Débutée le 2 février dernier, l’évaluation des contrats d’objectifs des ministres s’est poursuivie, hier 3 février 2026. Au terme de l’exercice, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a noté une bonne performance pour l’équipe gouvernementale.
« Nous venons de boucler l’exercice d’évaluation des contrats d’objectifs des ministres pour le compte de l’année 2025. Au terme de cet exercice, ce qu’on peut retenir sur le plan statistique et sur le plan des chiffres, c’est que nous avons une moyenne effectivement qui va au-delà de 90 %. Nous sommes pratiquement à une moyenne de 91 %, un peu moins, contre une moyenne d’un peu plus de 88 % pour 2024. Ce qui fait ressortir une progression de plus de 2,5 points pour l’ensemble donc agrégé des contrats d’objectifs, ce qui dénote effectivement qu’il y a un meilleur accomplissement des contrats d’objectifs en 2025 par rapport à 2024 », c’est ce qu’a laissé entendre le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, à l’issue de l’évaluation des contrats d’objectifs des ministres pour le compte de l’année 2025.
Pour lui, il y a de réels motifs de satisfaction, parce qu’effectivement les ministres et leurs collaborateurs ont mis du cœur à l’ouvrage pour l’année 2025 et ont exécuté les différents objectifs qui leur étaient fixés avec beaucoup d’engagement. « Evidemment, je me plais toujours à le rappeler, nous n’allons pas nous satisfaire des chiffres. Le plus important, c’est l’impact sur la vie des Burkinabè. Sur la plupart des grandes priorités qui ont été fixées, que ce soit sur le plan de la reconquête, de la sécurisation du territoire, de la mise en œuvre de différentes politiques de développement, on constate un certain nombre d’avancées », a-t-il affirmé. Mais, pour lui, le chantier reste immense. Selon lui, en encourageant et reconnaissant l’engagement des ministres, c’était aussi l’occasion de leur rappeler que le chantier et les défis demeurent immenses.
« Le chef de l’Etat, le camarade président du Faso, a fixé le cap en fin d’année, en indiquant que pour 2026, nous devons accélérer. Nous sommes sur la piste et il faut accélérer pour atteindre V1. V1 étant la vitesse à laquelle on n’a plus autre choix que de courir. C’est cette instruction qui a été traduite aux différents ministres, en les engageant pour 2026 à aller encore plus vite dans l’accomplissement des missions qui leur sont assignées », a-t-il rappelé. De son avis, c’est l’engagement de tous qui a permis, année après année d’enregistrer des avancées dans la quête d’un Burkina souverain et prospère. Tout en reconnaissant le mérite des serviteurs du peuple, a-t-il dit, c’est aussi une aubaine de rappeler la nécessité pour chacun de rentrer définitivement dans la vision et la dynamique de la Révolution progressiste populaire. C’est pourquoi, il a invité chaque serviteur du peuple au travail et à l’intégrité.
« La dernière révélation qui continue de défrayer les chroniques montrent qu’au sein de notre administration, la grande majorité des serviteurs du peuple sont des modèles d’engagement et d’intégrité », s’est-il réjoui. Mais malheureusement, a-t-il déploré, « nous avons toujours dans les rangs des serviteurs du peuple, des gens qui continuent de s’adonner à certaines pratiques qui n’honorent pas leur profession et le pays ». Et en 2026, a-t-il insisté, les orientations du chef de l’Etat sont très claires, à savoir combattre avec la dernière énergie ces comportements et ces dérives.
« C’est ce que nous allons faire. Cela est inacceptable dans la dynamique actuelle de notre pays, qui est en quête de souveraineté, de prospérité partagée pour les citoyens. Enfin, le gouvernement, a-t-il dit, prend l’engagement d’être à la hauteur des attentes légitimes des Burkinabè.
Un taux de réalisation de 91,06 % au département de la Transition digitale
Avant la déclaration du Premier ministre, pour le dernier jour des évaluations du contrat d’objectifs des ministres 2025, c’est le ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo qui a débuté l’épreuve des évaluations. Elle a indiqué que son département a obtenu un taux de réalisation de 91,06 %. « Nous avons reçu les encouragements du Premier ministre, au regard des résultats que nous avons pu obtenir, au cours de l’année 2025 », a-t-elle confié. Mme Zerbo a, en outre, souligné que 2025 a été une année charnière pour son ministère. En effet, en matière de connectivité des populations, 370 nouvelles localités ont accès pour la première fois aux services de téléphonie et à Internet.
En matière d’hébergement de données et de services, son département a pu finaliser la construction de 2 data centers modulaires. « Ces réalisations nous permettent de faire un bond significatif dans la reconquête de notre souveraineté numérique », a-t-elle apprécié. « En matière de services digitaux, nous avons poursuivi avec l’accélération de la dématérialisation des procédures administratives avec 69 nouvelles plateformes développées ou en cours. Ce qui porte le nombre total des plateformes à 272 plateformes dont 146 sont déjà en ligne pour faciliter la vie aux usagers », a-t-elle ajouté. Au niveau de l’inclusion numérique, elle a noté le contrat plan entre la poste et l’Etat qui va leur permettre, en 5 ans, de construire 20 maquettes.
« Ils seront des maisons du citoyen pour assister les populations à l’accès au service en ligne de l’administration », a-t-elle expliqué. Et en matière de vulgarisation du numérique, elle a relevé l’organisation réussie de la 20e édition de la semaine du numérique qui, selon elle, est devenue un rendez-vous incontournable pour l’écosystème du numérique dans le pays. « A cette occasion, nous avons affirmé l’engagement de notre pays à intégrer, de façon lucide et responsable, l’intelligence artificielle dans tous les secteurs d’activités de notre pays », a précisé la ministre en charge de la transition digitale.
750 localités à couvrir en 2026
En perspectives pour 2026, elle a assuré que le département va travailler à mettre en place le système d’enrôlement unique électronique de la personne. « L’objectif est de débuter l’enrôlement dès le second semestre de l’année et de pouvoir enrôler 70 millions de personnes, avant la fin de l’année », a-t-elle promis. Aussi, Mme Zerbo entend poursuivre la réalisation du chantier « 0 zone blanche ». Elle a notifié, à cet effet, que son ministère a lancé la couverture de 750 localités, en plus des 370 localités qui en ont bénéficié en 2025. « Cette année, nous allons réaliser la couverture de ces localités et lancer un autre lot de 750 localités à couvrir au cours de 2026 », a-t-elle insisté. Elle a rappelé qu’ils ont engagé la construction d’un nouveau réseau pour l’administration publique afin de soutenir leur ambition d’aller vers une administration plus électronique. « Dès cette année, nous allons finaliser l’étude architecturale de ce nouveau réseau. Nous allons poursuivre la dématérialisation et surtout consolider tout ce qui a été fait, depuis 2023, en travaillant à mettre en exploitation toutes les plateformes qui sont développées », a-t-elle avancé, soulignant que l’orientation a été également donnée d’aller vers plus de souveraineté dans l’utilisation d’outils qui seront conçus par eux-mêmes, notamment pour la messagerie, les échanges d’emails, la gestion et le partage des courriers.
Un taux de 95,19% pour le ministre Dingara
Après le ministre chargé de la Transition digitale, c’était au tour du ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara d’être évalué par le Premier ministre. Au sortir de son « examen », il a déclaré que son département a réalisé un taux de 95,19%. Un résultat satisfaisant atteint, selon lui, grâce à la mise en œuvre d’un certain nombre d’actions. Au titre de ces actions, il a d’abord cité la mise en œuvre de l’instruction sur la promotion du préscolaire. « Entre 2024 et 2025, en termes de représentativité des Centres d’éveil et d’éducation préscolaire (CEEP) publics, nous avons réalisé un bond de 30%. C’est une avancée assez appréciable parce que le nombre des CEEP publics est passé de 275 en 2024 à 767 en 2025.
Cela traduit une volonté énorme du gouvernement de prendre à bras-le-corps l’éducation de nos enfants dès le bas âge », a-t-il soutenu. Ensuite, le ministre Dingara a indiqué que la deuxième innovation importante de l’année 2025 est relative aux reformes curculaires. « Ce sont des réformes audacieuses qui devront nous permettre de bâtir notre système éducatif sur notre identité culturelle. On a la réforme sur le bilingue. Aujourd’hui, environ 750 classes sont en train d’expérimenter l’enseignement de nos langues nationales, à partir de la première année », a-t-il soutenu.
D’après lui, c’est une phase test et sa volonté est de faire en sorte que l’année prochaine toutes les classes de CP1 puissent commencer par lire et par écrire dans les langues nationales. « Le ministère va organiser bientôt des sessions particulières des grandes personnes afin que chacune puisse lire et écrire dans sa langue maternelle », a-t-il confié. Il a dit avoir reçu d’autres instructions pour l’année 2026. A l’entendre, elles sont relatives à la prise en compte de l’éducation inclusive, à la prise en charge totale de l’alphabétisation, au renforcement du patriotisme et du civisme des enfants.
«L’Etat devrait s’engager véritablement à assumer sa mission dans le secteur de l’alphabétisation et des instructions étaient données dans ce sens. Nous allons nous y atteler. Aussi, cette année, la période du 15 juin au 15 juillet va être consacrée au mois artistique et culturel à l’école primaire. A l’examen du CEP, le Ditanyè va être chanté exclusivement dans nos langues, les circulaires ont déjà été distribuées dans ce sens», a-t-il clarifié.
3 objectifs stratégiques atteints au ministère du Commerce
Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a, pour sa part, indiqué que le contrat d’objectifs assigné à son département poursuivait 3 objectifs stratégiques en lien avec le renforcement du commerce, le développement de l’industrie et de l’artisanat et la lutte contre l’inflation et l’approvisionnement du peuple. Pour l’atteinte de ces trois objectifs stratégiques, son ministère a défini 12 actions prioritaires desquelles étaient attendues 60 activités à mettre en œuvre. Il résulte de l’évaluation qu’au 31 décembre 2025, le taux de réalisation du contrat d’objectifs s’établit à 87,57%. En termes de réalisations phares, concernant le secteur de l’industrie, le ministre Poda a mentionné l’ouverture d’une vingtaine d’unités industrielles du secteur public et privé.
Les plus récentes sont, selon lui, les unités BRAFASO, AGROSEF, Burkina Cajou, ainsi que l’unité de production de la farine de maïs et de blé de la ville de Kaya. « C’est un record en termes d’ouvertures d’unités industrielles en une année dans notre pays. C’est le reflet de la vision du président du Faso », a-t-il reconnu. Dans le domaine du commerce, a-t-il poursuivi, la lutte contre la fraude, les vérifications des acteurs ont été renforcés. Et plus de 30 000 acteurs ont été vérifiés pour s’assurer du respect de la réglementation en matière de commerce, a-t-il précisé. « Nous avons aussi engagé beaucoup de réformes pour accroître les capacités de stockage de la SONABHY afin d’approvisionner de façon stratégique notre pays. Et la construction des infrastructures va se poursuivre. Nous avons également pris des mesures d’interdiction de l’exportation de certains produits de grande consommation, notamment les produits alimentaires pour approvisionner en priorité les consommateurs burkinabè », a-t-il ajouté. Dans le secteur de l’artisanat, son département a réussi à tenir la Ve édition du salon régional de l’artisanat à Tenkodogo.
Il a aussi inauguré le centre national d’appui à la transformation artisanale de coton. « C’est un centre de formation certifié qui va accompagner les différents artisans dans la transformation de coton et permettre que les produits de l’artisanat puissent contribuer de façon résolue à la création de richesses et à l’emploi. Nous avons également équipé plus de 300 artisans afin qu’ils puissent s’installer et créer de petites unités de transformation et contribuer ainsi à la production de richesses », a expliqué le ministre Poda. En matière de consolidation du climat des affaires, le ministère en charge du commerce, a tenu les différents cadres de concertation entre le public et le privé et procéder à la facilitation des procédures d’obtention des licences d’affaires et des procédures de création d’entreprises.
« Cela, pour permettre à tous ceux qui sont porteurs de projets d’entreprises de pouvoir, dans des délais réduits, s’installer et contribuer à toute la dynamique de production de richesses », a-t-il justifié. En perspective pour l’année 2026, le ministère en charge du commerce compte renforcer les acquis et travailler à finaliser les projets en cours. Il s’agit, entre autres, de Faso Rail, Faso Yaar qui seront implémentés, au cours de l’année 2026. «Toute la dynamique a été enclenchée et va se poursuivre pour soutenir tous les promoteurs de projets d’industries afin qu’ils puissent résolument s’implanter et contribuer au développement», a-t-il lancé.
« Des projets ont permis d’accroître le linéaire des réseaux routiers »
Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a lui, souligné que les deux ex-ministères en charge de l’habitat et des infrastructures ont obtenu un taux d’exécution consolidée de 85,35% . Pour le compte du ministère des Infrastructures, il a affirmé que plus 1300 kilomètres de routes ont été entretenues, y compris les pistes rurales. « Des projets lancés en 2025 ont permis d’accroître le linéaire des réseaux routiers et classés. Des postes de péage modernes, notamment le poste de péage de Tintilou, de Boutenga, Kotedougou à l’entrée de Bobo-Dioulasso ont été mis en exploitation. Ce qui permet d’améliorer la gestion du trafic routier. Des voiries ont été aménagées dans les villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Le système de cartographie de Burkina a été amélioré pour nous permettre de nous doter des informations géographiques et qui sont exploitées aussi par nos forces de défense et de sécurité », a-t-il détaillé.
Pour le compte de l’ex-ministère en charge de l’habitat, il a fait remarquer qu’un certain nombre de résultats ont été atteints, notamment dans le domaine de la production de logements décents. « Nous avons produit 1300 logements y compris des logements destinés aux personnes déplacées internes. Toujours pour le compte de ce ministère, nous avons procédé à l’aménagement des caniveaux pour l’assainissement pluvial. Ainsi, plus de 1400 linéaires de caniveaux ont été aménagés dans les principales villes du pays », a-t-il relevé. Et d’ajouter qu’au titre de la gouvernance urbaine, des documents stratégiques ont été élaborés dont le projet de Code de l’urbanisme et de la construction.
« Ce projet de Code adopté en conseil des ministres est en cours d’examen au niveau de l’Assemblée législative de Transition », a-t-il dit. S’agissant de la stratégie nationale de reconfiguration urbaine, le ministre Sidibé a fait savoir que des avancées ont été notées. A son avis, ce document stratégique permettra de prendre en compte le défi sécuritaire dans le réaménagement, la réarticulation des villes, surtout des zones à fort défi sécuritaire. « La nouvelle stratégie devant orienter l’aménagement urbain, l’urbanisation, l’habitat et le logement a également été finalisé. Dans le domaine de la digitalisation, un certain nombre de procédures ont été digitalisées. On attend incessamment lancement de ces plateformes », s’est-il satisfait. Pour 2026, les perspectives qui se dressent à son département ont trait à la poursuite des chantiers majeurs en cours comme le pont de Hèrèdougou.
« Nous allons porter une attention particulière à cet ouvrage qui doit être achevé cette année. Certaines voiries de la ville de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso seront suivies avec une plus grande attention afin d’améliorer la mobilité et le cadre de vie dans ces villes. Il y a des ouvrages d’assainissement pluvial et de drainage des eaux qui sont en train d’être construits. D’autres projets seront lancés incessamment dans le cadre de l’accompagnement de nos partenaires financiers », a-t-il assuré. En ce qui concerne le domaine de logement et de l’habitat, il entend poursuivre la politique de production de logement et avec un accent particulier sur la production de logements en hauteur. « Nous avons reçu des orientations fermes pour accélérer la politique de densification, en construisant des habitations en hauteur.
Nous allons mettre le foncier à la disposition des promoteurs immobiliers privés afin qu’ils nous accompagnent dans la production de ces logements. Un certain nombre de plateformes sont en cours de développement. Elles nous permettront de maîtriser la gestion du foncier », a-t-il confié. Il a indiqué que des innovations introduites dans le Code de la construction vont permettre aux citoyens de pouvoir obtenir plus facilement les autorisations de construire. « Nous aurons une bonne coordination avec l’Agence Faso Mêbo, pour booster le désenclavement interne et externe de notre pays », a-t-il déclaré.
Une performance de 98,41% dans le secteur de la communication, culture, art et tourisme
A son tour, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a clarifié que 19 objectifs stratégiques qui étaient assignés à son département se traduisent aussi en termes de produits. « Et sur les 19 produits, 17 ont été réalisés à 100%. Deux produits n’ont pas été exécutés à 100%, mais dont le taux se situe entre 90 et 95%. Ce qui nous permet d’avoir un taux global de 98,41% contre 92,67% en 2024. Cela nous fait un gain de 6 points sur la performance », s’est-il réjoui. En termes de réalisation pour le secteur de la communication, courant l’année 2025, il a noté le renforcement de la communication gouvernementale.
« Nous avons travaillé avec le service d’information du gouvernement et l’ensemble des directions de la communication et des relations presses, mais aussi avec les médias à pouvoir donner davantage de visibilité aux activités des différents départements ministériels », a-t-il soutenu. Il a en outre rappelé que le ministère à travailler à lutter contre la désinformation, les fake news. « Et aujourd’hui, la guerre que nous menons se passe déjà par les armes, mais aussi par les médias. Les médias et l’information sont des acteurs ou des instruments qui sont utilisés dans la communication de guerre », s’est-il voulu clair. Toujours dans le cadre de la communication de guerre, a-t-il poursuivi, « nous avons initié trois sorties de terrain dans les localités reconquises au profit de plusieurs médias pour partager le quotidien des populations et de convaincre ceux qui sont encore sceptiques de la réalité que la lutte contre le terrorisme avance et que nous engrangeons des résultats forts satisfaisants sur le terrain ».
Persuadé que les médias ont une mission de service public, le ministre Gilbert Ouédraogo, a rassuré que le mécanisme d’accompagnement et de financement des médias a été maintenu et plus de 320 millions F CFA ont servi à accompagner les activités des médias privés. « Enfin, nous avons pu tenir des événementiels majeurs, notamment les Galian, les Universités africaines de la communication (UACO) dont le thème a porté sur les questions de désinformation dans un contexte de lutte contre l’impérialisme », a-t-il mentionné. Pour ce qui concerne le secteur de la culture, il a rappelé que le FESPACO qui s’est tenu en février 2025 et qui a vu le sacre du réalisateur burkinabè, Dani Kouyaté. A cela, a-t-il dit, s’ajoute la remise en selle de l’émission phare « Affaires publiques » qui traite du quotidien de l’administration burkinabè.
« A ce niveau, nous avons pu produire 26 épisodes », a-t-il détaillé. « Nous avons tenu la nuit des Lompolo. Nous avons rendu opérationnel l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel. Nous avons lancé le premier appel à projet dénommé » Faso Films Fonds » qui a reçu plus de 256 projets. Et nous en avons retenu 58 qui ont bénéficié d’un financement assez conséquent pour permettre de produire des films qui racontent notre quotidien, valorisent nos héros, et accompagnent les idéaux de la Révolution progressiste populaire », a-t-il dit. Et pour le secteur du tourisme, il a indiqué qu’à l’occasion de la grande saison du tourisme interne, son département à travailler à redonner gout au tourisme interne.
Selon lui, le mausolée Thomas-Sankara inauguré, le 17 mai 2025 est devenu un site touristique majeur pour le pays et pour la ville de Ouagadougou. « Nous sommes fiers aujourd’hui d’avoir pu amener le taux de fréquentation de nos sites touristiques à plus de 170%. Nous avons organisé le SITHO qui a permis aussi de faire la promotion de la gastronomie nationale et travaillé à faire respecter les textes au niveau du secteur de l’hôtellerie et de l’hébergement », s’est-il réjoui. En termes de perspectives pour 2026, le ministre Ouédraogo a évoqué l’organisation de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) qui se tiendra du 25 avril au 2 mai 2026, sur le thème : « Culture, jeunesse et transmission des valeurs ». « Nous sommes en pleine préparation de ce grand événement qui va avoir la participation des Etats membres de l’AES dans le cadre de la deuxième édition de la semaine de la fraternité de l’AES.
Nous attendons le Ghana, pays invité d’honneur et la Russie comme pays invité spécial. Cette année, nous allons également organiser un symposium, à l’occasion du 40e anniversaire du décès de Cheikh Anta Diop. Un symposium qui va porter sur les luttes d’émancipation des peuples africains. Nous allons renforcer la communication. Car, le Premier ministre nous a instruits d’aller vers une communication plus offensive », a-t-il conclu.
Le commandant Ismaël Sombié enregistre 95,42% de performance
Les ministres chargés de l’Agriculture, des Affaires étrangères, de l’Enseignement supérieur et celui chargé des Sports se sont soumis aussi au traditionnel exercice d’évaluation de la mise en œuvre de leur contrat d’objectif de l’année écoulée. A l’issue de cette évaluation par le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, dirigé par le commandant Ismaël Sombié, a enregistré un taux d’atteinte des objectifs pour l’année 2025 à l’ordre de 95,42%. Selon M. Sombié, ces résultats ont été engrangés sur la base de 9 objectifs et 13 orientations fixés en début d’année 2025 par le Premier ministre.
« Les neuf objectifs tournent essentiellement autour de la satisfaction des besoins céréaliers du Burkina à un taux de 100%. Cela a été consacré par le taux de couverture des besoins céréaliers communiqué lors de la présentation des résultats de la campagne agro-pastoral et halieutique 2025-2026 écoulée, qui se chiffre à 126,4%. Celui de couvrir 80% des besoins en poisson pour la population burkinabè, surtout en clarias et tilapia a également été globalement atteint », a-t-il relevé. Les objectifs de renouveler 15% des vergers de manguiers du pays et de relancer la production du blé affichent également des résultats satisfaisants avec la mise à disposition de plants de manguiers auprès des producteurs et l’emblavement d’environ 2500 hectares qui présentent une bonne physionomie dont les prévisions de récoltes sont estimées à environ 9000 tonnes de blé pour la campagne 2025-2026, a-t-il poursuivi.
A cela s’ajoute, entre autres, objectifs les questions de bonne gouvernance avec le fonctionnement des instances pour réguler le comportement des agents au sein du département. En plus de ces objectifs, des orientations en lien avec l’opérationnalisation des nouvelles sociétés créées en 2024, Faso Kosam, Faso Guulgo, et d’autres unités de production d’aliments poissons et de bétail sont en cours d’installation. Pour lui, le renforcement de l’opérationnalisation de l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricole (ONBAH) engagée dans la réalisation et curage des barrages tels ceux de Goulouré dans le Centre, de Djaradougou dans la région du Nazinon, est également un motif de satisfaction.
Le ministre Sombié a également mentionné la saine collaboration entre les entreprise publiques ONBAH, la Société d’aménagement des terres (SONATER) et de Faso Mêbo qui mutualisent les ressources humaines, techniques et matérielles pour l’exécution des travaux. Par ailleurs, il a salué tous ses collaborateurs qui ont contribué à l’atteinte de ses résultats satisfaisants. En termes de perspective le commandant a décliné entre autre la mise en œuvre de la phase 2 de l’Offensive agro-pastoral et halieutique. « La deuxième phase se formulera selon les orientations qui seront édictées par le Premier ministre et le président du Faso. Elle va consolider non seulement les acquis de la première phase dont le bilan se fera à l’issue de la campagne sèche de 2025 en cours, mais également intégrer d’autres produits de grande consommation pour une autosuffisance totale », a-t-il assuré.
Le Burkina rayonne à l’international
Le département en charge des affaires étrangères, piloté par le ministre Karamoko Jean Marie Traoré, a enregistré 91,39% de son contrat d’objectifs de l’année 2025. Le contrat d’objectif selon lui était articulé autour de quatre objectifs majeurs. Il a cité, la sécurité intérieure et internationale, (la contribution du ministère au renforcement de la sécurité intérieure, à la paix internationale), le rayonnement international du Burkina Faso et l’intégration africaine, la diaspora, migration, réfugiés, apatridie et les questions d’éthique. « Le premier objectif est à 100%, le rayonnement international est à 90,6%. Le troisième objectif à 88% et le quatrième à 100%.
Donc, nous clôturons l’année avec un taux d’exécution de 91,39%, qui a été jugé satisfaisant par le camarade Premier ministre, qui a saisi l’opportunité pour nous donner de nouvelles orientations », a détaillé, le ministre. Ces orientations, selon M. Traoré, sont basées sur celles déjà définies depuis l’année dernière et il s’agit d’accélérer le processus d’optimisation de la participation de la diaspora au développement du Burkina à travers l’opérationnalisation du guichet unique de la diaspora. La poursuite des réformes en cours, et en lien avec la gestion des missions diplomatiques et postes consulaires. « Il s’agit de consolider le travail qui est fait au sein de la Confédération des Etats de l’AES, avec la Présidence qui est assurée aujourd’hui par le camarade président du Faso. Le ministère des Affaires étrangères doit jouer un rôle majeur dans la coordination, le soutien et l’appui technique, donc, dans la mise en œuvre de la feuille de route », a souligné Karamoko Jean Marie Traoré.
Le Pr Adjima Thiombiano relève ses défis à 85,03%
Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation avec à sa tête, le professeur Adjima Thiombiano, a relevé ses défis à hauteur 85,03%. Pour lui, le premier acquis important enregistré est naturellement les questions de normalisation des années académiques des universités qui affichent un taux de normalisation de 93% environ à l’issue de 2025. A cela s’ajoutent entre autres la carte universitaire qui, désormais réorganise les territoires nationaux en des pôles d’excellence de formation universitaire et l’enregistrement d’un nouveau cahier de charges pour les institutions privées d’enseignement supérieur, cahier de charges qui réorganise désormais toutes les institutions privées en vue d’assurer la qualité de la formation pour tout Burkina, a cité le ministre. « En faveur de la création des diplômes d’études spécialisées nationaux, nous avons mis en vigueur l’examen national, qui a permis de recruter près de 2000 médecins formés dans différentes spécialités », a ajouté M. Thiombiano. Selon lui, le premier défi, de 2026 est d’arriver à la normalisation complète des années académiques. La revision des calculas afin de leur donner un contenu suffisamment endogé afin que les compétences qui en ressortiront puissent être répondre aux attentes de la société.
L’opérationnalisation du Stade 4-Août, une action forte
Pour sa part, la ministre en charge des sports, Annick Zingué qui a obtenu 90,22% a félicité tous les acteurs du département pour ces acquis. « L’une des actions fortes de 2025 est la remise du Stade 4-Août qui a été homologué par la FIFA et aussi d’autres actions dans le domaine du sport telles l’organisation de compétition comme le Tour de Faso et des compétitions scolaires », a-t-elle dit. En perspective Mme Zingué entend poursuivre la réalisation des infrastructures, livrer le stade de Leguema de Bobo-Dioulasso à bonne date et renforcer la sensibilisation et la formation des jeunes.
Adama SAWADOGO
Kadi Rabo






