Relance de la filière cotonnière : Message du MCIA relatif aux mesures prises par le Gouvernement

Message du ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, president du comité de haut niveau du suivi de la relance de la production cotonnière du Burkina Faso, relatif aux mesures prises par le gouvernement. Dans le cadre de la relance durable de la production cotonnière, un Comité de Haut Niveau du suivi de la relance de la production cotonnière du Burkina Faso a été mis en place, suivant les instructions de Son Excellence Monsieur le Président du Faso. Ce Comité de Haut Niveau regroupe les représentants de l’Administration publique (Premier Ministère, Ministères respectivement en charge du Commerce, de l’Agriculture, de l’Environnement, de la Recherche, des Finances) et des acteurs de la filière cotonnière (sociétés cotonnières, producteurs, filateurs). Il est présidé par le Ministre en charge du Commerce. Les Ministres respectivement en charge de l’Agriculture et des Finances assurent la vice-présidence dudit Comité. Dans le cadre de la mise en œuvre de sa feuille de route, le Comité de Haut Niveau a travaillé rigoureusement, afin d’examiner la qualité des semences de coton destinées à la campagne agricole 2019/2020 et ainsi, rassurer les producteurs avant le début de ladite campagne. Faisant suite aux travaux (analyses phytosanitaires, tests de germination et inspections sur les sites de stockage des semences des trois sociétés cotonnières) réalisés par le Groupe d’Experts mis en place par le Comité de Haut Niveau, afin d’examiner la qualité des semences de coton destinées à la campagne agricole 2019/2020, les principales conclusions et recommandations dudit Groupe d’Expert adoptées par le Comité de Haut Niveau, vous ont été communiquées dans le message du 8 avril 2019, que je vous ai adressé et que je rappelle :
  • pour la campagne agricole 2019/2020 et les prochaines campagnes, toutes les semences de coton seront désormais traitées par les sociétés cotonnières, avant leur mise en place. Ce traitement systématique aura l’avantage de protéger les semences et les plantules de cotonnier contre les pathogènes (bactéries et champignons), afin d’améliorer les densités et l’état sanitaire des plants qui pourront ainsi, mieux exprimer leur potentiel de production au champ ;
  • les sociétés cotonnières, à partir des tests de germination effectués, ne sont autorisées à mettre en place que les lots de semences dont les taux de germination sont supérieurs à 60%. Tous les lots inférieurs seront systématiquement déclassés. Aussi les doses de semis seront proposées en fonction des taux de germination ;
  • il est exigé des sociétés cotonnières, en termes de mesures supplémentaires, l’acquisition de fongicides spécifiques qui seront utilisés en cas de besoin, par des applications au sol après la levée, pour protéger davantage les plants de cotonnier ;
  • mettre l’accent de façon permanente, sur la sensibilisation et le renforcement des capacités des producteurs, à travers des champs de démonstration qui seront implantés dans toutes les zones de production cotonnière du pays.
En plus de la mise en place des semences bien traitées, des efforts doivent être faits, de la part des producteurs, pour le respect des itinéraires techniques de production (dates de semis densités, doses de fertilisation et protection phytosanitaire). Par ailleurs, il est décidé que les structures techniques compétentes de l’Etat poursuivent leurs actions de prélèvements et d’analyses des engrais commandés par les sociétés cotonnières au profit des producteurs afin de certifier leur qualité. Aussi, dans la perspective d’un bon déroulement de la campagne cotonnière 2019/2020 et de permettre une relance durable de la production cotonnière du Burkina Faso, le Gouvernement a examiné et adopté en Conseil des ministres du 3 avril 2019, un Rapport relatif au bilan de la campagne cotonnière 2018/2019 et les perspectives pour la prochaine campagne 2019/2020. Faisant suite à l’adoption dudit rapport, les mesures et décisions suivantes ont été prises :
  • la réduction des prix de cession des intrants agricoles (engrais et insecticides), grâce à une subvention de l’Etat de l’ordre de 13,621 milliards F CFA. Ces prix de cession des intrants de la campagne 2019/2020 se présentent comme suit :
  • 14 000 F CFA le sac de 50 Kg de NPK-S-B (soit une baisse de 1 000 F CFA par rapport à la campagne 2018/2019) ;
  • 14 000 F CFA le sac de 50 kg d’Urée (soit une baisse de 1 000 F CFA par rapport à la campagne 2018/2019) ;
  • 3 800 F CFA la dose d’un traitement par hectare de l’insecticide classique (prix identique à celui de la campagne écoulée) ;
  • 7 800 F CFA la dose d’un traitement par hectare de l’insecticide de spécialité.
  • l’augmentation du prix d’achat plancher du coton graine à 265 F CFA/kg de coton graine , grâce à soutien exceptionnel de l’Etat de 5 F CFA/kg de coton graine ;
  • l’appui de l’Association Interprofessionnelle du Coton du Burkina (AICB) à l’apurement des impayés internes de la campagne écoulée 2018/2019, à raison de 10 F CFA/kg de coton graine produit, soit environ 4,350 milliards de F CFA.
Ces mesures d’accompagnement de l’Etat et de l’AICB ci-dessus citées, ont été partagées avec l’ensemble des producteurs au cours des fora de sensibilisation organisés dans les zones cotonnières. Des conclusions des fora de sensibilisation des producteurs dans les trois zones cotonnières, d’une part et des fortes attentes exprimées par les producteurs au cours de la tournée de sensibilisation entreprise par le Comité de haut niveau du 6 au 11 mai 2019, dans les zones cotonnières notamment celle de la société Faso Coton et de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX), d’autre part, le Gouvernement a décidé au Conseil des Ministres du 22 mai 2019, d’accorder un accompagnement supplémentaire au producteurs au titre de la campagne 2019/2020. Il s’agit de l’octroi d’une subvention de 11,331 milliards de FCFA, en vue de l’apurement des impayés internes des producteurs enregistrés au titre des campagnes 2017/2018 et 2018/2019.  Par ailleurs, le Gouvernement a également acté l’apport par les sociétés cotonnières d’une subvention de 2,309 milliards de F CFA, pour réduire à nouveau, le prix de cession des insecticides de spécialité. Ainsi, le nouveau prix de cession des insecticides de spécialité sera annoncé à 7 000 F CFA la dose du traitement à l’hectare, soit une baisse de 800 F CFA par dose à l’hectare. L’ensemble de ces mesures prises par le Gouvernement, l’AICB et les sociétés cotonnières, témoigne de la volonté de tous à créer les conditions favorables pour une bonne production cotonnière et une amélioration des revenus et condition de vie des braves producteurs. Ainsi, j’exhorte tous les acteurs (producteurs et sociétés cotonnières) à travailler de façon professionnelle dans la cohésion, le respect mutuel pour réussir ce défi de la relance durable de la production cotonnière de notre pays. Je tiens à rassurer que le comité de Haut Niveau, à travers sa feuille de route, veillera à la mise en œuvre effective de l’ensemble de ces mesures ci-dessus citées et accompagnera les acteurs pour un bon déroulement de la campagne 2019/2020. Je souhaite à tous les acteurs de la filière cotonnière du Burkina Faso, une très bonne saison hivernale bien répartie dans le temps et l’espace, et une bonne campagne cotonnière 2019/2020. Harouna KABORE             Officier de l’Ordre de l’Etalon

Forêt de Kua : Le MPP réprouve la conduite des agents des eaux et forêts

Des agents des eaux et forêts ont eu l’outrecuidance de déterrer des bornes qui ont été installées dans la forêt de Kua pour déterminer la superficie du futur centre hospitalier qui devrait voir le jour à Sya dans les tous prochains mois.

Le moins que l’on puisse dire c’est que  le choix du site a nourri la polémique et  a, naturellement, alimenté les débats au Burkina entre partisans et opposants de l’occupation de l’espace à des fins d’utilité publique et sociale. Faut-il le rappeler, le projet est estimé à plus de 70 milliards de F CFA et sera financé la coopération chinoise.

En fin de compte, le gouvernement a jeté son dévolu sur cette partie et a ordonné la réalisation de travaux d’usage avant le démarrage de construction de l’édifice hospitalier. Des bornes ont été posées et voilà qu’un groupe d’agents des eaux et forêts mal intentionnés, outrepassant toute légalité, se sont permis de les déterrer et de les présenter aux médias comme des trophées de guerre.

De la part d’agents qui ont été formés à la discipline militaire, un tel comportement est inacceptable, déplorable. Il constitue un acte d’insubordination et nous éloigne de la préoccupation que devrait avoir tout Burkinabè de consolider au jour le jour notre Etat de droit.

Le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) désapprouve et condamne ces actes d’indiscipline caractérisée posés par des paramilitaires dont le statut n’autorise aucunement de tels écarts de conduite et interpelle le gouvernement pour une prise de sanction exemplaire.

Le MPP rappelle que l’Etat de droit donne à chacun, les voies de son action, et notamment, lorsque des citoyens ne sont pas d’accord avec un acte administratif, celui peut être contesté par voie judiciaire. Des agents des eaux et forêts ne sauraient s’ériger en justiciers.

Le MPP invite les Burkinabè au calme et à la raison et à ne pas surdimensionner les problèmes.

L’occupation d’une partie de la forêt de Kua, ne devrait pas nous distraire des vrais enjeux du projet qui est l’implantation d’un centre hospitalier moderne et de qualité au service des Burkinabè et particulièrement au profit de ceux qui habitent Bobo-Dioulasso et ses environs.

Ne nous trompons pas de combat. Embouchons tous ensemble celui du développement économique et social du Burkina Faso. C’est le seul combat utile qui vaille pour les Burkinabè.

Le Porte-parole du parti

Deuxième session ordinaire du Conseil supérieur de la Magistrature (communiqué de presse)

Le Conseil supérieur de la magistrature a tenu, les 23 et 24 mai 2019 à son siège sis à Ouagadougou, sa deuxième session ordinaire au titre de l’année 2019.  Réunit autour des points de son ordre du jour, le Conseil, après en avoir délibéré conformément à la loi, a décidé de ce qui suit :
  • Sur le point des nominations
  • Monsieur KONDE Mazobé Jean, matricule 30 119 D, magistrat de grade exceptionnel, 8ème échelon est nommé Premier Président de la Cour de cassation ;
  • Monsieur KONOMBO Wanrègma Modeste, matricule 130 226 B, magistrat de grade exceptionnel, 2ème échelon, est nommé Avocat général près la Cour de cassation ;
  • Monsieur OUATTARA Toa Dieudonné, matricule 30 089 W, magistrat de grade exceptionnel, 8ème échelon est nommé Commissaire du gouvernement du Conseil d’Etat ;
  • Madame ILBOUDO/SAVADOGO Rassolguéssida Clémence, matricule 25 700 B, magistrat de grade exceptionnel, 7ème échelon est nommée Conseiller au Conseil d’Etat ;
  • Monsieur DAO Moumounou, matricule 28 458 Z, inspecteur du Trésor, Catégorie A1, 1ère classe, 16ème échelon, est nommé Président de chambre à la Cour des comptes ;
  • Monsieur KINDA Léger, matricule 130 211 M, magistrat de grade exceptionnel, 3ème échelon, est nommé Conseiller à la Cour des comptes ;
  • Monsieur OUEDRAOGO Adama, matricule 130 231 J, magistrat de grade exceptionnel, 1er échelon, est nommé Conseiller à la Cour des comptes ;
  • Monsieur TRAORE Kassoum, matricule 24 961 T, Inspecteur des impôts, Catégorie A1, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Conseiller à la Cour des comptes ;
  • Monsieur OUATTARA Bakankan, matricule 41 594 F, inspecteur des impôts, Catégorie A1, 1ère classe, 14ème échelon est nommé Conseiller à la Cour des comptes ;
  • Monsieur SANKARA Alain, matricule 91 237 C, administrateur des services financiers, Catégorie A1, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Conseiller à la Cour des comptes ;
  • Monsieur DIALLO Amadou, matricule 37 210 F, administrateur des services financiers, Catégorie A1, 1ère classe, 9ème échelon est nommé Conseiller à la Cour des comptes ;
  • Monsieur KOMPAORE Sidwayan Éric Alphonse, matricule 54 646 R, administrateur des services financiers, Catégorie A1, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Conseiller à la Cour des comptes ;
  • Monsieur PARE Florent Désiré, matricule 50 041 P, inspecteur du Trésor, Catégorie A1, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Conseiller à la Cour des comptes ;
  • Madame KOMPAORE/TINDANO Lucie, matricule 41 580 D, inspecteur du Trésor, Catégorie A1, 1ère classe, 14ème échelon, est nommée Conseiller à la Cour des comptes ;
  • Monsieur YODA Harouna, matricule 130 281 N, magistrat, 1er grade, 3ème échelon est nommé Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou ;
  • Monsieur SIMPORE Mouni, matricule 130 441 M, magistrat, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Président du Tribunal de grande instance de Kongoussi, cumulativement Président du Tribunal administratif de Kongoussi ;
  • Monsieur KOULIBALY Piè Bruno, matricule 130 449 D, magistrat, 2ème grade, 3ème échelon est nommé Président du Tribunal de grande instance de Manga, cumulativement Président du Tribunal administratif de Manga ;
  • Monsieur KABORE Charles Le Bon, matricule 130 470 M, magistrat, 2ème grade, 3ème échelon est nommé Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Manga, cumulativement Commissaire du gouvernement du Tribunal administratif de Manga ;
  • Monsieur IBRANGO Labara, matricule 130 510 F, magistrat, 2ème grade, 2ème échelon est nommé Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Diébougou, cumulativement Commissaire du gouvernement du Tribunal administratif de Diébougou ;
  • Monsieur COMPAORE Cheik Alfa Boubakar, matricule 130 519 E, magistrat, 2ème grade, 1er échelon est nommé Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Gaoua, cumulativement Commissaire du gouvernement du Tribunal administratif de Gaoua ;
  • Monsieur OUEDRAOGO Adama, matricule 130 485 Y, magistrat, 2ème grade, 3ème échelon est nommé Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Yako, cumulativement Commissaire du gouvernement du Tribunal administratif de Yako ;
  • Monsieur SAGNAN Tondjoa, matricule 130 476 Y, magistrat, 2ème grade, 3ème échelon est nommé Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ziniaré, cumulativement Commissaire du gouvernement du Tribunal administratif de Ziniaré ;
  • Madame DOLI Ini Esther Benjamine, matricule 130 435 U, magistrat, 1er grade, 1er échelon, est nommée Commissaire du gouvernement du Tribunal administratif de Ouagadougou.
  • Sur le point des demandes d’avis :
Le Conseil, soucieux de ne nullement perturber le fonctionnement des juridictions par des mises à disposition qui portent atteinte à des effectifs déjà réduits et partant à la bonne administration de la justice, a émis six (06) avis favorables et un (01) avis défavorable à des demandes de mises à disposition de magistrats tant dans d’autres départements ministériels et structures rattachées que des affectations à la Chancellerie
  • Sur le point des divers
Les divers ont portés sur plusieurs points parmi lesquels :
  • La conférence des magistrats qui se tiendra du 27 au 29 mai 2019 à Ouagadougou ;
  • La désignation par le Président du Conseil des deux membres devant composer la Commission chargée des enquêtes de moralité des auditeurs de justice ;
  • L’audience solennelle de rentrée judiciaire 2019-2020, pilotée cette année par la Cour des comptes.
Contact SP-CSM : Madame Victoria OUEDRAOGO/KIBORA, Secrétaire permanente du Conseil supérieur de la magistrature Ouagadougou le 23 mai 2019

Grève du SYNTSHA : le gouvernement déplore des déces

La traditionnelle conférence de presse du gouvernement a réuni, le jeudi 23 mai 2019 à Ouagadougou, les ministres en charge de l’éducation nationale, Pr Stanislas Ouaro et celui de la Santé, Pr Léonie Claudine Lougué. Elle a porté essentiellement sur les préparatifs des examens de l’année scolaire 2018-2019 et le protocole d’accord avec les syndicats de la Santé sur la Fonction publique hospitalière. La grève des agents de santé a déjà causé de nombreuses victimes. C’est la ministre de la Santé, Léonie Claudine Lougué qui l’a dit, lors du point de presse du gouvernement. Elle a expliqué qu’en dépit des dispositions prises pour assurer le service minimum dans les services vitaux, deux nouveau-nés seraient décédés à la suite de l’arrêt de travail. De plus, deux femmes ont perdu la vie bien qu’elles ont bénéficié des soins. Qu’est-ce-qui sera fait pour sauver d’autres vies ? A cette question, la ministre Lougué a dit déplorer la situation qui interpelle, à l’entendre, toute la population. «Le gouvernement reste ouvert pour la poursuite du dialogue social et fonde l’espoir que les partenaires sociaux vont œuvrer à garantir l’offre de soins aux populations», a-t-elle souhaité. Mme Lougué s’est aussi attardée sur la question des carrières des agents, qui exigent le reclassement en A1 des attachés de santé et des conseillers d’élevage. Concernant la Fonction publique hospitalière (FPH), elle a affirmé que son opérationnalisation se poursuit avec l’adoption de certains textes. Réaménager les programmes d’enseignement Lors du point de presse, la finalisation de la rédaction du statut valorisant, le traitement des indemnités de logement et spécifiques, le dossier relatif à la bonification d’échelon et celui des agents des ex-garderies ont été minutieusement ‘’décryptés’’ par le ministre en charge de l’éducation nationale, Pr Stanislas Ouaro. Il a indiqué que tous ces dossiers sont sur la ‘’bonne voie’’, avec le concours de toutes les directions de son département et du ministère en charge des finances. Ce constat a été aussi fait au niveau de la bonification d’échelon : «A ce jour, plus de la moitié des actes ont été signés certes. Mais un retard n’a pas permis d’assurer la correction financière de tous les actes pris», a-t-il justifié. Et d’ajouter qu’au cours du mois de juin, l’accent sera mis sur le dossier de bonification, avant que les techniciens du ministère de la Fonction publique, ne soient pris pour le traitement des dossiers des sortants des écoles à partir de juillet. «Les responsables des structures régionales prendront des mesures pour faire le point de la situation des agents qui n’auraient pas bénéficié de leurs indemnités. Quant à l’allocation de la part des indemnités prévues au titre de l’année 2019, elle pourrait intervenir en septembre», a clarifié le ministre Ouaro. En ce qui concerne les préparatifs des examens de 2019, il a souligné qu’ils se dérouleront du 6 au 20 juin, avec un budget de plus de 14 milliards F CFA. 419 260 candidats prendront part au CEP, prévu pour le 11 juin, 304 096 au BEPC contre 314 387 en 2018, soit une régression de 3,27%. Le BEPC, les BEP et CAP débuteront le 6 juin. Pour lui, la baisse des effectifs est due à la situation sécuritaire qui prévaut dans les régions de l’Est, du Sahel et du Nord. Le premier responsable de l’Education nationale a précisé qu’à la date du 17 mai, 1933 écoles et établissements postprimaires et secondaires sont fermés, 326 152 élèves affectés par la situation sécuritaire et 9 042 enseignants seraient hors des classes. A la question de savoir ce qui sera fait pour la réouverture de ces écoles, Pr Ouaro a rassuré qu’une stratégie est menée pour le réaménagement des programmes d’enseignement en fonction des publics- cibles et des nécessités de rattrapage des retards. Le porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, a été interpellé sur des questions d’actualité nationale relatives à la santé de Djibrill Bassolé, à la forêt de Kua et au passage des Editions Sidwaya et de la RTB aux sociétés d’Etat. Sur ce dernier point, il a laissé entendre que le Conseil des ministres va statuer sur le dossier et décider de la démarche à suivre. Se prononçant sur la santé de M. Bassolé, il a rappelé qu’il n’est ni son médecin encore moins son conseiller pour savoir ce dont il souffre. Quant à la forêt de Kua qui défraie la chronique, le ministre Dandjinou a clarifié que le site de Kua a été retenue parmi plusieurs proposés par les acteurs.

 Afsétou SAWADOGO

Gestion de la fronde sociale : le Balai citoyen «blâme» le gouvernement

La Coordination nationale du Balai citoyen a animé une conférence de presse, le jeudi 23 mai 2019 à Ouagadougou, pour se prononcer sur la situation nationale. La sécurité, la fronde sociale et le projet de déclassement partiel de la forêt de Kua à Bobo-Dioulasso pour construire un hôpital ont été les principaux points abordés. La gestion de l’Etat par le pouvoir du Mouvement pour le peuple et le progrès (MPP) et ses alliés n’est pas bien perçue dans les rangs du Balai citoyen. Le mouvement a exprimé son insatisfaction dans la conduite des affaires publiques au cours d’une conférence de presse, hier jeudi 23 mai 2019 dans la capitale burkinabè. La Coordination nationale a indiqué que la liste des préoccupations est si longue qu’elle ne pourra pas toutes les égrener. Pour ce faire, elle s’est contentée de quatre problématiques à savoir la sécurité, la justice, la fronde sociale et le projet de déclassement partiel de la forêt de Kua dans la commune de Bobo-Dioulasso pour construire un hôpital. Sur ce dernier point, le Balai citoyen s’oppose au projet. Un des responsables du mouvement, Serge Bambara, alias Smokey, a dénoncé l’attitude du chef du gouvernement, devant la Représentation nationale qui ne s’est pas gêné de dire que ce sont les Chinois qui ont choisi le site de la forêt classée. «Ici, la raison semble être les caprices d’un bailleur de fonds. C’est un très mauvais signe en matière de sauvegarde de l’environnement», s’est-il insurgé. Concernant la fronde sociale, le Balai citoyen a aussi décrié la gestion des crises dans les secteurs de la justice, de la santé etc. «Tous ces fronts sociaux ont un dénominateur commun : l’application des textes déjà adoptés ou pour la mise en œuvre des protocoles d’accord conclus de commun accord avec le gouvernement et les syndicats», a relevé Smockey. Puis de préciser que ces grèves révèlent un problème de gouvernance globale du président Roch Marc Christian Kaboré et de sa majorité présidentielle depuis leur arrivée aux affaires. Fort de cette analyse, M. Bambara a conclu que s’il devait noter le gouvernement pour sa gestion des crises dans la Fonction publique, il lui attribuera le «blâme». Sur le volet sécuritaire, le Balai citoyen a déploré les victimes des attaques terroristes en 2019 et salué «l’opération Otapuanu  qui a permis de venir à bout des terroristes dans les régions de l’Est et du Centre-Est». «Une offre indécente» Il a par ailleurs appelé les autorités et les populations à ne pas baisser la garde dans cette partie du pays et souhaité plein succès à l’opération «Ndofu», actuellement en cours dans le Sahel et dans le Centre-Nord. Toutefois, le conférencier a attiré l’attention de la hiérarchie militaire sur l’importance de mener ces opérations dans le respect des droits humains. Quant aux assassinats ciblés de leaders communautaires ayant entraîné à Yirgou et à Arbinda, «une répression meurtrière menée par une partie de la population contre une autre», Serge Bambara et ses camarades ont invité les autorités à mettre à la disposition de la justice, les moyens nécessaires pour mener son travail de recherche de la vérité. Quelle appréciation porte le Balai citoyen sur le dernier rapport du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) sur les prétendues exécutions sommaires commises par les forces de l’ordre ? Quelle lecture le mouvement fait-il de la proposition de l’ancien président Blaise Compaoré pour soutenir le Burkina dans sa lutte contre le terrorisme ? En réponse à ces questions des journalistes, le porte-parole du Balai citoyen, Guy Hervé Kam a indiqué, en lien avec le rapport du MBDHP, que son mouvement ne porte pas de jugement. «Chacun est dans son rôle. Avant ce rapport, nous avons tiré la sonnette d’alarme sur des cas qui nous ont été rapportés. Nous sommes conscients que la lutte contre le terrorisme ne peut se gagner que dans le cadre du respect des droits humains», a-t-il déclaré. Pour ce qui est de la proposition de Blaise Compaoré, M. Kam pense que c’est le pyromane qui veut jouer au pompier. «L’offre de service de Blaise Compaoré est indécente. Ce que le peuple attend de lui est qu’il vienne répondre des crimes de sang et économiques qui lui sont reprochés», a-t-il déclaré.

Abdoulaye BALBONE

Soutien aux Editions Sidwaya : le ministre Bachir Ouédraogo promet un back-up solaire

Le ministre de l’Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo, a visité les Edition Sidwaya, le jeudi 23 mai 2019 à Ouagadougou. Il a reconnu le professionnalisme du personnel de l’entreprise et a promis de soutenir la politique d’efficacité énergétique de l’institution. De l’imprimerie composée de la section des opératrices de saisie, de montage, de finition, de tirage (…) jusqu’à la grande salle de rédaction en passant le service de documentation et archives ainsi que les rédactions sports et Internet, le ministre de l’Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo a visité, le jeudi 23 mai 2019 tous les compartiments des Editions Sidwaya. Il a posé des questions de compréhension par moment afin de se faire une idée du mécanisme de fabrication du journal. A la fin de sa visite guidée, le patron de l’Energie a reconnu la qualité du travail abattu par le personnel pour permettre aux lecteurs d’être informés au quotidien. Il a pris l’engagement de soutenir la «Maison commune» pour améliorer son efficacité énergétique. «Sidwaya a une grande histoire dans la vie de notre pays en termes d’information juste et de sensibilisation. Nous saluons le travail laborieux accompli, et nous vous encourageons à continuer d’aller de l’avant, d’autant plus que vous avez un personnel qualifié et des journalistes véritablement professionnels», a déclaré le ministre. Selon lui, il était de bon ton qu’il visite la chaîne de production du média d’Etat. «J’ai été émerveillé de voir le travail de belle facture réalisé, mais, parfois dans des conditions très difficiles. Je félicite toute l’équipe», a reconnu l’hôte du jour. «L’Agence nationale des énergies et énergies renouvelables (ANEERE) va envoyer des techniciens pour échanger avec la direction générale afin de voir dans quelle mesure vous pourrez bénéficier d’un back up solaire. Ce sera notre modeste contribution pour dire que nous sommes contents de ce que vous faites», a conclu le ministre.

Wanlé Gérard COULIBALY

Premier ministère : satisfecit pour une performance de 63,3% en 2018

  De la célérité et de l’efficacité pour plus de performance au sein de la Primature, c’est à cela que le chef du gouvernement, Christophe Joseph Marie Dabiré a invité son personnel lors de la première session annuelle du cadre de concertation du Premier ministère, le jeudi 23 mai 2019 à Ouagadougou. La session s’est tenue sous le thème : «Le Premier ministère face aux enjeux de la mesure de performance». A l’occasion de cet exercice de redevabilité, Christophe Joseph Marie Dabiré a salué un bilan «assez satisfaisant» de mise en œuvre des activités de son département au vu des «résultats significatifs enregistrés». En effet, a-t-il précisé, la performance globale des structures du Premier ministère a été évaluée au taux de 63,3%, «en dépit des contraintes financières et du contexte sécuritaire défavorable». Un résultat qu’il a mis à l’actif de la «collaboration fructueuse», «l’abnégation» et «la loyauté» de ses collaborateurs. Au moment de se repositionner par rapport aux objectifs à atteindre et annoncer des actions pour l’année 2019, le Premier ministre Dabiré, s’est dit conscient des difficultés de travail de ses agents et les a assurés de sa disponibilité à poursuivre les concertations pour aboutir à des solutions appropriées. En tout état de cause, a-t-il relevé, la présente session servira d’occasion pour poser les bases d’une véritable révolution dans la façon de travailler au sein de ce département chargé de coordonner l’action gouvernementale. D’ores et déjà, il a posé comme préalables, plusieurs principes tels que la responsabilité, l’excellence, la performance, l’esprit d’équipe, le respect mutuel, la solidarité, l’intégrité, la confidentialité, l’esprit de dévouement et le sens du bien commun. «Cette session s’ouvre dans un contexte marqué par des revendications sociales dans différents secteurs, qui portent un coup dur à la bonne marche des activités de notre administration», a-t-il reconnu. Il s’est cependant réjoui de l’environnement «apaisé» qui prévaut dans son institution et a souhaité que tous les acteurs de l’administration publique se laissent guider par l’intérêt général. Du reste, il a exhorté ses collaborateurs à faire du Premier ministère «une institution de proue qui soutient avec responsabilité la coordination de l’action gouvernementale pour une mise en œuvre efficace de la politique de développement». Outre la définition des prochaines actions du département, le cadre de concertation a adopté les rapports d’évaluation des performances des années 2017 et 2018.

Fabé Mamadou OUATTARA

Gouvernorat du Centre-Nord : Casimir Séguéda officiellement installé

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Alkoussoum Maïga, a officiellement installé, le jeudi 23 mai 2019 à Kaya, le nouveau gouverneur de la région du Centre-Nord, Casimir Séguéda. En remplacement de Nandy Somé, l’ex-gouverneure de la région du Centre-Sud, Casimir B. Séguéda, nommé en Conseil des ministres du mercredi 8 mai 2019, a été installé, le jeudi 23 mai 2019 à Kaya, dans son fauteuil de premier responsable de la région du Centre-Nord, par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Alkoussoum Maïga. Dans son discours, le ministre Maïga l’a invité à œuvrer pour la restauration de l’autorité de l’Etat et le respect «total» de la loi. Les forces vives de la région, a poursuivi M. Maïga, doivent également accompagner le nouveau gouverneur pour la réussite de ses missions. Quant à la gouverneure sortante, le patron en charge de l’enseignement supérieur l’a félicitée pour son service rendu aux populations de la région du Centre-Nord. Nandy Somé a exprimé sa reconnaissance à l’endroit des populations de la région du Centre-Nord, malgré les difficultés rencontrées au cours de son mandat. «Dès ma prise de fonction, le 5 janvier 2015, nous avons traité des dossiers très sensibles, susceptibles de menacer la quiétude des populations. Il s’agit, notamment des contestations autour de l’organisation du 11-Décembre, de l’organisation des élections nationales et locales de 2015 et 2016, les différentes revendications du milieu scolaire et syndical et la crise humanitaire aigüe dans laquelle se trouve des milliers des déplacés», a-t-elle listé. Selon la représentante des Corps constitués de la région du Centre-Nord, Mariam Douamba, par ailleurs directrice régionale de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, il s’agit notamment, de la tenue régulière des sessions des Cadres de concertation régionale (CCR), de l’organisation de la Journée nationale du paysan (JNP) et de la Journée internationale de légumineuse à Kongoussi, toutes en 2017 et de l’organisation régulière tournante des festivités du 11-Décembre et l’organisation de la fête du 8-Mars. Pour sa part, le nouveau gouverneur Casimir B. Séguéda a rendu grâce à Dieu pour ses bienfaits. «Nous témoignons également toutes nos reconnaissances aux plus hautes autorités du pays qui m’ont renouvelé leur confiance. Je mesure la grandeur de cette charge au regard des défis à relever», a souligné M. Séguéda. C’est pourquoi, il a lancé un appel à une union sacrée à l’endroit des Forces vives de sa région, afin de non seulement consolider les acquis engrangés par son prédécesseur mais aussi renforcer le vivre-ensemble dans la paix et la cohésion sociale. «Je reste disponible à travailler avec l’ensemble des forces vives de la région, pour qu’ensemble nous puissions relever le défi de la sécurité», a rassuré le 5e gouverneur du Centre-Nord.

Emil SEGDA Segda9emil@gmail.com

Projet de renforcement de la résilience climatique : les députés donnent le feu vert

Les députés ont adopté à l’unanimité, le projet de ratification de l’accord de don conclu entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement, pour financer le projet de renforcement de la résilience climatique, le jeudi 23 mai 2019, à l’hémicycle. Ils ont également ratifié deux autres projets de loi sur la création de la Zone de libre-échange continentale (ZLECAF) et la promotion ainsi que l’officialisation des langues nationales du Burkina Faso. Le Burkina Faso, situé dans la zone soudano-sahélienne, mérite que ses prévisions météorologiques relatives aux inondations, vents, etc. soient fiables au profit des petits producteurs, des groupements de femmes et des communautés. Pour cela, il a bénéficié d’un don de 4 milliards 675 millions F CFA avec une contrepartie du Fonds vert pour le climat (FPC) afin de financer son projet de renforcement de la résilience climatique. Le jeudi 23 mai 2019, à l’Assemblée nationale, 102 députés ont adopté, à l’unanimité, le décret pris par le gouvernement pour mettre en route l’accord de don conclu, à cet effet, entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement. Ce projet va être d’une aide précieuse pour l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) selon, le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent T. Dabilgou. Prévu pour durer cinq ans avec la signature de convention de financement intervenue le 26 octobre 2018, l’initiative accompagnée par la Banque mondiale, à l’entendre, va permettre à l’ANAM de fournir des prévisions météorologiques adéquates en temps réel. Il s’agit aussi, pour le ministre Dabilgou, de transcender les prévisions générales du centre régional AGRHYMET de l’espace Sahel qui ne satisfont pas les attentes à l’interne. Lutter contre les résistances culturelles «Ce projet permet de voir avec exactitude les prévisions communales et provinciales», a-t-il précisé. Face aux inquiétudes des députés concernant la confiance jusque-là accordées aux «divinations» culturelles sur le climat (pluie surtout), Vincent T. Dabilgou propose de travailler à mettre un terme aux résistances culturelles pour croire en la science. A terme, le projet de renforcement de la résilience climatique favoriserait l’autosuffisance et la sécurité alimentaires à travers la densification des stations météorologiques. Par ailleurs, les élus nationaux ont également voté à l’unanimité, deux autres projets de loi sur la création de la Zone de libre-échange continentale (ZLECAF) et la promotion ainsi que l’officialisation des langues nationales du Burkina Faso. Pour la mise en place de cette zone, elle se justifie, selon le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, par le fait que le taux d’échanges commerciaux entre Africains ne dépasse pas à ce jour 14%. De son avis, le Burkina Faso, en s’élançant dans cette aventure, veut s’affirmer économiquement par la diversification et la baisse du coût des produits. Il a rassuré les députés qu’avec la ZLECAF, le pays des Hommes intègres va accompagner ses Petites et moyennes entreprises, industries (PME/ PMI) sur d’autres marchés en Afrique avec des produits de bonne qualité et compétitifs. Le ministre Kaboré a, en sus, rassuré la représentation nationale, de l’aide de l’UA aux pays qui viendraient à enregistrer des pertes fiscales dans les échanges commerciaux. Dynamiser les secteurs-clés de l’économie Il a, en outre, rappelé que la création de la ZLECAF s’inscrit dans l’axe 3 du Plan national de développement économique et social qui vise à dynamiser les secteurs porteurs de l’économie. S’agissant de la promotion et l’officialisation des langues nationales du Burkina Faso, ce sont 103 députés qui ont adopté le projet de loi y relatif. Le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Pr Stanislas Ouaro, devant les représentants du peuple, a expliqué que depuis 1983, une étude a abouti à 59 langues parlées par des groupes ethniques au Burkina Faso. Ce qui nécessite, à ses dires, un approfondissement de cette donnée dans le dessein de rédiger un document de politique linguistique sur la période 2020-2030. Pour cela, foi du ministre Ouaro, des foras régionaux vont être organisées pour recueillir les attentes des populations en matière de promotion des langues nationales. Toujours, dans cette dynamique, a ajouté Stanislas Ouaro, une enquête va être réalisée en vue de consolider et d’améliorer les résultats de l’étude de 1983. A l’écouter, cette loi permet aux langues nationales de jouer leur partition dans les actions de développement socioéconomique, culturel et de cohésion sociale. Leur promotion, a-t-il indiqué, favorise aussi leur valorisation et renforce leur rôle dans l’amélioration des apprentissages et des enseignements au Burkina Faso.

Boukary BONKOUNGOU