A travers cette coupure de ruban, le ministre délégué chargé de la Recherche et de l’Innovation, Urbain Couldiati (ciseau en main) a ouvert les stands d’expositions-ventes des semences améliorées.

L’Institut de l’environnement et des recherches agricoles (INERA) organise du 6 au 9 juin 2019 à Ouagadougou, la 10e édition de la foire aux semences améliorées sur le thème : «Problématique de la production des semences des cultures orphelines et de niches dans un contexte de changement climatique».

La saison agricole 2019-2020 vient de démarrer. Conscient de la place qu’occupent les semences améliorées dans le système de production agricole, l’Institut de l’environnement et des recherches agricoles (INERA) fait la promotion des fruits de ses recherches. C’est dans ce cadre qu’il organise du 6 au 9 juin 2019 au sein de l’institut à Ouagadougou, la 10e édition de la foire des semences améliorées sous le thème : «Problématique de la production des semences des cultures orphelines et de niches dans un contexte de changement climatique».

Selon le directeur de l’INERA, Hamidou Traoré, il s’agit d’inciter les producteurs à utiliser davantage les semences de variétés améliorées de qualité. En plus de cela, la foire veut jeter les bases de réflexion afin de lever les contraintes qui entravent la production des cultures orphelines et de niches que sont le voandzou, le gingembre, le taro, l’igname, le fabirama (cultures orphelines), le paprika, le sésame, le souchet, la patate, le manioc, le bissap et le gombo (cultures de niches).

«Dans ces filières, très peu de technologies ont été développées malgré leur contribution significative à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et également à la création de revenus aussi bien pour les ménages que pour l’économie nationale à travers les recettes d’exportations», a expliqué le ministre délégué chargé de la Recherche et de l’Innovation, Urbain Couldiati.

Selon lui, les contraintes au développement de ces cultures sont, entre autres, la faible disponibilité des variétés améliorées, le faible niveau technique des agents d’appui-conseil, la faible maîtrise des bonnes pratiques agricoles par les producteurs.

Bientôt, les producteurs auront, entre autres, des semences améliorées d’igname, de vaondzou et de manioc.

Ainsi, durant quatre jours, ce sont des activités de communication-information-sensibilisation, de renforcement de capacité et des expositions vente de semences et de plants produits par l’INERA qui seront menées. «A travers cette foire, il s’agit d’interpeller les chercheurs de l’institut à mettre l’accent sur la production de semences de prébase et de base des cultures orphelines et de niches», a souligné le ministre délégué.

Vivement des semences améliorées

Pour le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Lamourdia Thiombiano, ces cultures, de par leur contribution à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, sont des spéculations à promouvoir dans le contexte de changement climatique.

«Des initiatives d’accompagnement des acteurs de ces filières sont en cours notamment le projet d’amélioration de la productivité agricole des petits exploitants et celui de valorisation de maïs à haut rendement. Cela va accroître la disponibilité en quantité et en qualité des semences améliorées», a indiqué le SG.

Et le directeur de préciser que son institut à travers ses huit stations de recherches et d’antennes, met tout en œuvre pour améliorer la productivité de ces cultures. Ce sont 530 agents qui s’y attellent. En rappel, pour la présente campagne agricole, le gouvernement accompagne les producteurs avec 4 300 tonnes de semences améliorées certifiées et 33 500 tonnes d’engrais minéraux.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.