Référentiel national de développement : la société civile souhaite une planification par région

Après deux jours de réflexion, la IIIe édition de la conférence nationale sur la redevabilité sociale au Burkina, organisée par le Conseil national des organisations de la société civile (CNOSC), s’est achevée le vendredi 7 mai 2021. Les participants ont répertorié trois grandes attentes dans le cadre de l’élaboration du nouveau référentiel
de développement du Burkina.

Pour l’élaboration du nouveau référentiel de développement du Burkina Faso, le Conseil national des organisations de la société civile (CNOSC) tient à un document qui énonce clairement les spécificités de chaque région dans l’action de développement du gouvernement. Cette recommandation se justifie par la nécessité de prendre en compte les défis de chaque entité régionale, recensés lors des rencontres régionales. A titre d’illustration, la région du Sud-Ouest souhaite la normalisation de l’université de Gaoua, le bitumage des principaux axes de la RN11 Gaoua-Batié- frontière de Cote d’Ivoire et la RN 20 Ouessa-Léo. Au niveau de la région de l’Est, la principale préoccupation a été la réhabilitation de la RN 4 et de la RN18. Pour s’assurer de l’effectivité de cette recommandation, le CNOSC a pris l’engagement de suivre les étapes restantes pour l’adoption du référentiel national de développement. La société civile souhaite aussi un plus grand engagement de l’Etat dans la lutte contre la corruption. Elle voudrait également voir plus de résultats de développement par département ministériel et par secteur de planification. Le Conseil national salue la décision du président du Faso de faire signer à chaque ministre des contrats de performances pour rendre le développement plus visible aux yeux de la population à la base.

Ces grandes attentes de la société civile ont été formulées par le président du CNOSC, Jonas Hien, à la clôture de la IIIe édition de la conférence nationale sur la redevalbilité sociale au Burkina Faso, le 7 mai 2021 à Ouagadougou. Pour lui, les objectifs de la rencontre, autour du thème contribution de la société civile dans le processus d’adoption du nouveau référentiel national de développement au Burkina Faso, ont été atteints. « L’objectif de cette conférence était d’apporter notre contribution à la réflexion pour enrichir le document de référentiel national en matière de développement. A la fin de cette conférence, nous pensons avoir joué notre part de contribution », a-t-il précisé.

La société civile veut voir clair !

Citant une information parue dans la rubrique une lettre pour Laye du journal L’Observateur Paalga, du 7 mai 2021, selon laquelle des ministres du gouvernement s’illustrent dans la course vers l’acquisition de terrains dans des pays voisins et en Europe à travers des prêtes noms, le président du conseil a martelé que cela n’est pas acceptable. Il a donc invité le président du Faso et le chef du gouvernement à clarifier cette information, surtout que le Burkina est en proie à d’énormes difficultés sur les plans sécuritaires, sanitaires et économiques. Estimant l’information « suffisamment grave », le président du CNOSC a, par ailleurs, exhorté le Réseau national de lutte anti corruption, le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples, le procureur du Faso et les journalistes à s’en saisir afin de permettre à la société civile de voir clair.

Le CNOSC a bénéficié du soutien du Projet de gouvernance économique et de participation citoyenne (PEGPC) de la Banque mondiale pour l’organisation de la IIIe édition de la conférence nationale sur la redevabilité sociale. La représentante de l’institution à la rencontre, Sandrine Egoué, a renouvelé la disponibilité de la Banque mondiale à continuer à accompagner la promotion des actions de redevabilité sociale à travers le PEGPC.
Le lauréat du prix spécial du Premier ministre de la IIe édition de la conférence, l’école de Zabtenga dans la région du Centre-Sud, représentée par son directeur et le président de l’association des parents d’élèves, a reçu sa récompense au cours de la cérémonie de clôture. D’un montant de 1 million FCFA ce prix récompense le meilleur acteur public en matière de redevabilité sociale.

Nadège YE

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