Polémique mal à propos

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Le sujet passionne les Burkinabè, ces dernières semaines. Le déclassement d’une partie de la forêt de Kua, dans la commune de Bobo-Dioulasso, pour y bâtir un hôpital de référence, fait couler beaucoup d’encres et de salives. Entre les «pro» et les «anti» déclassement, le débat est si vif, pour ne pas dire virulent. A telle enseigne que l’on se demande si ce n’est pas l’avenir du pays lui-même qui se joue autour des 16 hectares de la discorde. Sans nier le rôle fondamental que joue la préservation de l’environnement dans la pérennité de l’espèce humaine, force est de reconnaître que ce débat apparaît superfétatoire, au regard des menaces plus sérieuses qui hypothèquent dangereusement la survie économique et portent atteinte à l’intégrité territoriale de notre cher Faso. Malheureusement, la majorité de nos compatriotes restent atones, voire indifférents face à ces menaces. La première, ce sont les revendications salariales tous azimuts, qui bien que fondées pour certaines d’entre elles, ne sont pas loin de tuer la poule aux œufs d’or et de renvoyer chacun à ses parents pour « occupations champêtres « . Nos économies africaines, sont en effet si fragiles et extraverties qu’un simple coup de vent peut les «mettre à terre» durablement et créer un « tsunami social. » L’exemple de Port Gentil, la ville d’affaires du Gabon, devenue un « désert » où les anciens employés du secteur pétrolier errent comme des âmes en peine, est édifiant. Pour partager la croissance, il faut d’abord l’obtenir. Il faut aussi consolider les bases de nos économies et les « sortir » du système prédateur international. Ce qui n’est malheureusement pas le cas jusqu’ici. Bien sûr, cela peut être imputé à l’incurie de certains de nos dirigeants. Mais, faut-il s’arrêter à ce constat ? Quand la pluie vous bat, le plus important c’est de trouver d’abord un abri, plutôt que de s’époumoner dans des querelles inutiles et stériles où se transpose le même «classico» des antagonismes du landerneau sociopolitique. Et justement, c’est de cette union sacrée dont le Burkina a besoin, pour l’heure, face à la seconde menace, celle terroriste dont l’enjeu touche à son existence même. Le sort des 12 000 déplacés internes, arrachés à leurs terroirs par la terreur, la dangereuse dérive communautaire engendrée par les attaques, la paralysante fronde sociale, la cruciale réconciliation nationale, la main tendue du chef de l’Etat à la classe politique mériteraient autant les égards des militants de la cause écologiste. Au demeurant, il y va aujourd’hui de l’hôpital de référence de Bobo-Dioulasso comme de nombreux projets emblématiques du pays, il y a quelques années. La farouche opposition, dont a fait l’objet la construction du grand marché de Ouagadougou sous la révolution, le projet ZACA en 2001, plus récemment la maison de la Culture de Bobo-Dioulasso, ne fait pas moins de ces infrastructures, des vitrines du pays. Que ce soit à Kua ou ailleurs, l’hôpital de référence de Bobo-Dioulasso, fruit de l’amitié sino-burkinabè, fera la fierté de toutes les composantes sociopolitiques du pays. Il est donc plus qu’urgent pour les activistes de tous bords, d’abandonner ce débat sur le sexe des anges, de faire confiance au gouvernement pour décider sereinement de la marche à suivre, si l’on ne veut pas tomber dans l’Etat de nature de Hobbes. A Kua, la métaphore de l’arbre qui ne doit pas cacher la forêt n’a jamais été aussi édifiante. A bon entendeur… Mahamadi TIEGNA

33e Coupe du Faso: la couronne pour Rahimo FC

Rahimo FC a remporté hier au stade du 4-Août de Ouagadougou, la 33e coupe du Faso, en battant en finale l’AS-Sonabel (3-2). Les Académiciens de Bama s’offrent ainsi, en une semaine, le doublé coupe du Faso-championnat national. Cette saison 2018-2019 est sans conteste celle de Rahimo FC. Fraichement auréolée de son titre de champion du Burkina (la semaine dernière), la jeune équipe bobolaise a remporté hier, 26 mai, la 33e coupe du Faso, la première de son histoire. Elle a battu en finale au stade du 4-Août, au bout d’un match spectaculaire, l’AS-Sonabel sur le score de 3 buts à 2. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le Premier ministre Joseph Dabiré et les quelque 10 000 spectateurs de la cuvette du stade ont été bien servis tout au long de la rencontre par les 22 acteurs. Le spectacle a été au rendez-vous avec deux équipes portées vers l’offensive. Il n’y a pas eu de round d’observation dès le coup d’envoi de la rencontre donnée par le trio arbitral ivoirien. Rahimo FC, qui avait envie de réaliser le doublé, prend le match à son compte. Modi Cissé, dans son couloir gauche crée des misères à la défense des Electriciens. C’est d’ailleurs sur l’un de ses débordements suivis d’un centre millimétré qu’intervient l’ouverture du score par Adama Barro (14e mn). L’AS Sonabel est secouée. Les Académiciens de Bama sont sur tous les bons coups et poursuivent leur pression. Ils vont néanmoins redescendre de leur nuage car les Electriciens retrouvent peu à peu leur lucidité. Sur une relance de la défense de l’AS-Sonabel, Stéphane Bandé est servi dans le couloir droit. Il parvient à effacer son vis-à-vis et d’un centre, il retrouve la tête de Claver Kiendrebéogo pour l’égalisation (27e mn). Ce but égalisateur va sonner le réveil de l’AS-Sonabel. Le capitaine Cédric Kaboré et ses coéquipiers sont maîtres du jeu et poussent Rahimo FC à reculer. Ils terminent mieux cette première manche du match. Du suspense jusqu’au bout A la reprise, c’est Rahimo FC qui revient avec de meilleures intentions. Tout au contraire des Electriciens qui se croyaient toujours à la pause. Rahimo profite de la torpeur de son adversaire pour se créer des occasions. Modi Cissé (48emn), sur un coup de pied arrêté, voit son tir toucher le montant gauche du portier de l’AS-Sonabel, Idriss Ben Traoré. La pression de Rahimo va payer cinq minutes plus tard. Sur un centre, encore du remuant Modi Cissé, Razack Issah Benin, à la réception sur coup de tête redonne l’avantage à son équipe. A 2 buts à 1, l’AS-Sonabel ne retrouve toujours pas son jeu. Malgré les gestes d’encouragement de son coach Mousso Ouédraogo, ses garçons continuent à subir la pression des Académiciens. Ils vont logiquement encaisser un 3e but signé Adama Barro qui réalise son doublé de l’après-midi. C’est à cet instant que les Electriciens ont semblé réaliser que la coupe est en train de choisir son camp. Très vite, Mousso Ouédraogo fait entrer l’un de ses buteurs maison, Bérenger Diby en lieu et place de Faïçal Ouédraogo. Son goaleador lui donnera raison puisque son premier ballon touché ira au fond des filets (64e mn) pour la réduction du score. Les Electriciens vont pousser pour arracher l’égalisation. Rahimo FC, retranché en défense, résiste et procède par des contres. L’une des actions menées par le néo Etalons A, Issa Kaboré (78e mn) n’a pas judicieusement été exploitée par son attaquant Razack Issah Benin. Le score restera là jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre ivoirien. Rahimo FC brandit alors le trophée de l’édition de 2019 de la Coupe du Faso, après juste trois années de présence en première division. En plus du trophée, il a reçu la somme de 10 millions F CFA. Le finaliste malheureux, l’AS-Sonabel s’en tire avec la somme 7,5 millions F CFA. Rahimo FC représentera le Burkina Faso en ligue africaine des champions. Son doublé fait du bien à son challenger du Faso foot, Salitas FC, 2e au classement, qui, lui, jouera la Coupe de la Confédération. Ollo Aimé Césaire HIEN ………………………………………………………………………………………………………………. Fiche technique Compétition : Finale coupe du Faso 2019 Opposition : Rahimo FC # AS Sonabel (3-2) Stade : 4-Août Pelouse : Naturelle (Assez bonne) Temps : Ensoleillé Spectateurs : Environ 10 000 Commissaire au match : W. Fréderic Ouédraogo Inspecteur des arbitres : K. David Yaméogo Délégué au match : Charles D. Badoun Arbitre central : Franc Allou Eric Miessan (C I) 1er assistant : Moussa Bayere (C I) 2e assistant : Kalilou Bamba (C I) 4e officiel : Jean Ouattara (CRA Bobo) Carton jaune : Soumaila Ouattara (40e mn Rahimo FC), Karim Komi (Rahimo FC 90 mn+3) Carton rouge : Néant. Buts : Adama Koné (14e mn Rahimo FC), Clavert Kiendrebeogo (27e mn AS-Sonabel), Razack Issah Benin (52e mn Rahimo FC), Beranger Diby (64e mn AS-Sonabel) Equipes Rahimo FC : 30 Moussa Traoré, 4 Soumaïla Ouattara, 28 Issa Kaboré, 6 Karim Komi, 14 Valentin Nouma, 2 Ibrahim Diakité, 10 Ousmane Siry, 11 Adama Barro puis Issa Zerbo (84e mn), 17 Mody Cissé, 25 Razack Issah Benin puis Senkoun Traoré (90e mn +4) et 9 Adame Koné. Coach : Boureima Zongo AS-Sonabel : 30 Idriss Ben Traoré, 2 Cédric Kaboré, 6 Abdoulaye Touré, 17 Stephane Bandé, 4 Ismaël Ouédraogo, 24 Vincent Dah, 29 Mohamed Ouattara, 18 Faïçal Ouédraogo Beranger Diby (63e mn), 10 Clavert Kiendrebéogo puis Moulalabou Ouattara (81e mn), 15 Ridouanou Maïga et 5 Nourou Kouanda. Coach : Mousso Ouédraogo

Une cité de la diaspora prévue à Tenkodogo

L’amicale diaspora, ressortissants, élites et artistes du Centre-Est (DREACE) a fait à la presse, le samedi 25 mai à Ouagadougou, le point de ses réalisations en vue de la célébration de la fête de l’Indépendance, le 11 décembre 2019 dans leur région. Officiellement constituée en association, l’amicale Diaspora, ressortissants, élites et artistes du Centre-Est (DREACE) formée d’environ 300 membres issus de 197 Etats, était face à la presse, le samedi 25 mai dernier à Ouagadougou, pour faire l’état, d’avancement de ses projets et contributions à la réussite du 11-Décembre dans la région du Centre-Est (Tenkodogo). A l’occasion, l’ambassadeur Raymond Balima, ressortissant de la région et directeur général du Protocole d’Etat a salué le «patriotisme» de DREACE, en vue de contribuer à faire de cette fête de l’indépendance couplée avec le centenaire de la Haute-Volta, aujourd’hui Burkina Faso, une réussite «inégalée et inégalable». Pour sa part, la présidente de l’amicale, Emilienne Kéré, a précisé que grâce à l’appui des autorités nationales et locales, une centaine de parcelles ont été dégagées au profit de l’association pour la construction de la cité de la diaspora. D’autres projets comme la construction d’une clinique moderne (diabétologie, cancérologie et radiologie) et d’une usine de transformation de déchets plastiques qui permettra la création de 300 emplois (production d’énergie, de dalles et de macadams) sont en cours. A cela s’ajoute la construction d’un centre de formation professionnelle à Lalgaye. A entendre Adama Bancé de l’entreprise Buompane et Romanato, chargée de la construction des villas de la diaspora, la zone a été identifiée et les travaux débuteront «incessamment». Il s’agit, a-t-il dit, de villas de types F3 et F4 (simples et extensibles, toutes équipées) qui auront la particularité d’avoir une architecture italienne. «Ces villas ne sont pas à vendre, parce qu’elles ont été toutes prises par la diaspora», a précisé M. Bancé. Quant au volet artistique, Serge Bambara, alias Smokey a expliqué que les artistes de DREACE ont engagé un projet d’œuvre musicale qui est quasiment bouclé. «D’ici peu, la partie vidéo que nous voulons ambitieuse sera entamée et nous sommes au stade de mixage», a-t-il soutenu, avant de proposer au groupe, l’idée de création d’une salle de spectacle digne de ce nom sur une superficie de plus de 5 000 m². Egalement ressortissant de la région, le secrétaire permanent du 11-Décembre, Walib Bara, a rappelé les infrastructures «classiques» notamment la voirie (47,5 km à Tenkodogo, 5 km à Koupèla et 5 km de bitume à Ouargaye), la cité des forces vives, la place de la Nation, la salle polyvalente, l’axe du défilé, l’auberge du 11-Décembre et bien d’autres infrastructures sanitaires et scolaires. Pour sa part, le maire de la commune de Tenkodogo, Harouna Ouélogo, qui a remercié DREACE pour son «immense» contribution à la réussite de la fête, a ajouté que la Banque mondiale prévoit le bitumage de 5km, la Banque africaine de développement, 5km de voie pavée et la coopération suisse, 4km de caniveau. Déjà, le maire Ouélogo a exprimé la disponibilité du conseil municipal à accompagner l’ensemble des initiatives publiques et privées entrant dans le cadre de ces festivités. Jean-Marie TOE

Une cité de la diaspora prévue à Tenkodogo

L’amicale diaspora, ressortissants, élites et artistes du Centre-Est (DREACE) a fait à la presse, le samedi 25 mai à Ouagadougou, le point de ses réalisations en vue de la célébration de la fête de l’Indépendance, le 11 décembre 2019 dans leur région. Officiellement constituée en association, l’amicale Diaspora, ressortissants, élites et artistes du Centre-Est (DREACE) formée d’environ 300 membres issus de 197 Etats, était face à la presse, le samedi 25 mai dernier à Ouagadougou, pour faire l’état, d’avancement de ses projets et contributions à la réussite du 11-Décembre dans la région du Centre-Est (Tenkodogo). A l’occasion, l’ambassadeur Raymond Balima, ressortissant de la région et directeur général du Protocole d’Etat a salué le «patriotisme» de DREACE, en vue de contribuer à faire de cette fête de l’indépendance couplée avec le centenaire de la Haute-Volta, aujourd’hui Burkina Faso, une réussite «inégalée et inégalable». Pour sa part, la présidente de l’amicale, Emilienne Kéré, a précisé que grâce à l’appui des autorités nationales et locales, une centaine de parcelles ont été dégagées au profit de l’association pour la construction de la cité de la diaspora. D’autres projets comme la construction d’une clinique moderne (diabétologie, cancérologie et radiologie) et d’une usine de transformation de déchets plastiques qui permettra la création de 300 emplois (production d’énergie, de dalles et de macadams) sont en cours. A cela s’ajoute la construction d’un centre de formation professionnelle à Lalgaye. A entendre Adama Bancé de l’entreprise Buompane et Romanato, chargée de la construction des villas de la diaspora, la zone a été identifiée et les travaux débuteront «incessamment». Il s’agit, a-t-il dit, de villas de types F3 et F4 (simples et extensibles, toutes équipées) qui auront la particularité d’avoir une architecture italienne. «Ces villas ne sont pas à vendre, parce qu’elles ont été toutes prises par la diaspora», a précisé M. Bancé. Quant au volet artistique, Serge Bambara, alias Smokey a expliqué que les artistes de DREACE ont engagé un projet d’œuvre musicale qui est quasiment bouclé. «D’ici peu, la partie vidéo que nous voulons ambitieuse sera entamée et nous sommes au stade de mixage», a-t-il soutenu, avant de proposer au groupe, l’idée de création d’une salle de spectacle digne de ce nom sur une superficie de plus de 5 000 m². Egalement ressortissant de la région, le secrétaire permanent du 11-Décembre, Walib Bara, a rappelé les infrastructures «classiques» notamment la voirie (47,5 km à Tenkodogo, 5 km à Koupèla et 5 km de bitume à Ouargaye), la cité des forces vives, la place de la Nation, la salle polyvalente, l’axe du défilé, l’auberge du 11-Décembre et bien d’autres infrastructures sanitaires et scolaires. Pour sa part, le maire de la commune de Tenkodogo, Harouna Ouélogo, qui a remercié DREACE pour son «immense» contribution à la réussite de la fête, a ajouté que la Banque mondiale prévoit le bitumage de 5km, la Banque africaine de développement, 5km de voie pavée et la coopération suisse, 4km de caniveau. Déjà, le maire Ouélogo a exprimé la disponibilité du conseil municipal à accompagner l’ensemble des initiatives publiques et privées entrant dans le cadre de ces festivités. Jean-Marie TOE

ASCE-LC : Plaidoyer pour l’adoption de neuf décrets en souffrance

Le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le vendredi 24 mai 2019 au palais de Kosyam, une délégation du Conseil d’orientation de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC). Mis en place en mars 2018, le Conseil d’orientation de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) s’est présenté au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le vendredi 24 mai 2019 et lui a fait part de ses attentes quant à l’adoption de neuf projets de décrets en souffrance. Attentif à la question, le chef de l’Etat a promis «d’actionner les manettes le même jour». «Dans la mesure où l’adoption d’un certain nombre de textes est attendue depuis quelques temps, il est normal que nous venions voir le président du Faso afin d’avoir des avancées. Nous repartons vraiment contents, car le président du Faso nous a rassurés qu’il mettra tout en œuvre pour que les dossiers puissent être traités», a déclaré le président du Conseil d’orientation, Désiré Dieudonné Yaméogo, à l’issue de l’entrevue. Au sujet de l’objet des futurs textes, le président de la structure a fait cas du régime juridique applicable aux emplois au sein de l’ASCE-LC, de l’organisation et du fonctionnement de celle-ci, du projet de création de fonds d’intervention compte tenu de la spécificité de l’institution et de la rémunération des agents. A cela s’ajoutent la fixation du quantum sur les avoirs recouvrés par l’autorité indépendante et la procédure de recrutement du contrôleur général d’Etat, deux questions qui se dégagent de la dernière session du Conseil d’orientation aux dires du chef de la délégation. Revenant sur l’organe qu’il dirige, Désiré Dieudonné Yaméogo a confié que c’est une sorte de conseil d’administration à composition tripartite : le secteur public avec trois représentants, autant pour celui privé et enfin les organisations de la société civile et celles des médias avec aussi trois délégués. Le conseil examine les dossiers administratifs produits par le contrôleur général d’Etat qu’il recrute, les rapports d’activités, les projets de budget et de textes. Il sanctionne le premier responsable de l’ASCE en cas de manquement. Jean Philibert SOME

«Ces hommes à projets et toujours mécontents, à force d’innover, produisent le désordre. Sachons les éloigner à temps» Baron de STASSART (Fables)

«Ces hommes à projets et toujours mécontents, à force d’innover, produisent le désordre. Sachons les éloigner à temps» Baron de STASSART (Fables) Le baron caractérisait ainsi les politiciens et nous pensons en particulier aux responsables (chefs d’Etat… ) qui, à travers le monde et particulièrement en Afrique, ne savent (ne veulent) pas «quitter la table lorsque l’amour est desservi» comme a chanté le regretté Aznavour! C’est que dans les t … talons. Nous sommes dans des Pays de malnutrition (PDM). Les textes ne prévoient probablement pas de bulletins de santé, des certificats de visite et contre-visite pour les chefs! Ça pourrait réduire les risques d’AVC (Attentats à la vie des citoyens), avec régime moins … bourgeois! N’oublions pas le rôle des personnes saprophytes…(griots laudateurs, marabouts et autres forces obscures ) qui allongent le temps de la mangeoire! 4 étant le chiffre mythique de la femme, faut-il s’estimer heureux d’avoir surtout des … troisièmes mandats? Pour tous ceux qui redoutent le «taafé fanga»*(pouvoir du pagne) !… Dioula – bambara Mounir

Emploi des jeunes: le corps de métier du technicien du cuir lancé

L’ONG Africa vision international a procédé, le vendredi 24 mai 2019 à Ouagadougou, au lancement officiel du corps de métier de Technicien du cuir. La cérémonie, placée sous le haut patronage du président du Faso, a permis de remettre des attestations de reconnaissance aux partenaires de l’ONG dont les Editions Sidwaya. Au Burkina Faso, le métier de technicien du cuir, composé de la cordonnerie, de la maroquinerie, du traitement du cuir, etc., est désormais officiel. Il a été lancé le vendredi 24 mai dernier au Village artisanal de Ouagadougou, par l’ONG Africa vision international. Formés à l’Institut africain des métiers, de l’emploi et de travail décent, ces techniciens du cuir ont pris le nom de baptême «Promotion Son Excellence-Roch-Marc-Christian Kaboré », « pour sa détermination en matière de promotion de l’emploi des jeunes et des femmes ». Ils ont également remercié l’ONG pour le savoir-faire qu’ils ont acquis. En effet, Laurentine Tondé et Fernand Ndo, deux des bénéficiaires ont indiqué que grâce à la formation, ils sont en mesure de fabriquer des chaussures, des ceintures, des cartables, des sacs, des porte-clés, et aussi cirer, coudre, placer des semelles de manière « très professionnelle». « Nous sommes capables de confectionner tous ces objets assortis avec les couleurs et tissus des tenues et également l’entretien d’un meuble en cuir dans les maisons, dans les bureaux ou encore dans les voitures », a confié M. Ndo. Selon le président du Conseil d’administration de Africa Vision International, Ibrahim Wangrawa, l’ONG a conçu ce corps de métier dans le domaine de l’artisanat. « C’est un métier facile à apprendre et adapté à tous. L’idée et sa conception remontent aux années 2010, et actualisées au fil des années. Neuf ans plus tard, avec l’appui technique du ministère en charge de la jeunesse à travers le FAFPA et la Fondation Banque of Africa, l’ONG a formé à nos jours plus de 300 jeunes », a-t-il soutenu. Au nom du président du Faso, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a salué les efforts de l’ONG dans la promotion de l’auto-emploi des jeunes, aux côtés du gouvernement. En effet, a-t-il dit, au Burkina Faso, en dépit des progrès enregistrés au niveau de la croissance économique, la question de l’emploi des jeunes reste un défi majeur. Les objectifs de l’ONG, a-t-il poursuivi, cadrent avec ceux du Plan national de développement économique et social (PNDES) qui vise à développer un secteur industriel et artisanal compétitif, à forte valeur ajoutée et créateur d’emplois décents. « L’artisanat, en tant que 3e pourvoyeur d’emplois, après l’agriculture et l’élevage, renforce et accélère la croissance et élargit les opportunités en matière d’emploi et de création de richesses », a-t-il déclaré. Il a donc félicité le promoteur du métier de technicien du cuir, Ibrahim Wangrawa, pour sa vision et son ambition. Et pour cause, a-t-il expliqué, le renforcement des capacités des jeunes dans le métier permettra de valoriser leurs compétences dans ces secteurs promoteurs, au regard des « énormes » potentialités du Burkina Faso en matière d’élevage. Tout en félicitant la « Promotion Son Excellence-Roch-Marc-Christian Kaboré» pour avoir suivi « avec assiduité » la formation, le ministre Kaboré a exhorté les récipiendaires à prendre ce métier avec rigueur et sérieux afin de pouvoir créer des entreprises. Au cours de la cérémonie, l’ONG a remis des attestations de reconnaissance à des structures qui l’ont accompagnée, notamment les Editions Sidwaya. Elle a également décerné le Grand prix africain grand bâtisseur emploi et développement au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Jean-Marie TOE

Emploi des jeunes: le corps de métier du technicien du cuir lancé

L’ONG Africa vision international a procédé, le vendredi 24 mai 2019 à Ouagadougou, au lancement officiel du corps de métier de Technicien du cuir. La cérémonie, placée sous le haut patronage du président du Faso, a permis de remettre des attestations de reconnaissance aux partenaires de l’ONG dont les Editions Sidwaya. Au Burkina Faso, le métier de technicien du cuir, composé de la cordonnerie, de la maroquinerie, du traitement du cuir, etc., est désormais officiel. Il a été lancé le vendredi 24 mai dernier au Village artisanal de Ouagadougou, par l’ONG Africa vision international. Formés à l’Institut africain des métiers, de l’emploi et de travail décent, ces techniciens du cuir ont pris le nom de baptême «Promotion Son Excellence-Roch-Marc-Christian Kaboré », « pour sa détermination en matière de promotion de l’emploi des jeunes et des femmes ». Ils ont également remercié l’ONG pour le savoir-faire qu’ils ont acquis. En effet, Laurentine Tondé et Fernand Ndo, deux des bénéficiaires ont indiqué que grâce à la formation, ils sont en mesure de fabriquer des chaussures, des ceintures, des cartables, des sacs, des porte-clés, et aussi cirer, coudre, placer des semelles de manière « très professionnelle». « Nous sommes capables de confectionner tous ces objets assortis avec les couleurs et tissus des tenues et également l’entretien d’un meuble en cuir dans les maisons, dans les bureaux ou encore dans les voitures », a confié M. Ndo. Selon le président du Conseil d’administration de Africa Vision International, Ibrahim Wangrawa, l’ONG a conçu ce corps de métier dans le domaine de l’artisanat. « C’est un métier facile à apprendre et adapté à tous. L’idée et sa conception remontent aux années 2010, et actualisées au fil des années. Neuf ans plus tard, avec l’appui technique du ministère en charge de la jeunesse à travers le FAFPA et la Fondation Banque of Africa, l’ONG a formé à nos jours plus de 300 jeunes », a-t-il soutenu. Au nom du président du Faso, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a salué les efforts de l’ONG dans la promotion de l’auto-emploi des jeunes, aux côtés du gouvernement. En effet, a-t-il dit, au Burkina Faso, en dépit des progrès enregistrés au niveau de la croissance économique, la question de l’emploi des jeunes reste un défi majeur. Les objectifs de l’ONG, a-t-il poursuivi, cadrent avec ceux du Plan national de développement économique et social (PNDES) qui vise à développer un secteur industriel et artisanal compétitif, à forte valeur ajoutée et créateur d’emplois décents. « L’artisanat, en tant que 3e pourvoyeur d’emplois, après l’agriculture et l’élevage, renforce et accélère la croissance et élargit les opportunités en matière d’emploi et de création de richesses », a-t-il déclaré. Il a donc félicité le promoteur du métier de technicien du cuir, Ibrahim Wangrawa, pour sa vision et son ambition. Et pour cause, a-t-il expliqué, le renforcement des capacités des jeunes dans le métier permettra de valoriser leurs compétences dans ces secteurs promoteurs, au regard des « énormes » potentialités du Burkina Faso en matière d’élevage. Tout en félicitant la « Promotion Son Excellence-Roch-Marc-Christian Kaboré» pour avoir suivi « avec assiduité » la formation, le ministre Kaboré a exhorté les récipiendaires à prendre ce métier avec rigueur et sérieux afin de pouvoir créer des entreprises. Au cours de la cérémonie, l’ONG a remis des attestations de reconnaissance à des structures qui l’ont accompagnée, notamment les Editions Sidwaya. Elle a également décerné le Grand prix africain grand bâtisseur emploi et développement au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Jean-Marie TOE

Vente de produits alimentaires

L’épouse du chef de l’Etat, Sika Bella Kaboré, a officiellement ouvert les portes d’un nouveau super marché dénommé Liza Market, le samedi 25 mai 2019, à Ouagadougou. Les habitants de Ouagadougou et ses environs disposent d’un nouveau supermarché. En effet, situé sur l’avenue Kwamé-Nkrumah et occupant une aire de 800 m2, Liza Market a officiellement ouvert ses portes au public, le samedi 25 mai 2019. C’est l’épouse du chef de l’Etat, Sika Bella Kaboré, qui a inauguré cette grande surface aux standards internationaux de distribution de produits alimentaires (fruits et légumes, boucherie, charcuterie…) et d’hygiène corporelle, entre autres. Pour la promotrice, Alizèta Kambou / Bonkoungou, fille du Président-directeur général (PDG) du Groupe EBOMAF, l’inauguration de Liza Market est l’aboutissement d’un long processus débuté en 2012. Selon elle, Liza Market traduit également la volonté du Groupe EBOMAF de diversifier ses secteurs d’activités. Avec divers produits africains notamment burkinabè et européens, Liza Market, ouvert du lundi au samedi de 7h 30 mn à 21 h 30 mn et le dimanche de 15h 00 mn à 21h 30 mn est, de l’avis de sa promotrice, l’expression du choix de la qualité accessible à tous. «A travers sa situation emblématique sur l’a-venue Kwamé-Nkrumah dans des locaux bénéficiant à la fois des garanties de sécurité et de commodité, Liza Market entend contribuer au renforcement et à l’amélioration de la grande distribution à Ouagadougou», a-t-elle rassuré. Alizèta Kambou / Bonkoungou a, par ailleurs, salué le soutien de l’épouse du Chef de l’Etat. Faire des émules Elle a aussi loué la contribution «discrète» de Sika Bella Kaboré au renforcement du tissu économique burkinabè avant d’adresser ses encouragements à tout le personnel de Liza Market. Elle a solli-cité un accompagnement sans faille du grand public pour faire prospérer son entreprise et ainsi faire des émules auprès d’autres promoteurs. «Que cette ouverture solennelle qui intervient dans le mois béni du Ramadan soit un tremplin pour l’ensemble des filles et fils du Burkina Faso pour cultiver le vivre-ensemble et promouvoir la cohésion sociale», a déclaré Mme Kambou. En retour, l’épouse du chef de l’Etat a félicité la promotrice de Liza Market pour l’offre de ce «beau fleuron» aux populations et salué son dynamisme. Elle a indiqué que ce supermarché va faciliter la vie des Ouagalais qui vont faire leurs achats dans un cadre agréable proche d’eux. L’occasion faisant le larron, la Première dame du Faso a souhaité un joyeux anniversaire à Mme Kambou qui célébrait ses 29 ans d’existence et qui s’est lancée sur les traces de son papa, PDG de EBOMAF. Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a, pour sa part, soutenu que Liza Market est la preuve qu’il y a toujours de bonnes affaires à faire au Burkina Faso. «Autant, nous encourageons la transformation des produits locaux, autant nous soutenons la distribution à grande échelle des marchandises», a-t-il laissé entendre. Le ministre Kaboré a, en outre, qualifié Liza Market d’œuvre qui renforce l’urbanité de Ouagadougou et d’audace entrepreneuriale. «Liza market est la preuve que ni la situation actuelle ni la conjoncture socioéconomique ne peuvent freiner la volonté de nos femmes et hommes d’affaires», a-t-il justifié. Il a, de ce fait, reconnu la vaillance d’une femme jeune et dynamique ayant fait le choix de satisfaire sa clientèle avec des marchandises de qualité dans des conditions optimales. Boukary BONKOUNGOU