Athlétisme : Altitude Nahouri 11e édition
Le semi-marathon en ligne et en hauteur, Altitude Nahouri 2019, s’est couru le 8 juin dernier à Pô. John Mburu du Kénya succède à son compatriote Shadrack Koipkogey, vainqueur 2018. Mburu a mis un temps de 1h17’02, pour accéder au sommet du pic. Une édition 2019 placée sous le patronage de Alassane Balla Sakandé, président de l’Assemblée nationale et les co-parrainages des ministres Daouda Azoupiou des Sports et Alpha Barry des Affaires étrangères.
202 coureurs sur la ligne de départ. Le temps était plus ou moins clément. Le critérium de 3Km à l’intérieur de la ville de Pô, s’est effectué groupé. Direction maintenant le Pic. Au fil des kilomètres, le peloton se fragmente, les figurants, quant à eux, ont vite abandonné, ou transformé la course en marche. Là, on commence à voir les compétiteurs. Après 9Km de course, un groupe prend les devants, 1 Kényan, 2 Marocains, 2 Togolais, 4 Nigériens, le marquage est serré, mais très vite le Kényan John Mburu se détache. A 5Km du pic, le Kényan est seul, ses poursuivants, le Togolais Moipah Kombaté et le Marocain El Moudjibi Abderrahmane sont à 1mn. Mburu est le premier à arriver au pied du pic haut de 447 mètres, pour l’ascension, en présence d’une foule nombreuse. Au fur et à mesure, les athlètes arrivent. La bataille en ligne étant finie, place à celle de la hauteur. Qui arrivera 1er au sommet pour arracher le drapeau ? Suspense ! Les techniciens de la Fédération burkinabè d’athlétisme veillent. Rapide sur les pistes, le Kéynan le sera également en hauteur en arrachant le drapeau, avec un chrono de 1h17mn 02, il est suivi du Togolais, Moipah Kombaté, 1h20’22, le Marocain Abderrhamane ferme le podium en 1h21’54. Le premier des Burkinabè, Yacouba Cissé, est arrivé 11e comme l’an passé. La 1re chez les dames est Camerounaise, Angèle Cezono en 1h50’24. Au titre des prix, le 1er gagne 1000 000 FCFA, le 2e 400 000F, le 3e 250 000F. Les dix premiers sont primés, ainsi que la 1re dame et le 1er Burkinabè. Abdoulaye Mosse, 5e vice-président représentant le patron de la cérémonie, a rassuré que l’Assemblée nationale sera toujours aux côtés de Altitude Nahouri, pour lui apporter plus de moyens pour l’organisation. Le MSL, Daouda Azoupiou, abonde dans ce sens, il a instruit que Altitude Nahouri soit pris en compte dans le programme de la Fédération burkinabè d’athlétisme, afin d’être budgétisé. Il a loué l’initiative du promoteur, Ouézen Louis Oulon et félicité les athlètes, parce qu’il voit dans Altitude Nahouri, «une diplomatie sportive», car plusieurs nationalités du monde entier s’y retrouvent. Le promoteur a jugé la 11e édition «excellente», du point de vue du nombre de participants, avec deux nouveaux pays, le Cameroun et le Nigeria. Mais il relève un paradoxe criant, entre l’engouement croissant autour de Altitude Nahouri, et les moyens financiers pour une organisation efficiente, qui ne suivent pas. Et tout en remerciant tous ceux-là qui ont permis la tenue de cette édition, il lance un appel à d’autres sponsors, car selon lui dans Altitude Nahouri, « il y a quelque chose à prendre ». Il s’est réjoui d’entendre les promesses de l’Assemblée nationale et du ministère des Sports et il fait foi en leur concrétisation. Rendez-vous est pris pour 2020.
Barthélemy KABORE
108e conférence internationale du travail
La 108e session de la Conférence internationale du travail (CIT) s’est ouverte, le 10 juin 2019, à Genève, en présence d’une importante délégation burkinabè, conduite par le Premier ministre, Christophe Dabiré. La rencontre est consacrée à la recherche de solutions sur l’avenir du travail face aux questions de genre, technologiques, environnementales et migratoires.
Des organisations patronales, des syndicats d’employés et des responsables gouvernementaux ont procédé à l’ouverture de la 108e session annuelle de la conférence internationale du Travail, le lundi 10 juin 2019, au Palais des Nations, à Genève. «Bâtir un avenir avec un travail décent», c’est le thème de la rencontre qui va accueillir une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement. Le chef du gouvernement burkinabè, Christophe Dabiré, présent en Suisse depuis la veille, s’exprimera au nom du Burkina Faso, le mercredi 12 juin, selon un calendrier indicatif. Les présidents Ibrahim Boubacar Kéita du Mali et Nana Akufo-Addo du Ghana ainsi que Daniel Kablan Duncan, vice-président de la Côte d’Ivoire, devront prendre la parole durant la conférence qui prendra fin le 21 juin 2019.
La conférence permettra de discuter de plusieurs sujets liés au travail et espère en tirer une déclaration qui impactera les relations aux services et hors-services les années à venir. Le directeur général du Bureau international du Travail (BIT), Guy Ryder, souhaite que la déclaration en projet réponde aux attentes sur les bouleversements observés dans le monde du travail à la suite du développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, des variations climatiques, des flux migratoires etc.
«En adoptant de nouvelles normes internationales sur le travail pour mettre fin à la violence et au harcèlement au travail, cette conférence permettra de combattre les abus», a indiqué Guy Ryder.
Une importante délégation burkinabè
Les disparités salariales liées au genre, le harcèlement sexuel et la violence dans le monde du travail sont autres sujets inscrits à l’ordre du jour du congrès. «La paix durable a un lien étroit avec le traitement équitable des travailleurs des deux sexes», a affirmé Maria Fernanda Espinosa Garces, présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, dernière intervenante à l’ouverture de la conférence.
Cette session annuelle du CIT marque aussi les 100 ans de la création de l’Organisation internationale du travail (OIT), seul héritage ayant survécu à la Société des nations, créée après les folies de la Première guerre mondiale. Le Burkina Faso, membre de l’OIT depuis son indépendance, participe à la commémoration de ce centenaire avec une forte délégation. En effet, le Premier ministre conduit une équipe comprenant le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Séni Ouédraogo, le ministre de la Jeunesse et de la Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, Salifo Tiemtoré et certains de leurs collaborateurs. De même, la Caisse de retraite des fonctionnaires (CARFO), le Haut conseil du dialogue social, le Conseil national du patronat burkinabè sont aussi représentés. Egalement, au moins six responsables syndicaux dont Paul Kaboré (ONSL), Basolma Bazié (Collectif CGT-B) et Augustin Blaise Hien (CNTB) ont été aperçus à Genève. Ensemble, ils contribueront à définir les contours et les contraintes pour un travail décent dans un contexte de grandes mutations. Loin du pays, tout au moins à Genève, patrons, gouvernement et syndicats burkinabè ne se boudent pas.
Aimé Mouor KAMBIRE
Situation sécuritaire dans le Yagha
Dans le souci de s’imprégner des conditions de travail et de vie des élèves et enseignants des localités de Mansila, Solhan et Boundoré déplacés à Sebba, chef-lieu de la province du Yagha, région du Sahel, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Stanislas Ouaro, y a séjourné, le dimanche 9 juin 2019.
Selon les statistiques, 500 élèves des communes de Mansila, Solhan et de Boundoré ont été déplacés à Sebba, chef-lieu de la province du Yagha, du fait des attaques terroristes. Parmi ces élèves déplacés, 168 sont logés dans 88 familles d’accueil et le reste dans cinq sites, essentiellement des écoles primaires et établissements secondaires de la ville de Sebba. Cette insécurité a affecté 452 enseignants, obligeant les autorités éducatives à déployer 124 maîtres pour assurer des cours intensifs aux élèves dans la province. D’après le représentant des élèves déplacés, Boubacar Tamboura, avec les attaques terroristes répétées, suivies de la fermeture de certaines écoles, les élèves du CM2 ont commencé à s’inquiéter de la poursuite de leur cursus scolaire et de leur participation à l’examen du CEP en particulier. «C’est dans ce contexte que les autorités politiques et éducatives du Yagha ont mis en application la stratégie d’éducation accélérée en situation d’urgence. Dès lors, nous avons été accueillis et hébergés dans des familles d’accueil et sur des sites. Des cours intensifs ont été organisés à notre intention pour nous préparer à l’examen», relate le jeune Boubacar Tamboura.
Dans le souci de s’imprégner des conditions de vie et de travail des élèves et enseignants déplacés, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Stanislas Ouaro, s’est rendu à Sebba le dimanche 9 juin 2019. Il a dit être venu témoigner de l’admiration du gouvernement et du Président du Faso aux différents acteurs de l’éducation, aux forces vives du Yagha ainsi qu’aux Forces de défense et de sécurité (FDS), pour avoir permis aux enfants de la province de poursuivre leur scolarité et de prendre part aux examens du CEP. «Il était de mon devoir de faire le déplacement de Sebba pour féliciter et encourager les acteurs de l’éducation pour le travail abattu au quotidien pour le rayonnement de l’éducation dans la province du Yagha, malgré le contexte sécuritaire difficile», explique le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales.
«Une belle victoire d’étape»
De son avis, les initiatives endogènes entreprises ont permis de prendre en charge les élèves déplacés. «Grâce à votre engagement, il a été possible de reloger 500 élèves, de pourvoir à leur restauration, de veiller à leur santé afin de leur offrir la chance de poursuivre leurs études et de prendre part aux examens scolaires», s’est-il exprimé. C’est pourquoi, Stanislas Ouaro a témoigné sa reconnaissance aux autorités administratives, religieuses et coutumières ainsi qu’aux FDS qui ont contribué à ces initiatives. A l’adresse des parents d’élèves, enseignants, familles d’accueil, des partenaires techniques et financiers, il leur a rassuré de l’indéfectible soutien du gouvernement.
Aux candidats, le ministre leur a dit qu’ils passeront leur premier examen dans un contexte très particulier. Pour lui, ils ont accepté travailler dans des conditions qui ne sont pas celles de leur quotidien. «Ce qui importe, ce n’est pas le chemin emprunté, mais l’arrivée. En acceptant de quitter vos familles pour venir à Sebba, vous avez choisi le chemin qui doit vous mener au succès. Ce choix de vos parents et de vous-mêmes est une belle victoire d’étape dans la course vers la réussite. De tout cœur, je vous souhaite pleins succès aux examens du CEP», a-t-il lancé aux candidats.
Le directeur des écoles déplacées de Mansila, Somnoma Ouédraogo, estime que les enseignants sont prêts pour l’examen. Il a fait savoir que les conditions de travail depuis leur arrivée à Sebba n’ont pas été les meilleures. Grâce à la diligence des différentes autorités, affirme-t-il, les difficultés ont été surmontées. «Depuis le mois de janvier, nous nous sommes déplacés à Sebba et nous y poursuivons les cours. La visite du ministre nous réconforte, car il nous a honorés», a conclu M. Ouédraogo.
Souaibou NOMBRE
Snombre29@yahoo.fr
Le Premier ministre Dabiré en Suisse: Un discours sur l’état de la nation à la diaspora
Avant l’ouverture de la 108e conférence internationale du travail à laquelle il est convié, le Premier ministre, Christophe Dabiré, s’est entretenu avec ses compatriotes vivant en Suisse, le 9 juin 2019, à Genève.
Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a tenté de rassurer les quelque 500 Burkinabè vivant en Suisse et recueillir leurs préoccupations, aussitôt arrivé en Suisse. C’est sous une fine pluie qu’il a foulé le sol de Genève, le 9 juin 2019, pour prendre part à la 108e conférence internationale du travail. Invité par le directeur général du Bureau international du travail, le chef du gouvernement burkinabè a été accueilli à son arrivée dans la capitale helvetique, à l’aéroport par l’ambassadeur du Burkina à Genève, Dieudonné W. Sougouri.
Après un bref passage à l’hôtel Intercontinental, situé au Petit Saconnex, il s’est rendu directement à l’ambassade du Burkina, en compagnie du ministre en charge du travail, Pr Séni Ouédraogo et de celui chargé de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes, Salifo Tiemtoré. Là, il a rencontré une représentation des 500 Burkinabè vivant en Suisse.
Débout, micro en main, M. Dabiré s’est adressé à ses compatriotes, venus des principales villes de Suisse, mais aussi de la France voisine. Pour lui, le Burkina vit certes une période difficile, mais reste soudé et débout, contrairement aux représentations diplomatiques qui peignent la carte du pays en rouge, à l’exception de Ouagadougou. «Nous nous sommes réorganisés pour nous adapter à l’ennemi invisible. Les attaques contre les bâtiments des forces de défense et de sécurité ont baissé. Maintenant, il attaque des églises, des mosquées et des temples pour nous opposer. Mais notre peuple est conscient qu’il faut éviter le piège», a-t-il dit. Dans son «message d’espoir», il a rassuré ses compatriotes que la situation sécuritaire s’améliore en dépit des nombreux défis. En plus du renforcement de la coopération avec les pays du G-5 Sahel, l’ensemble des Etats voisins participent à la traque de l’ennemi, de son avis. Il a aussi rappelé la nécessité de poursuivre les efforts de consolidation de la base du développement social et économique. «Parfois, ce sont les effets de la pauvreté qui favorisent ces situations», a-t-il noté avant de demander le soutien de ses compatriotes à son gouvernement.
Au début de son intervention, il a rendu hommage aux soldats tombés pour la patrie. L’hymne national a vibré à l’unisson dans le hall du bâtiment abritant l’ambassade, chose qui a ému le chef du gouvernement, selon ses dires. C’est après qu’il a demandé une discussion interactive avec les «frères, sœurs, amis, enfants et petits-enfants» vivant en Suisse, déclenchant une pluie de questions.
«Il ne manque que Kua»
En effet, divers sujets ont été évoqués comme l’abandon du CFA, l’accaparement supposé du commerce par des expatriés, la fronde sociale et la rupture du dialogue avec les syndicats, l’or, sa destination finale, ses fraudeurs et son apport invisible au développement du pays. De même, la publicité «trompeuse» des sociétés en direction des Burkinabè de l’extérieur, l’aide alimentaire «indigne» de pays étrangers, la question des poursuites judiciaires des acteurs épinglés par l’ASCE-LC ou le REN-LAC, les Koglweogo et l’insécurité actuelle, la politique d’insertion des cadres dans les institutions internationales, etc. ont retenu l’attention des Burkinabè vivant en Suisse. «Il ne manque que Kua», plaisante un participant. Pour ce qui les concerne directement, ils ont alerté le Premier ministre sur certaine lenteur constatée dans les démarches administratives et exprimé des inquiétudes sur leur participation au vote au cas où il y aurait moins de 500 inscrits dans leur zone. Certains ont estimé que le Burkina Faso peut tirer grand profit de sa coopération avec la Suisse pour le développement de son capital humain, l’un des axes stratégiques de la politique du gouvernement du président Roch Marc Christian Kaboré. D’autres ont souhaité des facilités pour mieux investir au pays et ont même bénéficié d’une courte audience après la rencontre.
«La plupart des personnes vivant ici ont envie de retourner au pays. C’est leur préoccupation principale», a insisté le délégué du Conseil supérieur des Burkinabè de l’étranger en Suisse, Tahirou Komi. «Quand nos compatriotes cherchent à investir au pays, ils souhaitent le faire sans encombres. Ils aimeraient qu’on leur ouvre les portes», a-t-il résumé.
Décontracté, souvent taquin, M. Dabiré, aidé par les ministres Séni Ouédraogo et Salifo Tiemtoré, a longuement répondu aux questions. Concernant la fronde sociale, il a rappelé son intervention devant l’Assemblée nationale, au cours de laquelle, il a avait donné raison aux syndicats qui ne demandent que l’application d’accords obtenus sous la Transition et bien avant. Il a aussi rappelé que malheureusement, le budget national ne permet pas de satisfaire toutes les revendications qu’il juge légitimes cependant. La tradition de lutte des Burkinabè et les nombreuses libertés démocratiques offertes donnent un écho particulier à la fronde, a-t-il relativisé.
Et concernant les soupçons de fraude d’or, il a indiqué qu’il revient à la justice de se prononcer, en toute indépendance. Le gouvernement ne pourra que lui offrir des moyens à sa demande. De l’avis du ministre Séni Ouédraogo, l’apport de l’or est visible dans les recettes propres et sert au paiement des salaires dont la masse a doublé en quatre ans.
«C’est une tradition qui s’est instaurée lorsque le chef de l’Etat se déplace dans un pays. Il prend l’habitude d’échanger avec les Burkinabè qui sont à l’étranger pour leur donner les nouvelles du pays. J’ai profité de cette occasion pour suivre les pas du chef de l’Etat», a expliqué le Premier ministre Dabiré, à la fin des échanges. Il s’est dit réconforté de savoir que non seulement les Burkinabè de Suisse suivent de près l’actualité de leur pays mais aussi qu’ils sont déterminés à apporter leur contribution au développement économique et social. Il a promis d’aider l’ambassadeur Sougouri afin qu’il puisse répondre en permanence aux sollicitations de ses compatriotes. Un couteau suisse, muni d’une commande et de 21 fonctions, lui a été offert par la communauté burkinabè de Suisse, afin qu’il puisse couper «le pain (qu’il a) sur la planche». Le président du Conseil national du patronat burkinabè, Apollinaire Compaoré, ainsi que le président du Haut conseil du dialogue social, Jean Marc Palm, ont assisté aux échanges.
Avant de prendre congé de ses hôtes, le chef du gouvernement a salué «la sincérité des échanges», jugeant «fructueuse» la rencontre.
Aimé Mouor KAMBIRE
(Depuis Genève)
Ceinture verte de Ouagadougou
Le mouvement Initiative pour la Ceinture de verte de Ouagadougou (CVO) a organisé, le samedi 1er juin 2019, un panel sur le sujet. L’objectif est de consolider le plaidoyer en faveur de la réhabilitation de cette bande qui entoure la capitale.
La réhabilitation de la Ceinture verte de Ouagadougou (CVO) préoccupe des citoyens réunis au sein de l’Initiative Ceinture verte. Le mouvement a organisé le samedi 1er juin 2019, une conférence publique sous forme de panel au profit d’acteurs venus de divers horizons. Le Colonel Mamadou Baïlé inspecteur des Eaux et forêts et le président de l’Association Droit au logement, Seydou Traoré, ont eu la charge des communications. Premier à prendre la parole, Mamadou Baïléa fait savoir que la création de la Ceinture verte de Ouagadougou remonte aux années de la sécheresse, 1973-1974 sous la houlette du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS). Ainsi, a-t-il expliqué, en plus de la capitale burkinabè, des villes comme Dakar, Niamey, Nouakchott, etc. disposaient aussi chacune d’une ceinture verte. En ce qui concerne la CVO, il était initialement prévu, selon l’intervenant, la réalisation de 2100 hectares de reboisement et les travaux ont débuté en 1976 pour se poursuivre jusqu’en 1990 où ils ont pris fin avec l’arrêt de l’appui financier dont le Burkina Faso bénéficiait auprès de la Mission forestière allemande. A en croire M. Baïlé, à cette date, seuls 1032 hectares ont été reboisés sur la prévision initiale de 2100. «Aujourd’hui, la ceinture de Ouagadougou connaît une dégradation avancée due, principalement, à l’action de l’homme, du fait de la pression démographique. Selon un bilan récemment établi par les Eaux et forêt, environ 1050 hectares sont aujourd’hui sous occupation illégale sur les 2100 ha prédéfinis», a-t-il indiqué. A sa création, la CVO avait pour objectif de créer un cadre récréatif et de loisirs pour les habitants de la capitale, créer des emplois et des activités génératrices de revenus, barrer la route à l’avancée du désert, atténuer l’action des vents secs de l’harmattan, protéger les trois barrages de la ville de Ouagadougou contre l’envasement et l’ensablement, offrir aux ménages, des produits forestiers non ligneux ainsi que du bois de chauffe. Malheureusement, a relevé l’inspecteur des Eaux et forêts, tous ces nobles objectifs n’ont pas été atteints à cause des multiples agressions, mais aussi du manque de moyens qui n’a pas permis aux forestiers de poursuivre les actions de reforestation. D’où cette interpellation de l’expert : «Vu l’importance de la CVO, il est plus que jamais urgent pour le gouvernement de procéder à sa réhabilitation. Une étude réalisée par les services compétents a recommandé l’élaboration d’un plan d’aménagement pour la sauvegarde de cette zone, l’amélioration de son statut et de son immatriculation comme patrimoine de la collectivité territoriale ou de l’Etat» Selon l’ancien directeur régional des Eaux et forêts du Centre, les textes qui régissent les forêts offrent la possibilité à l’Etat de classer ces zones boisées en son nom ou en celui d’une collectivité. Dans son intervention, le deuxième communicateur a relevé d’entrée que l’occupation illégale de la Ceinture verte de Ouagadougou trouve ses raisons dans la malgouvernance, singulièrement les malversations ayant caractérisé les opérations de lotissements dans la commune. Concernant les menaces de déguerpissements des occupants de la forêt, le président de l’association Droit au logement, Seydou Traoré est catégorique. «Nous nous opposons à toute opération de déguerpissement de populations parce que le droit au logement est reconnu par la Constitution du Burkina Faso», a-t-il déclaré. Pour le Coordonnateur du mouvement Initiative ceinture verte, Yacouba Ouédraogo, leur mouvement est un cadre de concertation citoyenne qui plaide pour la réhabilitation et l’aménagement de la CVO. «Nous sommes partis du constat que cette ceinture verte, créée dans les années 1970, est en train de disparaître et il est temps de venir au secours de cet espace qui est le poumon écologique de la ville de Ouagadougou», a-t-il dit. Ce panel a pour objectif de réunir les acteurs autour d’une même table et les résultats vont servir à consolider le plaidoyer du mouvement en faveur de la Ceinture verte de Ouagadougou.
Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr
Population et développement en Afrique
Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a réuni des journalistes de l’Afrique subsaharienne, à Addis Abeba en Ethiopie, les 21 et 22 mai 2019. Durant leur séjour, les acteurs des médias ont participé à la célébration du cinquantenaire de l’UNFPA et du 25e anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD). Ils ont aussi été briefés sur les enjeux du programme d’action de la CIPD.
2019 est une année de double jubilé au Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Elle marque le 50e anniversaire de cette agence onusienne et les 25 ans du Programme d’action (PA) de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), dont l’UNFPA assure le leadership. L’organisme des Nations unies a associé des journalistes africains à ces deux évènements. Ainsi, dans l’après-midi du 22 mai, à Addis Abeba, en Ethiopie, des femmes et hommes de médias venus d’une vingtaine de pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre, de l’Est et du Sud, ont été témoins de la commémoration continentale combinée du jubilé d’or du Fonds et de celui d’argent de la CIPD. La cérémonie s’est déroulée sous le patronage de la présidente du pays-hôte, Sahle-Work Zewde, et en présence de la directrice exécutive de l’UNFPA, Dr Natalia Kanem, de représentants de l’Union africaine, etc. Les différents intervenants à cette soirée, la présidente Zewde en tête, ont salué l’avènement de l’UNFPA en 1969, pour informer les pays en développement, des conséquences sociales et économiques de la croissance démographique et pour appuyer les programmes démographiques nationaux. Tout en reconnaissant que l’évolution de l’organisme n’a pas été un long fleuve tranquille, du fait, parfois, de l’incompréhension de ses missions par une frange de la population, ils ont, à l’unanimité, relevé les nombreux progrès accomplis en matière de santé de la reproduction, de l’autonomisation de la femme, de la fille et des jeunes, en général. Des lignes, voire des montagnes ont bougé, surtout depuis l’adoption du PA de la conférence de la CIPD, au Caire (Egypte), en 1994, par 179 Etats. Il est ressorti des
interventions que les efforts conjugués de l’UNFPA, des gouvernements, des Organisations de la société civile (OSC), etc. ont permis d’engranger des avancées notables sur le continent en matière de droit des femmes de décider de leur santé et de participer plus significativement aux actions de développement.
Nairobi, pour accélérer la cadence
A titre d’exemple, l’on peut retenir que le taux de mutilations génitales féminines a baissé. La mortalité maternelle liée à la grossesse a aussi connu une diminution de 40%, de même que la mortalité infantile. L’utilisation des méthodes modernes de contraception, elle, est en hausse (de 16,4% en 1994 à 33,4% en 2018), permettant de réduire le nombre des grossesses non désirées. L’autonomisation des femmes est également, de plus en plus, une réalité, selon le bilan dressé dans la capitale éthiopienne. En dépit de ces progrès réalisés depuis 1994, des millions de femmes et de filles ne profitent pas encore des promesses faites au Caire d’assurer un accès à des soins de santé reproductive complets, y compris la planification familiale volontaire. Pour preuve, une femme sur cinq n’arrive pas à combler ses besoins en méthodes modernes de contraception et les inégalités de genre persistent au quotidien. Aussi, derrière les progrès d’ensemble se cachent des disparités régionales et nationales. Ainsi, dans certaines parties du continent, des femmes continuent de mourir en grand nombre en voulant donner la vie. Une femme sur trois est mariée avant l’âge de 18 ans, entre autres. Les défis s’avèrent plus importants dans une Afrique où la population a presque doublé (de 704 millions en 1994 à 1,32 milliard en 2019) avec plus de 40% de jeunes (10 à 24 ans), dans un contexte de changement climatique, a diagnostiqué la patronne de l’UNFPA, Dr Kanem. Au regard de ces enjeux, la célébration du double anniversaire s’est voulue à la fois un moment de réjouissance au vu des progrès, mais surtout de réflexion sur les actions à mener en vue de faire du programme d’action de la capitale égyptienne une réalité universelle. «Les engagements du Caire méritent d’être renouvelés et revitalisés», a insisté Dr Natalia Kanem. cette perspective, a-t-elle informé, fera l’objet de discussions à Nairobi au Kenya, du 12 au 14 novembre 2019, au cours d’une conférence de haut niveau, à l’initiative de l’UNFPA, du gouvernement kényan et du Royaume du Danemark. Cette rencontre, à laquelle sont attendus cinq mille participants, va rassembler des gouvernements, des organismes des Nations unies, le secteur privé, des groupes de femmes et des réseaux de jeunes, pour discuter et convenir des initiatives permettant d’accélérer la tenue des promesses de la CIPD. «Le Sommet de Nairobi nous aidera à former une coalition élargie de parties prenantes afin de défendre les acquis et de faire progresser le programme de la CIPD veillant à ce que personne ne soit laissé de côté», espère Dr Kanem.
L’objectif des trois zéros
D’ores et déjà, elle a réaffirmé l’engagement de l’UNFPA en faveur d’un monde où chaque grossesse est désirée, chaque naissance se passe de manière saine et sauve, et où chaque jeune peut réaliser son plein potentiel. L’ambition étant d’atteindre zéro besoin non satisfait en planification familiale, zéro décès maternel évitable et zéro violence et pratique néfaste contre les filles et les femmes, y compris les mariages d’enfants et les MGF. Son vœu est que le même leitmotiv soit partagé par les autres acteurs impliqués dans la mise en œuvre du PA de la CIPD. Un appel entendu à Addis Abeba, puisque la présidente de la République fédérale démocratique d’Ethiopie, Sahle-Work Zewde, a annoncé que son pays est prêt à doubler ses efforts dans la réalisation du PA de la CIPD et des Objectifs de développement durable (ODD). Elle a, à son tour, appelé les autres chefs d’Etat et de gouvernement du continent à faire autant. Outre les gouvernements, l’UNFPA attend aussi une grande part de contribution des journalistes pour une opérationnalisation plus réussie de l’agenda du Caire. Pour ce faire, en marge des commémorations, il a organisé un atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités à l’endroit de 25 journalistes.
A l’issue de 48h de travaux, les participants ont pris la résolution d’interpeller les gouvernants et d’informer davantage les populations sur le programme d’action, les implications et les gaps de la CIPD, dans leurs pays respectifs.
Koumia Alassane
KARAMA
(karamalass@yahoo.fr)
Nouveau rapport de McKinsey Global Institute: L’automatisation au lieu de travail sera un moment décisif pour les femmes
L’adaptation aux changements permettra aux femmes d’être plus productives, d’obtenir des emplois mieux rémunérés, et de participer à instaurer l’égalité des genres. Si elles n’y parviennent pas, il sera encore plus difficile de surmonter les difficultés actuelles, et les inégalités entre les genres s’aggraveront.
Vancouver, Canada – Un nouveau rapport de McKinsey Global Institute (MGI), The future of women at work: Transitions in the age of automation, (disponible en anglais seulement) dévoilé lors de la Conférence 2019 de Women Deliver, décrit l’incidence de l’automatisation sur la main-d’œuvre mondiale dans une perspective de genre. Le rapport révèle que 40 à 160 millions de femmes – jusqu’à une sur quatre occupant actuellement un emploi – pourraient devoir changer d’emploi, car le leur sera automatisé d’ici 2030, et en trouver un plus spécialisé. Le rapport conclut que si les femmes réussissent à faire ces changements, elles pourraient conserver, voire augmenter leur part du marché de l’emploi et elles seraient bien placées pour trouver un emploi plus productif et mieux rémunéré. Dans le cas contraire, l’inégalité entre les genres au travail risque de s’accroître, l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes pourraient augmenter, et certaines femmes pourraient même cesser de travailler.
Selon le rapport, un pourcentage à peu près identique d’hommes et de femmes pourraient devoir changer d’emploi au cours de la prochaine décennie : de 7 à 24 p. 100 des femmes occupant un emploi actuellement, comparativement à une proportion de 8 à 28 p. 100 pour les hommes. Toutefois, le rapport, qui examine en détail plusieurs scénarios d’automatisation dans six économies en pleine maturité et quatre économies émergentes, conclut qu’en raison d’obstacles érigés depuis longtemps, les femmes auront de la difficulté à se trouver de nouveaux emplois. Les femmes disposent souvent moins de temps pour se recycler ou chercher un emploi, car elles passent plus de temps que les hommes à fournir des soins sans rémunération, sont moins libres de leurs mouvements en raison de la sécurité et des infrastructures inadéquates, et pour des motifs d’ordre juridique, et ont moins accès à la technologie numérique et aux postes dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) que les hommes.
Ces problèmes ont déjà ralenti les progrès des femmes et y ont beaucoup nui. Une étude antérieure de MGI a conclu que la réduction de l’écart entre les genres pourrait permettre d’ajouter 12 milliards de dollars dans l’économie mondiale en 2025. Cependant, au cours des quatre années qui ont suivi la première analyse réalisée par MGI sur l’inégalité des genres dans la société et au travail, peu de progrès ont été réalisés, et les progrès des femmes en matière d’égalité des genres au travail continuent d’être inférieurs aux indicateurs d’égalité.
« Au premier abord, il semble que les hommes et les femmes participent à la même course vers l’automatisation, mais bien que la distance puisse être sensiblement la même, les femmes ont un poids accroché à chacune de leurs chevilles. Si nous investissons pour retirer ces poids, les femmes réussiront personnellement non seulement sur le plan économique, mais elles contribueront également à améliorer les entreprises et à renforcer l’économie », a déclaré Kweilin Ellingrud, une associée principale de McKinsey et coauteure du rapport.
Les responsables des politiques et les entreprises doivent multiplier les interventions axées sur les femmes pour éliminer les obstacles. Les priorités principales sont les suivantes : investir davantage dans la formation et dans l’aide en période de transition, élargir l’offre de services de garde d’enfants et de services de transport sûrs et abordables, briser les stéréotypes en matière d’emploi; augmenter l’accès des femmes à l’Internet mobile et aux cours d’informatique dans les économies émergentes, et soutenir les femmes dans les domaines des STIM et en entrepreneuriat.
« Pour suivre l’évolution du milieu du travail, nous devons adopter d’autres mesures, sans laisser la moitié de la population derrière, si nous voulons que le monde, les sociétés et les économies prospèrent, a déclaré Katja Iversen, présidente et directrice générale de Women Deliver. Nous devons investir, sur le plan des politiques, des programmes et des mesures financières, au profit des filles et des femmes, afin que l’automatisation continue de nous faire évoluer et non régresser. »
Communiqué de presse/Women Deliver
Burkina Faso-RDC : les Etalons obtiennent le nul en Espagne
Le Burkina Faso et la République démocratique du Congo ont fait match nul (0-0) hier dimanche 9 juin 2019 au stade municipal de Marbella, à Malaga, en rencontre amicale. Les deux équipes ont fait tourner leur effectif, la RDC préparant la phase finale de la CAN 2019.
L’opération reconstruction des Etalons a débuté par un match nul, hier 9 juin 2019 à Marbella, en Espagne. Le Burkina Faso y a affronté en match amical la République démocratique du Congo. Les deux pays n’ont pu se départager à l’issue d’un match animé dans l’ensemble. Pour ce premier match après celui qui a éliminé les Etalons de la phase finale de la CAN face à la Mauritanie (malgré une victoire 1 à 0), le sélectionneur Paulo Duarte s’est présenté d’entrée avec ses habituels titulaires. Cependant, il a opéré trois changements majeurs. Le jeune joueur de l’Ajax d’Amsterdam Franck Lassina Traoré et l’ancien ailier de l’USO Éric Traoré qui évolue aujourd’hui à Pyramid en Egypte ont été associés en attaque avec le lyonnais Bertrand Traoré. En défense centrale, Dylan Ouedraogo a évolué aux côtés de Yssouf Dayo.
Les Etalons avaient en face, les expérimentés congolais Youssuf Mulumbu et Trésor Mputu. Ce sont alors les Léopard qui prennent le contrôle du match dès le coup d’envoi de l’arbitre Serbe, Danilon Grujic. Elia Meschack sur son côté droit fait voir de toutes les couleurs Yacouba Coulibaly. Etrangement oublié par la défense burkinabè au second poteau (4e mn), le remuant ailier congolais ajuste mal son plat du pied devant des buts ouverts. Les Congolais avec le métronome et capitaine Youssuf Mulumbu de même que le technicien du TP Mazembé Tresor Mputu vont priver les Etalons de ballons. Le portier Hervé Koffi est lui heureusement bien dans le match en remportant à deux reprises son duel face à l’attaquant Congolais, Cédrick Bakambu (9e et 13e mn).
Au quart d’heure de jeu, Blati Touré sonne la révolte des Burkinabè. Il marque à la culotte le stratège congolais Trésor Mputu, l’empêchant d’aérer le jeu des Léopards. Les poulains de Paulo Duarte vont d’ailleurs se créer leur occasion franche (17e mn) grâce à une belle récupération de Blati qui lance Steeve Yago sur son côté droit. Son bon centre à l’entrée de la surface trouve Abdoul Razack Traoré qui frappe mais le portier congolais est sur la trajectoire. Dès lors, les techniciens burkinabè se retrouvent et créent des misères aux Congolais. Le capitaine du jour, Bertrand Traoré, est à la baguette. Razack et ses passes lasers cassent les lignes. Leurs deux jeunes coéquipiers (Franck Lassina Traoré et Eric Traoré) bougent et pressent sur le front de l’attaque. Ils se rendent plus disponibles et sont davantage trouvés par Bertrand, Razack et Blati. L’attaquant de l’Ajax d’Amsterdam, Franck Lassina Traoré est contré in extremis, après une belle combinaison avec Bertrand Traoré (34e ). A la 37e mn, un corner de l’attaquant lyonnais traverse toute la défense des Léopards, sans que Dayo, ni Eric Traoré n’arrivent à mettre la balle au fond des filets. A part les passes approximatives de Dylan Ouédraogo et ses difficultés dans le replacement défensif, les Etalons ont séduit dans l’ensemble le maigre public (composé essentiels d’officiels) du stade municipal de Marbella.
En début de seconde période, Paulo Duarte va opérer trois changements. Dylan Ouédraogo cède sa place à Edmond Tapsoba, Abou Quadir Ouattara remplace Franck Lassina Traoré et le jeune latéral gauche de Salitas FC, Oulas Abass Traoré fête sa première sélection en foulant la pelouse en remplacement de Yacouba Coulibaly. Avec ces changements, Bertrand est replacé en pointe, Steeve Yago retrouve son côté droit et Abou Ouattara est positionné à l’aile gauche. Les congolais font aussi le turn over, surtout qu’ils préparent la phase finale de la CAN qui débute dans quelques jours en Egypte. Ces divers remplacements ont fait baissé l’intensité de la rencontre. Le match va s’achever sur un score nul et vierge.
Mais le staff burkinabè qui a emprunté le chemin de la reconstruction est satisfait parce qu’il a pu tester de nombreux jeunes comme Issa Kaboré de Rahimo, Oulas Abass de Salitas, Eric Traoré, etc.
Sié Simplice HIEN à Marbella en Espagne


