Le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent T. Dabilgou, a signé le mercredi 5 juin 2019, à Ouagadougou, un mémorandum d’entente avec le groupe américain African global development, pour doter Air Burkina d’une nouvelle flotte et construire des infrastructures aérospatiales au profit du Burkina Faso.

Le gouvernement burkinabè entend développer son secteur aérien. Pour ce faire, il s’est attaché les services d’un partenaire américain spécialisé dans le secteur aéronautique et aérospatial, African global development. Afin de matérialiser cet accord, le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent T. Dabilgou et les premiers responsables de l’entreprise ont signé un mémorandum d’entente, le mercredi 5 juin 2019 dans l’enceinte de la compagnie Air Burkina, à Ouagadougou. Dans la présentation faite par le directeur d’African Global development, Phil Smartt, il y aura de profonds changements à Air Burkina. Ainsi, l’entrepreneur américain a proposé une nouvelle flotte composée de six Airbus, dont trois A320 NEO avec une portée de 6 300 Km et trois A321 NEO avec une portée de 7 400 km, trois Embraers ERJ145 de 2873 km de portée et trois Cessna Grand Caravan avec une capacité de 10 à 14 passagers. Il a également proposé un autre avion Airbus ACJ319 qui pourrait être loué à l’heure à des prix étudiés uniquement pour le transport des chefs d’Etat et des grandes personnalités. En outre, Global African Development veut construire une université aérospatiale au Burkina Faso. Cette installation qui sera située dans le nouvel aéroport de Donsin sera d’une grande opportunité pour les Burkinabè qui souhaiteraient entamer des études dans l’industrie aérospatiale. Cet établissement délivrera des accréditations de diplômes pour le service, la maintenance, la réparation de moteurs, le personnel au sol, celui de service, le contrôle de la circulation aérienne, etc. M. Smartt a confié par la suite qu’il entend construire un centre de maintenance pour assurer l’entretien complet de tous les aéronefs et un centre de réparation complet pour répondre à toutes les spécifications du fabricant, capable de desservir Air Burkina et au-delà.

Deux vols quotidiens vers l’Europe

D’ores et déjà, Phil Smartt a fait comprendre que dans le cadre du projet, il est prévu deux vols quotidiens vers l’Europe. Par ailleurs, dans sa vision future pour le pays des Hommes intègres, l’homme d’affaires américain acquerra 12 à 14 autres avions, élargira les routes principales de la compagnie Air Burkina afin d’inclure l’Afrique centrale, l’Afrique du Sud et le Moyen-Orient et offrira des vols directs vers l’Amérique du Nord au départ de Ouagadougou. Cependant, il a précisé qu’il ne s’agira pas de transformer la compagnie en une entreprise américaine. C’est pourquoi, l’entreprise a gardé le nom ‘’Air Burkina’’ afin de promouvoir l’identité burkinabè. Il n’en fallait pas plus pour convaincre le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent T. Dabilgou qui était entouré de quelques experts du secteur de l’aviation burkinabè. «Air Burkina est notre patrimoine. C’est notre porte-drapeau en Afrique et partout ailleurs et le gouvernement a une vision pour cette compagnie», a-t-il dit. De son avis, le mémorandum d’entente permettra de travailler avec le partenaire dans les règles de l’art. Toutefois, il a fait savoir qu’un plan d’actions sera présenté au Conseil d’administration d’Air Burkina qui, par la suite, sera présenté en Conseil des ministres. «Ce projet permettra à Air Burkina de se repositionner dans le futur. Il y aura de bonnes opportunités parce que lorsque vous regardez l’évolution du trafic dans la sous-région et particulièrement en Afrique, l’on doit prévoir le triplement de la demande de voyages aériens dans les 20 prochaines années. Si Air Burkina veut profiter de cette opportunité, il faut qu’elle se repositionne. Pour ce faire, elle a besoin d’avions et d’un nouveau business model», a soutenu le directeur général d’Air Burkina, Blaise Sanou. De ses dires, lorsque le marché unique entrera en vigueur en Afrique, la concurrence s’accentuera. «Il faut qu’Air Burkina puisse faire face à cette concurrence», a-t-il indiqué.

Gaspard BAYALA

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