Institut des peuples noirs Farafina: l’éveil et la maîtrise du savoir scientifique prêchés à Ouagadougou.

Le président de l’IPN Farafina, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla (milieu), a invité à l’éveil et à une prise de conscience des peuples noirs.

Le président de l’Institut des peuples noirs Farafina, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, a organisé une conférence publique pour présenter la structure, le mercredi 1er avril 2026, à l’Université Thomas-Sankara à Ouagadougou.

L’Institut des peuples noirs Farafina (IPN Farafina), est en croisade de sensibilisation et de conscientisation des peuples au Burkina Faso. Le mercredi 1er avril 2026, les étudiants de l’Université Thomas-Sankara ont participé à une conférence, dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).

Cette conférence qui a porté sur le thème « quelles missions et quel ancrage institutionnel pour l’Institut des peuples noirs Farafina dans le monde actuel ? », avait pour objectif de susciter un éveil des consciences des étudiants, afin de contribuer à l’émergence d’une jeunesse consciente, instruite et tournée vers la science. A cette occasion, le président de l’Institut des peuples noirs Farafina, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla par ailleurs, ancien Premier ministre, a expliqué que la conférence entre dans le cadre des missions de sensibilisation et d’éveil des consciences que mène sa structure.

Il a souligné que cette initiative, inspirée de la pensée de feu Président Thomas Sankara, cherche à rappeler aux populations leurs origines, leur identité et leur rôle dans l’histoire, afin de restaurer la confiance et la fierté de l’homme noir, longtemps marginalisé. Selon lui, la jeunesse, en particulier les étudiants, doit être au cœur de cette dynamique, à travers la création de clubs de l’IPN, pour intégrer dès le jeune âge des valeurs de responsabilité et d’engagement.

Valoriser la science et la technologie

« La faiblesse actuelle du monde noir réside dans le retard accusé dans le domaine de la science et de la technologie », a-t-il insisté. A ce titre il a appelé les africains à se concentrer sur ces domaines stratégiques, indispensables pour leur permettre de s’imposer et de contribuer pleinement au développement de l’humanité. Dans la même dynamique, le Pr Serge Théophile Balima, a centré sa communication sur l’innovation et la communication stratégique au sein de l’Institut des peuples noirs Farafina.

Il a souligné l’urgence pour l’Institut de se doter d’outils technologiques performants afin de renforcer sa visibilité et ses interactions à l’échelle mondiale. L’objectif, a-t-il expliqué, est de connecter les peuples noirs à travers les continents, tout en favorisant un dialogue constructif avec les autres cultures dans une logique de coopération et de vivre-ensemble. M. Balima a également plaidé pour une réhabilitation scientifique de la contribution de l’homme noir à la civilisation mondiale, souvent minimisée ou déformée. Il a appelé aussi à combattre les préjugés et à sensibiliser la jeunesse à rester vigilante et engagée pour bâtir un monde plus juste, égalitaire et inclusif.

Représentant les étudiants, le délégué général de la cité universitaire Thomas- Sankara, Bienvenue Ouédraogo, a exprimé la satisfaction des étudiants d’avoir été édifiés par des exposés visant à conscientiser la jeunesse. Selon lui, c’est un message « révolutionnaire et mobilisateur », qui s’inscrit dans une dynamique de l’éveil des consciences et de la lutte contre l’impérialisme qui a guidé les communications.

Wanlé Gérard COULIBALY

Ahmed Abdoul Aziz HEBIE

(Stagiaire)

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.