Relégué en Ligue 2 au terme d’une saison 2025-2026 particulièrement difficile, le Racing club de Bobo-Dioulasso (RCB) veut désormais tourner la page. Le nouveau comité-directeur, conduit par Amadou Bamba, a présenté une feuille de route sur quatre ans, dont la première étape s’est ouverte ce lundi 17 août avec la reprise des entrainements de l’équipe fanion. Avec Souleymane Diakité, dit « Barési », aux commandes, les Tigres de Diarradougou entendent engager la reconquête de l’élite, tout en posant les bases d’un club plus solide.
Le Racing club de Bobo-Dioulasso (RCB) repart à la conquête de la Ligue 1 dès cette saison 2026-2027. Mais, dans la politique de son nouveau président, la remontée n’est qu’une partie d’un projet beaucoup plus large. Après une saison qui a vu le club terminer à la 15e place et quitter l’élite, le comité-directeur veut reconstruire sur des bases nouvelles. « Nouas avons bâti notre programme sur quatre points essentiels », explique le président Amadou Bamba : « une équipe compétitive, la relève, les infrastructures et une économie autour du football ».
La première urgence est de remettre l’équipe première sur les rails. Pour y parvenir, le club a confié la responsabilité technique à un ancien de la maison. Souleymane Diakité, connu sous le nom de « Barési », a porté les couleurs du RCB avant d’exercer sur plusieurs bancs, notamment à Vitesse et à la ASFB. Sa mission sera de bâtir une équipe capable de jouer les premiers rôles en Ligue 2 et, surtout, de donner corps à l’ambition d’un retour rapide parmi l’élite.

Le premier rendez-vous a été fixé le lundi 17 août 2026, avec la reprise des entrainements sur le terrain du club, au quartier Diarradougou. Ce démarrage doit permettre au nouvel encadrement de prendre connaissance du groupe, d’évaluer les besoins et de préparer une saison où le RCB n’aura pas seulement à défendre uniquement son statut de grand club historique mais aussi de gagner le droit de retrouver la Ligue 1. Car, pour le président Bamba, la reconstruction ne peut se limiter à l’équipe A.
La mise en place d’un centre de formation

La deuxième priorité annoncée concerne la formation. Le président estime qu’une équipe compétitive dans la durée ne peut exister sans des catégories de jeunes performantes. Le club ambitionne ainsi de reconstruire sa relève et, à terme, de mettre en place un centre de formation ainsi qu’une académie. Une orientation qui rejoint d’ailleurs l’évolution observée cette saison dans le football burkinabè, marquée par la montée en puissance des structures de formation. Le titre de Rahimo FC, académie sacrée championne, en est une illustration.
Le troisième chantier concerne les infrastructures. Là encore, le RCB veut voir plus loin que la seule compétition. Le club souhaite disposer d’équipements permettant d’accueillir dans de bonnes conditions les différentes catégories, mais aussi de développer le football féminin. Surtout, ces infrastructures doivent devenir une source de revenus. « On ne peut pas développer le football sans infrastructures », insiste le président du RCB. C’est précisément ce lien entre sport et ressources qui constitue le quatrième pilier du projet.
Le nouveau comité veut « construire une économie autour de l’équipe ». Le chantier est encore à l’étape du projet, selon Amadou Bamba, qui promet de dévoiler les pistes retenues au moment opportun. Cette dimension sera pourtant déterminante. Dans un football où les clubs historiques peinent à rivaliser avec les académies et les formations disposant de moyens plus importants, la capacité du RCB à générer ses propres ressources sera un élément clé de sa reconstruction.
Transformer l’ambition en un projet durable
Le nouveau bureau veut également renouer avec les différentes composantes de la famille RCB. Une rencontre avec les supporters a déjà eu lieu à la veille de la reprise afin de présenter les activités prévues pour la saison. Cette mobilisation apparait essentielle pour un club dont l’identité repose autant sur son histoire que sur l’attachement populaire qu’il suscite à Bobo-Dioulasso.
La tâche reste toutefois immense. Le RCB ne doit pas seulement retrouver la Ligue 1, il lui faudra construire les conditions pour y rester. Les difficultés internes et sportives qui ont accompagné sa chute doivent servir de leçon. Des techniciens avaient d’ailleurs estimé, au lendemain des relégations du RCB et de l’EFO, que ces descentes pouvaient constituer une occasion de revoir les méthodes de fonctionnement et de miser davantage sur la formation.
Avec « Barési », le RCB ouvre donc un nouveau chapitre. La reprise des entrainements marque le passage des intentions aux premiers actes. L’objectif est la remontée. Mais, le véritable défi sera de transformer cette ambition en un projet durable, capable de redonner aux Tigres de Diarradougou une place à la hauteur de son histoire dans le football burkinabè.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO







