Assemblée nationale: la majorité parlementaire juge le bilan satisfaisant

La majorité parlementaire a animé, le mercredi 5 juin 2019, une conférence de presse sur la première session ordinaire de l’Assemblée nationale. Le bilan du travail parlementaire ayant permis l’adoption de 42 projets de lois est «satisfaisant» pour l’alliance.

Les députés des groupes parlementaires du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et Burkindlim qui forment la majorité parlementaire sont satisfaits du bilan de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale, clôturée le 3 juin 2019. Ils l’ont fait savoir au cours d’une conférence de presse, tenue le mercredi 5 juin dernier au siège du parlement à Ouagadougou, pour faire le point du travail parlementaire des trois mois écoulés. Selon le président du groupe parlementaire MPP, Alexandre Siguian Tapsoba, ce sont au total 42 projets de lois qui ont été adoptés au terme des 90 jours de session. Les plus emblématiques sont, entre autres, les projets de lois portant sur la mise en œuvre du Traité sur le commerce des armes, l’organisation judicaire et le Code de procédure pénale. Sans oublier les textes sur la réglementation de l’état d’urgence et de l’état de siège au Burkina Faso. Quant aux conventions de rectification d’accords de prêts, leur montant cumulé s’élève à plus de 768 milliards F CFA destinés à renflouer les caisses de l’Etat burkinabè principalement pour le financement des projets de développement au profit des populations. Au nombre de ces projets, Alexandre Tapsoba a cité la construction de la route Tougan-Ouahigouya, l’implantation d’une usine de transformation de tomates et de mangues, le Projet d’appui à l’enseignement supérieur (PAES) et le programme de développement des économies locales dans sept régions du pays dont celles du Sahel, du Nord, de l’Est et de la Boucle du Mouhoun touchées par les attaques terroristes. Dans l’exercice du contrôle de l’action gouvernementale, l’exécutif a été interpellé par les députés à travers des questions orales et des questions d’actualité. Les missions parlementaires effectuées dans des pays amis du Burkina Faso ainsi que la participation de députés aux travaux des Parlements communautaires viennent compléter la liste des résultats engrangés pendant la session des lois qui vient de s’achever.

«Pas de vote mécanique»

Ces acquis ont été obtenus dans un contexte particulier, de l’avis du principal animateur de la rencontre. «Cette session a été assez éprouvante mais passionnante. Le combat pour la démocratie n’ayant pas de prix, nous continuerons de jouer notre partition pour que le Burkina Faso retrouve sa quiétude et poursuive sa marche vers le progrès», a indiqué M.Tapsoba. A l’occasion, les journalistes ont soulevé des préoccupations relatives à l’actualité. Quelles sont les dispositions prises par les députés de la majorité pour l’appropriation des lois par les populations ? Répondant à cette question, Me Bénéwendé Stanisalas Sankara, membre du groupe Burkindlim, par ailleurs premier vice-président de l’Assemblée nationale, a fait savoir qu’au nom d’une certaine redevabilité instituée sous la législature en cours, chaque député a l’obligation de retourner dans sa circonscription pour rendre compte aux populations qui l’ont mandaté. «Aussi, la retransmission en direct des plénières sur les médias participent de cette mission de vulgarisation des lois», a-t-il ajouté. A la question de savoir si les projets transmis par le gouvernement ne passent pas comme une lettre à la poste, le député Lassina Ouattara du MPP a répondu par la négative. «Le rôle de l’Assemblée nationale n’est pas de rejeter des projets de lois, mais plutôt de les affiner. Cependant, s’il y a lieu de rejeter un texte pour des raisons objectives, nous la rejetterons», a expliqué M. Ouattara. Et le président du groupe parlementaire Burkindlim, Emmanuel Lankoandé, de renchérir : «On peut tout reprocher à la VIIe législature sauf le vote mécanique des lois à l’hémicycle». Pour ce dernier, il suffit de voir le niveau des débats et les qualités des hommes qui l’animent pour s’en convaincre. Sur la question de la fronde sociale, les conférenciers estiment que l’exécutif et les partenaires sociaux doivent impérativement se retrouver autour de la même table pour un dialogue franc et sincère.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

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