Il a mis du temps à se décider sur son avenir international. Convoité depuis belle lurette par le Burkina Faso, le latéral gauche Arthur Zagré a finalement dit oui à son pays d’origine. Le sociétaire de Excelsior, en Hollande, explique les raisons de ce retard.
Quels sont tes sentiments de savoir que dorénavant ta carrière internationale est désormais liée avec le Burkina ?
Un sentiment d’énorme fierté d’avoir eu cette chance de défendre les couleurs de mon pays et de tout un peuple. Je donnerai le maximum pour le peuple.

Qu’est ce qui t’a motivé à enfin prendre cette décision en faveur du Burkina?
C’est mon pays d’origine. Il est vrai que je suis né en France et j’y ai grandi. Pour moi, c’est une fierté. Etant jeune, je suis allé plusieurs fois au pays. Je connais un peu le Burkina. Mon grand frère et mes deux grandes sœurs y ont grandi. Ce sont entre autres raisons qui m’ont motivé à défendre les couleurs de mon pays. J’ai grandi dans la communauté burkinabè. Il est vrai que nous ne sommes pas assez à Paris, mais, nous sommes très solidaires et soudés. Forcément, toutes ces choses m’ont poussé à défendre les couleurs de mon pays et de rendre fier ma famille composée de grands patriotes.
Qu’est ce qui bloquait la sollicitation du Burkina de défendre ses couleurs ?
Ce n’est pas une question de blocage mais plutôt celle d’un timing.Au début de ma carrière professionnelle, j’ai beaucoup été baladé. Je n’ai pas eu la chance de jouer directement. J’ai été prêté pour finalement être transféré. J’ai connu beaucoup de mouvement. J’ai donc préféré me stabiliser dans un club. J’ai eu cette chance avec Excelsior où j’ai pu le faire pendant trois ans. Avec ce club, je me suis aguerri et j’ai bien travaillé que ce soit sur le terrain qu’en dehors pour être le plus prêt possible à défendre les couleurs de mon pays. Je ne voulais pas y aller prendre la place de quelqu’un et ne pas être prêt moi-même que ce soit mentalement et physiquement.
Quels seront tes objectifs avec le Burkina ?
Le premier est de m’intégrer le mieux possible à l’effectif, donné le meilleur de moi-même et avoir les meilleurs résultats possibles. Je pense que nous avons une très belle génération. Si nous arrivons à tous bien travailler ensemble, nous pouvons faire de belles choses ensemble.
Entretenais-tu des relations avec des footballeurs burkinabè ?
Affirmatif. Avec Bertrand Traoré qui est un ami de ma grande sœur. J’ai déjà eu quelques échanges avec lui via ma grande sœur. C’est le seul joueur avec qui j’avais eu un contact. J’avais aussi pu échanger avec Edmond Tapsoba sur les réseaux sociaux.
Suivais-tu l’actualité du football burkinabè ?
J’ai toujours suivi l’actualité footballistique du Burkina Faso depuis ma jeunesse. Que ce soit en CAN que les qualifications à la Coupe du monde, j’ai toujours suivi.
Quelle appréciation fais-tu du niveau du football burkinabè ?
Le football burkinabè a un bon niveau avec de bons joueurs. Il évolue au fur et en mesure du temps. Nous avons de plus en plus des joueurs qui arrivent à s’imposer dans de bons clubs en Europe et en plus sont jeunes. Ce qui promet pour la suite. Profitant de vos colonnes, je promets au peuple burkinabè de toujours me donner à 100% pour le pays. J’aimerais bien promettre que des victoires mais dans le football c’est compliqué, car, on ne pas toujours gagné.
Interview réalisée par Yves OUEDRAOGO







