Secteur Défense-Sécurité : la reconquête du territoire et la baisse de la criminalité, les acquis majeurs

Le ministre de la sécurité, Mahamoudou Sana, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre la lutte pour la paix et la sécurité au Burkina.

Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a présidé la revue annuelle 2025 du Cadre sectoriel de dialogue (CSD) Défense-Sécurité, vendredi 13 mars 2026, à Ouagadougou.

Le ministère de la sécurité entend renforcer la gouvernance du secteur de la sécurité et consolider les acquis enregistrés au cours de l’année 2025. C’est sous cet angle qu’il a organisé la revue annuelle du Cadre sectoriel de dialogue (CSD) Défense-Sécurité, le vendredi 13 mars 2026, à Ouagadougou. Cette rencontre a réuni les différents acteurs du secteur afin d’examiner les résultats obtenus, d’identifier les insuffisances et de formuler des recommandations pour améliorer les performances en 2026.

Pour le ministre de la sécurité, Mahamoudou Sana, cette revue annuelle se tient dans un contexte marqué par une dynamique de rupture, d’affirmation de la souveraineté et de mise en œuvre d’un nouveau référentiel de développement. En effet, a-t-il rappelé, l’année 2025 a marqué la fin de l’implémentation du Plan national de développement économique et social (PNDES) 2021-2025 et son remplacement par le nouveau référentiel dénommé « Plan Relance 2026-2030 ».

Il a soutenu que malgré un contexte sécuritaire difficile, le bilan du secteur demeure satisfaisant. Au 31 décembre 2025, le taux d’exécution physique s’établit à 97,23%, tandis que le taux d’exécution financière est de 73,98 %. Ces performances traduisent, selon lui, l’engagement des acteurs du secteur dans la mise en œuvre des actions au profit des populations.

Toutefois, il a relevé que l’écart entre l’exécution physique et financière s’explique notamment par certaines contraintes budgétaires ainsi que des difficultés liées à la mobilisation et à la gestion des ressources. A cela, s’ajoutent la complexité de certaines procédures administratives et la volatilité du contexte sécuritaire qui ont parfois ralenti l’exécution de certaines activités.

Concernant le plan politique, le ministre a expliqué que l’année 2025 a été marquée par la proclamation de la Révolution progressiste populaire (RPP) par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Dans ce contexte, a-t-il poursuivi, les actions menées dans le secteur de la sécurité ont permis d’enregistrer des avancées notables dont la poursuite des opérations de reconquête du territoire national, la réinstallation progressive des populations dans les localités reconquises et le redéploiement des forces de sécurité selon leurs zones de compétences.

Par ailleurs, Mahamoudou Sana a ajouté que deux éléments majeurs ont marqué l’année 2025 dans le secteur défense-sécurité. Il s’agit, d’une part, de la poursuite des opérations de reconquête du territoire national dont le taux est estimé à environ 74% et d’autre part, de la baisse du taux de criminalité. Entre 2024 et 2025, une diminution de 0,62 % de la criminalité a été enregistrée.

Pour M. Sana, la tenue de ce cadre sectoriel de dialogue permettra de mettre en commun les intelligences afin de formuler des recommandations pertinentes pour l’année 2026. Cela, a-t-il souligné, est de renforcer les actions sur le terrain et de garantir davantage la sécurité et la paix au profit du peuple burkinabè.

 

Soumaïla BONKOUNGOU
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)

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