Covid-19: 425 guérisons et 41 décès à la date du 23 avril

Le point de presse hebdomadaire sur le covid-19 s’est tenu le 24 avril 2020 au Service d’information du gouvernement. Cette fois, le bilan a été donné par le directeur du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS), Dr Brice Bicaba. Il avait à ses côtés, les ministres en charge de la santé, Pr Claudine Lougué, en charge de l’éducation nationale, Pr Stanislas Ouaro et le porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou.

 Le Burkina Faso compte 629 cas confirmés de coronavirus (379 hommes et 250 femmes) dont 425 personnes guéries et 41 décès. Les personnes sous traitement à la date du 23 avril sont 163. Ce point a été donné par le directeur du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS), Dr Brice Bicaba. « A la date du 23 avril, nous avons 13 nouveaux cas dont 10 à Ouagadougou, 2 à Bobo-Dioulasso et 1 à Ziniaré, 15 guérisons et aucun décès », a-t-il annoncé. A propos des cas confirmés signalés récemment dans le Centre-Nord, Dr Bicaba a précisé qu’il s’agit du site minier de Kongoussi.

A la question de savoir pourqoi le Burkina Faso ne procède pas à un dépistage à grande échelle, le directeur du CORUS s’est voulu assez réaliste. Au début avec le seul laboratoire de Bobo-Dioulasso, il était difficile de faire beaucoup de tests. Mais, actuellement le pays dispose de 4 laboratoires et chaque laboratoire peut réaliser 192 tests par jour. « Au départ, l’on avait 50 tests par jour et nous sommes passés de 80 à 100 tests par jour. Avec les 4 laboratoires, l’on peut faire 768 tests par jour soit 192 tests par laboratoire », a expliqué Dr Brice Bicaba. Il a même fait comprendre que la stratégie actuelle est de dépister activement certains patients dans les centres de santé présentant des problèmes respiratoires aigus.

Le ministre de la communication et des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou a fait le point des Burkinabè de l’extérieur touchés par le coronavirus. A ce propos, il a confié qu’à la date du 20 avril, 41 Burkinabè de l’extérieur ont été testés positifs au covid-19. Parmi ce groupe, il y a eu 19 guérisons et 2 décès.

Le ministre en charge de l’éducation nationale, Pr Stanislas Ouaro a présenté le plan de riposte dans le domaine de l’éducation. Un plan dont le coût annuel a été estimé à 8 253 975 220 F CFA. Il a souligné que ce plan est bâti autour de quatre axes stratégiques. Il s’agit de l’usage des TIC pour assurer la continuité éducative, la reprise effective des cours, l’information, la sensibilisation et la communication, la coordination et le suivi-évaluation.

Les TIC, l’une des solutions d’urgence

A propos de l’usage des TIC qui est le premier axe stratégique, Pr Ouaro a décliné les activités retenues qui sont essentiellement la mise en place de 15 commissions pédagogiques pour la production des ressources numériques, la préparation et l’enregistrement des leçons radiodiffusées et audiovisuelles pour le préscolaire, le primaire, le post-primaire, le secondaire et l’éducation non formelle. Il est prévu également la réadaptation et la traduction d’émissions dans 20 langues nationales, la formation de 120 agents en scénarisation des ressources pédagogiques numériques et le développement d’une plateforme de e-learning.

Pour ce qui concerne le deuxième axe stratégique en lien avec l’information et la communication, le ministre Ouaro a déclaré que tous les canaux et supports de diffusion seront mis à contribution afin d’atteindre les élèves de tout âge qui sont dans les zones urbaines et rurales. Ces canaux et supports sont, les médias publics et privés (radios et télévisions), les applications numériques avec ou sans connexion internet, les supports amovibles tels que les cartes mémoires, les clés USB, les annales. « Il faut retenir qu’il ne s’agit pas de substituer ces méthodes aux méthodes classiques d’enseignement. Mais face à la situation actuelle, nous devons développer des stratégies pour sauver l’année scolaire », a-t-il affirmé. Pour lui, la crise sanitaire actuelle est venue rappeler l’urgence de mettre en place un dispositif d’enseignement ou d’apprentissage à distance à travers l’utilisation des TIC. Puisque, de son avis, il est nécessaire de proposer dans l’urgence à 4 700 000 élèves en rupture scolaire, un socle minimal de connaissances qui leur permettra de continuer les activités pédagogiques dès le retour à la normale.

Par ailleurs, le ministre en charge de l’éducation a précisé que le plan de reprise des cours comprend des mesures préventives comme le nettoyage et la désinfection des établissements scolaires et des structures d’éducation non formelle, le port de masques ou de cache-nez et le lavage des mains. « Les masques évalués à 12 millions sont en confection et deux masques lavables et réutilisables seront remis gratuitement à chaque élève du public comme du privé, au personnel administratif et aux enseignants. Ce sera des masques confectionnés avec du tissu 100% coton par la confédération Coton-Textile-Habillement avec l’appui de l’armée », a dit Pr Ouaro. Il a souligné que le coût des masques pour les élèves s’élève à plus de 3 milliards de francs CFA.

Pour ce qui est de la reprise effective des cours prévue pour le 28 avril prochain, Pr Stanislas Ouaro a révélé que les concertations sont en cours. « Le gouvernement avisera si la reprise est confirmée ou sera reportée », a-t-il dit.

Gaspard BAYALA

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