Un « Burkindlim » en action

Le Burkina Faso s’est résolument engagé à prôner sa souveraineté économique par le célèbre mot d’ordre que revêt les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). Un référentiel lui-même moulé et intégré dans la Révolution populaire progressiste (RPP) en marche au Pays des Hommes intègres. Cette initiative articulée en plusieurs phases, veut remettre le citoyen burkinabè au cœur de son propre développement.

La phase actuelle des JEPPC met l’accent sur le : « Produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons » comme l’a proclamé le camarade Président Thomas Sankara sous la Révolution démocratique et populaire (RDP) afin de valoriser les ressources locales, réduire la dépendance aux importations et affirmer une identité culturelle défendue. En effet, face au grand bouleversement de l’ordre mondial, les JEPPC instituées par le capitaine Président Ibrahim Traoré, visent à enrayer l’érosion des valeurs civiques et à renforcer la cohésion sociale, notamment face aux défis sécuritaires avec en ligne de mire la mobilisation de la population autour du civisme, de l’intégrité, de l’ordre, de la discipline, et du patriotisme.

Sa mise en œuvre opérationnelle débutée depuis 2023, a fondamentalement contribué à l’éveil des consciences populaires, à la promotion de la culture burkinabè, au renforcement du tissu social. A ce jour, les JEPPC sont une initiative novatrice qui a pris les allures d’un programme de développement endogène intégré. Son objectif, propulser un peuple longtemps resté passif et en marge de son essor à se mettre débout et à s’engager dans l’action, à observer un sursaut collectif afin de dessiner par lui-même les contours de son développement comme il le souhaite sans influence extérieure.

Cet élan de bâtir le Burkina Faso par les Burkinabè en première ligne est déjà ancrée dans les habitudes du peuple. Les résultats de éditions antérieures le démontrent amplement que la fibre patriotique du Burkinabè a gagné en valeur ajoutée.  Et pour la phase actuelle des JEPPC, le gouvernement a choisi d’orienter le message vers la souveraineté économique et alimentaire. L’accent est mis sur un idéal qu’est : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté ». Une orientation qui répond à plusieurs impératifs stratégiques.

D’abord, à voir de plus près, il s’agit de réduire la dépendance vis-à-vis des importations en soutenant davantage les producteurs nationaux. Ensuite, la politique interne vise à stimuler l’économie intérieure en renforçant les circuits locaux de transformation et de distribution. Cette démarche va aider à valoriser à plus d’un titre le monde rural, et le secteur informel tous considérés comme les socles essentiels de l’économie nationale. Mieux, il va sans dire que le protocole de développement introduit par les plus hautes autorités forge un levier sûr de création d’emplois et de revenus, notamment pour les jeunes et les femmes, fortement impliqués dans les activités agricoles, commerciales et de transformation agroalimentaire.

Mais au-delà de l’économie, il s’agit aussi d’un enjeu culturel dans la mesure où la promotion des mets locaux revient à affirmer une identité propre au Burkina Faso, un savoir-faire culinaire et gastronomique du terroir. Ce qui va contribuer également à préserver des savoir-faire endogènes hérités depuis les temps anciens. Le référentiel « Consommer burkinabè » ne relève plus d’un simple choix, il est avant tout et surtout un acte de patriotisme, un acte de responsabilité assumé, un acte de souveraineté retrouvé, et une valeur identitaire d’un peuple résilient artisan de son propre développement.

Ce qui justifie l’engouement autour de l’idéal JEPPC avec un vaste programme d’activités alliant montée des couleurs nationales, accompagnée de l’exécution du Ditanyè en langues nationales, port des tenues traditionnelles (Faso Dan Fani et le Koko Donda), journées de salubrité, des opérations de don de sang, conférences et activités de sensibilisation en milieu scolaire pour renforcer l’éducation civique auprès des jeunes générations. De tous les temps les JEPPC sont en train de réussir une transformation radicale des mentalités pour accoucher un Burkinabè probe, intègre, discipliné et artisan engagé de son propre développement.

Wanlé Gérard COULIBALY

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