Liberté, responsabilité !

Le gouvernement a adopté jeudi dernier, en Conseil des ministres, un projet de loi portant modification de la loi n°25-2018/AN du 31 mai 2018 portant Code pénal. Un an, presque jour pour jour après sa dernière modification, le Code pénal est de nouveau devant la représentation nationale «pour actualisation». En vue notamment «de renforcer la lutte contre le grand banditisme, de consolider les moyens d’action des forces de défense et de sécurité contre certaines publications qui peuvent saper l’efficacité de leurs interventions… et de protéger l’honneur et la dignité des victimes de certains crimes et délits». Il n’en fallait pas plus pour susciter la réprobation d’une partie de la blogosphère qui crie à une volonté supposée de «musèlement» d’activistes et autres lanceurs d’alertes; ce, avant même que le contenu de la nouvelle proposition de disposition légale ne soit rendu public. Les débats que cette nouvelle modification va soulever, porteront probablement sur cette tendance à légiférer sur les préoccupations de l’heure là où la précipitation et l’agitation du quotidien l’emportent. Une démarche qui pourrait exposer l’exécutif à devoir, en permanence, revoir sa copie face à une situation évolutive, qu’il faut aussi codifier avec la même régularité. La même démarche, en plus de donner plus d’importance qu’il n’y paraît à certains leaders d’opinion, manque de renvoyer certains acteurs à leurs responsabilités. En effet, dans la vie comme sur les réseaux sociaux, « c’est toujours le chien de la famille qui apporte l’os à ses congénères de dehors ». Et contre cette donne, la loi n’y fera pas grand-chose, à défaut d’une discipline interne rigoureuse en matière de gestion de toutes les données sensibles. Cet appel à la responsabilité implique également une volonté d’aller devant les juridictions compétentes, d’étayer le préjudice quelle que soit sa nature et auquel, aucun juge ne saurait rester insensible. Face au tenant du vide juridique, il faut bien rappeler que les dispositions classiques sont opérantes. A l’image du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui stipule en son article 19 que «Nul ne peut être inquiété́ pour ses opinions. Toute personne a droit à la liberté́ d’expression; ce droit comprend la liberté́ de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix». Du moins, dans le respect des «devoirs spéciaux et des responsabilités spéciales» prescrits dans le même article : respect des droits ou de la réputation d’autrui, sauvegarde de la sécurité́ nationale, de l’ordre public, de la santé ou de la moralité́ publique. De ce point de vue, la démarche compréhensible, voire préventive, s’inscrit dans un contexte international favorable à la «responsabilisation» des réseaux sociaux et de la régulation de certains de leurs contenus, en les frappant notamment au portefeuille. Au Burkina Faso, la décision tendant à réguler certaines publications sur les médias sociaux traduit l’inclination actuelle des Burkinabè à prendre des libertés avec la liberté, au risque “d’assassiner “ celles-ci. Ainsi faut-il comprendre ces nombreux actes de défiance de l’autorité de l’État (bilan et contre-bilans du drame de Yirgou, images choquantes) et ces écrits malveillants sur les réseaux sociaux qui sont souvent attentatoires à la vie privée. Prévenir valant mieux que guérir, il faut vite mettre des garde-fous car, au regard du faible niveau d’éducation des masses, on pourra atteindre la “rupture sociale”. Le rôle des gouvernants conscients et conséquents est de prévenir par la promotion d’une utilisation saine et constructive, la lutte contre la désinformation sur le leader mondial des réseaux qui comptabilise un million d’utilisateurs actifs au Burkina Faso.

Mahamadi TIEGNA

Présidence du Faso : Etalon moto club présente ses trophées à Roch Marc Christian Kaboré

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le samedi 8 juin 2019, dans la matinée, une délégation d’Etalon moto club, conduite par son directeur technique, Stéphane Balkouma. «Nous sommes venus présenter notre structure et ses trophées au chef de l’Etat, et recueillir ses conseils pour la bonne marche du sport mécanique au Burkina Faso». C’est ce qu’a confié le directeur technique d’Etalon moto club, Stéphane Balkouma, à la sortie de l’audience avec le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le samedi 8 juin 2019. A la tête d’une délégation composée de jeunes athlètes et de dirigeants dont le vice-président Issaka Kanazoé, Stéphane Balkouma a exprimé toute sa satisfaction, pour cette rencontre avec le président du Faso qui vaut, selon lui, la reconnaissance des efforts dans le domaine du sport mécanique. «Nous avons montré au président du Faso notre détermination à faire vivre ce sport au Burkina Faso et l’avons informé de l’organisation au Burkina Faso du championnat ouest-africain de moto, le 30 juin prochain», a laissé entendre le directeur technique. Il a indiqué qu’Etalon moto club, qui est pour le moment une simple association, va se muer en une fédération sportive d’ici à 2020. M. Balkouma a informé que le sport mécanique a vu le jour au Burkina Faso depuis 1976. Il a connu des moments de gloire avant de traverser une bonne période de disette. Autrefois pratiqué à Naabmatenga, route de Pô, en périphérie sud de Ouagadougou, le motocross burkinabè, selon Stéphane Balkouma, renait de ses cendres avec l’acquisition d’un terrain répondant aux normes internationales, dans la commune de Saaba en 2014. Depuis lors, il est , à chaque fois, revenu avec des lauriers dans les compétitions internationales.

Yves OUEDRAOGO

Commune de Yargatenga : Scanning systems offre une pompe hydraulique au village de Hornogo

Dans la poursuite de ss actions sociales au profit des populations de la commune de Yargatenga, Scanning systems a fait don d’une pompe hydraulique au village de Hornogo. La cérémonie de remise a eu lieu le mardi 28 mai 2019. La date du mardi 28 mai 2019 restera gravée en lettres d’or dans les annales de la commune de Yargatenga, province du Koulpelogo et particulièrement pour les po-pulations du village de Hornogo. En effet, la Société Scanning systems au Burkina, concessionnaire de l’UEMOA pour la gestion du Poste de contrôle juxtaposé (PCJ) de Cinkansé, a offert une pompe hydraulique, d’une valeur de plus de 8 000 000 F CFA à la population dudit village. Implanté à Cinkansé dans la commune de Yargatenga, Scanning systems, selon son représentant-résident au Burkina Faso, Albert Mané, a choisi de faire de la protection de l’environnement, avec un accent particulier sur l’assainissement et l’eau potable, notamment en milieu rural. Aussi a-t-il ajouté, Scanning Systems a entrepris de soulager un tant soit peu, les populations, en leur apportant de l’eau potable, afin de les éloigner des maladies hydriques; l’autre objectif étant de réduire l’absentéisme scolaire des jeunes filles soumises à la corvée d’eau pour augmenter leur chance de réussite. «Il nous était revenu que tôt le matin, les femmes de Hornogo parcourraient des distances relativement longues pour se procurer de l’eau potable pour le besoin quotidien de leur famille. Cette corvée était renouvelée chaque jour alors que nous avons de l’eau tout près de nous, sous nos pieds», a confié Albert Mané. Le 1er adjoint au maire de Yargatenga, Marané Souleymane, a aussi dit sa joie d’avoir Scanning systems comme partenaire privilégié. Il a déclaré que cette pompe hydraulique vient soulager les populations qui devaient se rendre à des kilomètres pour avoir de l’eau potable. Le chef coutumier de Hornogo, Naaba Sooré, a précisé que cette action vient enlever une grosse épine aux pieds des populations. «Nous pouvons dire maintenant adieu aux longues distances que nous parcou-rions chaque jour pour trouver de l’eau potable», a déclaré la représentante des bénéficiaires du village de Hornogo, Denise Yangané. Elle a indiqué que les bénéficiaires ont pris l’engagement de bien entretenir cette pompe en s’organisant pour parer à toute panne qui surviendrait afin que l’ouvrage puisse durer le plus longtemps possible. Le 1er adjoint au Maire de Yargatenga est ensuite revenu sur les multiples actions que Scanning systems ne cesse d’apporter à la commune. Il a cité, entre autres, le don d’un groupe électrogène de 16 KVA au CSPS de Cinkansé, des ordinateurs offerts aux administrations publiques riveraines du PCJ; la mise en place d’un microcrédit de 5 000 000 F CFA au profit de 100 femmes de la commune de Yargatenga pour lutter contre la pauvreté ; des récompenses aux meilleurs élèves aux examens scolaires de l’année 2017-2018 à Cinkansé à hauteur de 1 100 000 F CFA ; l’organisation de l’opération «coup de balai à Cinkansé» avec une contribution de 1 000 000 F CFA; le soutien de l’organisation du tournoi maracana de football au profit de la jeunesse à hauteur de 900 000 F CFA et enfin, la location de salles de classe pour le lycée de Cinkansé à hauteur de 450 000F pour l’année scolaire 2018-2019.

Bougnan NAON naon_2012@yahoo.fr

Médias publics : le SYNATIC en sit-in les 12 et 13 juin

Le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) a organisé, le vendredi 7 juin 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse pour annoncer des sit-in, prévus les 12 et 13 juin prochain sur toute l’étendue du territoire national. Les travailleurs des médias publics (RTB, Sidwaya), réunis au sein du Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC, vont observer, les 12 et 13 juin prochains des sit-in de 8 h à 11 h, sur toute l’étendue du territoire national. Ils exigent la “mutation diligente” des Editions Sidwaya et de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB) en Sociétés d’Etat avec l’ensemble du personnel, telle que recommandée par la commission mixte et la dotation de celles-ci en équipements et moyens conséquents pour leur fonctionnement efficace au service des populations. Ces informations ont été livrées aux journalistes, le vendredi 7 juin 2019 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse. De l’avis du Secrétaire général du SYNATIC, Siriki Dramé, le gouvernement n’a pas tenu ses engagements vis-à-vis du syndicat. « Le 29 décembre 2016, le SYNATIC et le gouvernement ont signé un protocole d’accord de sortie de crise. Le point clé du document était l’engagement des autorités à procéder à la mutation de la RTB et des Editions Sidwaya en sociétés d’Etat”, a-t-il rappelé. La commission mixte interministérielle, chargée du suivi du processus de cette transformation, a recommandé, a-t-il souligné, au gouvernement d’opérer la mutation avec les effectifs actuels, conformément à l’esprit du protocole d’accord. “Nous sommes donc offusqués des suites données par le gouvernement lors du Conseil des ministres du 29 mai 2019, et qui préconisent des réflexions approfondies sur le dossier. Pour nous, il s’agit purement et simplement d’un mépris”, a fustigé M. Dramé. Pour lui, les travailleurs des médias d’Etat sont, par conséquent, “déterminés” et attendent l’adoption des décrets d’application des lois votées en 2015, ainsi que la suite du processus de mutation. “Nous passerons à une autre étape de la lutte en fonction du traitement qui sera réservé aux deux journées de sit-in”, a-t-il prévenu, tout en regrettant à nouveau “le non-respect par le gouvernement de ses propres engagements, et son manque de dialogue sincère”. Le président de l’Assemblée nationale a “solennellement” demandé aux syndicats, le 3 juin dernier, d’observer une trêve sociale, au regard du défi sécuritaire auquel est confronté le Burkina Faso. Qu’en pensez-vous?. “On ne peut pas demander une trêve sociale pendant qu’on ne trouve pas des solutions aux problèmes qui assaillent le monde du travail. La raison de toutes les luttes des différents syndicats est la non-tenue des engagements du gouvernement”, a martelé Siriki Dramé.

W. Aubin NANA

108e Conférence internationale du travail : le Burkina Faso participe avec ses multiples crises de l’emploi

Le Burkina Faso prend part à la 108e session de la Conférence internationale du travail, qui s’ouvre ce lundi 10 juin 2019, à Genève en Suisse. Confronté à une grogne des travailleurs, à la précarité du travail et à un sous-emploi particulièrement chez les jeunes et les femmes, le pays des Hommes intègres donnera de la voix à cette grande rencontre consacrée au travail décent. Il partagera son expérience et surtout sa vision du monde du travail de demain. Le Premier ministre, Christophe Dabiré, accompagné du ministre en charge de la fonction publique et celui de l’emploi, participe à la 108e session de la conférence internationale du Travail. Au cours de cette rencontre qui se déroule du 10 au 15 juin 2019 en Suisse, le chef du gouvernement burkinabè prendra la parole le mercredi 12 juin pour «décliner les grands axes de la politique gouvernementale pour un plein épanouissement du monde du travail au Burkina Faso». Pendant ce temps, et outre les questions d’insécurité et de stabilité, le pays reste marqué par un mécontentement profond et ouvert de ceux à qui l’Etat a offert de l’emploi. Par ailleurs, entre concassage de granit et ramassage de gravillons, de nombreux jeunes et femmes «vivotent» dans des occupations précaires et risquées. Les jeunes diplômés, qui espèrent décrocher un emploi de la fonction publique, deviennent de plus en plus nombreux en dépit des dizaines de milliers d’emplois créés chaque année pour les intégrer, et malgré l’intention du gouvernement d’adapter le système éducatif aux besoins de la transformation structurelle telle que prônée dans le Plan national de développement économique et social (PNDES). Les nouveaux métiers du net qui, ailleurs, fleurissent et résorbent le taux de chômage, sont encore en développement au Burkina. Et l’on constate qu’au pays des Hommes intègres, internet est pris d’assaut par de nombreux jeunes beaucoup plus préoccupés par des commentaires et des analyses sur la gestion politique de leur pays que par la quête ou la création des opportunités qu’offre le numérique. De même, le secteur privé, qui s’améliore nettement et régulièrement reste, malgré tout, dominé par l’informel. Quant à l’agriculture, qui occupe plus de la moitié de la population, elle est caractérisée par de faibles performances liées à sa dépendance aux aléas, à la fragilisation des écosystèmes et de l’environnement, mais aussi à la faible diversification de la production et du niveau de mécanisation, sans oublier le faible niveau d’accès aux crédits agricoles. Ces préoccupations sur l’emploi sont prises en compte par le PNDES. La mise en œuvre de ce référentiel de développement, sous le mandat du président Roch Marc Christian Kaboré, a permis d’entamer des programmes ambitieux dans le développement du secteur privé, la formation et l’insertion professionnelles des jeunes et des femmes, le développement du secteur agricole… La création d’au moins 50 000 emplois décents chaque année et la baisse de l’incidence de la pauvreté en-dessous de 35% en 2020 sont escomptés. Mais les attaques terroristes et les difficultés des agents de l’Etat, mécontents de leurs conditions de vie et de travail, compromettent les efforts et les ambitions du gouvernement dans ce sens. Sans doute qu’à Genève, le Premier ministre Dabiré aurait bien voulu parler aussi de lutte contre le terrorisme et non pas seulement de l’emploi décent pour le futur.

Aimé Mouor KAMBIRE

Etalons : Le 11 probable contre les Léopards

Les Etalons ont effectué dans la matinée de ce samedi 8 juin 2019 à Marbella, en Espagne, leur dernier entraînement avant le match dimanche à 15h GMT contre les Léopards de la République démocratique du Congo. Etalons du Burkina et Léopards de la République démocratique du Congo se croisent en match amical ce dimanche 9 juin 2019 à Marbella, au sud de l’Espagne. Le sélectionneur Paulo Duarte et ses poulains ont eu leur dernière séance d’entraînement dans la matinée du 8 juin. Cette séance a donné une idée des joueurs qui pourraient débuter demain. Dans les buts, en principe, il n’y aura pas de surprises, parce que le portier de Lille, Hervé Koffi, devrait tenir sa place. Les côtés gauches et droits de la défense seront probablement occupés par les deux Havrais par Yacouba Coulibaly et Steeve Yago. En défense centrale, la présence  de Yssoufou Dayo sur la pelouse est certaine et il pourrait avoir à ses côtés le jeune Dylan Ouédraogo. En ce qui concerne le milieu de terrain, en l’absence du Capitaine Charles Kaboré, Paulo Duarte pourrait faire confiance à Bryan Dabo, Blati Toure et Razack Traoré. L’attaque devrait être menée dans le couloir droit par le Lyonnais Bertrand Traoré, à gauche par le jeune ailier de Pyramids, Eric Traoré et la pointe par le tout aussi jeune joueur de l’Ajax d’Amsterdam, Franck Lassina Traoré. Mais qui portera le brassard de capitaine dimanche en l’absence de Charles Kabore et de Bakary Kone ? Tout porte à croire qu’il s’agira de Yssoufou Dayo, le sociétaire de Berkane (Maroc) parce que le coach Duarte et son adjoint Narcisse Yameogo se sont entretenus avec lui à l’hôtel des joueurs, au retour de l’entraînement. En tous les cas, espérons qu’avant le coup de sifflet final ce dimanche, le sélectionneur fasse des remplacements afin de donner la chance de nombreux autres jeunes.

Sié Simplice HIEN

(à Marbella, en  Espagne)

Etalons : Le 11 probable contre les Léopards

Les Etalons ont effectué dans la matinée de ce samedi 8 juin 2019 à Marbella, en Espagne, leur dernier entraînement avant le match dimanche à 15h GMT contre les Léopards de la République démocratique du Congo. Etalons du Burkina et Léopards de la République démocratique du Congo se croisent en match amical ce dimanche 9 juin 2019 à Marbella, au sud de l’Espagne. Le sélectionneur Paulo Duarte et ses poulains ont eu leur dernière séance d’entraînement dans la matinée du 8 juin. Cette séance a donné une idée des joueurs qui pourraient débuter demain. Dans les buts, en principe, il n’y aura pas de surprises, parce que le portier de Lille, Hervé Koffi, devrait tenir sa place. Les côtés gauches et droits de la défense seront probablement occupés par les deux Havrais par Yacouba Coulibaly et Steeve Yago. En défense centrale, la présence  de Yssoufou Dayo sur la pelouse est certaine et il pourrait avoir à ses côtés le jeune Dylan Ouédraogo. En ce qui concerne le milieu de terrain, en l’absence du Capitaine Charles Kaboré, Paulo Duarte pourrait faire confiance à Bryan Dabo, Blati Toure et Razack Traoré. L’attaque devrait être menée dans le couloir droit par le Lyonnais Bertrand Traoré, à gauche par le jeune ailier de Pyramids, Eric Traoré et la pointe par le tout aussi jeune joueur de l’Ajax d’Amsterdam, Franck Lassina Traoré. Mais qui portera le brassard de capitaine dimanche en l’absence de Charles Kabore et de Bakary Kone ? Tout porte à croire qu’il s’agira de Yssoufou Dayo, le sociétaire de Berkane (Maroc) parce que le coach Duarte et son adjoint Narcisse Yameogo se sont entretenus avec lui à l’hôtel des joueurs, au retour de l’entraînement. En tous les cas, espérons qu’avant le coup de sifflet final ce dimanche, le sélectionneur fasse des remplacements afin de donner la chance de nombreux autres jeunes.

Sié Simplice HIEN

(à Marbella, en  Espagne)

108e Conférence de l’OIT: Christophe Dabiré à Genève

(Ouagadougou, le 07 juin 2019) A l’invitation du Directeur Général de l’Organisation Internationale du Travail(OIT), Monsieur Guy RYDER, le  Premier Ministre, Son Excellence Monsieur  Christophe Joseph Marie DABIRE,  prendra part  du 08 au 15 juin 2019,  à  Genève en Suisse, à la 108eme session de la Conférence Internationale du Travail.

Cette session coïncide également avec la célébration du centenaire de l’Organisation. Elle sera une occasion pour l’OIT de faire le bilan de son action dans le monde et de tracer de nouveaux sillons pour un meilleur avenir du monde du travail.

A la tribune de la 108eme  session de la Conférence Internationale du Travail, le Premier  Ministre prendra la parole, le  mercredi 12 juin  2019 à 11h00, pour décliner les grands axes de la politique gouvernementale pour un plein épanouissement du monde du travail burkinabè, notamment les actions entreprises en faveur de l’équité et de la justice sociale.

Cette session sera également une occasion pour le Chef du Gouvernement de s’entretenir avec des Chefs d’Etats et de gouvernements, et avec des responsables d’organisations internationales et interafricaines. 

En marge des travaux, l’agenda de la visite du  Chef de l’Exécutif, prévoit également une série de rencontres avec la communauté burkinabè, les fonctionnaires internationaux burkinabè.

Le Burkina Faso est membre de l’OIT depuis 1960. Notre pays a participé de manière assidue aux activités de cette organisation, ce qui lui a valu d’abriter à Ouagadougou le Sommet des Chefs africains d’Etat sur l’emploi et la pauvreté en Afrique en 2004 et le premier Symposium africain sur le travail décent en Afrique en 2009.

DCI/PM

Match amical RDC-Burkina : Les Etalons motivés pour la rencontre de dimanche

Les 26 Etalons sélectionnés par Paulo Duarte poursuivent leur stage de préparation en Espagne en vue du match amical qui les opposera le dimanche 9 juin 2019 aux Léopards de la République démocratique du Congo. Ce sont de jeunes et d’anciens joueurs motivés qui ont pris part à l’entrainement de ce vendredi 7 juin. Les Etalons répètent leur gamme à Marbella, dans la province de Malaga en Espagne, pour le match amical qui doit les opposer ce dimanche 7 juin aux Léopards de la République démocratique du Congo (RDC). Les deux équipes ont posé leurs pénates au Marbella football center où elles se sont entrainées côte à côte, hier vendredi 7 juin. La RDC prépare les phases finales de la CAN qui débutent le 21 juin prochain en Egypte et pour le Burkina Faso qui a loupé sa qualification, il est en mode reconstruction. Les 26 joueurs convoqués par le sélectionneur Paulo Duarte ont tous répondu présents au stage de préparation. Aucune blessure n’a été signalée. Même le sélectionné de dernière minutes, appelé pour remplacer le capitaine Charles Kaboré, était de l’entrainement du jour. Le moins que l’on puisse dire est que l’entrainement a été intense, avec des joueurs visiblement motivés, surtout les tout-nouveaux. Les contacts étaient parfois durs et ceux qui sont appelés pour la première fois ont semblé déjà bien été intégrés dans le groupe. Mody Cissé  s’est illustré, comme à ses habitudes dans le Faso foot, dans des accélérations sur le couloir droit. Les deux jeunes latéraux, Issa Kaboré (Rahimo) et Oulass Abass Traoré (Salitas) ont été également très actifs. Il en été de même des jeunes professionnels tels que Lassina Traoré, Abou Ouattara et le très jeune Kilian Nikiéma. Les gestes techniques et les passes qu’ils réussissent ont été à chaque fois encouragés par leurs ainés. Ces derniers se disent d’ailleurs prêts à les accompagner. Après un dernier entrainement prévu ce samedi 8 juin, l’on verra à l’œuvre ces Etalons, nouvelle version peut-être, le lendemain dimanche à 17h au Marbella football Center.

                            Sié Simplice HIEN

(à Marbella, en Espagne)

 

Yssoufou Dayo, défenseur central : « C’est de notre responsabilité de mettre les jeunes dans le bain » « Nous nous sommes retrouvés ici pour voir comment préparer les années à venir. Le match du dimanche est un test pour les jeunes qui viennent d’intégrer le groupe. Nous qui sommes anciens, nous essayerons de les pousser pour leur donner confiance, afin qu’ils se battent pour leur place en équipe nationale. Même si nous ne partons pas à la CAN, nous jouerons le match à fond pour montrer que nous avions notre place. Les échecs peuvent arrivés. Tous les anciens qui sont du groupe pour ce stage en Espagne ont des responsabilités vus qu’il y a de nombreux jeunes qui ont été convoqués. C’est donc de notre responsabilité de les mettre dans le bain. Ce rôle me donne plus d’envie de travailler pour donner de la confiance à ces jeunes pour… » Bertrand Traoré, attaquant : « Nous sommes là pour un nouveau départ » « Nous ne sommes pas qualifiés pour la CAN mais ce match est important pour nous. Le Burkina Faso a l’habitude de se qualifier pour cette compétition. Nous avons tout donné mais nous n’avons pas pu nous qualifier pour Egypte 2019. Nous avons engrangé 10 points dans notre groupe mais cela n’a pas suffi. L’équipe aujourd’hui est en reconstruction, il y a de nombreux jeunes. Nous essayons de les intégrer dans l’équipe. C’est la période des vacances et si nous nous sommes sacrifiés pour venir préparer ce match contre la RDC, c’est pour prendre un nouveau départ. Nous serons donc pleinement concentrés  le dimanche. Ce sera les débuts d’une grande génération. Auparavant, même avec les grands frères qui étaient présents, j’avais un statut de leader que j’assumais. Aujourd’hui je fais partie des plus expérimentés de l’équipe. Je vais aider les nouveaux à bosser pour se mettre au niveau des autres afin que nous puissions avancer ensemble ». Paulo Duarte, sélectionneur des Etalons : « Il faut montrer aux Burkinabè que l’avenir est prometteur » « Il y a eu de nombreux changements et  beaucoup de nouveaux joueurs pour ce match. Et c’est cela notre objectif. La génération qui est en train de partir à créer l’une des plus belles pages de l’histoire du football burkinabè. C’était une génération dorée. Aujourd’hui, le Burkina Faso est obligé de renouveler l’équipe avec les jeunes qui brillent dans le championnat national et d’autres qui évoluent à l’extérieur. C’est le moment donc de changer et les premiers pas ont déjà été effectués. On verra ceux qui vont partir et ceux qui vont rester pour accompagner ce projet de reconstruction. C’est la raison d’être de ce stage avec surtout une équipe très motivée même si nous sommes en période de vacances. Les joueurs sont un peu à cours de forme parce que les championnats se sont achevés il y a un peu longtemps. On aurait souhaité que ce match amical se joue en début juin. Mais on va le jouer et mettre le Congo en difficulté. Il faut montrer aux Burkinabè que l’avenir est prometteur. Des cadres comme Charles Kaboré, Bertrand Traoré, Steeve Yago, Yssoufou Dayo, Bryan Dabo, Razack Traoré sont là pour passer de bons messages à cette jeunesse-là ». Propos recueillis à Marbella par Sié Simplice HIEN