétences des collaborateurs. Ils sont conviés au forum pour échanger. A l’endroit des entreprises, j’ai pu collaborer, réaliser des études, faire des formations et la collaboration continue. Au niveau de l’administration, je reste disponible pour résoudre les troubles musculosquelettiques à cause de la sédentarité. Ce problème  est  de plus en plus important et c’est un ergonome qui peut faire une étude générale et proposer des solutions. Si l’administration ouvre les portes pour que je puisse regarder avec des collègues, ce serait une bonne chose.

S : Quels sont les autres thématiques qui seront abordées ?

S.D: En plus de l’intelligence artificielle, il y a les thématiques sur les  risques psychosociaux, des troubles musculosquelettiques notamment dans les mines, puisque les conducteurs d’engins, lourds en souffrent. La thématique également sur les nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle appliquée dans le domaine de mines. Elle va même faire l’objet d’un atelier de formation pratique avec un excellent formateur qui va montrer comment l’intelligence artificielle peut être utilisée dans le domaine des mines pour pallier les problématiques liées à la santé, sécurité au travail. Il va présenter de nouveaux outils (des capteurs, des drones) à utiliser en vue d’éviter les accidents. Il y aura aussi une thématique sur la gouvernance même de la santé, sécurité et travail. Il s’agit de montrer comment les institutions comme  le PNUD, les banques financent les actions de développement et comment ces institutions doivent s’organiser pour faire comprendre à leurs clients que la question de la santé-sécurité est très importante parce que le capital humain est très important dans la vie d’une entreprise. Si on arrive à préserver ce capital humain, ces personnes vont travailler jusqu’à la retraite sans se casser le dos, sans gravement tomber malade. Et lorsque les personnes iront à la retraite, elles pourront bénéficier de leur retraite aussi longtemps que possible. On a une douzaine de conférences avec deux ateliers.

S : Le forum ambitionne élaborer la charte de Ouagadougou. De quoi s’agit-il ?

S.D : Ce livre blanc n’est rien d’autre que les recommandations issues de ce forum que nous allons prendre l’engagement de présenter auprès des autorités, des institutions et faire en sorte qu’avant la prochaine édition qu’elles aient été mises en œuvre. Il va servir non seulement les institutions, les entreprises, l’autorité et les représentants du personnel.

S : Au cours de ce forum, il y aura des sensibilisations, surtout à l’endroit des chefs d’entreprise qui sont focalisés sur la rentabilité que la santé, la sécurité des travailleurs ?

S.D : Il faut dire que de plus en plus, on parle de management et ce sont les objectifs pour rentabiliser qui comptent. Mais au-delà de ça, il y a aussi la responsabilité de l’entreprise, la responsabilité sociale qui veut que le capital humain soit pris en compte. Chaque thématique qui sera abordée, la responsabilité de l’entreprise, de l’employeur sera évoquée en matière de santé, sécurité au travail. Ce forum doit être une porte d’entrée vers la culture de la santé, sécurité au travail. Le message est de dire aux chefs d’entreprise qu’un franc dépensé en santé, sécurité au travail, c’est trois ou quatre francs de bénéfice que l’entreprise fera. Parce qu’en dépensant de l’argent pour former, sensibiliser ou mener des études de risques au bout d’un certain temps, les gens se portent mieux parce qu’ils ne seront plus malades, ils ne feront plus d’accidents, mais l’entreprise n’aura plus à payer pour la réparation d’où l’opération investir un franc, récolter trois ou quatre ans plus tard.

S : N’est -ce pas une grande ambition pour une édition d’organiser un forum continental ?

S.D : On peut dire que c’est ambitieux, mais en réalité aussi, cela est lié au thème et ce que nous visons en premier. Nous voulons une prise de conscience de la santé sécurité du travail. Nous avons voulu une rencontre qui permet à tout le monde d’intervenir, de poser des questions et donner leur avis. Toutes les résolutions viendront des participants. Donc, en gros, on va dire une quinzaine de manifestations au cours desquelles la parole sera donnée au public pour avoir son avis, pour que le public aussi nous dise comment on peut mieux orchestrer les choses pour les prochaines. L’ambition, que ce soit sous-région ou continental, c’est une place à prendre, ce sont d’autres qui vont la faire. Et puisque la place existe encore, j’ai imaginé le concept afin que nous puissions l’exporter.

S : Quelles sont vos perspectives ?

S.D : Déjà à l’issue de ce forum, qui a été réfléchi durant deux ans quand même, est de faire le bilan de la participation et de tous les dividendes qui ont été récoltés, que ce soit au niveau individuel, des entreprises, des institutions, des partenaires et de l’Etat. Cela va permettre, si nous avons eu raison de le faire ou pas. Déjà que toutes ces institutions, les autorités (le ministère des Serviteurs du Peuple et celui en charge de la santé), les partenaire (IAMGOLD Essakane, Orange Burkina, UBA la CNSS…) et les entreprises qui nous ont fait confiance augurent déjà de l’importance du thème que nous allons aborder, mais également au sérieux des deux cabinets organisateurs. On aura remporté notre challenge et envisager l’avenir en faisant la tenue du forum, un évènement annuel, ou chaque deux ans, et envisager l’étendre dans la sous-région ou dans l’espace AES.

Interview réalisée par Fleur BIRBA

Certificat de qualification professionnelle 2026: le ministre Zoungrana lance officiellement les épreuves à Manga

Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Pr Moumouni Zoungrana, a donné le coup d’envoi de l’administration des épreuves du Certificat de qualification professionnelle (CQP), mardi 30 juin 2026, à Manga, dans le Nazinon.

Plus de 14 000 candidats prennent part au Certificat de qualification professionnelle (CQP) session 2026 sur tout l’ensemble du territoire national. Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Pr Moumouni Zoungrana, a donné le coup d’envoi de l’administration des épreuves de l’examen, mardi 30 juin 2026, au Centre de promotion féminine Piero Marinoni de Manga, dans le Nazinon. Avant le lancement officiel, le ministre Zoungrana a prodigué des conseils aux candidats.

Il leur a dit d’être moins stressés et de mettre en application les connaissances apprises en classes. Il les a également invités à se concentrer sur leurs copies et à se départir de toute tentative de tricherie. A l’issue de l’ouverture de la première enveloppe, le premier responsable de la formation professionnelle et technique a rappelé que sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, son département a été instruit à transformer en profondeur le système éducatif pour que celui-ci représente les valeurs des populations et prenne en compte les préoccupations du peuple.

C’est dans ce sens, a-t-il dit, que l’on a pris la pleine mesure des choses en allant en profondeur pour modifier les circulas et mettre en lumière les diplômes qui sont en rapport avec l’enseignement technique et professionnel. « Au Burkina Faso, le grand souci de l’Etat, c’est la question de l’employabilité des jeunes. Mais, cette jeunesse ne peut pas être employée si elle n’a pas de qualification », a lancé Moumouni Zoungrana. Celui-ci a fait savoir qu’en amont, sa structure a répertorié tous les métiers, notamment en agriculture, en élevage, en artisanat, en commerce pour qu’ils soient arrimés à des diplômes.

Le Pr Zoungrana a insisté qu’auparavant, les diplômes de l’enseignement général étaient considérés comme des rois pendant que ceux de la formation professionnelle « rasaient les murs ». Car les enfants qui partaient dans ces écoles, a-t-il poursuivi, étaient considérés comme les plus âgés ou même ceux qui ont échoué au niveau de l’enseignement général. « Désormais, il n’y a plus un diplôme qui soit plus important que l’autre. C’est un lointain souvenir », a-t-il souligné.

« Aucune difficulté n’a été rencontrée »

Pour la directrice régionale chargée de l’enseignement professionnel et technique du Nazinon, Djéneba Ouédraogo, les métiers concernés par l’examen du CQP dans sa circonscription administrative sont entre autres la couture dame et homme, la soudure, la mécanique deux roues et auto, la teinture, le tissage et la coiffure esthétique. Abordant les effectifs, elle a précisé que sa région enregistre pour cette session, 372 candidats dont 280 filles et 92 garçons, tous métiers confondus. Rassurant de la présence des examinateurs, des sujets et de la matière d’œuvre, Mme Ouédraogo a indiqué que tout est fin prêt pour débuter les épreuves.

« Aucune difficulté n’a été rencontrée au niveau de l’organisation », a-t-elle confié tout en saisissant l’occasion pour traduire sa reconnaissance à tous les acteurs qui ont œuvré pour qu’à la date d’aujourd’hui l’on puisse tenir ces examens de CQP. La directrice régionale chargée de l’enseignement professionnel et technique du Nazinon, avant de souhaiter une très bonne chance aux candidats, leur a demandé de se contenter de ce qu’ils savent au lieu de chercher à regarder chez le voisin ou bien à passer par d’autres méthodes pour tricher. Après le lancement des épreuves du CQP, Pr Zoungrana et sa délégation se sont rendus au lycée provincial Naaba Baongo pour encourager les correcteurs, les membres des jurys du baccalauréat et les élèves en attente de leurs résultats.

                                                                                                    Noufou Sawadogo

Situation économique du Burkina Faso: la Banque mondiale table sur une croissance comprise entre 3,6% à 4,9 en 2026

La croissance économique du Burkina Faso est attendue dans l’intervalle de 3,6% à 4,9% en 2026, selon la Banque mondiale. L’institution de Breton Woods prévoit également une accélération progressive de la croissance au cours des années suivantes, sous réserve de la poursuite de l’environnement sécuritaire, des conditions climatiques et de la stabilité des politiques publiques. Ces projections ont été rendues publique lors de la rencontre de dissémination de la note sur la situation économique du Burkina Faso édition mai 2026 de la Banque mondiale, tenue, le 30 juin 2026 à Ouagadougou.

Selon le représentant-résident de la Banque mondiale au Burkina, Hamoud Abdel Wedoud Kamil, l’économie burkinabè a démontré en 2025 une résilience remarquable avec une croissance du PIB réel estimée à 5,3% contre 4,8% en 2024. Il a relevé que l’inflation est revenue à niveau négatif de -0,5%, grâce notamment à la baisse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie.

Afin de renforcer les acquis de la croissance économique, le représentant-résident de la Banque mondiale a exhorté le gouvernement à poursuivre les efforts de consolidation macroéconomique et encourager la participation économique des femmes. « Réduire les écarts entre les femmes et les hommes en matière d’éducation, de santé et de participation économique n’est pas uniquement un impératif social. Il s’agit d’un choix économique intelligent et d’un investissement stratégique pour l’avenir du Burkina Faso », a insisté Hamoud Abdel Wedoud Kamil.

Le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, Souleymane Nabolé, a relevé que la note de la Banque mondiale vient en complément des documents économiques élaborés par les départements techniques au niveau national. Pour lui, la croissance économique enregistrée en 2025 traduit la pertinence de l’orientation et du nouveau modèle de développement adopté par les autorités. Il a réitéré la reconnaissance du gouvernement à la Banque mondiale pour son accompagnement dans les politiques de développement économique.

Nadège YE

Lydia Esther BILLA

(Stagiaire)

Fraude au BEPC 2026 : travaux d’intérêt général de 45 jours pour les élèves coupables

Le verdict des élèves qui ont été jugés pour fraude aux examens du BEPC, session de 2026, à Bobo-Dioulasso est tombé. En effet, il est revenu à Kantigui que les élèves coupables ont été condamnés à des Travaux d’intérêt général (TIG) de 45 jours par le Tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso, le 26 juin dernier. Bien avant, a-t-on rapporté à Kantigui, le Tribunal de grande instance (TGI) de Yako avait jugé deux candidats au BEPC, également (…)

Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui

kantigui2000@gmail.com

(+226) 25 31 22 89