La Cour de cassation française a validé, mardi 4 juin 2019, l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso, rejetant le pourvoi déposé par le frère de l’ex-président burkinabè déchu, mis en cause dans l’enquête sur l’assassinat en 1998 du journaliste Norbert Zongo.

Le mercredi 5 décembre 2018, la Cour d’appel de Paris autorisait l’extradition vers le Burkina Faso de François Compaoré, mis en cause dans l’enquête sur l’assassinat du journaliste Norbert Zongo en 1998. Dès l’annonce de la décision, ses avocats s’étaient pourvus en cassation. Le mardi 4 juin 2019, la Cour de cassation française a validé l’extradition. Mais cette décision ne met pas fin aux tractations judiciaires. Pour être effective, cette extradition doit encore être autorisée par un décret du gouvernement français, lui-même susceptible d’un recours devant le Conseil d’Etat.

De plus, le frère cadet de l’ancien président burkinabè a encore la possibilité de déposer un recours devant la Cour européenne de justice. C’est dire donc que la défense de François Compaoré usera de tous les moyens légaux pour empêcher l’extradition de son client ou à défaut, la retarder. En rappel, François Compaoré avait été arrêté à l’aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle en octobre 2017 sur la base d’un mandat d’arrêt émis le 5 mai 2017 par les autorités de Ouagadougou. Depuis le 13 décembre 2017 (21e anniversaire de l’assassinat), date de notification à François Compaoré de la demande d’extradition du Burkina Faso par la Chambre du contrôle de l’instruction de la Cour d’appel de Paris, les audiences s’étaient succédé le 7 mars 2018, le 13 juin 2018 et le 3 octobre 2018 avant que la justice française ne décide le 5 décembre de son extradition vers le Burkina Faso.

Jean-Marie TOE

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