Situation économique du Burkina Faso: la Banque mondiale table sur une croissance comprise entre 3,6% à 4,9 en 2026

La croissance économique du Burkina Faso est attendue dans l’intervalle de 3,6% à 4,9% en 2026, selon la Banque mondiale. L’institution de Breton Woods prévoit également une accélération progressive de la croissance au cours des années suivantes, sous réserve de la poursuite de l’environnement sécuritaire, des conditions climatiques et de la stabilité des politiques publiques. Ces projections ont été rendues publique lors de la rencontre de dissémination de la note sur la situation économique du Burkina Faso édition mai 2026 de la Banque mondiale, tenue, le 30 juin 2026 à Ouagadougou.

Selon le représentant-résident de la Banque mondiale au Burkina, Hamoud Abdel Wedoud Kamil, l’économie burkinabè a démontré en 2025 une résilience remarquable avec une croissance du PIB réel estimée à 5,3% contre 4,8% en 2024. Il a relevé que l’inflation est revenue à niveau négatif de -0,5%, grâce notamment à la baisse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie.

Afin de renforcer les acquis de la croissance économique, le représentant-résident de la Banque mondiale a exhorté le gouvernement à poursuivre les efforts de consolidation macroéconomique et encourager la participation économique des femmes. « Réduire les écarts entre les femmes et les hommes en matière d’éducation, de santé et de participation économique n’est pas uniquement un impératif social. Il s’agit d’un choix économique intelligent et d’un investissement stratégique pour l’avenir du Burkina Faso », a insisté Hamoud Abdel Wedoud Kamil.

Le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, Souleymane Nabolé, a relevé que la note de la Banque mondiale vient en complément des documents économiques élaborés par les départements techniques au niveau national. Pour lui, la croissance économique enregistrée en 2025 traduit la pertinence de l’orientation et du nouveau modèle de développement adopté par les autorités. Il a réitéré la reconnaissance du gouvernement à la Banque mondiale pour son accompagnement dans les politiques de développement économique.

Nadège YE

Lydia Esther BILLA

(Stagiaire)

Fraude au BEPC 2026 : travaux d’intérêt général de 45 jours pour les élèves coupables

Le verdict des élèves qui ont été jugés pour fraude aux examens du BEPC, session de 2026, à Bobo-Dioulasso est tombé. En effet, il est revenu à Kantigui que les élèves coupables ont été condamnés à des Travaux d’intérêt général (TIG) de 45 jours par le Tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso, le 26 juin dernier. Bien avant, a-t-on rapporté à Kantigui, le Tribunal de grande instance (TGI) de Yako avait jugé deux candidats au BEPC, également (…)

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Kantigui

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Flash

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Une inondation a récemment touché la ville de Houndé, occasionnant malheureusement des cas de noyades mortelles. D’après le bilan, cinq corps ont été repêchés par les secours. C’est pourquoi, le gouvernement exhorte la population, en particulier dans les zones à risque, à la prudence. Il faut surtout éviter de traverser les cours d’eau en crue, s’éloigner des zones inondables et suivre les consignes des services de secours. Il recommande aussi de consulter regulièrement les bulletins météo, car, la prévention demeure essentielle pour limiter les dégâts liés aux fortes pluies de la saison hivernale.

Fonds de soutien patriotique: 162 milliards F CFA mobilisés au premier semestre 2026

Le ministère de l’Économie et des Finances a tenu, la deuxième session ordinaire de l’année 2026 du conseil d’orientation du Fonds de soutien patriotique (FSP), le mardi 30 juin 2026, à Ouagadougou.

Le Fonds de soutien patriotique (FSP) poursuit sa dynamique de mobilisation des ressources depuis sa création. Chaque semestre, son conseil d’orientation présidé par la Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, fait le point des collectes. Dans cette optique, le ministère de l’Economie et des Finances a tenu, la deuxième session ordinaire de l’année du FSP, mardi 30 juin 2026 à Ouagadougou. Au 28 juin 2026, les ressources mobilisées s’élèvent à 162 388 millions 669 495 francs CFA, soit 81,19 % de l’objectif annuel fixé à 200 milliards F CFA. « Comparativement à la même période en 2025, les encaissements affichent une progression de 66,73 % », a souligné, le Premier ministre. Une performance qu’il a attribué à la confiance des citoyens et à l’efficacité des dispositifs de mobilisation mis en place. En outre, il a précisé que ces fonds permettent d’assurer la prise en charge des besoins prioritaires des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et le financement de plusieurs actions de renforcement des capacités opérationnelles des forces engagées sur le terrain.

Pour le chef du gouvernement, ces résultats traduisent la vitalité de l’esprit patriotique du peuple burkinabè et sa détermination à soutenir concrètement les efforts de défense de la patrie.

Par ailleurs, le Premier ministre a appelé à poursuivre les efforts engagés, à intensifier la mobilisation des ressources, renforcer la transparence et la redevabilité dans leur gestion et accélérer la dématérialisation des procédures. La présente session a permis d’examiner le rapport de gestion du deuxième trimestre 2026 et d’apprécier les progrès accomplis depuis la précédente rencontre.

Maintenir cette chaîne de solidarité et de patriotisme

Quant au ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, il a indiqué que la session a permis de faire le point sur les dépenses effectuées et leur impact sur le terrain. La dynamique en progression permet d’assurer l’acquisition de matériel stratégique ainsi que la formation des VDP, aussi bien sur les activités opérationnelles que sur les droits humains.

Le ministre a, par ailleurs, annoncé l’arrivée de quatre nouveaux membres au sein du conseil d’orientation du FSP, à savoir le  Centre d’information, de formation et d’études sur le budget (CIFOEB), de l’Organisation pour le renforcement des capacités de développement (ORCADE), de la Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC) et de la Fédération des télévisions régionales du Burkina Faso. Leur intégration vise à renforcer la diversité, la crédibilité et la représentativité de la gouvernance du fonds. Pour les six prochains mois, il a évoqué la volonté de maintenir la dynamique de mobilisation, de renforcer la diffusion de l’information et d’accélérer la digitalisation afin de faciliter les actions et rendre la gestion du fonds plus fluide pour l’ensemble des acteurs.

Le chef du gouvernement a, par ailleurs, lancé un appel à l’endroit des Burkinabè de l’intérieur comme de la diaspora à maintenir cette chaîne de solidarité et de patriotisme.

Fleur BIRBA

Mouniratou OUEDRAOGO(Stagiaire)

Sur le fil du rasoir

La nouvelle vague de xénophobie qui secoue l’Afrique du Sud depuis le mois d’avril continue de dominer l’actualité. Aussi triste que cela puisse paraître, cette recrudescence des attaques xénophobes est entrée dans une phase décisive, avec la fin, hier mardi 30 juin 2026, de l’ultimatum lancé par les mouvements anti-immigration aux ressortissants subsahariens et asiatiques en situation irrégulière, pour quitter le pays. Alors que les manifestations xénophobes ont déjà occasionné quatre morts, cet ultimatum, fixé en dehors de tout cadre légal, a créé la psychose au sein des  immigrés visés  qui ont  fui  la Nation arc-en-ciel par milliers.

Au moins 25 000 étrangers, à majorité des citoyens malawites, ont plié bagage, laissant d’autres immigrés dans la peur  et  la crainte de lendemains plus sombres. La police a été déployée en masse, en vue de contenir d’éventuelles violences à la date du 30 juin, mais l’environnement n’est plus favorable aux ressortissants subsahariens et asiatiques. Accusés d’être responsables de la criminalité et du chômage en Afrique du Sud, ils sont traqués comme du gibier.

L’industrialisation de l’Afrique du Sud attire historiquement de nombreux immigrés à cause des opportunités d’emplois et des salaires attractifs. Mais les mouvements anti-immigration nuisent à son attractivité et à sa réputation. La Nation arc-en-ciel, qui traîne pourtant un lourd passé d’apartheid, système d’oppression et de domination de la minorité blanche sur la majorité noire, est devenue  la risée  de  tout  un  continent,  à cause des  manifestations xénophobes. Le plus inquiétant est que le phénomène perdure depuis  des années, avec des moments de rebondissement. 

La question qui se pose alors, c’est de savoir  si  le  gouvernement  sud-africain a les capacités de juguler ce problème dans la durée. Les réalités auxquelles l’on assiste n’apportent pas avec certitude la réponse à cette question. Même si le Président Cyril Ramaphosa a annoncé le renforcement des mesures contre l’immigration clandestine  et a appelé les  chefs  traditionnels à contribuer à l’apaisement de la situation,  on  ne  sent  pas une ferme volonté  d’amener les manifestants anti-immigration à rentrer dans les  rangs, à ne pas se montrer plus royalistes que l’Etat.

Malgré les discours tendant à condamner la xénophobie, les autorités sud-africaines donnent l’impression de tolérer passivement  les  manifestations anti-immigration.  C’est à croire que les  dirigeants de  ce  pays, plongés dans les calculs politiques électoralistes, jouent à l’hypocrisie. L’anti-immigration est un sujet qui mobilise l’électorat en  Afrique du Sud  et  l’on saurait passer cette vérité sous silence. 

En  réalité,  la  responsabilité des  autorités sud-africaines est  engagée  dans les problèmes imputés aux  étrangers,  notamment  l’insécurité et le manque d’emplois. Les échecs de leur gouvernance, caractérisée par des crises socio-économiques expliquent plus ou moins ce qui est reproché injustement aux immigrés, des boucs émissaires parfaits.  Le  régime Ramaphosa  est interpellé à changer le fusil  d’épaule, en travaillant à répondre véritablement aux aspirations du peuple sud-africain. On ne peut pas cacher le soleil  avec les doigts de la main, comme on le  dit souvent.

Kader Patrick KARANTAO

Coopération Burkina Faso-Nations unies: le coordonnateur résident fait le point des dossiers

Suite à la décision gouvernementale en avril 2026, de suspendre les activités du bureau du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme au Burkina Faso, le coordonnateur résident par intérim du système des Nations unies, Maurice Azonnankpo a échangé, le mardi 30 juin, avec le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré avec à ses côtés, la camarade ministre déléguée, Stella Eldine Kabré.

La décision gouvernementale avait été motivée par les rapports de l’ONG Human Rights watch et par la déclaration du Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Türk accusant l’Etat burkinabè de restreindre de lespace civique.

A cette audience, Maurice Azonnankpo, avec à ses côtés la Représentante résidente du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, a signifié au chef de la diplomatie burkinabè, l’intention de l’organisation d’appliquer la clause de l’accord de siège, selon laquelle en cas d’une suspension prolongée, l’organisation doit procéder à la fermeture de ses bureaux. Mais avant l’étape de fermeture des bureaux de Ouagadougou, les premiers responsables de l’organisation, par la voix du coordonnateur du système des Nations unies au Burkina Faso, a souhaité la nomination d’un point focal national qui sera chargé de coordonner les projets déjà engagés, sur une période de six mois.

Remerciant le camarade ministre des Affaires étrangères pour sa disponibilité, ces émissaires du système des Nations unies ont formulé le vœu dun nouveau cadre de dialogue qui permettra aux deux parties d’élaborer de nouvelles modalités de coopération dans l’intérêt commun. Pour le camarade ministre des Affaires étrangères, il est temps pour les patrons de ces organisations « d’arrêter de se comporter en super policiers en outrepassant les principes de l’accord de siège parfois au profit des intérêts personnels ».

Le message est donc clair selon Karamoko Jean Marie Traoré qui précise que cette position du gouvernement burkinabè vise à envoyer un signal aux partenaires qui voudront fouler aux pieds la souveraineté nationale et l’intérêt supérieur des Burkinabè. Le camarade ministre des Affaires étrangères dit avoir pris note de la possibilité de fermeture prochaine du bureau du Haut-commissariat aux droits de l’Homme et de sa demande de nomination d’un point focal. Tout en réitérant la disponibilité du gouvernement à tisser des partenariats sains, le patron de la diplomatie burkinabè invite les premiers responsables des organisations internationales à une nouvelle approche de coopération fondée sur le respect mutuel.

DCRP/MAE

Côte d’Ivoire : 96 % des Ivoiriens estiment qu’un homme doit assurer seul les besoins financiers de sa famille

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Les normes traditionnelles de masculinité restent profondément ancrées dans la société ivoirienne. C’est le principal enseignement du rapport Masculinité et égalité femmes-hommes : Perspectives de la Côte d’Ivoire et du Sénégal, présenté ce mardi, 30 juin 2026, à Abidjan, par le Centre de développement de l’OCDE et la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » (CUEFPOD).

Selon cette étude, réalisée auprès de 1 530 ménages répartis dans les 33 régions de Côte d’Ivoire, 96 % des personnes interrogées estiment que le rôle le plus important d’un homme est de subvenir aux besoins financiers de sa famille. Plus de neuf hommes sur dix reconnaissent d’ailleurs ressentir un stress permanent à l’idée de ne pas pouvoir assumer cette responsabilité.

Présenté à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, le rapport constitue une première mondiale. La Côte d’Ivoire devient en effet le premier pays à disposer de données quantitatives représentatives au niveau national permettant de mesurer les normes de masculinité à travers le nouvel Indice des masculinités développé par l’OCDE.

Une première mondiale pour mieux comprendre les normes sociales

Pour Hyeshin Park, cheffe de l’Unité Genre et développement au Centre de développement de l’OCDE, cette initiative marque une étape importante dans les politiques de promotion de l’égalité.

« La Côte d’Ivoire est le premier pays à disposer de données quantitatives représentatives au niveau national sur les normes de la masculinité. Elle est également le premier pays pour lequel l’Indice des masculinités de l’OCDE a été calculé », a-t-elle déclaré, exprimant le souhait que cette expérience inspire d’autres pays.

Le rapport couvre également le Sénégal à travers des enquêtes qualitatives. Dans les deux pays, les chercheurs observent une même réalité : les représentations de la masculinité reposent principalement sur le rôle de pourvoyeur financier, l’autorité au sein du foyer et le contrôle des décisions familiales.

« L’égalité ne se construit pas sans les hommes »

À l’origine de cette étude, la ministre Euphrasie Kouassi Yao, conseillère spéciale du Premier ministre chargée du Genre, défend depuis près de quatre décennies une approche fondée sur l’implication des hommes dans la promotion de l’égalité.

Selon elle, « nous devons passer d’une logique centrée sur la marginalisation des hommes à une logique de transformation relationnelle où femmes et hommes deviennent ensemble des acteurs du changement ».

La titulaire de la Chaire UNESCO estime que la promotion des droits des femmes ne peut produire tous ses effets sans une évolution parallèle des représentations masculines.

« La valorisation des compétences féminines et la promotion d’une masculinité positive doivent aller ensemble. Investir dans l’une sans transformer l’autre limiterait l’impact recherché », a-t-elle insisté.

L’« écart silencieux », une découverte majeure

L’une des principales innovations du rapport est l’identification de ce que les chercheurs appellent « l’écart silencieux ».

L’étude révèle que les Ivoiriens surestiment souvent le conservatisme des hommes et sous-estiment les opinions plus égalitaires des femmes. L’écart entre les convictions personnelles et ce que chacun croit être l’opinion dominante peut atteindre 30 points.

Pour les auteurs, cette perception erronée constitue un véritable levier d’action publique. Corriger ces idées reçues pourrait accélérer les changements de comportement sans nécessiter de profondes transformations individuelles.

Des disparités entre régions et générations

Le rapport attribue à la Côte d’Ivoire un Indice des normes de masculinité de 57 sur 100. Les écarts sont importants selon les régions. Le Nord enregistre les scores les plus élevés, autour de 65 points, contre environ 53 pour Abidjan et les régions du Sud.

L’étude met également en évidence une fracture générationnelle. Les jeunes hommes âgés de 15 à 24 ans apparaissent comme les plus attachés aux normes masculines traditionnelles, alors que les jeunes femmes de la même tranche d’âge affichent les attitudes les plus favorables à l’égalité.

Selon les auteurs, cette polarisation pourrait devenir une source de tensions sociales au cours des prochaines décennies si elle n’est pas prise en compte par les politiques publiques.

Les normes masculines au cœur des violences basées sur le genre

Le rapport établit également un lien entre l’adhésion aux normes masculines restrictives et les violences basées sur le genre.

En Côte d’Ivoire, environ 30 % des femmes et 20 % des hommes déclarent avoir subi des violences conjugales au moins une fois au cours de leur vie. Plus des deux tiers des victimes évoquent des violences répétées.

Les chercheurs soulignent également que ces normes ont des conséquences sur la santé des hommes. L’étude fait état d’une espérance de vie inférieure de près de cinq ans à celle des femmes, d’un taux de suicide 4,6 fois plus élevé et d’une consommation de tabac vingt fois supérieure.

Faire évoluer les mentalités

Malgré les progrès enregistrés par la Côte d’Ivoire en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, notamment son classement parmi les pays africains les plus performants selon le SIGI 2023 de l’OCDE, le rapport souligne que les évolutions législatives restent insuffisantes si elles ne s’accompagnent pas d’un changement des normes sociales.

Représentant la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, le directeur de cabinet Moussa Diarassouba a officiellement lancé le rapport en appelant à transformer ces données en actions concrètes.

Il a souhaité que ce document « ne soit pas un aboutissement mais un commencement, non pas un document de plus mais un catalyseur de changement », capable d’accompagner la Côte d’Ivoire vers une égalité durable entre les femmes et les hommes.

T.K.

Institut des Peuples Noirs (IPN-Farafina) : Le Conseil d’orientation installé

Le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, a procédé dans la matinée du mardi 30 juin 2026, à Ouagadougou, à l’installation officielle des membres du Conseil d’orientation de l’Institut des Peuples Noirs (IPN-Farafina).
Composé d’experts issus des domaines comme la sociologie, la diplomatie, les finances et la recherche, ce Conseil d’orientation constitue l’organe stratégique chargé de définir les grandes orientations de l’IPN-Farafina.
« En acceptant de siéger au sein de cette instance à vocation nationale, panafricaine et internationale, vous portez une grande responsabilité devant l’histoire en marche. Il vous revient d’éclairer les choix stratégiques de l’Institut, d’en garantir la cohérence, de veiller à la fidélité de son action à sa vocation originelle et de contribuer à faire de l’IPN-Farafina un espace de recherche, de formation, de dialogue et de rayonnement des peuples noirs », a souligné le Camarade Premier ministre.
Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO a invité les membres du Conseil à exercer cette mission avec humilité, courage, créativité et un sens élevé du devoir, en posant des actes utiles et concrets. Cette installation du Conseil d’orientation de l’IPN-Farafina marque l’opérationnalisation de cette institution stratégique pour la promotion des valeurs endogènes propres aux noirs.
« Notre Peuple attend de cette institution des résultats perceptibles : des recherches utiles, des formations structurantes, des contenus accessibles, des archives valorisées, des partenariats féconds et une contribution active à l’éducation patriotique et panafricaine de la jeunesse », a insisté le Premier ministre.
Le Président du Conseil d’orientation de l’IPN-Farafina, le Camarade Claude Aimé TASSEMBEDO, a pris l’engagement, avec l’ensemble des membres, de bâtir une institution solide, crédible et durable, capable de servir le Burkina Faso, l’Afrique et les générations futures.
Direction de la communication de la Présidence du Faso