
Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a lancé officiellement la fiche de voyage électronique des aéroports du Burkina Faso, le mardi 8 avril 2026, à Ouagadougou.
La dynamique de modernisation de l’administration publique portée par le gouvernement burkinabè s’invite désormais dans les aéroports. En effet, longtemps renseignée manuellement, la fiche d’embarquement et de débarquement est aujourd’hui remplissable en ligne grâce à la plateforme www.fichedevoyage.gov.bf . La mise en service de ce nouvel outil a eu lieu, le mardi 8 avril 2026, à Ouagadougou. Pour le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, la digitalisation de la fiche de voyage s’imposait comme une nécessité au regard des limites présentées par la fiche manuelle.
Selon lui, cette dernière était non seulement source de perte de temps, d’utilisation de gros volumes de papiers chaque année, de risques d’erreurs mais aussi de difficultés d’exploitation des données. La digitalisation de la fiche de police permettra donc, foi du ministre Sana, de simplifier et d’accélérer les formalités, fiabiliser la collecte des informations, sécuriser les données et en faciliter l’exploitation.
Elle contribuera également, a-t-il poursuivi, à améliorer la qualité du service rendu aux usagers, tout en renforçant l’efficacité des services en charge du contrôle et de la gestion des flux migratoires. « La plateforme que nous lançons aujourd’hui s’inscrit dans une ambition de bâtir un système de contrôle aux frontières moderne, fondé sur des solutions numériques intégrées, interopérables, capables de renforcer la coordination entre les acteurs et de mieux répondre aux impératifs de sécurité nationale », a déclaré le ministre de la Sécurité.
Il a traduit sa reconnaissance à toutes les équipes opérationnelles qui ont travaillé à la mise en place de la plateforme. M. Sana a salué particulièrement la contribution remarquable de la direction générale des transmissions et de l’informatique et la Police spéciale de l’aéroport de Ouagadougou au processus de conception de la fiche. Mahamadou Sana a aussi remercié le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, ainsi que celui de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques pour leurs contributions à l’opérationnalisation de cet outil.
S’approprier la plateforme
Il a par ailleurs appelé à l’implication de tous les acteurs afin d’assurer la pérennité de l’initiative. « J’engage l’ensemble des parties prenantes à maintenir cette fluide collaboration afin d’assurer la disponibilité, la sécurité et la maintenance de la plateforme. Chacun doit faire preuve de rigueur, de professionnalisme et d’ingéniosité », a-t-il insisté. Le ministre de la Sécurité peut déjà compter sur l’engagement de la Société des aéroports du Faso (SAFA).
La secrétaire générale de la SAFA, Louisette Bassono, a exprimé la disponibilité de la société à accompagner toutes les initiatives visant à améliorer la facilitation, la sécurité et la qualité de service au profit des passagers et partenaires. Pour elle, cette plateforme constitue une avancée significative dans le secteur aéroportuaire, en ce sens qu’elle vient renforcer les efforts en cours pour améliorer l’expérience des passagers, en réduisant les délais de traitement et en fluidifiant les formalités à l’arrivée comme au départ. Pour la police des frontières également, ce nouvel outil constitue un gain opérationnel considérable.
Son directeur, le commissaire divisionnaire de police Bénéwendé Sankara, a noté qu’au-delà des performances techniques, www.fichedevoyage.gov.bf va améliorer profondément leur action quotidienne. « Elle permettra de fluidifier les contrôles, de réduire les délais de traitement et d’améliorer la qualité du service offert aux usagers. Le voyageur y gagne en rapidité, et l’agent en efficacité », a-t-il apprécié. En outre, a ajouté le directeur de la police des frontières, la centralisation des données ouvre de nouvelles perspectives en matière de renseignement. Elle permettra, a-t-il relevé, une meilleure lecture des mouvements, une détection plus rapide des anomalies, une identification des profils à risque et un renforcement de la coordination entre les services. Le commissaire Sankara a affirmé l’engagement de la direction des frontières à s’approprier pleinement cet outil, à en faire un instrument de travail rigoureux et à l’exploiter avec professionnalisme et un sens élevé de responsabilité.
Nadège YAMEOGO





