*Le gendarme Yomboué Bazongo, conduit à sa dernière demeure
Le gendarme Yomboué Bazongo tué, le mardi 28 mai 2019, aux environs de 6 heures, par des coupeurs de route, sur les falaises à l’entrée de Toussiana, a été inhumé dans l’après-midi du mercredi 29 mai au cimetière militaire de Bobo-Dioulasso. Le regretté, âgé de 41 ans, laisse derrière lui une femme et deux enfants. Il a été admis à la gendarmerie en 2000. En rappel, la victime en service au poste de gendarmerie de Yendéré dans la région des Cascades, est tombé sur un braquage d’un car en provenance de la Côte d’Ivoire. Dans sa voiture, les malfrats lui ont ainsi demandé de marquer un arrêt. Après avoir ralenti, le gendarme s’est rendu compte que c’était un braquage. C’est ainsi qu’il a accéléré sur l’un des bandits en face de lui. Mais malheureusement, le pandore va prendre une balle dans le dos provenant d’un autre bandit. Son véhicule laisse alors la route pour heurter un arbre et il trouve la mort sur place. Selon nos sources, les coupeurs de route ont emporté une somme importante.

*Banwa : Une affaire de sucre secoue la section provinciale du MPP
Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) profitant de ce mois béni de Ramadan, a voulu faire un don de sucre à la communauté musulmane des Banwa. C’est ainsi que le secrétaire général de la section provinciale des Banwa a été appelé à Bobo-Dioulasso afin d’enlever 60 cartons de sucre pour destination Solenzo. Sur place, selon nos sources, il appelle le ministre Salif Tiemtoré, pour lui signifier qu’il a beaucoup plu sur la route et pour ce faire 11 cartons seraient tombés dans l’eau et abîmés donc impropres à la consommation. Selon les dires, le ministre lui aurait suggéré de présenter les cartons abîmés aux membres du bureau provincial et de lui faire un rapport. Alors le secrétaire général du parti de la province fait venir les responsables des sous-sections pour la distribution du sucre. Et c’est en leur présence, qu’il informe que 11 cartons de sucre seraient tombés dans l’eau entre Gnassoumadougou et Signoghin et seulement 49 seront partagés. Les autres membres du bureau provincial n’étant pas satisfaits de la réponse, ont appelé le ministre qui était surpris de cette version. Les membres du bureau se déportent à la gendarmerie pour porter plainte. Le secrétaire général du parti de la province fait savoir à la gendarmerie que c’est une affaire politique et qu’il ira convoquer le chauffeur qui a fait perdre les cartons à Bobo-Dioulasso. L’affaire est donc entre les mains de la gendarmerie pour investigation.

*Déclassement de 16 hectares de la forêt de Kua : une contre marche prévue demain samedi
Une marche contre le déclassement des 16 hectares de la forêt de Kua pour la construction de l’hôpital, est prévue, ce samedi 1er juin 2019 à Bobo-Dioulasso. Ce mouvement vient après la marche organisée par le Mouvement citoyen pour le développement de Bobo-Dioulasso, ce jeudi 30 mai 2019. Au cours de ladite marche du jeudi, des menaces ont été faites à l’encontre des personnes qui vont participer à celle du samedi. Les hommes de médias ont été menacés également. Il leur est interdit de couvrir la marche de demain samedi. Les autorités sont donc invitées à prendre le taureau par les cornes plutôt que de vouloir jouer au médecin après la mort.

*Incidents à la conférence de presse du MPFCK : l’AJB condamne
«C’est avec consternation que l’Association des journalistes du Burkina (AJB) a appris les incidents intervenus, le dimanche 26 mai 2019 à l’issue d’une conférence de presse animée par le Mouvement pour la protection de la forêt classée de Kua. Un groupe de jeunes organisé s’en est pris, d’une part, aux organisateurs de ladite conférence restés sur les lieux après la conférence, au matériel et, d’autre part, à certains journalistes et ont fait irruption dans les locaux de la RTB2 Bobo voulant les obliger à couvrir leur activité. Cet acte qui est aux antipodes de la liberté d’expression tant souhaitée par tous, ne saurait être cautionné par l’AJB. Aussi, il nous est revenu que certains de nos confrères sont la cible de ces agitations. Il convient donc de rappeler aux auteurs de ces actes que les journalistes ont le droit de couvrir toutes activités qu’ils jugent nécessaires. Que ce soit de ceux qui sont opposés au déclassement d’une partie de la forêt de Kua ou de ceux qui y sont d’avis contraire. C’est pourquoi l’Association des Journalistes du Burkina condamne fermement ces actes qui n’honorent pas notre jeune démocratie et qui se présentent comme un danger pour la liberté d’expression et de presse. Nous interpellons chacun des acteurs à faire preuve de discipline et de respect pour notre profession. Aux auteurs, nous leur demandons des excuses publiques à la direction de la RTB2 Bobo et à l’ensemble de son personnel. En outre, l’AJB invite les journalistes à rester professionnels dans leur rôle d’informer en toute impartialité tenant compte de l’éthique et de la déontologie.»

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