Chambre de commerce européenne au Burkina Faso : Les activités officiellement lancées

La Chambre de commerce européenne au Burkina Faso dénommée EUROCHAM-BF a officiellement lancé ses activités à travers un «Business meeting», regroupant des entrepreneurs européens et burkinabè, le vendredi 24 mai 2019, à Ouagadougou. Le champ des opportunités d’affaires au Burkina Faso se consolide. En effet, la Chambre de commerce européenne au Burkina Faso (EUROCHAM-BF), créée en mai 2018, a officiellement lancé ses activités, le vendredi 24 mai 2018, à Ouagadougou. L’installation de EUROCHAM-BF au Burkina Fao s’est déroulée au cours d’un «Business meeting», ayant regroupé la crème d’opérateurs économiques européens et burkinabè, des diplomates d’Europe, etc., Selon le président de EUROCHAM-BF, Simon Pemont, par ailleurs directeur général de ORYX énergies du Burkina et du Bénin, il s’agit d’un outil de la diplomatie économique européenne. EUROCHAM-BF est également, à ses dires, un instrument qui facilite le développement de l’activité des entreprises européennes au Burkina Faso. Pour l’Ambassadeur chef de la délégation de l’Union européenne, Jean Lamy, EUROCHAM-BF est un dispositif complémentaire pour la promotion des secteurs privés burkinabè et européens et non un concurrent des entreprises déjà existantes. Le vice-président d’EUROCHAM-BF, François Sangline et directeur général de CIMBURKINA, pour sa part, a partagé son expérience d’investisseur au pays des Hommes intègres. Il a indiqué, à cet effet, que sa cimenterie a une capacité totale de production de six millions de tonnes pour un marché de 2,3 millions de consommateurs. C’est pourquoi, il a encouragé les autres entrepreneurs à rejoindre les 15 membres ayant créé EUROCHAM-BF. La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso a été conviée à cette réunion en vue d’exposer les mesures prises pour un climat favorable aux investisseurs étrangers. Le représentant de son directeur général, Lancina Ki, a ainsi expliqué que le Burkina Faso est un eldorado, en dépit du contexte sécuritaire difficile et l’un des meilleurs réformateurs. Lancina Ki a, également, laissé entendre que le pays des Hommes intègres va retrouver sa place dans le classement au ‘’Doing business’’ en 2020 grâce aux différentes réformes entreprises par le gouvernement. La rencontre a aussi enregistré la participation d’EUROCHAM Côte d’Ivoire par la présence de sa déléguée Oddveig Aarhus. Elle a précisé que EUROCHAM Côte d’Ivoire a été créée en 2009 regroupant 186 membres de 11 nationalités différentes dont 18 élus. De son point de vue, cette chambre a créé 100 000 emplois directs et contribue à plus ou moins 20% au Produit intérieur brut (PIB) ivoirien. Un des membres fondateurs d’EUROCHAM-BF, Patrick de Lalande, a encouragé les jeunes sociétés à venir s’inscrire sur la plateforme : https://trade.ec.europa.eu/tradehelp/fr. EUROCHAM-BF est une association privée qui entend soutenir ses membres et l’Etat burkinabé à la création d’un environnement favorable à la concurrence par son caractère attractif des investissements étrangers.

Boukary BONKOUNGOU

Lutte contre la corruption : Des élèves-maîtres à l’avant-garde de la lutte

Le Programme des Nations unies pour le développement et l’Organisation internationale pour les migrations ont organisé un panel sur la corruption et ses méfaits, au profit des élèves-maîtres de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Ouahigouya, le vendredi 24 mai 2019. Les élèves-maîtres doivent constituer une barrière contre la corruption. Pour faire d’eux des acteurs de la lutte contre ce phénomène qui constitue une gangrène pour la société burkinabè, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont organisé un panel sur «la corruption et ses méfaits» à leur profit. Cette conférence, co-animée par le Réseau national de lutte anti-corruption (RENLAC) et l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), a mobilisé des centaines de stagiaires de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Ouahigouya. Dans sa communication, le chargé des enquêtes du RENLAC, Calixte Somda a déclaré que selon la perception de la population, la corruption est une pratique très fréquente au Burkina Faso. En terme d’évolution, depuis 2002 que les investigations sont menées, le nombre de ceux qui percevaient une progression de la corruption était en train de baisser jusqu’aux années 2015 et 2016 où le Réseau a senti le relèvement de la courbe qui indique une évolution de la pratique. «Nous avons une courbe en dents de scie. Mais selon la perception des enquêtes, la corruption est en progression au Burkina», a affirmé M. Somé. Donc, pour lui, il faut qu’individuellement chacun s’engage dans la lutte contre le phénomène. Parce que pour venir à bout de la corruption, il faut que l’élément central soit l’homme. «Si à un moment donné, l’homme change de comportement, nous pensons aller vers la diminution, voire l’éradication de la corruption. Mais, tant qu’il ne change pas, ce sera difficile», est-il convaincu. Aux participants, il a indiqué que leur implication dans cette lutte est capitale pour l’avancée et le développement du Burkina Faso. Jean-Baptiste Zongo, contrôleur d’Etat, a pris la parole par la suite. Il a entretenu les élèves-maîtres sur les textes qui régissent l’ASCE-LC. Il a rappelé que l’ASCE-LC est une institution républicaine et son inscription dans la Constitution en 2015 est le signe d’une véritable volonté politique contre la corruption. Le CNT et les autorités burkinabè ont donné un message politique fort pour leur engagement dans la lutte contre la corruption. «L’ASCE-LC est en passe de pouvoir appliquer ses contrôles sur l’ensemble de la société burkinabè», a-t-il ajouté. Après les exposés, les participants ont cherché à comprendre, entre autres, ce qu’il en est du dossier Nathalie Somé, ex-présidente du Conseil supérieur de la communication, les moyens de lutte dont dispose le RENLAC dans la lutte contre la corruption. M. Zongo a répondu qu’il n’appartient pas à son institution de donner une suite à une affaire judiciaire, mais son rôle consiste à investiguer sur les faits de corruption. Calixte Somda a soutenu que les moyens du RENLAC pour combattre la corruption sont divers. Il a cité, entre autres, les campagnes de sensibilisation, les enquêtes de terrain.

Tolérance zéro

Selon le gouverneur du Nord, Hassane Sawadogo (Centre), les élèves-maîtres peuvent jouer un grand rôle dans la lutte contre la corruption.
Le délégué de la 21e promotion de l’ENEP de Ouahigouya, Abdoul Aziz Saria s’est réjoui de l’organisation de cette conférence qui a abordé un thème important car le phénomène de la corruption se pose avec acuité au Burkina Faso. Comme M. Saria, les élèves-maîtres ont pris l’engagement d’être des agents du développement et non ceux qui vont participer à cette corruption, dans leurs différents services. Selon le commissaire principal de police, Abdoulaye Gandema, par ailleurs directeur de la police de proximité, cette conférence s’inscrit dans le cadre d’un projet entre le ministère de la Sécurité et le système des Nations unies en vue de renforcer la relation entre l’administration et la population. Les Forces de sécurité (FDS) sont confrontées à un défi qu’est la lutte contre l’insécurité de façon générale et la lutte contre le terrorisme en particulier, a-t-il expliqué. C’est pourquoi, il a été jugé nécessaire que les élèves-maîtres soient des acteurs qui les accompagnent dans la sécurisation du pays. Mais, selon ses dires, cela passe aussi par la lutte contre la corruption qui, aujourd’hui, peut contribuer à exacerber les questions d’insécurité parce que la corruption favorise le développement de toutes les pratiques criminelles. Le choix de l’ENEP n’est pas fortuit, car les élèves-maîtres, futurs encadreurs sont les meilleurs canaux de la transmission des messages de cette lutte afin qu’un jour la tolérance zéro contre la corruption soit le maître-mot du vécu quotidien du citoyen lambda, a souhaité le gouverneur du Nord, Hassane Sawadogo. Au pays des Hommes intègres, les structures de prévention et de lutte (ASCE-LC, RENLAC.) dans leurs différents rapports soulignent que la corruption gagne du terrain, malgré les efforts du gouvernement. Pour lui, il est important que des mesures urgentes soient prises pour la contrecarrer. «Notre gouvernement avec l’accompagnement de l’OIM et le PNUD a initié un projet dont l’objectif est de contribuer à l’amélioration de la confiance entre les FDS et la population du Nord et du Sahel», a affirmé M. Sawadogo. Selon les rapports du projet, a confié Hassane Sawadogo, la corruption est un facteur qui effrite la confiance entre l’administration, les FDS et la population. Pour renforcer cette confiance entre ces trois entités, les campagnes de sensibilisation à la corruption et ses méfaits sont prévues pour améliorer leurs connaissances sur le phénomène et susciter son rejet par une tolérance zéro.

Abdel Aziz NABALOUM emirathe@yahoo.fr

Coopération Burkina Faso-Côte d’Ivoire : Cap sur le 8ème TAC

La 3e réunion du comité conjoint de suivi et d’évaluation des décisions et recommandations du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la république de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso a pris fin, le vendredi 24 mai 2019, à Bobo-Dioulasso. C’est un sentiment de satisfaction qui se dégage de part et d’autre à l’issue des deux jours de travaux. Débutée, le 22 mai dernier à Bobo-Dioulasso, la 3e réunion du comité conjoint de suivi et d’évaluation des décisions et des recommandations du Traité d’amitié et de coopération entre la république de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso (TAC) a refermé ses portes. La cérémonie de clôture des travaux a eu lieu le vendredi 24 mai 2019, en présence des ministres en charge des affaires étrangères et de la coopération des deux pays. Du communiqué final livré à l’issue des travaux, il est ressorti que les présidents des deux pays restent engagés à faire de l’axe Yamoussoukro-Ouagadougou «un modèle réussi d’intégration de la sous-région ouest-africaine et de coopération Sud-Sud». Pendant deux jours, des experts venus des deux pays ont passé en revue les accords et les recommandations issus de la précédente rencontre au sommet du TAC. Ainsi, tous les domaines ont été abordés. Par exemple, pour le projet de construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, il a été noté avec satisfaction que le financement de certains tronçons est acquis et que le démarrage des travaux y est effectif. Il reste donc aux deux gouvernements de poursuivre la dynamique de mobilisation des fonds pour mener à terme le projet. La coopération sur le plan énergétique aussi a été évoquée dans le rapport final. Compte tenu des problèmes techniques sur les lignes des deux réseaux, l’augmentation de la puissance électrique de 70 à 90 Mégawat (MW), promise par la Côte d’Ivoire, n’a pas pu se faire et ne saurait tarder.

Un bilan satisfaisant

Le ministre ivoirien en charge des affaires étrangères, Marcel Amon Tanoh : «l’axe Yamoussoukro-Ouagadougou se porte
à merveille».
Toujours dans le volet de l’énergie, la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) attend toujours la «baisse complémentaire»  du tarif de la Société ivoirienne de raffinage (SIR) telle que prévue. Pour ce qui est des «tracasseries routières», le rapport a salué la réduction des points de contrôle, et l’adoption de sanctions disciplinaires à l’encontre des agents indélicats. Au terme des travaux, les chefs des deux délégations, à savoir les ministres des Affaires étrangères, Alpha Barry et Marcel Amon Tanoh, ont adopté et signé le rapport conjoint desdits travaux. Le ministre Alpha Barry a fait savoir que ces travaux ont permis aux différentes parties de mesurer l’état de mise en œuvre des diligences et des accords conclus dans le cadre du TAC. Ce qui constitue de son point de vu, «un gage tangible aux préparatifs du 8e TAC», et par conséquent augure déjà une prochaine rencontre au sommet réussie. Le chef de la diplomatie burkinabè a, en outre, salué la coopération sécuritaire entre les deux pays. «Je me réjouis du soutien permanent que la Côte d’Ivoire apporte au G5 Sahel en sa qualité de membre du conseil de sécurité des Nations unies», a-t-il laissé entendre. Quant au chef de la délégation ivoirienne, Marcel Amon Tanoh, il s’est félicité de la qualité des travaux des experts. Un examen du contenu dudit rapport et un regard d’ensemble de la coopération bilatérale entre les deux pays lui ont permis d’affirmer que «l’axe Yamoussoukro-Ouagadougou se porte à merveille». En marge de la cérémonie de clôture des travaux, les ministres ivoiriens en charge des affaires étrangères et des ivoiriens de l’extérieur, Marcel Amon Tanoh et Ally Coulibaly, ont été faits officiers de l’Ordre de l’étalon.

Alpha Sékou BARRY

Reprise du travail à La Poste Burkina Faso: Les lettres passent de nouveau

La ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Adja Fatimata Ouattara est allée constater la reprise du service par les travailleurs de La Poste Burkina Faso, le lundi 27 mai 2019, à Ouagadougou. Après deux semaines de grève, les travailleurs de La Poste Burkina Faso ont repris le service. Sans accord avec la hiérarchie, ils ont regagné leurs bureaux à la satisfaction des usagers. Le lundi 27 mai 2019, la ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Adja Fatimata Ouattara, a visité les différents services de la société à Ouagadougou. Du guichet Chronopost au centre national du traitement du courrier en passant par la section transit, les agents sont à pied d’œuvre pour rattraper le retard accusé. «Nous sommes venus trouver un grand volume de courriers.
L’usager Abdoul Karim espère ne plus avoir de perturbations à l’avenir.
Nous allons rattraper le retard en maximisant sur le travail pour la satisfaction de la clientèle», a expliqué l’agent du centre national de traitement du courrier, Ali Sawadogo. Selon lui, c’est dans le souci de satisfaire la clientèle que les agents ont accepté de reprendre le service sans accord. Pour le client Abdoul Karim Traoré c’est une satisfaction de voir les agents de La Poste Burkina Faso reprendre le service. «Depuis le 17 mai dernier, je suis venu à plusieurs reprises à la poste pour effectuer une transaction sans succès», a-t-il confié. De l’avis de Adja Fatimata Ouattara, la poste est un secteur stratégique et le gouvernement a beaucoup d’ambitions pour elle. «Elle n’aura de lendemains meilleurs qu’avec ses agents. C’est pourquoi, je tiens à encourager les travailleurs et regretter encore ce qui s’est passé. Certes, il n’y a pas eu d’accord, mais nous sommes dans une dynamique de dialogue social, afin de trouver des solutions aux préoccupations posées», a-t-elle déclaré. Selon elle, ce n’est pas en un seul jour que tous les problèmes pourront se régler. D’où l’inquiétude de l’usager Traoré, qui craint des perturbations au niveau de l’activité postale, si les revendications des travailleurs ne sont pas satisfaites. «Notre souhait est qu’il y ait un service minimum pour l’usager afin qu’il ne subisse plus les préjudices de la grève», a-t-il plaidé.

Fleur BIRBA fleurbirba@gmail.com

Agression des défenseurs de la foret de Kua : L’UPC dénonce des agissements « rétrogrades »

L’Union pour le progrès et le changement (UPC) a condamné, le lundi 27 mai 2019 à Ouagadougou, les actes de vandalisme qui ont suivi la conférence de presse du Mouvement pour la protection de la forêt de Kua (MPFK) à Bobo-Dioulasso. A la suite de l’agression des membres du mouvement pour la protection de la forêt de Kua (MPFK), l’union pour le progrès et le changement (UPC) a organi-sé une conférence de presse, le lundi 27 mai 2019 à Ouagadougou, pour exprimer son indignation. Pour le 2e vice-président chargé des affaires politiques du parti, Adama Sosso, c’est une tentative d’étouffer la liberté d’expression et d’association de citoyens soucieux de protéger l’environnement. «Il est intolérable d’instrumentaliser des vandales pour remettre en cause cette liberté en vue de camoufler des échecs politiques», a-t-il déclaré. M. Sosso a rappelé que le MPFK, un regroupement de citoyens opposés au déclassement partiel de la forêt de Kua, a procédé au lancement de ses activités au jardin Kaboré à Bobo-Dioulasso. Et c’est à l’issue de la conférence de presse, a-t-il relaté, que des jeunes instrumentalisés, armés de fouets, cordes et d’autres objets dangereux ont agressé des membres du mouvement. Selon lui, ceux-ci ont détruit des chaises, endommagé des engins et projetaient vandaliser des domiciles privés dont celui du député Moussa Zerbo. De même, ils se seraient rendus à la RTB2/Hauts-Bassins pour obliger des journalistes à tout arrêter pour couvrir leur manifestation. Ces agissements «rétrogrades et anti-démocratiques», à entendre Adama Sosso, sont soutenus par des chapelles politiques tapis dans l’ombre. Le secrétaire général de l’UPC, Rabi Yaméogo, a accusé le gouvernement d’être «incapable» de protéger la population. A propos du déclassement de la forêt de Kua, le député Amadou Sanou, natif de Bobo-Dioulasso, a expliqué que l’on est parti de quatre sites au départ pour déboucher «spontanément » sur celui de la forêt de Kua. Après une visite du site, il a affirmé que c’est une forêt qui contient six sources d’eau, dont la principale se trouve dans les 16 hectares bornés. Se basant sur les propos des agents des eaux et forêts, il a révélé que Kua est la seconde réserve d’eau la plus importante de l’Afrique de l’Ouest, après celle de la Guinée. Le parlementaire a précisé que l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) y a même implanté des bornes. L’UPC s’est dit solidaire de l’ensemble des membres du MPFK tout en invitant les autorités administratives à l’impartialité dans la gestion de cette polémique. Tout en rappelant le manque de consensus sur l’occupation de cet espace, le parti du lion dit soutenir le projet de construction de l’hôpital à «Bobo-Dioulasso et nulle part ailleurs».

Tielmè Innocent KAMBIRE

Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement

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Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, a présidé le 23 mai dernier à Koudougou, les travaux de la première session ordinaire de l’année 2019 du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de son département. Les travailleurs du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement ont travaillé durant la journée du 23 mai sur trois points majeurs. Il s’est agi de l’examen et de l’adoption du rapport de mise en œuvre du Plan de travail annuel (PTA) 2019 au 31 mars ; d’échanges sur le thème du CASEM/ «Cohésion sociale et performance des administrations : enjeux défis et perspectives au MINEFID» et les questions diverses sur la vie de leur département. Le ministre Kaboré a rendu hommage à l’ensemble des administrateurs et agents de son département, qui, en dépit des difficultés, ont pu atteindre des résultats jugés satisfaisants. Le ministre a reconnu que les résultats seraient encore meilleurs si son département n’avait pas connu une certaine ébullition sur le front social. Il a également évoqué l’insécurité qui empêche certains maillons de l’administration de dérouler leurs activités sur le terrain. En tout état de cause, la vision de son département est de faire du MINEFID une administration moderne, performante et solidaire impulsant une dynamique économique et sociale novatrice, porteuse d’une croissance inclusive. Se prononçant sur la crise qui a secoué son ministère, Lassané Kaboré s’est réjoui de la sérénité retrouvée et de la reprise effective du travail à tous les niveaux. Il s‘est dit convaincu que les choses rentreront définitivement dans l’ordre au regard de la détermination et de l’engagement de tous les acteurs au travail. Il a affirmé que c’est pour accompagner cet engagement des acteurs que le thème du CASEM : «Cohésion sociale et performance des administrations: enjeux, défis et perspectives au MINEFID» a été retenu. Un thème qui, selon le ministre, a pour objectif de permettre aux administrateurs du CASEM de mener la réflexion et proposer des pistes de solutions pour promouvoir le vivre-ensemble et renforcer le sentiment d’appartenance à une seule et même famille. Des résultats encourageants, malgré la crise Abordant le premier point inscrit à l’ordre du jour du CASEM, à savoir l’examen du rapport trimestriel, il ressort que les taux d’exécution physique et financier sont respectivement de 17,52 % et 1,37%. En dépit de ces taux relativement faibles, le rapport trimestriel indique que des résultats importants ont cependant été enregistrés. Il s’agit, entre autres, du recouvrement de 369,58 milliards FCFA par les régies, avec un taux de 99,31% par rapport à la prévision trimestrielle ; du financement de 19 startups ; de la baisse du stock des Restes à recouvrer (RAR) qui est passé de 363,325 milliards FCFA au 31 décembre 2018 à 328,616 milliards FCFA pour l’année en cours. Et le rapport de préciser que ces résultats ont été limités par le climat social délétère qu’a connu le ministère durant tout le premier trimestre 2019 et l’insécurité grandissante qui a affaibli certains maillons du département. Et pour rattraper le retard ou le déficit, le CASEM a pris l’engagement que l’ensemble des acteurs du MINIFID poursuivra avec détermination les efforts de mise en œuvre des réformes visant l’amélioration de la mobilisation des ressources, notamment l’opérationnalisation de la facture normalisée, l’opérationnalisation du projet cadastre fiscal et l’élaboration d’une stratégie de renforcement du civisme fiscal. Il poursuivra également la sélection et le financement des Startups ainsi que la réalisation des enquêtes d’envergure nationale. Parmi les chantiers, figurent également la poursuite de la dématérialisation des procédures de passation des marchés publics et la réalisation de l’audit financier et comptable de soixante structures de l’Etat et de ses démembrements. Des échanges, il est ressorti des débats que le choix du thème se justifie par la nécessité de trouver des réponses adéquates et durables pour la cohésion sociale au regard de la résurgence des remous au sein du MINEFID et de ses effets induits sur l’économie et la réalisation des résultats du Plan national de développement  économique et social (PNDES). Les administrateurs ont analysé les facteurs de cohésion sociale au sein du MINEFID et les difficultés dans l’objectif de proposer des actions dont la mise en œuvre permettra d’établir définitivement un climat social apaisé. François KABORE

Education nationale : le personnel sera redéployé

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Le Ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN) a organisé, le dimanche 26 mai 2019, à Ouagadougou, un atelier national sur la gestion rationnelle des ressources humaines. Au Ministère en charge de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN), la gestion du personnel préoccupe. Avec l’appui du département chargé de la fonction publique, il a été réalisé un recensement géographique des agents et une description des postes de travail. Les résultats provisoires dudit recensement ont été présentés, le dimanche 26 mai 2019 à Ouagadougou, à un conseil de cabinet élargi aux structures centrales, déconcentrées et rattachées du ministère. Il est ressorti, à titre d’exemple, que 928 enseignants sont effectivement présents dans 461 salles de classe, au niveau préscolaire. Au primaire, 62 999 enseignants s’occupent de 52 230 salles de classe. Mathématiquement, en appliquant la règle d’un enseignant par classe, aucun déficit de personnel ne devrait se poser, a noté le ministre en charge de l’éducation nationale, Stanislas Ouaro. Mais, à côté de la pléthore d’agents constatée dans certaines structures, on assiste parallèlement à un manque de personnel dans d’autres, a-t-il ajouté. Pr Ouaro a souligné, le cas de cet établissement professionnel où le volume horaire le plus élevé des enseignants est de 11 heures. D’autres n’ont seulement que deux heures par semaine, alors qu’ils devraient faire 22 heures. «En plus, il y a les enseignants qui sont dans les bureaux. Et, il y a ceux qui ne font rien depuis un certain temps, à cause du contexte sécuritaire. Mais à coté de ceux-ci, il y en a qui ne font véritablement rien du tout. Ils sont là depuis des années, mais ils ne font absolument rien», a déploré le ministre Ouaro. Pour rectifier le tir, il envisage de redéployer ces agents, «de façon progressive (…) et avec toutes les précautions de justice sociale et d’équité». Le ministère chargé de l’éducation nationale, c’est un effectif de plus de 110 000 agents, soit plus de la moitié des agents de l’Etat. Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Pr Séni Mahamadou Ouédraogo a relevé une «inéquitable répartition» de ceux-ci, avec une grande concentration dans les centres urbains ou les chefs-lieux de région et un déficit dans les zones rurales. Pour lui, les résultats provisoires du recensement invitent à repenser le mode de gestion des agents publics en faisant une répartition géographique et administrative juste et équitable de ceux-ci. «Il faudra particulièrement veiller à ce que chaque agent occupe effectivement le poste de travail correspondant à sa fiche de poste», a souligné Pr Ouédraogo. Le présent atelier national vise à définir une feuille de route qui permettra d’aller de façon consensuelle vers un redéploiement du personnel. Celle-ci sera transmise au département de la Fonction publique pour être soumise en Conseil des ministres. L’hommage du Premier ministre En sus de la gestion des ressources humaines, le conseil de cabinent du MENAPLN s’est penché sur l’organisation des examens de fin d’année scolaire et du prolongement de quatre jours de la fin de l’année scolaire pour les compositions des examens de passage. La gestion des cantines scolaires, confiées aux communes et le nouvel organigramme et la question des langues nationales ont été examinés. Le ministère a également soumis à la centaine de participants sa stratégie de scolarisation des élèves des zones à forts défis sécuritaires. A la date du 17 mai 2019, 1933 établissements scolaires sont fermés, déscolarisant ainsi 326 152 élèves et affectant 9042 enseignants, a indiqué le ministre Stanislas Ouaro. «Au moment où il faut se mettre en ordre de bataille pour de nouveaux défis, les attaques terroristes vident nos élèves des classes, saccagent nos infrastructures scolaires et tuent nos braves et jeunes enseignants», s’est indigné Pr Ouaro. Le Premier ministre, Christophe Dabiré, présent à l’ouverture des travaux, a témoigné son attachement et traduit ses encouragements au personnel de l’éducation. «Après les populations et les Forces de défense et sécurité, ce sont les enseignants qui ont payé le lourd tribu des terroristes», a-t-il soutenu. Djakaridia SIRIBIE dsiribie15@gmail.com

Mine d’or de Bomboré : Le premier lingot attendu en 2020

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a lancé officiellement, le vendredi 24 mai 2019, les travaux de construction de la mine d’or de Bomboré, dans la région du Plateau central. La réserve minérale est estimée à 31 tonnes. Deux semaines après le lancement des travaux de construction de la mine d’or de Sanbrado, le 10 mai dernier, la région du Plateau central enregistre son deuxième site aurifère industriel le 24 mai 2019. En effet, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a lancé officiellement les travaux de construction de la mine d’or de Bomboré dans la commune rurale de Mogtédo. Pour une durée d’exploitation minimum de 12 ans, la réserve minérale est évaluée à 31 tonnes d’or brut minimum. Cette 15e mine du Burkina s’est engagée à construire 2400 unités résidentielles pour 650 familles affectées par le projet. Pour le chef du gouvernement, l’entreprise se préoccupe du bien-être des populations affectées. «C’est pourquoi, elle compte investir pour la satisfaction des populations. On ne voudrait pas qu’il y ait une enclave de bonheur et de sérénité aux côtés de la misère. Sur ce point, je suis heureux de constater que les populations s’en réjouissent», a-t-il indiqué. Ainsi, ce sont des écoles, des centres de santé et de promotion sociale, des lieux de culte, des forages qui seront construits pour ces populations. Et le Président directeur général (PDG) d’Orezone Bomboré S.A, André Baya de préciser que plusieurs actions ont été menées, à savoir la formation de 170 jeunes à la conduite d’engins lourds, 160 à la conduite automobile et 20 forages construits. «Une fois la zone aurifère libérée à la fin de l’année 2019, la construction de la mine va commencer pour une durée de 21 mois», a expliqué le PDG. La mine couvre 25 km2 En effet, selon le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, le permis d’exploitation de la mine couvre une superficie de 25 km2 et elle se fera en carrière à ciel ouvert. «C’est 700 emplois qu’elle va générer pendant la construction et 620 emplois directs durant l’exploitation dont 90% de nationaux», a-t-il souligné. Il a confié que l’entreprise va payer au titre des recettes fiscales 144 milliards FCFA à l’Etat. Il est également attendu une contribution pour le fonds minier de développement local de 7 milliards de FCFA. A ce sujet, M. Baya a rassuré les populations que son entreprise sera en règle avec le quota de 1% demandé. Quant au budget alloué pour la mise en œuvre du plan d’action et de réinstallation des populations affectées, il est estimé à 12 milliards FCFA alors que celui affecté au fonds de réhabilitation et de fermeture s’élève à 8 milliards FCFA. «Aujourd’hui, le secteur minier est la locomotive de la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). Certes, il existe des défis sécuritaires, mais cela n’empêche pas que des partenaires viennent investir au Burkina Faso. La construction de la présente mine est un signe que nous continuons de résister à l’adversité», a déclaré le Premier ministre Dabiré. Pour réussir le projet, à entendre le ministre Idani, il est impératif d’entretenir avec les populations un dialogue franc pour une réelle intégration du projet et de savoir raison garder pour éviter de remettre en cause le vivre-ensemble. Il a annoncé que l’entrée en production et la coulée du 1er lingot sont attendues avant fin 2020. Fleur BIRBA fleurbirba@gmail.com

Journée de l’Afrique : Regards croisés sur l’intégration des peuples

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré a, au nom du président du Faso, présidé le samedi 25 mai 2019 à Ouagadougou, la cérémonie d’ouverture des activités commémoratives de la Journée de l’Afrique et du 44e anniversaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Comme à chaque 25 mai, date d’anniversaire de la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1963, devenue Union africaine (UA) en 2002, le continent noir a célébré la Journée de l’Afrique, le samedi 25 mai 2019 à Ouagadougou. Cette commémoration couplée au 44e anniversaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), mise en place le 28 mai 1975, est prévue du 24 au 28 mai 2019 sous le thème : «Intégration africaine : état des lieux et perspectives». Au menu de l’évènement placé sous le patronage du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, il est prévu plusieurs communications sur la mise en œuvre de la réforme de l’UA, la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), les défis de l’éducation des filles dans un contexte de déplacement forcé des populations, la question des réfugiés et déplacés internes, la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO ainsi que la place de la jeunesse dans les projets et programmes de développement de la communauté économique. En outre, une foire d’exposition-vente des produits et mets se tient durant les cinq jours à la maison du Peuple. Sur place, des produits d’agriculture bruts et transformés, des pagnes, des bijoux, des objets d’art, de musique … fruits du savoir-faire de plusieurs communautés africaines se laissent découvrir. Pour le représentant du président de la Commission de l’UA, Dr Ahmed Eldekass, la création de l’OUA a marqué le réveil de l’Afrique, sa prise de conscience de sa force et de l’impératif de sa dignité dans l’unité après des siècles de domination, d’oppression, d’asservissement et d’exploitation esclavagiste. «Notre vision commune d’une Afrique unie, intégrée, en paix, prospère, dirigée par ses propres citoyens est l’outil irremplaçable de notre rayonnement sur la scène internationale. Elle est aussi l’instrument d’accélération de notre intégration à travers un espace africain de liberté, d’opportunités, de progrès et de développement. Notre devoir est donc de nous attaquer de front au paradoxe du continent si riche mais où il y a le plus grand nombre de pays pauvres», a-t-il relevé. Pour ce faire, M. Eldekass a soutenu que l’UA mise sur la ZLEC pour que l’Afrique devienne un grand partenaire incontournable dans le commerce mondial. A l’écouter, le lancement officiel de la ZLEC interviendra le 7 juillet prochain à Niamey. 44 ans au service de l’intégration économique Dans la même lancée, l’ambassadeur de l’Egypte au Burkina Faso, Chérif Mokhtar, a informé que son pays qui assure la présidence de l’UA pour la période 2019-2020, est engagé à poursuivre le processus de réformes institutionnelles et financières de l’institution tout en mettant en place un système complémentaire d’évaluation des performances et de garantie de transparence. Ce, a-t-il dit, afin d’avoir une UA plus dynamique, efficace et à la hauteur des espoirs du peuple africain. Réjoui par ces perspectives, le représentant de la CEDEAO, Mohamed Diakité, a fait mention des avancées enregistrées grâce aux actions de promotion de la coopération et de l’intégration économique de la zone, de la libre circulation des personnes et des biens, la construction d’un marché commun, l’interconnexion des réseaux électriques nationaux, les actions humanitaires au profit des victimes de catastrophes naturelles et de violences. «Toutefois, les efforts doivent être poursuivis pour consolider, amplifier les acquis et réaliser de meilleures performances dans tous les domaines au grand bonheur des 370 millions d’habitants de l’espace économique», a-t-il déclaré. Pour sa part, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, représentant le chef de l’Etat, a soutenu que la célébration conjointe de la Journée de l’Afrique et du 44e anniversaire de la CEDEAO magnifie une seule et même cause : celle d’un continent condamné à vaincre l’adversité pour se forger un destin de conquête et de bonheur. «Les dynamiques institutionnelles actuelles au sein de l’UA et de la CEDEAO, une des communautés économiques régionales les plus avancées dans le processus d’intégration, témoignent de la volonté et de l’engagement des dirigeants d’aujourd’hui de bâtir cette Afrique des peuples que nous voulons pour nous-mêmes et pour les générations futures», a-t-il souligné. C’est pourquoi, il a fait savoir qu’il adhère à l’agenda 2063 de l’UA et à la vision de la CEDEAO des peuples à l’horizon 2020. Il a de ce fait émis le vœu que tous les Etats travaillent à l’approfondissement des processus de démocratisation sur le continent, à renforcer le respect des droits de l’homme, la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance. Eliane SOME elianesome4@gmail.com