Après un séjour en Russie où des partenariats ont été conclus en faveur des sports burkinabè, l’ambassadeur pour le sport, Charles Kaboré, fait le point de sa mission.

Quelles sont les raisons qui ont motivé cette mission ?

Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de ma mission. Elle consiste à identifier et développer des opportunités pour le sport burkinabè. J’ai choisi de commencer par la Russie, un partenaire naturel du Burkina Faso, où j’ai également passé un moment important de ma carrière. L’objectif était de créer des partenariats avec des institutions sportives russes pour permettre à nos entraîneurs, médecins, journalistes sportifs et joueurs d’accéder à des formations et à des technologies modernes, tout en favorisant des échanges mutuels avec le sport russe.

En termes de bilan, que peut-on retenir de votre séjour ?

Le bilan est très positif. J’ai eu des échanges fructueux avec l’université des sports, le CSKA Moscou, la Fédération russe de football et le ministère russe des Sports. Ces discussions ont abouti à des conventions concrètes qui permettront de renforcer la formation de nos acteurs sportifs, faciliter l’accès de nos joueurs au championnat russe et soutenir le développement global du sport burkinabè. C’est un pas important vers un rayonnement international de nos disciplines. Détaillez-nous un peu les clauses du partenariat signé avec la formation russe…

Le partenariat avec le CSKA Moscou repose sur le partage d’expériences et de compétences. Il inclut la formation des entraîneurs, des médecins sportifs et des analystes vidéo, ainsi que des échanges sur les méthodologies et technologies modernes. Il permettra également à nos joueurs de participer aux compétitions russes et soutiendra l’insertion professionnelle des anciens joueurs. C’est dire qu’on pourra organiser des stages régulièrement au Burkina qui seront animés par les encadreurs de CSK Moscou qui, pour moi, est un club sérieux, historique et professionnel. J’ai joué plus de 10 ans dans le championnat russe et je sais avec quelle rigueur ce club fonctionne.

Nous pouvons faciliter, grâce à cette convention, l’immersion de certains acteurs de football au sein du club afin de se recycler ou apprendre des méthodes nouvelles. L’objectif est de créer un cadre concret et durable pour le renforcement des capacités et le développement de nos talents.

Comment la partie russe a-t-elle apprécié cette mission ?

La partie russe m’a accueilli avec beaucoup d’intérêt et de confiance. Pour ce qui est du protocole d’accord, cela s’est fait naturellement et dans le respect total. Les échanges ont été jugés constructifs et le CSKA Moscou, ainsi que le ministère, l’université et la fédération. Ils apprécient le potentiel de nos sportifs et voient dans cette coopération une opportunité d’enrichissement mutuel.

Après la Russie, quelle est la prochaine mission de l’ambassadeur Charles Kaboré ?

Après la Russie, il faut d’abord œuvrer à ce que les fruits du partenariat soient rapidement palpables. Je compte poursuivre la recherche de partenariats adaptés aux besoins spécifiques de nos disciplines sportives, car, il n’y a pas que le football. D’autres accords pourraient être conclus avec différents pays pour des échanges dans d’autres disciplines sportives où le Burkina peut tutoyer les sommets.

L’idée est de créer un environnement favorable au développement du sport de haut niveau au Burkina Faso et de permettre à nos athlètes et professionnels du sport de se former et d’exceller à l’international. Je voudrais encourager tous nos sportifs à saisir les opportunités de formation et de perfectionnement qui se présentent. Travaillez avec rigueur, ambition et discipline, car ces efforts sont la clé pour briller au niveau international. Les partenariats que je développe visent à vous offrir les moyens de réaliser vos rêves et de faire rayonner le sport burkinabè dans le monde entier. J’ai la conviction qu’avec la volonté et l’engagement de tous, notre pays peut faire des merveilles.

Interview réalisée par Yves OUEDRAOGO

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