Coupe du Faso 2019 : Rahimo et l’AS SONABEL en lutte pour l’ultime trophée de la saison

La 33e coupe du Faso oppose ce dimanche 26 mai 2019 au stade du 4-Août de Ouagadougou, Rahimo FC à l’AS SONABEL. Ces deux équipes qui n’ont jamais remporté dame coupe entendent, chacune, inscrire leur nom au palmarès de cette prestigieuse compétitions.

La finale de la 33e Coupe du Faso s’annonce palpitante. Rahimo FC et l’AS SONABEL ont promis chacune, se battre cet après-midi du dimanche 26 mai 2019 pour se faire couronner et succéder ainsi à Salitas FC, tenant du titre. Lors de la conférence de presse d’avant-match tenue hier, jeudi 23 mai, les deux finalistes ont clairement affiché leur envie de remporter le trophée 2019. Pour Rahimo, le tout nouveau champion du Burkina, ce match est une occasion sans précédent pour lui de réaliser le doublé et d’inscrire son nom dans l’histoire du football burkinabè. Et l’entraîneur des Académiciens, Boureima Zongo, d’affirmer que ses jeunes joueurs vont tout donner pour ramener les deux trophées à Bobo-Dioulasso, plus précisément à Bama.

L’ancien international Burkinabè a souligné que ses joueurs restent concentrés et que le titre de champion engrangé la semaine passée fait déjà du passé. Boureima Zongo a avoué qu’ils iront chercher le trophée, même si l’équipe est handicapée par des blessés. Qu’à cela ne tienne, il a rassuré que tout comme lors de la dernière journée du championnat face au RCK, les remplaçants seront à la hauteur pour suppléer les joueurs forfaits. Pour mieux se concentrer pour la finale, Rahimo FC est resté au vert dans la capitale, au lieu de rallier leur base à Bama. Du côté de l’AS SONABEL, l’on compte enfin vaincre le signe indien.

Les Electriciens disputent leur 4e finale de Coupe de Faso et entendent enfin accrocher une étoile à leur palmarès. L’AS-SONABEL a terminé 6e du championnat national de D1 et a été battu en aller et retour (1-0/2-0) par Rahimo FC. Mais selon le coach des Electriciens, Mousso Ouédraogo dit Morinho, son équipe sera hyper concentrée tout au long du match pour ne pas se laisser piéger. Pour cette 3e rencontre de la saison, il a rassuré que cette fois-ci, l’AS-SONABEL va optimiser sur ses qualités et minimiser au maximum les erreurs. Toutefois, il a laissé entendre que la finale sera plaisante, les deux adversaires ayant une
similitude : un jeu tourné vers l’offensive.

Pengdwendé Achille
OUEDRAOGO

Traité d’amitié Burkina-Faso – Côte-d’Ivoire : les recommandations revisitées à Bobo-Dioulasso

Le comité conjoint de suivi et d’évaluation des décisions et recommandations du traité d’amitié et de coopération entre la République de Côte-d’Ivoire et le Burkina Faso (TAC) se tient du 22 au 24 mai 2019 à Bobo-Dioulasso, sa 3e réunion. Les experts burkinabè et ivoiriens vont examiner l’état de mise en œuvre des recommandations du 7e TAC tenu en 2018 à Yamoussoukro et préparer la prochaine rencontre qui se tiendra à Ouagadougou au Burkina Faso.

Le traité d’amitié et de coopération entre la Côte-d’Ivoire et le Burkina Faso, signé en juillet 2008 pour renforcer la fraternité entre Ivoiriens et Burkinabè continue son bonhomme de chemin. Le TAC sera à sa 8e édition cette année et se tiendra à Ouagadougou au Burkina. Le 7e avait eu lieu en 2018 à Yamoussoukro en Côte-d’Ivoire. Le comité conjoint de suivi et d’évaluation des décisions et recommandations du traité d’amitié et de coopération entre la Côte-d’Ivoire et le Burkina s’est réuni du 22 au 24 mai à Bobo-Dioulasso pour évaluer les preuves d’amour entre les deux peuples unis par l’histoire et la géographie. Les experts des deux pays auront également à préparer la 8e conférence au sommet des chefs d’Etat du TAC. Plus spécifiquement, les experts ivoiriens et burkinabè auront pendant trois jours, à finaliser ensemble, les projets d’accord et de protocoles d’accord en souffrance et envisager le cas échéant, d’élaborer de nouveaux projets, d’identifier de nouveaux secteurs de coopération, d’examiner les dossiers prioritaires et spécifiques et formuler des recommandations. L’ouverture de la réunion a eu lieu le 22 mai en présence des délégations ivoiriennes et des autorités administratives et politiques de la région des Hauts-Bassins.

A l’occasion, le directeur général des relations bilatérales du ministère des Affaires étrangères de la Côte-d’Ivoire, Louis Bony, a affirmé que la rencontre est un moment important dans la dynamique du renforcement de la coopération entre les deux pays, et constitue la cheville ouvrière du succès de la rencontre entre les chefs d’Etat ivoirien et burkinabè. Selon lui, plusieurs chantiers sont en cours et portent entre autres sur l’autoroute reliant la Côte-d’Ivoire et le Burkina, l’approvisionnement du Burkina en énergie, la facilitation des échanges commerciaux, la lutte contre la traite des enfants et l’orpaillage.

87 accords signés entre les deux Etats

Leur mise en œuvre à en croire le directeur général, est largement satisfaisante. «La mission des experts est de passer en revue l’ensemble des projets de coopération qui existent entre les deux pays afin de raffermir la coopération et les relations d’amitié entre les deux peuples. Nous allons nous atteler au cours de ces 48 heures, à travailler dans ce sens pour que le TAC 8 se passe dans les meilleures conditions. Nous allons aussi examiner tout le portefeuille des projets, point par point dans les détails. La mise en œuvre des recommandations antérieures est satisfaisante. C’est une œuvre humaine. Il y a quelques difficultés et cela aussi, nous allons les aborder sans complaisance dans un esprit de fraternité comme il l’a toujours été dans nos relations et au sein des travaux des experts», a souligné M. Bony.

Et selon la directrice générale de la coopération bilatérale au ministère des Affaires étrangères, Mme Olivia Rouamba, ce sont 87 accords qui ont été signés entre les deux Etats dans plusieurs secteurs de développement socioéconomique. «Nous allons passer en revue les grands axes de coopération entre nos deux Etats et voir depuis le 1er TAC jusqu’à nos jours, l’état de mise en œuvre des différents recommandations et accords que nos deux Etats ont eu à entreprendre». Les recommandations et propositions qui seront formulées seront soumises à la réunion ministérielle qui se tient ce 24 mai. Elle sera marquée par la signature du rapport conjoint de la réunion du comité et les allocutions des deux ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso et de la Côte-D’Ivoire.

Adaman DRABO
Ibrahim NIAONE
(stagiaire)

Mon voisin aussi candidat ? Kua !

Attention, mon voisin aussi sera candidat ! Il me l’a dit hier. Après avoir mené une analyse sans complaisance de la situation, en bon patriote, il a décidé de prendre ses responsabilités. Il entrera en lice en 2020. Dans les jours à venir, il créera son parti et installera ses représentants sur toute l’étendue du territoire. Il m’a dit qu’il ne laissera aucun hameau ou lopin de terre où l’on peut battre campagne. Contre vents et marées, il ira de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud annoncer la bonne nouvelle : le changement ! Son parti n’est ni de l’opposition ni de la mouvance. Il n’est ni au centre ni à l’extrême. Il est quelque part et partout à la fois avec le peuple. C’est pourquoi d’ailleurs son emblème est un caméléon. Le parti du caméléon s’adapte à tout, en tout temps et en tout lieu. Il entend diriger avec tact et modération, sans exagération.

Il gouvernera avec tout le monde et le Conseil des ministres sera délocalisé à la maison du Peuple, au théâtre de l’Amitié ou à la place de la Gare. En cas d’échec aux élections, il ira à la soupe boire au nom du peuple. Son slogan de campagne sera «plus rien ne sera comme avant, avant». Il combattra la corruption jusqu’à éradication; aucun dossier pendant ne sera pendu à la potence de la tolérance; aucun dossier brûlant ne sera brûlé au panthéon des impunis. Plus rien ne croupira dans les tiroirs du dilatoire. La justice sera tellement indépendante qu’elle jugera sans l’aide d’une balance graduée, comme Dieu lui-même. Dans ses cent premiers jours, il donnera tellement d’espoir que l’espérance de vie du citoyen lambda grimpera d’un cran. Son mandat sera consacré à la veuve et à l’orphelin. Mon voisin arrive ! Pour lui, la course au pouvoir ne doit pas être une course de vitesse. Comme le caméléon, c’est posément au trot assis qu’il franchira la ligne d’arrivée.

Il m’a dit que la campagne se jouera en «steeple-chase», mais il la fera avec l’allure d’un «attelé». Son discours ne sera pas un échafaudage de maux déplacés et de vérités taillées sur mesure. Il parlera au peuple avec le cœur. Pour lui, la politique n’est pas un fourre-tout hérétique aux relents d’intérêts égoïstes et corporatistes. Il ira au charbon sans porter des gants ; il mangera le haricot sans huile à la table du digne gueux sans jouer au philanthrope venu du ciel. Il serrera dans ses bras l’infortunée victime sans céder à la tentation du bain de foule spectaculaire. Il ne fera pas la politique en lisant Machiavel, mais en écoutant Gandhi et King. Pour lui, le «vivre-ensemble» n’est pas un folklore de messes basses et de tours de passe-passe. On ne se réconcilie pas à chaud, parce que le cœur des hommes n’est pas un brasier qui s’éteint avec de l’eau. La paix est une guerre symétrique qui se remporte à mains nues et à cœur vaillant. La paix ne porte pas un faix plein de méfaits non défaits. Il n’y a pas de paix contournée à la craie sur un macadam de drame hanté. On n’enjambe pas un serpent vénimeux le cœur bénin.

La vérité qui se dissimule sans scrupule secrète le poison qui s’accumule. Mon voisin s’est prononcé sur le débat déplacé sur la forêt classée à déclasser. Il a rigolé de dépit avant de me confier que sa candidature n’est pas celle de l’arbre qui cache la forêt. «Ce sont des ébats de mioches où l’évidence éblouit les yeux d’un aveugle. C’est une forêt touffue de non-dits, mal dits par des érudits de midi qui pensent que le zénith porte un bonnet», m’a-t-il lancé. Je suis resté coi à sa saillie mais il n’y a pas de Kua ! Il veut simplement dire qu’il n’a pas le temps de perdre de l’altitude en regardant en plongée la coulée de boue infecte et salissante. C’est en prenant vraiment de la hauteur que l’on se rend compte que le désert avance à grands pas. C’est pourquoi le colon au «long nez pointu» a poussé sa vision au-delà du bout de son nez en classant la forêt depuis 1936. Il m’a même dit que l’on peut raser une forêt avec un décret, mais on ne peut pas faire pousser un potager avec un décret.

Il m’a enfin lancé que le Nobel alternatif devrait s’arracher la barbe blanche, car ses yeux n’ont encore rien vu ! Après tout, le Nobel, on pourrait aussi penser à l’attribuer aux «Non bels», à ceux qui détruisent pour construire, non ? Entre déclasser ce qui a déjà été classé et déplacer ce qui n’est même encore tracé, lequel est mieux placé pour servir de panacée ? La candidature de mon voisin, elle, ne sera ni déclassée ni déplacée !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Prévention de l’extrémisme violent : le Conseil de l’Entente prône le renforcement de la décentralisation

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience le secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente, Dr Patrice Kouamé, le jeudi 23 mai 2019 au palais de Kosyam.

Le deuxième atelier d’échanges d’expériences et d’analyses sur la prévention de l’extrémisme violent du Conseil de l’Entente, tenu du 20 au 22 mai 2019 à Ouagadougou, affiche un bilan positif. Cette information a été portée à la connaissance du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré par le secrétaire exécutif de l’Organisation, Dr Patrice Kouamé, le jeudi 23 mai 2019 au cours d’une audience. Le séminaire organisé en partenariat avec la Coopération suisse et l’Institut d’études de sécurité, a réuni selon lui, 75 participants venus d’horizons divers qui, au terme d’une réflexion «approfondie» sur la prévention de l’extrémisme violent qui a permis de formuler des recommandations «majeures». «Elles portent sur le renforcement du dialogue entre le pouvoir central et les zones périphériques, les populations de part et d’autre des frontières, de la décentralisation pour régler les problèmes à la base», a-t-il fait savoir.

En outre, Dr Kouamé a souligné que les «experts» ont relevé la nécessité d’un «maillage de très près» du terrain par l’Etat à travers la réalisation de services sociaux de base et la prise en charge, dans les politiques publiques de développement, des zones transfrontalières qui sont souvent des espaces où se déploient les bandes armées. A entendre le secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente, toutes ces recommandations seront proposées au prochain sommet de l’Organisation. «Si elles sont adoptées, les pays-membres pourront les mettre en œuvre afin de mieux lutter contre l’extrémisme violent», a-t-il soutenu. En attendant, il a remercié le président du Faso pour l’accueil réservé aux participants et les efforts consentis pour le bon déroulement des travaux.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com

Centre de facilitation des actes de construire : Tenkodogo dispose désormais d’une agence

Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat (MUH), Maurice Dieudonné Bonanet, a lancé les activités du Centre de facilitation des actes de construire (CEFAC), le lundi 20 mai 2019 à Tenkodogo, dans la région du Centre-Est.

Créé pour faciliter l’obtention des actes de construire définis par le code de l’urbanisme et de la construction, le Centre de facilitation des actes de construire (CEFAC) permet d’obtenir tous les documents et en un seul endroit. Il s’agit du permis de construire, des certificats d’urbanisme et le permis de démolir.

En vue de permettre aux personnes physique et morale de se procurer de ces documents, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat (MUH), Maurice Dieudonné Bonanet, a lancé les activités du centre, le lundi 20 mai 2019, à Tenkodogo dans la région du Centre-Est. Selon lui, en plus des efforts consentis pour la réduction des délais, le gouvernement a également réduit de manière significative les coûts d’obtention des actes de construction. A titre d’exemple, il a indiqué que pour les immeubles dont la construction nécessite le permis de construire de catégorie C, le coût de l’étude du sol est passé de 700 383 F CFA à 300 000 F CFA, selon la distance des localités. Les frais de prestation de sapeurs-pompiers ont baissé de 180 000 à 50 000 F CFA maximum.

Une autorisation de construire à 40 000 F CFA

Pour le permis de catégorie A qui s’applique au commun des Burkinabè désirant édifier des maisons de types F1, F2, F3 et F4, appelées maison à 2 ou 3 chambres plus salon, le ministre de l’Habitat a informé que le coût de la délivrance d’une autorisation de construire après l’assemblage des pièces exigées est de l’ordre de 40 000 F CFA, contre 700 000 F CFA de par le passé.

«Avec l’ouverture du CEFAC dans la région du Centre-Est, il n’y a plus d’excuses pour les maîtres d’ouvrage qui se cachaient derrière l’absence de dispositif de facilitation pour l’obtention des actes de construire», a averti le ministre Bonanet.

Le maire de Tenkodogo, El Hadj Harouna Ouélogo, a traduit sa reconnaissance à la Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF) qui a permis au CEFAC de s’installer dans sa commune. Pour le directeur général de la MEBF, Lanssina Ki, il s’agit pour sa structure, de faciliter les formalités d’actes de construire pour l’ensemble des citoyens du Burkina Faso. Le président du comité de gestion du CEFORE, Moussa Traoré, représentant son collègue du CEFAC, a aussi soutenu que la création de cette structure au Centre-Est permettra d’accompagner les populations de la région dans leur quête de permis de construire et du certificat de conformité et offrira l’opportunité à tous les constructeurs de bénéficier de ses services.

Bougnan NAON
naon_2012@yahoo.fr

La Poste Burkina Faso: la signature du protocole d’accord est « annulée »

0

 

Le syndicat des agents de la Poste Burkina et le directeur général ne sont pas parvenus à s’entendre pour la signature d’un accord. Prévue ce jeudi, elle a été annulée à la dernière minute sans aucune autre précision. Pour rappel, les agents de la Poste Burkina ont initié un mouvement contre leur DG qu’ils ont expulse des locaux de l’institution. Ils réclamaient son départ.

 

 

Dr Marie Korsaga, la première astrophysicienne de l’Afrique de l’Ouest

Marie Korsaga évolue dans un milieu dit réserver aux hommes…Et elle y excelle. Elle a brisé les stéréotypes liés au sexe et dompté les sciences. Aujourd’hui, Dr Korsaga est la première femme astrophysicienne du Burkina Faso et de l’Afrique de l’Ouest.

« Toute petite, je me suis toujours intéressée aux phénomènes de l’univers à savoir l’apparition de la vie sur terre, les étoiles filantes…». Ce rêve d’enfance de Dr Marie Korsaga, aujourd’hui, une sommité de l’astronomie, est devenu réalité. En avril 2019, la native de Meguet, dans le Ganzourgou, région du Plateau Central devient la première femme astrophysicienne du Burkina Faso et de l’Afrique de l’Ouest. Tout commence au lycée où elle développe un amour pour les matières scientifiques. Elle s’intéresse plus particulièrement aux Mathématiques et à la Physique. En 2006, avec le baccalauréat série C en poche, Marie Korsaga s’inscrit à l’Unité de formation et de recherches en Sciences exactes et appliquées (UFR/SEA), de l’Université Joseph Ki-Zerbo. « J’avais en tête de devenir ingénieur en génie civile, car j’aime aussi la construction », argue-t-elle. Au cours des deux premières années universitaires, Marie Korsaga approfondit ses connaissances en Mathématiques et Physique. Puis, elle opte pour la Physique pure en année de Licence. A sa Maîtrise, en 2010, l’astronomie est intégrée à l’université, comme matière optionnelle en Physique. Toutefois, le doute s’installe, car cette discipline est un domaine encore inconnu au Burkina. Mais, « j’ai été fascinée par les cours que j’avais suivi, car j’ai obtenu des réponses sur beaucoup de questions que je me posais depuis mon enfance et découvert que l’univers regorge une grande quantité de matière invisible qui reste à être élucidée », affirme Marie Korsaga. Après un Diplôme d’études approfondi (DEA) en physique appliquée à l’Université Joseph ki-Zerbo, elle intègre le programme « Physique des galaxies (PDG)» du Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM) en France. Elle y effectue d’abord un stage de recherche qui lui permet de faire des observations utilisant des grands télescopes.

L’astrophysicienne a bénéficié de l’expérience d’éminents professeurs, à l’exemple de Claude Carignan.

Au même moment, Marie Korsaga rédige et participe à la rédaction de plusieurs articles traitant de l’astrophysique et publiés dans les revues scientifiques. Ensuite, la burkinabè commence les travaux de sa thèse de doctorat au LAM, conjointement avec l’Université de Cape Town en Afrique du Sud. « Mon sujet de thèse portait sur la distribution de la matière noire et de la matière visible dans les galaxies spirales et irrégulières. Le but était de comprendre comment la matière noire est distribuée à l’intérieur des galaxies », explique Marie Korsaga.

 

« Le Burkina, un pôle d’excellence de l’astronomie en Afrique de l’ouest »

 

Ses recherches lui ont permis de découvrir que les relations entre les paramètres de la matière noire et la luminosité des galaxies n’étaient pas standards, comme précédemment admis dans le milieu scientifique. Ceux-ci dépendent de la structure de la galaxie, foi de Marie Korsaga. En avril 2019, elle défend avec brio sa thèse de doctorat en astrophysique à l’Université de Cape Town en Afrique du Sud. La désormais docteur Marie Korsaga devient ainsi la première femme astrophysicienne du Burkina et de l’Afrique de l’Ouest. Que de chemin parcouru dans un « univers » dit masculin ! Marie Korsaga a dû faire face aux stéréotypes de tous genres, dans un pays où seuls les hommes évoluent dans le domaine scientifique. « J’étais confrontée à des propos du genre, la Physique est trop compliquée pour une femme, tu ne pourras pas faire carrière dans le domaine, et même tu risques de devenir folle si tu continues », dénonce-t-elle. Et d’ajouter : « J’ai toujours été optimiste. En plus, j’avais confiance en moi et j’avais aussi le soutien de ma famille, surtout mon père qui me faisait savoir que les femmes peuvent aussi faire carrière dans les domaines scientifiques ».

« J’avais le soutien de ma famille, qui me faisait savoir que les femmes peuvent aussi faire carrière dans les domaines scientifiques », Dr Korsaga.

Aujourd’hui, Marie Korsaga compte participer à la formation des jeunes filles dans les matières scientifiques au Burkina Faso, en dispensant des cours dans les universités. Elle souhaite que son exemple inspire, surtout les jeunes filles afin de les inciter à embrasser les filières scientifiques. A l’en croire, c’est aux filles de briser les barrières. Aussi, Dr Korsaga entend mener des actions de vulgarisation de l’astronomie dans son pays. En plus d’être fascinante comme discipline, elle estime que l’astronomie est un outil de développement. Prenant exemple sur l’Afrique du Sud, Dr Marie Korsaga explique que  l’installation de télescopes a permis de créer des  emplois pour les jeunes, de booster l’économie et de développer des infrastructures dans plusieurs localités. « Le Burkina pourrait bien s’inspirer de ces ‘’succes story’’, et se positionner comme pôle d’excellence dans la sous-région ouest africaine », soutient l’astrophysicienne.

Djakaridia SIRIBIE

dsiribie15@gmail.com

Subvention de onze milliards trois cent trente un millions cent neuf mille huit F CFA pour l’apurement des impayés des producteurs de coton

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 22 mai 2019, en séance ordinaire, de 9 H 30 mn à 15 H 25 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE SEPT (07) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur :
– un décret portant création, organisation et fonctionnement du Comité de suivi des recommandations du Forum national de la diaspora.
La mise en place de ce comité de suivi permet d’opérationnaliser les recommandations du Forum national de la diaspora en vue de renforcer la contribution des Burkinabè de l’extérieur aux efforts de développement de leur pays et de répondre à leurs aspirations de citoyens.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
– un décret portant autorisation de perception de recettes relatives à certaines prestations des directions techniques et des directions régionales du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales.
L’adoption de ce décret permet d’élargir l’assiette des recettes à travers la prise en compte de nouvelles prestations identifiées et celles antérieurement perçues au niveau de l’éducation préscolaire et des enseignements du post primaire et du secondaire.
– un rapport sur la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2019 au 31 mars.
L’exécution du budget de l’Etat présente au 31 mars 2019, en recettes 391,06 milliards de F CFA et en dépenses 386,09 milliards de F CFA pour des prévisions respectives sur la base de la loi de finance initiale, de 1 954,56 milliards de F CFA et de 2 213,29 milliards de F CFA. Ces niveaux d’exécution correspondent respectivement à un taux global de mobilisation des recettes de 20,01% contre 18,32% à la même période en 2018. Les recettes propres ont été recouvrées à hauteur de 369,93 milliards de FCFA pour des prévisions de 1 697 milliards de F CFA et 21,13 milliards de F CFA pour les recettes extraordinaires.
Par rapport à 2018, il ressort une hausse des recettes propres de 31,04 milliards de F CFA et une baisse des recettes extraordinaires de 16,14 milliards de F CFA.En définitive, la situation d’exécution du budget de l’Etat au 31 mars 2019 dégage une épargne budgétaire de 76,59 milliards F CFA et un solde budgétaire global excédentaire de 4,97 milliards de F CFA.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines en vue d’une meilleure exécution du budget de l’Etat pour le reste de l’année 2019. Il a recommandé l’accélération des reformes au niveau des différents ministères qui participent au système de collecte des ressources intérieures de l’Etat.
– un décret et deux (02) décrets modificatifs relatifs au reversement et au classement indiciaire des personnels du corps des greffiers, de la Garde de sécurité pénitentiaire et du cadre paramilitaire des eaux et forêts.
Il s’agit :
– du décret portant modalités de reversement du personnel du cadre paramilitaire des Eaux et forêts ;
– du décret portant modification du décret n°2015-1637/PRES-TRANS/PM/MEF/ JDHPC du 28 décembre 2015 portant classement indiciaire des emplois de fonctionnaires du corps des Greffiers ;
– du décret portant modification du décret n°2016-746/PRES/PM/MINEFID/MJDHPC du 09 août 2016 portant classement indiciaire du personnel de la Garde de sécurité pénitentiaire.
L’adoption de ces décrets permet de corriger les difficultés intervenues lors du reversement antérieur des Greffiers, du personnel de la GSP et du corps paramilitaire des eaux et forêts, en vue d’une gestion équitable des modalités de reversement permettant de résorber l’entassement de plusieurs promotions aux mêmes échelons de rémunération.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :
– un décret portant modalités de contrôle phytosanitaire au Burkina Faso.
L’adoption de ce décret vise à protéger les végétaux, les consommateurs et l’environnement contre les risques liés à l’utilisation des produits phytosanitaires non homologués.

I.1.4. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :
– un rapport relatif aux mesures supplémentaires d’accompagnement des producteurs de coton au titre de la campagne 2019-2020.
Le Conseil, dans la perspective d’une relance durable de la production cotonnière au Burkina Faso, a marqué son accord pour l’octroi d’une subvention de onze milliards trois cent trente un millions cent neuf mille huit (11 331 109 008) F CFA destinée à l’apurement des impayés internes des producteurs au titre des campagnes 2017/2018 et 2018/2019. Il a également accepté la subvention de deux milliards trois cent neuf millions six cent mille (2 309 600 000) F CFA accordée par les sociétés cotonnières aux producteurs afin de porter le prix de cession des insecticides de spécialité de 7 800 F CFA à 7 000 F CFA.

I.1.5. Pour le compte du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique :
– un décret portant principes généraux de protection des travailleurs, des patients, du public et de l’environnement contre les dangers des rayonnements ionisants.
Ce décret vise à créer un cadre juridique approprié pour protéger les travailleurs, les patients, le public et l’environnement contre les risques liés à l’utilisation des technologies nucléaires.
L’adoption de ce décret permet l’application des dispositions des articles 47, 49, 50 et 54 de la loi n°032-2012/AN du 08 juin 2012 portant sûreté, sécurité nucléaires et garanties.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE DEUX (02) RAPPORTS.
I.2.1. Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :
– un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres international n°01-2016/CO/M/CAB/PDQPO du 23 octobre 2015 pour les travaux d’aménagement, de bitumage et d’assainissement de la succession de rues (30.215, 29.253 et 28.201) dans les arrondissements 10 et 11 de la ville de Ouagadougou.
– un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres international n°01-2016/CO/M/ CAB/PDQPO du 23 octobre 2015 pour les travaux d’aménagement, de bitumage et d’assainissement de la succession de rues (30.215, 29.253 et 28.201) dans les arrondissements 10 et 11 de la ville de Ouagadougou. Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise CGE/SEFIANI pour un montant de quatorze milliards trois cent dix millions quatre-vingt-dix mille six cent trente-quatre (14 310 090 634) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de douze (12) mois.
Le financement est assuré par la Banque islamique de développement (BID).La réalisation de ces travaux vise à améliorer la capacité de mobilité et d’assainissement de la ville et s’inscrit dans le Projet de développement des quartiers périphériques de Ouagadougou (PDQPO).

I.2.2. Pour le compte du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales :
– un rapport relatif à la conclusion de marchés par la procédure d’entente directe pour les travaux de construction de cent (100) complexes scolaires équipés et électrifiés, deux cents (200) blocs de latrines pour les élèves, cent (100) blocs de latrines pour les enseignants et cent (100) forages positifs dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Ouest, des Hauts-Bassins, du Nord et du Plateau-Central au profit du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales.
La réalisation de ce projet bénéficie d’une subvention de la République Populaire de Chine, d’un montant de dix millions (10 000 000) de dollars US.
L’accord de subvention prévoit expressément le recours à la procédure d’entente directe tel qu’accepté par les deux parties dans la seule optique d’une réalisation optimale et urgente des engagements du partenaire financier.
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :
– lot 1 : QDHD pour un montant de neuf cent soixante-cinq millions quatre cent cinquante mille sept cent soixante-quatre (965 450 764) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– lot 2 : CGCOC GROUP pour un montant de six cent soixante-quinze millions huit cent quinze mille cinq cent trente-cinq (675 815 535) FCFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– lot 3 : PHOENIX pour un montant de quatre cent quatre-vingt-dix-neuf millions neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf (499 999 999) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– lot 4 : GSI pour un montant de quatre cent quatre-vingt-dix-neuf millions six cent trente un mille trois cent soixante-dix-neuf (499 631 379) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– lot 5 : EZIKAF pour un montant de six cent quarante-neuf millions neuf cent trente-sept mille cent quatre-vingt-dix-sept (649 937 197) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– lot 6 : EKS pour un montant de quatre cent quatre-vingt-dix-neuf millions quatre cent soixante-deux mille neuf cent soixante-trois (499 462 963) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– lot 7 : ECOBA pour un montant de cinq cent quatre-vingt-dix-sept millions quatre cent quatre-vingt-douze mille deux cent vingt-huit (597 492 228) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;
– lot 8 : SEPS INTERNATIONAL SARL pour un montant de cinq cent trente un millions neuf cent cinquante-sept mille neuf cent quinze (531 957 915) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois.
Pour le suivi contrôle de l’exécution des travaux, les attributions sont les suivantes :
– lot 1 : BETA-IC pour un montant de quarante-huit millions deux cent soixante-douze mille cinq cent trente-huit (48 272 538) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
– lot 2 : ARCADE pour un montant de trente-trois millions sept cent quatre-vingt-dix mille sept cent soixante-dix-sept (33 790 777) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
– lot 3 : AGIS pour un montant de quarante-neuf millions neuf cent quatre-vingt et un mille cinq cent soixante-neuf (49 981 569) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
– lot 4 : SOCA ARCHITECT pour un montant de cinquante-sept millions quatre cent soixante-dix mille huit (57 470 008) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;
– lot 5 : TERRASOL pour un montant de cinquante-six millions quatre cent soixante-douze mille cinq cent sept (56 472 507) F CFA HTVA, avec un délai d’exécution de six (06) mois.
Le montant total des attributions s’élève à cinq milliards cent soixante-cinq millions sept cent trente-cinq mille trois cent soixante-dix-neuf (5 165 735 379) F CFA HTVA.

II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles a informé le Conseil du lancement officiel de la campagne agricole de saison humide 2019-2020, le 25 mai 2019 à Tiéfora, dans la province de la Comoé sous le thème «Quel modèle d’exploitation agricole pour une transformation structurelle et une résilience du secteur agricole ?».

II.2. Le ministre de l’Habitat et de l’urbanisme a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la 1ère session de l’Assemblée du programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) du 27 au 31 mai 2019 à Nairobie au Kenya.
Cette rencontre qui réunira les membres du Comité exécutif de l’Assemblée sous le thème «Innovation pour une meilleure qualité de vie dans les villes et les communautés» connaitra entre autres l’élection du Président de l’Assemblée d’ONU-Habitat et l’adoption d’un plan stratégique du Programme des Nations Unies pour les établissements humains pour la période 2020-2025.

II. NOMINATIONS

III. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA COHESION SOCIALE
– Monsieur Paul ZONGO, Mle 118 967 S, Administrateur civil, est nommé Conseiller technique du Gouverneur de la Boucle du Mouhoun ;
– Monsieur Maurice KONATE, Mle 105 189 Y, Administrateur civil, est nommé Haut-commissaire de la province du Séno.

Sont nommés Préfets de départements, les personnes dont les noms suivent :

Province du Bam
– Monsieur Elhadj Oumar ZERBO, Mle 79 403, Secrétaire administratif, Préfet du département de Tikaré ;
– Monsieur Yacouba SORE, Mle 260 547 F, Secrétaire administratif, Préfet du département de Zimtenga.
Province du Boulgou
– Madame Amina KIMA, Mle 279 150 Y, Secrétaire administratif, Préfet du département de Bané ;
– Monsieur Harouna KABORE, Mle 279 930 N, Administrateur civil, Préfet du département de Bittou ;
– Monsieur Mahamadi OUARE, Mle 105 197 U, Administrateur civil, Préfet du département de Zabré ;
– Madame Assèta NOMBRE, Mle 72 607 A, Secrétaire administratif, Préfet du département de Zecco.

Province du Boulkiemdé
– Madame Azeta Wenderata Angèle OUEDRAOGO, Mle 95 802 Y, Secrétaire administratif, Préfet du département de Bingo;
– Monsieur Zakaria OUEDRAOGO, Mle 303 967 R, Secrétaire administratif, Préfet du département de Kayao ;
– Monsieur Yawal Maurice BADO, Mle 105 177 X, Secrétaire administratif, Préfet du département de Poa.

Province du Gourma
– Monsieur Daogo Joseph YIGO, Mle 324 682 E, Administrateur civil, Préfet du département de Matiacoali.

Province du Houet
– Monsieur Herman MILLOGO, Mle 220 623 E, Secrétaire administratif, Préfet du département de Fouzan ;
– Monsieur Hamidou SIMPORE, Mle 97 940, Secrétaire administratif, Préfet du département de Karangasso-Vigué ;
– Madame Marie-Claire SAWADOGO, Mle 279 339 X, Administrateur civil, Préfet du département de Koumbia.

Province du Ioba
– Madame Fatoumata OUEDRAOGO, Mle 95 846 N, Secrétaire administratif, Préfet du département de Ouessa.

Province du Kadiogo
– Madame Wend-Yam Esther TAMALGO/BEOGO, Mle 220 612 F, Administrateur civil, Préfet du département de Komsilga.

Province du Kouritenga
– Monsieur Mahama OUEDRAOGO, Mle 203 252 H, Secrétaire administratif, Préfet du département de Gounghin.

Province du Kourwéogo
– Monsieur Oussou ZAMPOU, Mle 220 649 Y, Administratif civil, Préfet du département de Boussé.

Province du Kénédougou
– Monsieur Ouindpouiré Dieudonné SAWADOGO, Mle 207 760 U, Secrétaire administratif, Préfet du département de Kayan;
– Monsieur Andielenaalo Bonaventure PODA, Mle 220 637 X, Secrétaire administratif, Préfet du département de Koloko.

Province du Mouhoun
– Monsieur Ourobè DIOMA, Mle 247 526 A, Administrateur civil, Préfet du département de Dédougou ;
– Madame Victorine KANTORO, Mle 28 162 A, Secrétaire administratif, Préfet du département de Tchériba.

Province de l’Oubritenga
– Monsieur Drissa OUEDRAOGO, Mle 278 979 V, Administrateur civil, Préfet du département de Ziniaré.

Province du Passoré
– Madame Perpétue KY, Mle 70 618 C, Secrétaire administratif, Préfet du département de Bokin ;
– Monsieur Abdoulaye YAOGO, Mle 261 159 E, Secrétaire administratif, Préfet du département de Bagaré.

Province du Poni
– Monsieur Ousmane ZIZIEN, Mle 212 040 V, Secrétaire administratif, Préfet du département de Perigban.

Province du Séno
– Monsieur Noufoun OUATTARA, Mle 279 330 Y, Administrateur civil, Préfet du département de Dori.

Province de la Sissili
– Monsieur Adama ZERBO, Mle 229 980 E, Secrétaire administratif, Préfet du département de Niabouri.

Province du Yagha
– Monsieur Adama SAOUADOGO, Mle 91 889 Z, Secrétaire administratif, Préfet du département de Tankougounadié.

Province du Zondoma
– Monsieur Souleymane KAGAMBEGA, Mle 247 250 W, Secrétaire administratif, Préfet du département de Leba.

Province du Ziro
– Monsieur Karim SANA, Mle 203 216 L, Secrétaire administratif, Préfet du département de Cassou ;
– Monsieur Rasmané ZALLE, Mle 236 089 D, Secrétaire administratif, Préfet du département de Dalo.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION
– Monsieur Frédéric OUATTARA, Mle 58 532 V, Professeur titulaire, est nommé Président de l’Université Norbert ZONGO ;
– Monsieur Issa Abdou MOUMOULA, Mle 36 345 Y, Maître de conférences, Catégorie P, échelle 2, est nommé Vice-Président chargé des enseignements et des innovations pédagogiques de l’Université Norbert ZONGO ;
– Monsieur Abdoul Manguidou OUEDRAOGO, Mle 105 198 H, Administrateur civil, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Secrétaire général du Centre national des Œuvres universitaires (CENOU).

C. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES POSTES
– Madame Madina BOUDA, Mle 11 20, Administrateur des services postaux et financiers, catégorie 3, 10ème échelon, est nommée Responsable du «Programme postes», cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale des activités postales ;
– Madame Nathalie Carine KABORE/WILLY, Mle 246 617 X, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 3ème échelon est nommée Directrice de la formulation des politiques ;
– Monsieur Pegdiwendé Georges Pascal LALLOGO, Mle 79 237 R, Ingénieur des travaux informatiques, 1ère classe, 8ème échelon est nommé Secrétaire général de l’agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC).

D. AU TITRE DU MINISTERE DES RESSOUCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
– Monsieur Adama MAÏGA, Mle 217 013 F, Docteur vétérinaire, catégorie P/C, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Conseiller technique;
– Madame Gisèle Marie Sophie OUEDRAOGO/SANON, Mle 36 285 H, Biologiste/Biochimiste, 2ème classe, 13ème échelon, est nommée Directrice générale de l’Insectarium de Bobo-campagne d’éradication de la mouche tsé tsé et de la Trypanosomose ;
– Monsieur Arouna TRAORE, Mle 91 989 F, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DE LA PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT DES JEUNES
– Monsieur Jean Noël ZERBO, Mle 23 131 S, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 2ème classe, 15ème échelon, est nommé Inspecteur général des services ;
– Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Mle 216 146 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur financier et comptable du Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ);
– Madame Mariam ZOUGMORE/ TAPSOBA, Mle 245 143 V, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice de l’administration et des finances du Centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré (CFPRZ) ;
– Monsieur Ali Isaac DIAPA, Mle 91 714 G, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes de l’Est ;
– Monsieur Sibiri Armand Appolinaire COMPAORE, Mle 97 599 C, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes du Centre ;
– Monsieur Loé Adama TRAORE, Mle 210 943 N, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes des Hauts-Bassins ;
– Monsieur Soumaila SANA, Mle 117 342 Z, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes du Nord ;
– Monsieur Souleymane BAGAYEN, Mle 212 367 M, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes du Sahel ;
– Monsieur Modeste KABORE, Mle 83 956 T, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes du Sud-Ouest.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT
– Monsieur Moussa ZONGO, Mle 59 924 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef du Département de la planification et du suivi-évaluation au Secrétariat permanent de la Politique nationale du logement ;
– Monsieur Simon Joseph BALMA, Mle 76 011 X, Géographe, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Chef du Département des études et des relations avec les collectivités au Secrétariat permanent de la Politique nationale du logement.

Le Ministre de la Communication et
des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU
Officier de l’ordre national