Dialogue gouvernement syndicats

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a ouvert, le 21 mai 2019 à Ouagadougou, la traditionnelle rencontre entre l’exécutif et les organisations syndicales. Prévu du 21 au 26 mai, le face à face n’a été que de courte durée, les syndicats ayant quitté la table, juste après l’ouverture officielle.

La rencontre gouvernement-syndicats n’aura été qu’un feu de paille. Et pourtant, tout était bien partie, les deux parties ayant salué la reprise de ce dialogue social, interrompu depuis 2017. A l’ouverture des travaux, le 21 mai 2019, sous la conduite du Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, le monde syndical a posé un préalable pour la suite des discussions. Son porte-parole, Yamba Georges Kouanda, par ailleurs président du mois des Centrales syndicales, a estimé que l’exécutif a tendance à fouler aux pieds les engagements pris avec les partenaires sociaux. C’est le cas de l’Impôt unique sur le traitement des salaires (IUTS) prélevé sur les primes et indemnités servies aux travailleurs du privé et du public. En effet, a-t-il signalé, l’Unité d’action syndicale (UAS) avait décrié cette forme de prélèvement depuis 2017 et le gouvernement s’était engagé à résoudre la question. «Plus de deux ans après, le constat est amer, car la situation de l’IUTS est restée en l’état», a déploré M. Kouanda. Mieux, a-t-il souligné, ce prélèvement de l’IUTS a été inscrit dans la loi de finances 2017 sans aucune concertation préalable avec les organisations syndicales. Pour protester contre cette attitude de son partenaire, l’UAS a posé comme préalable à l’ouverture des débats, le traitement de la question de l’IUTS qui perdure depuis plus de deux ans. «Pour nous, soit on résoud ce problème, soit il n y a pas de discussion. Il ne sert à rien de prendre des engagements sans les respecter», a prévenu le porte-parole des syndicats. «Dans une rencontre comme celle-là, il ne devrait pas y avoir de préalable à l’ouverture des travaux», a répliqué le Premier ministre. Ne connaissant pas le contenu de ce préalable, il a proposé de le verser aux débats afin que chaque partie puisse se prononcer là-dessus. A l’entendre, la position de l’exécutif se saura après les discussions sur la question. Mais pour les syndicats, le gouvernement devrait se préoccuper de ce problème et avoir une réponse claire avant de venir à la rencontre. Estimant n’avoir pas été satisfait par la proposition de l’exécutif, ils ont préféré claquer la porte. «Nous sommes disposés à repartir à la table des discussions si le gouvernement donne une réponse à notre préoccupation», a laissé entendre M. Kouanda.

L’indignation du monde syndical

Mais bien avant l’incident, il n’a pas caché son indignation face à ce qu’il qualifie de mépris du gouvernement vis-à-vis du monde syndical. Il a notamment dénoncé le retard constaté dans la tenue de ce dialogue annuel. «La présente rencontre tant attendue par le mouvement syndical fait suite à celle de l’année 2016 qui s’est tenue du 24 janvier au 1er février 2017. Depuis cette date, le gouvernement n’a plus rencontré les organisations des travailleurs», a-t-il estimé. Et pourtant, a relevé le responsable syndical, l’exécutif a eu le temps de rencontrer les jeunes et les paysans, entre autres. L’indignation des partenaires sociaux, a renchéri M. Kouanda, est d’autant plus grande que des demandes d’audiences introduites par l’UAS sont restées sans suite.
Le Premier ministre avait aussi salué la disponibilité des organisations syndicales pour leur attachement au dialogue social. Pour lui, malgré la non-tenue de la rencontre en 2017 et en 2018, les partenaires ont eu de la retenue, ce qui témoigne de leur bonne disposition à un dialogue social constructif. «Le gouvernement travaillera à éviter à l’avenir de tels blocages qui jettent le doute sur son engagement à résoudre la question sociale, élément essentiel à l’établissement d’une confiance réciproque», a-t-il rassuré. M. Dabiré a aussi indiqué que la rencontre se tient dans un contexte national marqué par une crise sécuritaire et des revendications sociales multiples. C’est pourquoi, il a demandé aux syndicats d’observer une trêve et de faire prévaloir l’intérêt général.

Mady KABRE

Renforcement des services de santé

L’Assemblée nationale a voté à l’unanimité le projet de ratification de don conclus entre le Burkina Faso et l’Association internationale pour le développement (IDA) pour le financement du Projet de renforcement des services de santé (PRSS), le mardi 21 mai 2019. Deux autres projets sur la mise en œuvre du Projet d’urgence pour le financement des dépenses récurrentes (PUFDR) et de réalisation de 27 systèmes d’adduction d’eau potable dans la région du Centre-Est ont été ratifiés.

Le 21 août 2018, le Burkina Faso a conclu un accord de don avec l’Association internationale pour le développement (IDA) pour le financement du Projet de renforcement des services de santé (PRSS). Après l’ordonnance du gouvernement du 21 novembre 2018, le projet a été soumis à la Représentation nationale, le mardi 21 mai 2019, pour ratification. Il a été ratifié à l’unanimité par 100 députés votants. Ce projet prévu pour s’exécuter sur 5 ans est estimé à 50 milliards F CFA, dont 40 milliards F CFA sous forme de don de l’IDA, et 10 milliards F CFA sous forme de don également de Global Finacing Facility (GFF). Selon le rapporteur de la Commission des affaires étrangères et des Burkinabè de l’étranger (CAEBE), le député Hervé Konaté, le projet vise à améliorer la qualité des services de santé, et ce, en accordant une attention particulière à la santé des mères, des enfants et des adolescents. Couvrant tout le territoire national, il va s’exécuter en quatre composantes. Il s’agit entre autres, du renforcement de la capacité du système de santé, à progresser vers la Couverture sanitaire universelle (CSU) grâce à l’achat stratégique universelle, du renforcement de la prestation des services de santé de la reproduction, maternelle, néonatale de l’enfant et de l’adolescent et la nutrition. Après la ministre de la Santé, Dr Claudine Lougué, sa collègue déléguée auprès du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, chargée du budget, Clémence Yaka, a défendu le projet de loi de ratification de l’ordonnance N° 2018-015/PRES du 10 décembre 2018 portant autorisation de ratification de l’accord de financement N°D411-BF, conclu le 3 décembre 2018 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement pour la mise en œuvre du Projet d’urgence pour le financement des dépenses récurrentes (PUFDR).

S’inscrire dans le cadre du PNDES

Il a été lui aussi, ratifié à l’unanimité par les 100 votants. L’objectif du projet est de soutenir le pays des Hommes intègres dans l’amélioration de la sécurité alimentaire et l’offre des services de base en matière de santé et d’éducation dans les régions touchées par la crise. D’une durée de trois ans, le projet sera exécuté, selon la ministre Yaka, par le projet de gouvernance économique et de la participation citoyenne piloté par le ministère en charge de l’économie. La première composante consacrée au paiement des dépenses courantes est estimé à 42, 794 milliards de FCFA. La deuxième prend en compte le réapprovisionnement du stock de sécurité alimentaire nationale avec un montant de 12, 147 milliards F CFA. La composante 3 est relative à l’assistance technique ciblée pour un déploiement renforcé des ressources de l’Etat à hauteur de 2, 317 milliards F CFA. La dernière composante estimée à 600 millions F CFA concerne la gestion du projet. Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo, a défendu le projet de loi portant ratification de l’ordonnance N° 2018-019/PRES du 31 décembre 2018 portant autorisation de ratification de l’accord de crédit conclu le 6 décembre 2018 entre le gouvernement burkinabè et celui du Royaume de Belgique relatif au projet de réalisation de 27 systèmes d’adduction d’eau potable dans la région du Centre-Est. D’un coût global de 5 899 300 000 F CFA, le projet sera financé par les deux Etats. Il a pour but de contribuer à l’amélioration et à l’accès universel d’eau potable dans la région du Centre -Est.

Mariam OUEDRAOGO
mesmira14@gmail.com

La Chine donne de la voix

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La Chine donne de la voix
Kantigui a constaté que la polémique née du choix du site de construction du nouvel hôpital de Bobo-Dioulasso est suivie au jour le jour par la Représentation diplomatique de la Chine au Burkina Faso. Selon la source de Kantigui, le site actuel a été préféré aux autres, car il offre une situation idéale en terme «d’impact environnemental et social». Pour couper court à la polémique,
l’informateur de Kantigui soutient que l’emplacement à polémique a été choisi de concert avec les autorités compétentes et qu’il est «raisonnablement impossible» que la Chine, qui ne savait même pas que le terrain appartenait à une forêt classée, impose le choix du site à son partenaire burkinabè. La source de Kantigui reste convaincue que la majorité silencieuse est pour l’implantation du projet et regrette le fait qu’on assiste à des atteintes à la sécurité du personnel chargé des levées topographiques, à des actes de vandalisme et à la confiscation de leurs matériels de travail sur le terrain. Elle relève par ailleurs que c’est à la demande du peuple burkinabè que l’Empire du milieu a répondu par amitié en offrant cet hôpital. La Chine pourrait même, au nom de la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays, accepter n’importe quel autre site que le gouvernement viendrait de designer, a-t-on confié à Kantigui. En tout état de cause, Kantigui pense que ce grand projet social ne pourra se
réaliser qu’avec un consensus minimal dans un environnement de sérénité.

Du rififi autour du nom d’un stade
Kantigui a appris que le stade régional du Centre-Sud à Manga, remis à neuf à l’occasion des travaux des festivités du 11-Décembre 2018, est au centre d’intenses controverses à cause du nom qui lui a été attribué. Dans un premier temps, le joyau a été baptisé, selon les informateurs de Kantigui, «Stade régional de Manga». Un nom qui n’a pas fait l’unanimité. Cette situation a contraint les premiers responsables à opter pour la dénomination «Stade régional du Centre-Sud Ka la Manga». Si la première composante du nouveau nom «Stade régional du Centre-Sud» passe encore, l’expression qui la complète «Ka la Manga» suscite de vives polémiques. Littéralement en langue locale mooré, l’expression «Ka la Manga» signifie : «C’est ici Manga». Pour ceux qui ne sont pas d’accord, cela n’est ni plus ni moins qu’une appropriation d’une infrastructure à caractère régional. Kantigui espère qu’on trouvera une appellation qui fera l’unanimité.

Trois militants d’un parti blessés
Dans sa dernière livraison, Kantigui faisait écho d’une crise qui secoue la section provinciale du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) du Bazèga. Des dernières nouvelles en sa possession, il ressort que le dimanche 12 mai 2019, le président du collège régional de désignation des structures géographiques du parti dans la région du Centre-Sud, Jean Claude Bouda, conviait à une réunion, les membres de la fédération, originaires du Bazèga, les membres du BPN de la province, les cinq membres du bureau de la section validée par le BPN et les sept maires MPP des communes de la province. «Il s’agissait de comprendre les réticences soulevées par le SG sortant et de faire des propositions consensuelles des bureaux des sous sections et de la section, afin d’assurer une marche en avant du parti, dans la cohésion et la discipline», a relaté la source de Kantigui. Tandis que des participants arrivaient sur les lieux de la rencontre, a-t-elle poursuivi, certains militants visiblement identifiés auparavant, étaient pris à partie verbalement et physiquement par un groupe d’individus. Le bilan fait état de trois personnes blessées. «A ce jour, quatre plaintes ont été déposées au niveau du commissariat central de Kombissiri», a confié l’informateur de Kantigui. Les frondeurs continueraient de proférer des menaces, avec à l’appui, des chantages et appels sous couvert d’anonymat. Kantigui appelle les deux camps au calme et à la retenue, mais aussi à se
ressouder au sein de leur parti, en vue des échéances électorales à venir.

Un concours, 7 mois d’attente pour les résultats
Des candidats d’un test de recrutement au profit du Fonds spécial routier ont accosté Kantigui, pour lui raconter leur calvaire. Il ressort de leurs explications, qu’un cabinet a été retenu pour recruter du personnel (26 postes) de
différents profils, au compte du Fonds spécial routier qui relève du ministère des Infrastructures. A entendre les plaignants, ils ont pu franchir les étapes de sélection sur dossier et de test (écrit) avant de faire l’entretien oral. Mais ce qui les inquiète, c’est que depuis novembre 2018, les résultats du recrutement
tardent à «tomber». Sept mois d’attente donc, alors que selon une source sûre, le cabinet aurait déposé son rapport provisoire et est lui aussi dans l’attente de la validation des résultats afin de les publier. Et par conséquent, entrer en possession de son dû. Que se passe-t-il donc au Fonds spécial routier pour que les choses traînent autant ? Kantigui appelle les responsables de la structure à
donner un coup d’accélérateur au dossier, pour ne pas donner raison aux candidats qui tendent à penser que des «magouilles» pourraient être à l’origine de ce retard.

Le «mal causeur» de Sanbrado
Kantigui est resté muet comme une carpe quand on lui a raconté les dérives du responsable de la mine d’or de Sanbrado. En effet, selon le récit, tout serait parti des préparatifs du lancement des travaux de ladite mine. Au cours des missions de prospection, une maison a été prévue pour servir de pied à terre d’un officiel, lors de son court séjour. Mais quelle ne fut pas la surprise
désagréable des membres du comité d’organisation, lorsqu’ils ont effectué leur
dernière sortie-terrain sur le site de la future mine. En effet, voulant s’assurer que la maison disposait d’un minimum de commodités, ils auraient été conduits dans une salle de réunion. Et quand ils ont voulu comprendre les motifs de ce changement chez le responsable en question, ce fut le début d’une séance de «mal cause». Comme il fallait s’y attendre, sa proposition a été rejetée, le minimum de conditions n’étant pas réuni. Face à ce refus, la rage du sieur est  montée d’un cran avec des propos «orduriers». C’est ainsi que la majorité des membres de la délégation a proposé de rendre simplement compte à qui de droit. Sentant que la cérémonie de lancement de la mine pourrait prendre un coup, il aurait crié à nouveau : «Ecoutez, finalement, je vais céder ma maison. Mais sachez que c’est la dernière fois que je me prostitue». C’est là qu’un
responsable de la sécurité, membre de la délégation, s’est vu obligé de rappeler le «tout-puissant» à l’ordre en ces termes : «Monsieur, nous exigeons que les échanges se passent dans une courtoisie réciproque. Epargnez-nous vos propos orduriers». Selon les informateurs de Kantigui, ce monsieur est connu pour sa discourtoisie. A en croire les sources de Kantigui, il aurait fait ses preuves dans d’autres mines et est connu pour les traitements humiliants, dégradants et avilissants qu’ils infligent aux travailleurs et surtout aux populations riveraines. Kantigui tient à attirer l’attention de qui de droit car le Burkina Faso n’est pas un pays de non-droit. S’il est vrai que le pays des Hommes intègres a une
tradition d’hospitalité, il n’est toutefois pas acceptable de permettre ce type de dérapage.

De l’eau boueuse pour des élèves
Kantigui a appris que depuis des années, les élèves de l’école primaire publique de Lilbouré, un village situé à environ 6 km de Yako sur l’axe Yako-Koudougou, mais aussi les populations et enseignants vivent une réalité qui n’a rien d’un conte de fée. En effet, une source de Kantigui dit être tombée à plusieurs reprises sur les élèves de cette école, buvant de l’eau boueuse, pendant des heures de récréation. «Il ne s’agit que de l’eau boueuse, donc de qualité douteuse avec ses conséquences surtout que ce liquide impropre est utilisé pour la cuisson de la cantine scolaire des élèves», a ajouté la source de
Kantigui. L’informateur de Kantigui lui a aussi signifié que plus de la moitié des élèves de ladite école sont régulièrement absents des salles de classe pour des raisons de maladies liées à la consommation de cette eau avec entre autres, des maux de ventre. Au regard de l’ampleur de cette situation sur la santé de la population, la source de Kantigui lui a demandé de porter sa voix auprès des autorités pour qu’une solution soit trouvée à ce problème sensible.

Des boursiers oubliés ?
En visite le weekend dernier dans la région du Centre-Sud, Kantigui a appris que ce n’est que dans la semaine du 13 au 19 mai 2019 que la bourse des élèves de la région au titre du premier trimestre de l’année scolaire 2018-2019, a été payée. En effet, Kantigui a noté de sources sûres que ce long retard serait dû à un manque de ressources financières constaté par le chef de service financier de l’établissement auprès de la Direction régionale (DR). Plusieurs questions taraudent donc l’esprit de Kantigui. Comment est-ce possible que l’argent soit fini, sachant bien qu’on connaît le nombre exact de boursiers ? Y aurait-il eu détournement ? Les élèves auront-ils les autres tranches de l’année qui est pratiquement finie ? Kantigui appelle le ministère en charge des enseignements secondaire et supérieur à verser les différents pécules à tous les boursiers dans des délais raisonnables et à situer les responsabilités d’un tel dysfonctionnement préjudiciable aux élèves concernés.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(00226) 25 31 22 89

Ménopause: des conseils pratiques pour une bonne santé

La Fondation Kimi a organisé, le vendredi 17 mai 2019 à Ouagadougou, une conférence publique sur la ménopause. Cette activité vise à sensibiliser les femmes aux signes de cette étape de la vie et sa prise en charge.

La ménopause est définie par les spécialistes comme une perte définitive de la capacité de procréer. Elle se manifeste par un arrêt de cycle menstruel durant une période d’un an et intervient autour de 50 ans. Afin de permettre aux femmes d’adopter des comportements qui leur permettront d’avoir une bonne santé au cours de cette période, la Fondation Kimi a initié une conférence publique de sensibilisation, le vendredi 17 mai 2019 à Ouagadougou. Selon l’un des conférenciers, le gynécologue, Pr Charlemagne Ouédraogo, la ménopause se manifeste à travers plusieurs symptômes comme les bouffées de chaleur, les troubles génito-urinaires et des douleurs articulaires. «Durant cette période, la femme a besoin de suivi, car plus elle avance en âge plus l’absence d’hormones dans l’organisme va être responsable d’un certain nombre de perturbations qu’il faudra corriger pour éviter des complications et la survenue d’autres maladies telles que les maladies cardio-vasculaire, le diabète, les maladies articulaires et métaboliques», a fait remarquer Pr Ouédraogo. C’est pourquoi, le Dr Josiane Diallo a conseillé aux femmes ménopausées d’arrêter ou de limiter les tabacs et les boissons alcoolisées, avoir une alimentation équilibrée et pratiquer des activités physiques régulières. «Il faut aller en consultation gynécologique au moins une fois par an pour bénéficier d’un certain nombre de services», a renchéri Charlemagne Ouédraogo. Il a, par ailleurs, souligné qu’en dehors de la ménopause normale, il existe aussi la ménopause précoce qui est un épuisement de la fonction ovarienne survenant avant 40 ans. «Elle intervient chez 1% des femmes avant 40 ans et 0,1% avant 30 ans. Pour la plupart, elle est en rapport avec des facteurs génétiques», a clarifié le gynécologue. La présidente de la Fondation Kimi, l’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré, a rappelé que sa structure œuvre depuis sa création pour la santé de la femme notamment dans la lutte contre les cancers féminins. En initiant cette série de conférences pour le bien-être de la femme, a-t-elle indiqué, l’objectif est d’informer les femmes sur les problèmes de santé qu’elles peuvent rencontrer au cours de leur vie.

Joseph HARO

Soutien aux personnes vulnérables

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a accordé une audience, au directeur des programmes d’urgences de l’UNICEF, le vendredi 17 mai 2019, à Kosyam.

Après un passage dans les zones en proie aux crises humanitaires, le directeur des programmes d’urgences de l’UNICEF, Manuel Fontaine, a marqué une halte au palais présidentiel de Kosyam, le vendredi 17 mai dernier. Le président du Faso, Roch Kaboré et son hôte ont échangé sur les actions de l’organisation dans le domaine humanitaire et du développement en général.
Le périple de Manuel Fontaine l’a conduit dans certaines localités. Il a cité, entre autres, les villes de Dori et Kaya, localités qui ont enregistré un afflux massif de réfugiés venant des zones confrontées aux attaques terroristes. «Notre visite dans certaines zones du pays nous a permis de réaffirmer l’engagement de l’UNICEF auprès de l’enfance au Burkina Faso, surtout dans un moment un peu difficile avec les personnes déplacées», a affirmé M. Fontaine. Des actions, a-t-il dit, sont prévues avec plus de présence de l’UNICEF au pays des Hommes intègres et de manière décentralisée sur le terrain, afin d’être au contact des populations pour la vaccination contre la rougeole, des actions de scolarisation, des réalisations de forages.

Abdel Aziz NABALOUM
emirathe@yahoo.fr

Littérature: Meurtre mystérieux à Casablanca

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Grand prix littéraire d’Afrique noire, l’écrivain congolais, Jean Bofane, dénonce, dans son roman policier « La belle de Casa », la corruption immobilière, et la précarité des migrants dans un quartier populaire de Casablanca, au Maroc.

Après « Mathématiques congolaises » et « Congo Inc., le testament de Bismarck », l’écrivain congolais, Jean Bofane, entraîne cette fois-ci, le lecteur dans une intrigue policière à travers son troisième roman « La belle de Casa ». L’histoire se déroule à Casablanca, célèbre ville marocaine, où un fait divers, loin d’être banal, retient l’attention des habitants du quartier Cuba, à Casablanca. Qui a bien pu tuer Ichrak, la demoiselle aux courbes sublimes qui ne laissaient aucun homme indifférent? Elle était à la fois convoitée et crainte par la quasi-majorité des hommes du quartier Cuba, sauf Sese Tshimanga, un clandestin congolais. Venu du Congo pour immigrer en France ou en Belgique, celui-ci est abandonné par son passeur au large du Maroc, en plein océan Atlantique. Il deviendra quelques temps après son arrivée dans le royaume chérifien, l’associé de Ichrak dans des affaires louches. Elle est l’héroïne de ce récit, livré par Jean Bofane. Belle, attirante, elle est cependant révoltée par les désirs voluptueux des hommes. Elle déteste être perçue comme un simple objet sexuel, du fait de sa belle silhouette. Elle tient avant tout à se faire respecter dans un monde masculin. Ambitieuse, indépendante, Ichrak est cependant en proie à des angoisses existentielles. Elle est, en effet, tourmentée par la disparition de son père, à sa naissance : « Est-ce qu’il habite le quartier Casablanca ou était-il un étranger de passage? ». Lorsque « la plus belle fille du quartier Cuba » est retrouvée assassinée, le commissaire Mokhtar Daoudi ouvre une enquête. Mais, l’officier de police finira par abandonner ses investigations. Résoudre le meurtre d’une séductrice, vivant avec sa mère, folle (Zahira) ne fera pas avancer ma carrière de policier, se dit-il. A travers les 204 pages de son œuvre, Jean Bofane dresse un portrait haut en couleur des habitants des quartiers Cuba et ensuite Derb Taliane à Casablanca. Conteur hors pair, doublé de son sens du dialogue et de l’humour, il développe, au fil des pages, des thèmes d’actualité, notamment la situation précaire des migrants, la corruption immobilière, la sexualité débridée masculine… Installé au début des années 1990 en Belgique, In Koli Jean Bofane publie, en 1996, « Pourquoi le lion n’est plus le roi des animaux ? » Traduite dans plusieurs langues, cette œuvre lui vaudra le prix de la critique de la communauté française de Belgique. En 2000, il sort « Bibi et les Canards ». Il remportera le prix littéraire de la SCAM et le Grand prix littéraire d’Afrique noire en 2009 avec son roman « Mathématiques congolaises ».

W. Aubin NANA

Grève des agents de la santé

Des syndicats de la santé humaine et animale observent à partir d’hier 21 mai et ce pour 96 heures, une grève pour exiger la satisfaction de leur plateforme revendicative. Constat dans quelques centres de santé à Dédougou dans la Boucle du Mouhoun et à Bobo-Dioulasso dans la région des Hauts-Bassins.

Mardi 21 mai 2019. Il est 10 heures, c’est un silence de cimetière qui règne dans les Centres de santé et de promotion sociale (CSPS), dans la commune de Dédougou. Du dispensaire, à la maternité en passant par la salle de mise en observation, tous les services de santé de Dédougou étaient hermétiquement fermés en ce premier jour de la grève de 96 heures, décrétée par les cinq des six syndicats de la santé. Aucun personnel de santé sur les lieux. Seul le dépôt des Médicaments essentiels génériques (MEG) avait ouvert ses portes. Le même constat au Centre médical urbain (CMU) de la cité de Bankuy. Aucun service n’est fonctionnel sauf le dépôt MEG.
A notre passage au CMU, une jeune dame, qui se plaignait de maux de ventre a fait le constat amer de l’absence du personnel soignant. Venu mettre le matériel de travail en lieu sûr, un agent du centre médical déplore la situation qu’il juge trop drastique. «Il est certes vrai que la grève se justifie, mais on devrait au moins assurer le service minimum comme de par le passé. Dans ces conditions, ce sont nos parents qui payent le lourd tribut», regrette-t-il sous anonymat. Au Centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou, c’est le regard triste des accompagnants des malades que nous croisons dès l’entrée au service des urgences. «Il est vrai que c’est une grève, mais au moins pour nous qui sommes là, on devrait trouver un moyen pour assurer les soins. Sinon, comment nous allons devenir, s’il faut être à l’hôpital sans avoir de soins?», laisse entendre l’accompagnant d’une malade souffrant d’insuffisance rénale. Au service de la pédiatrie, à la maternité et à la chirurgie, tous les services fonctionnent au ralenti grâce au personnel non titulaire et les infirmiers de la garnison et du camp de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS), confie tout dépité, le directeur général du CHR
de Dédougou, Gustave Yinfansa Dabiré.

Les écoles privées de santé à la rescousse

A Bobo-Dioulasso, à l’instar des autres villes du Burkina Faso, la grève est effective. En effet, les infirmiers ont déserté les structures sanitaires pour se retrouver à la Bourse du travail de Bobo-Dioulasso. Au Centre hospitalier universitaire Sourou Sanou (CHUSS), l’administration a pris des dispositions pour que le service minimum soit assuré dans les services vitaux. Dans ces services, ce sont des stagiaires, des infirmiers et des médecins militaires qui essaient de sauver des vies. «En ce qui concerne la mobilisation des ressources humaines, nous avons travaillé avec la direction régionale de la santé. Nous avons entrepris des démarches auprès des promoteurs des écoles privées de santé, qui ont bien voulu nous accompagner. A ce titre, ils nous ont envoyés 40 infirmiers d’Etat et 8 sages-femmes», a laissé entendre le directeur des ressources humaines du CHUSSS, Philibert Comboïgo.
Ce personnel de son avis est largement inférieur à la demande, vu le nombre des malades qui étaient couchés sur leur lit, implorant que le miracle se réalise. Sous nos yeux, à l’hôpital, l’administration a fait évacuer des malades dans les cliniques pour des soins adéquats. Ces malades «transférés» dans les centres privés recevront les soins comme s’ils étaient toujours au CHUSS, a déclaré Philibert Comboïgo. Les agents qui assurent le service minimum, travaillent avec la peur au ventre, parce qu’ils ont reçu des menaces de la part des manifestants, nous lâche une sage-femme. En plus du CHUSS, les stagiaires selon M. Comboïgo, seront déployés au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Dafra et de Dô pour assurer le service minimum. Mais selon le secrétaire général de la sous-section SYNTSHA du CHUSS, Yaya Traoré, le suivi de la grève est satisfaisant dans les différentes structures sanitaires.
En rappel, pour la satisfaction de leur plateforme revendicative, notamment la question de la Fonction publique hospitalière promise par le gouvernement, cinq des six syndicats de la santé ont décrété à compter de ce mardi 21 mai 2019 une grève de 96 heures sans service minimum dans les formations de santé sur toute l’étendue du territoire. A l’issue de ces quatre jours de grève, les syndicats projettent le boycott des permanences et des gardes afin d’amener le gouvernement à satisfaire leur revendication.

Kamélé FAYAMA
Ibrahim NIAONE
(Stagiaire)
Moussa Traoré SON
(Stagiaire)

Surveillance épidémiologique dans l’espace CEDEAO

L’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) a tenu un atelier, les 13 et 14 mai 2019, à Ouagadougou, les activités du «Projet de renforcement du réseau de surveillance épidémiologique et des systèmes de laboratoires» (PROALAB) dans quatre pays de la CEDEAO.

Après l’épidémie du virus Ebola en 2014, l’Afrique subsaharienne a connu plusieurs autres épidémies de pathologies infectieuses émergentes. Ce sont les foyers de Dengue au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Sénégal en 2016-2018, de Zika au Cap-Vert et en Guinée Bissau en 2016. A cela s’est ajoutée, la fièvre de la vallée du rift du Niger, en 2016 et la fièvre Lassa au Nigeria. Des vagues d’épidémies qui ont mis en évidence les carences des systèmes de santé de surveillance dans ces pays. Toute chose qui affaiblit leur système de santé. Pourtant, selon le directeur général de la santé publique du Burkina Faso, Dr Esaïe Meda, des mesures appropriées prises par certains pays de l’espace CEDEAO et qui possédaient un système de surveillance satisfaisant tel que le Nigeria a démontré que ces épidémies pouvaient êtres maîtrisées avec succès. C’est ainsi que, conscient de cela, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont en décembre 2015 mis en place un Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies de la CEDEAO (CRSCM / CEDEAO). Basé à Abuja au Nigeria, ce centre appuie les Etats membres dans le renforcement de leurs capacités. Dans le cadre de son opérationnalisation, le CRSCM/CEDEAO, a bénéficié d’un financement de 10 millions d’euros de la Banque allemande de coopération (KFW) à travers « le Projet de renforcement du réseau de surveillance épidémiologique et des systèmes de laboratoires » (PROALAB) », lancé en août 2018 pour trois ans. Huit mois après, il vient de démarrer ses activités officiellement, les 13 et 14 mai 2019, au cours d’un atelier, à Ouagadougou. Le représentant du Directeur général (DG) de l’OOAS, Dr Abdrahmane Sow, a précisé que le PROALAB concerne les laboratoires nationaux et régionaux des quatre pays que sont, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Nigeria et le Niger. Selon lui, il va s’exécuter en deux composantes. D’abord, le renforcement des capacités des laboratoires à travers la formation, des équipements, le système de maintenance. Ensuite, ces laboratoires vont également bénéficier d’un appui pour la mise en place et la fonctionnalité du Réseau régional des laboratoires (RRL) dans le cadre de l’opérationnalisation de la RCDC. La représentante de la KFW, Dr Marga Kowolewski a ajouté que depuis le lancement du projet, des laboratoires des quatre pays ont été visités. « L’équipe du PROLALAB a pris la mesure des premiers besoins et des propositions concrètes ont été élaborées. Aussi, un manuel de procédure a été déjà rédigé », a-t-elle indiqué. Le processus de mise en place d’une banque régionale, du Réseau régional des laboratoires de références (RRLR), la désignation des Laboratoires régionaux de référence (LRR) et l’élaboration des textes relatifs au transport et au transfert des échantillons entamé depuis 2015 rassure déjà de la qualité du dispositif de surveillance contrairement aux années 2010 où l’OOAS faisait cavalier seule, a dit Dr Meda. Il a rappelé qu’en 2015, toujours dans la mise en œuvre du projet, une évaluation des systèmes de surveillance dans les quatre pays bénéficiaires a identifié des insuffisances au niveau des laboratoires. Il s’agit dans les domaines de la qualité, la biosécurité, la maintenance des équipements, la gestion des réactifs et consommables, le transports des échantillons et la gestion des données. Le DG de santé publique du Burkina, Dr Esaïe Meda, a poursuivi que l’évaluation externe conjoint du Règlement sanitaire international (RSI) réalisée en 2017 et selon l’agenda des pays a révélé également les mêmes insuffisances. Des résultats qui, de son avis, démontre qu’il n’y a pas eu d’amélioration dans les systèmes de laboratoires. C’est pourquoi, ce projet vient à point nommé, à entendre Dr Meda. Il a, par ailleurs, exhorté les différents acteurs à s’engager afin de conduire le projet et ce, conformément aux orientations stratégiques définies. Au cours de l’atelier, qui a réuni les représentants de l’OOAS, de l’unité de gestion, les points focaux nationaux, les responsables de laboratoires ainsi que les experts, le manuel de procédure du PROALAB a été validé. Ils ont aussi présenté et échangé sur les différentes procédures du manuel, les systèmes de pilotages et de gestion du projet, les procédures de passation des marchés. Avant l’échéance de 2021, la représentante de la KFW, Dr Marga Kowolewski a annoncé qu’un accord de principe a déjà été trouvé entre le gouvernement allemand et la CEDEAO pour une deuxième phase qui pourraient élargir la zone d’intervention du PROALAB.

Mariam OUEDRAOGO

Infrastructures, Transport et Communication

Les acteurs du Cadre sectoriel de dialogue, infrastructures, transports communication et habitat (CSD-ITCH) ont déclaré un bilan satisfaisant de réalisation de leurs activités, lors de la première session ordinaire tenue, le mardi 14 mai 2019, à Ouagadougou.

Les ministères membres du Cadre sectoriel de dialogue, infrastructures, transports, communication et habitat (CSD-ITCH) se félicitent des objectifs atteints dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES). Ils l’ont fait savoir lors de la première session ordinaire de 2019 du CSD-ITCH, tenue le mardi 14 mai à Ouagadougou et consacrée à la revue de la mise en œuvre du PNDES en 2018. Cette rencontre s’est attelée à la pré-évaluation après trois ans d’exercice dans les domaines que sont les Transports, les Infrastructures, la Communication, l’Habitat, l’Environnement et l’Economie numérique. «Nos différentes réalisations au cours de l’année écoulée ont permis d’enregistrer des résultats satisfaisants», a indiqué le président du cadre, le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma. Ainsi, il a salué les efforts dans le suivi-évaluation et l’élaboration des rapports. Selon lui, le cadre contribue à l’atteinte des résultats du PNDES via quatre objectifs stratégiques et trois axes. Le premier volet, selon lui, est relatif à l’accessibilité aux infrastructures de desserte, de désenclavement, d’habitat et des équipements de communication. Puis, de la durabilité et la résilience qui exigent la réalisation d’infrastructures de qualité, mais aussi le
caractère structurant pour la transformation de l’économie et le renforcement de la compétitivité des entreprises. De façon récapitulative, Eric Bougouma a évoqué la finalisation de 29 stations de diffusions de la Télévision numérique de terre (TNT) sur un total de 35, la validation de 13 Schémas directeurs d’aménagement urbain (SDAU) au profit des communes, la construction de 1712 logements, le bitumage de près de 600 kilomètres de routes
et de voiries, l’entretien
périodique de 1175 kilomètres de réseau routier classé, l’achèvement des travaux de 1730 kilomètres de pistes rurales. Au niveau des transports, les acteurs ont fait état de l’évolution positive des travaux de liaison ferroviaire entre le Burkina Faso, le Ghana et le Mali, le succès de l’opération de destruction des ralentisseurs sauvages. Du côté du secteur de l’économie numérique, le cadre s’est réjoui du déploiement de six services sur la plateforme G-cloud (fibre optique). Mais tout n’est pas rose et les ministres concernés ont souhaité que la session soit l’occasion de diagnostiquer les facteurs de contreperformance, afin de relever les défis futurs.

Wanlé Gérard COULIBALY