Eglise-Famille de Dieu en Afrique de l’Ouest : Les prêtres prêchent la tolérance

La 3e assemblée plénière de la Conférence épiscopale régionale d’Afrique de l’Ouest (RECOWA-CERAO) a pris fin, hier dimanche 19 mai 2019, par une messe au sanctuaire marial de Yagma. C’était en présence du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, et des membres du gouvernement.

«Gardons l’espérance» est le principal message de la Conférence épiscopale régionale d’Afrique de l’Ouest (RECOWA-CERAO) à l’endroit des populations de cette partie du continent africain. L conférence a tenu sa 3e assemblée plénière à Ouagadougou du 13 au 19 mai 2019, sous le thème : «La nouvelle évangélisation et le développement humain intégral dans l’Eglise-Famille de Dieu en Afrique de l’Ouest».

Hier dimanche 19 mai, environ 150 concélébrants ont rendu grâce à Dieu pour le bon déroulement de leurs travaux. C’était au cours d’une messe présidée par le responsable réélu de la RECOWA-CERAO, Mgr Ingnatius Kaïgama du Nigéria, en
présence du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, et de membres du gouvernement.

Une foule de catholiques a rendu grâce à Dieu pour le bon déroulement
des travaux des pères-évêques.

A l’entame de la célébration, le cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, a salué la présence du chef de l’Etat burkinabè et de toutes les autorités dont la bienveillante sollicitude a contribué au succès de la rencontre. Il a remercié ses confrères d’être venus au Burkina Faso comme de «bons samaritains au chevet des victimes» des actes terroristes.

Il a prié pour que Dieu donne aux peuples de la sous-région, la force et le courage de «relever le défi du défaitisme» dans le dialogue et l’acceptation mutuelle. Quant au clerc qui a prononcé l’homélie, il a exhorté les fidèles catholiques à persévérer dans la foi, surtout dans les épreuves. «Ne vous découragez pas…N’ayez pas peur de ceux qui utilisent l’intimidation et la violence.

Au contraire, restez fermes dans votre attachement au commandement du Christ de vous aimer les uns les autres… L’amour fraternel est notre identité chrétienne que nous devons proclamer chaque jour par notre comportement», a dit le prédicateur. A sa suite, passé la communion, Mgr Alexis Touabli de la Côte d’Ivoire a livré les conclusions des travaux de la troisième assemblée plénière de la RECOWA-CERAO.

Union contre le terrorisme

Tout en pensant aux leaders et fidèles catholiques et aux membres d’autres confessions religieuses tués dans les attaques terroristes ainsi qu’aux otages, les évêques ont vivement condamné les violences meurtrières et exprimé le soutien moral et spirituel au peuple burkinabè. «Face à la violence, il y a une seule réponse inspirée par notre foi : la confiance en Dieu, le pardon et l’amour désintéressés.

Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent», a prêché le pasteur ivoirien. Et d’ajouter que rien n’empêchera les disciples du Christ de suivre l’exemple de celui-ci. Poursuivant l’œuvre de Jésus, les membres de la RECOWA-CERAO ont dit partager les angoisses de ceux qui souffrent.

Au sujet de l’aide au développement, les archevêques et évêques ont relevé que les bailleurs de fonds sont peu soucieux du relèvement de l’Afrique, un continent qui a pu expérimenter, depuis des décennies, l’engagement missionnaire et caritatif de l’Eglise. Les leaders catholiques ont pointé du doigt les nouvelles menaces, la mauvaise gouvernance, le terrorisme et les conflits intercommunautaires et interreligieux en Afrique de l’Ouest, drames annihilant les efforts de développement et de promotion humaine.

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré (2e à partir de la droite)
et des membres du gouvernement ont pris part à la messe.

Dans un tel contexte et dans la logique de la nouvelle évangélisation, les participants ont réaffirmé leur charge d’annoncer l’espérance concernant les réalités présentes et de l’au-delà. Les pères-évêques ont, par ailleurs, demandé aux prêtres et aux religieux d’être des pasteurs crédibles annonçant l’évangile par le témoignage de leur propre vie.

Ils ont invité tous les leaders religieux des autres confessions à l’union afin qu’ensemble, ils dénoncent les assassinats perpétrés au nom de Dieu. Aux jeunes, les prélats ont dit comprendre leur soif de bonheur et de mieux-être. «Cependant, le chômage, la misère, etc., des maux qui humilient, ne doivent pas vous amener à sacrifier vos vies dans des aventures hasardeuses», a relayé Mgr Touabli.

Il a, du reste, signifié aux gouvernants et hommes politiques que, dans un contexte de globalisation, leur mission est devenue plus exigeante, nécessitant un esprit de service à la manière de Jésus. Avec les fidèles catholiques venus nombreux au sanctuaire de Yagma, les participants à la l’assemblée plénière de la RECOWA-CERAO ont confié le Burkina Faso à la protection de La Vierge Marie.

Jean Philibert SOME

Coopération bilatérale : L’ambassadeur d’Autriche en fin de mission

L’ambassadrice d’Autriche au Burkina Faso, Caroline Gudenus, a été reçue en audience au palais de Kosyam, le vendredi 17 mai 2019. En fin de mission, la diplomate est allée annoncer son départ au chef de l’Etat, Roch Kaboré.

L’ambassadrice d’Autriche au Burkina Faso avec résidence à Dakar, au Sénégal, Caroline Gudenus, est en fin de mission. C’est pourquoi, elle a effectué le déplacement de Ouagadougou pour le dire de vive voix au Président du Faso, Roch Kaboré, lors d’une audience, le vendredi 17 mai 2019, au palais de Kosyam.

«J’ai rencontré le président du Faso pour une visite d’adieu, puisque je suis en fin de mission au Burkina Faso», a expliqué la diplomate, à sa sortie d’audience. Pour elle, ce tête-à-tête avec le président Kaboré était nécessaire, parce que l’Autriche a une relation «très particulière» avec le pays des Hommes intègres.

«Le Burkina Faso est l’un des quatre pays partenaires de l’Autriche en Afrique. Nous avons un programme de coopération et de développement avec le Burkina et un bureau de coopération basé à Ouagadougou. Il représente la présence continue de l’Autriche dans votre pays», a soutenu Mme Gudenus.

Pour elle, la coopération entre les deux pays doit se renforcer dans d’autres domaines (économique, social…). Lors de leur rencontre, la situation sécuritaire s’est invitée aux échanges. La diplomate autrichienne dit avoir signifié au président du Faso que son pays soutient toutes les mesures, que le gouvernement burkinabè prendra pour sécuriser le territoire national.

«La sécurité est importante pour la stabilité de la région. Beaucoup de nos projets de développement sont dans la région et sont difficiles à implémenter. Nous souhaitons la stabilisation de la situation sécuritaire», a affirmé Caroline Gudenus.

Abdel Aziz NABALOUM
emirathe@yahoo.fr

Développement humain en Afrique de l’Ouest : Des évêques font le point au président Kaboré

En marge de leur 3e assemblée plénière, les évêques de la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest ont été reçus en audience par le Président du Faso, Roch Marc Kaboré, le vendredi 17 mai 2019, au palais de Kosyam.

Réunis à Ouagadougou pour leur 3e assemblée plénière, des évêques ont jugé nécessaire de faire le point de leurs travaux au président du Faso. A cet effet, Roch Kaboré les a reçus, le vendredi 17 mai 2019, au palais de Kosyam.

Cette année, ils ont décidé de mener la réflexion sur le thème : «La nouvelle évangélisation et le développement humain intégral dans l’Eglise-Famille de Dieu en Afrique de l’Ouest». «Nous sommes venus évoquer certaines initiatives entreprises pour notre dicastère. Le siège de la Fondation Jean Paul II pour le Sahel se trouve à Ouagadougou.

Nous avons échangé sur comment on peut promouvoir le développement intégral des populations de la région», a déclaré le président du dicastère pour la promotion du développement humain intégral, Peter Tuckson.

A l’entendre, leur dicastère se préoccupe de l’accès à l’eau, la question de la sécheresse, de santé des populations … et toutes ces questions ont été abordées avec le président du Faso. Peter Tuckson a confié que le chef de l’Etat a émis le vœu, que le Pape François effectue une visite au pays des Hommes intègres.

«Il m’a chargé de soutenir sa demande», a affirmé Peter Tuckson, par ailleurs ministre du souverain pontife. Il s’est engagé à porter la voix du président Kaboré au Saint Père, dès son retour au Vatican.

Abdel Aziz NABALOUM
emirathe@yahoo.fr

La nécessité d’un sursaut national

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Après sa déclaration de politique générale intervenue le 18 février 2019 devant la Représentation nationale, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, y est retourné le 16 mai 2019. Cette fois-ci, il a rendu compte de la situation de la nation. Le chef du gouvernement a évoqué les acquis, les défis et les perspectives de mise en œuvre des politiques publiques.

Ce Discours sur la situation de la Nation (DSN), prononcé dans un contexte sécuritaire préoccupant, n’avait rien d’une ritournelle rodée, tant les mauvaises nouvelles abondent. On le sait, le bateau battant pavillon Burkina Faso est en proie à la déferlante terroriste, mais garde fermement le cap, avec une économie toujours solide.

C’est la raison pour laquelle, Christophe Joseph Marie Dabiré a réitéré l’appel à la trêve sociale lancé par le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, à l’endroit des syndicats, en vue de préserver la concorde nationale face aux agressions de l’ennemi. Dans cette optique, les premiers pas du Premier ministre semblent rassurants à plus d’un titre.

Arrivé à un moment où les contradictions sociales avaient atteint un niveau inquiétant, il a réussi à ramener la sérénité un tant soit peu, en privilégiant le dialogue. Cette invite à la concertation constitue la meilleure idée possible pour nous sortir des moments difficiles et sauvegarder le vivre-ensemble.

Cerise sur le gâteau, le président du Faso a convié les différents partenaires autour d’une table. Ce qui n’a pas rendu indifférent l’ensemble des forces vives de la nation, notamment les syndicats. Même si dans la perspective de la mise en œuvre effective des grandes recommandations de la conférence nationale sur le système de rémunérations des agents de l’Etat, une certaine frilosité est notable dans certaines chapelles.

Comme s’il s’agissait de lourds nuages qui ne semblent pas vouloir se dissiper. Du reste, le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a durci le ton, en annonçant une grève de 96 heures à compter de demain 21 mai, suivi d’un boycott des gardes et des permanences du 25 mai au 03 juin prochain, pour exiger la satisfaction de sa plateforme revendicative.

A cela s’ajoute l’action projetée de quatre autres syndicats de la santé ayant déposé un préavis de grève de 72 heures pour compter du 22 mai prochain. Du jamais vu depuis les années 1966, à en croire certains observateurs. Mais faut-il encore le rappeler, l’insécurité est aujourd’hui l’ennemi commun contre lequel, chacun de nous devrait s’engager, si tant est que cela constitue un préalable à la bonne marche de l’économie, profitable aux travailleurs.

Généralement, l’ouverture d’un dialogue inclusif paraît la voie idoine  pour éteindre tous les feux qui menacent d’embraser le Faso. C’est en cela, qu’il faut saluer la reprise annoncée pour cette semaine des traditionnels pourparlers entre le gouvernement et les syndicats. Seulement, il faudra que les uns et les autres évitent les propositions maximalistes qui peuvent constituer un frein à une sortie de crise.

Comme quoi, le sursaut national tant attendu doit être constaté à tous les niveaux pour préserver les acquis et les consolider pour les générations futures. Pour l’heure, l’exacerbation de la crise sécuritaire alimente de multiples interrogations relatives, notamment à la tenue des futures échéances électorales à bonne date sur toute l’étendue du territoire.

Dans cette perspective, un gouvernement de large ouverture avec un agenda précis nous paraît être la panacée, non pas que le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a échoué (loin de là), mais parce que l’ampleur de l’insécurité aurait contrarié les plans de n’importe quel parti élu au pouvoir. La patrie en danger doit faire appel à tous ses fils et filles sans considérations politiciennes.

La sincérité, dont a fait montre le Premier ministre concernant les écoles fermées et autres sujets, commande qu’on lui accorde du crédit. Ou à tout le moins au chef de l’Etat, dont il est le «porte-voix», pour répondre efficacement à la question fondamentale de l’heure : comment remettre le pays sur les rails ?

Par Mahamadi TIEGNA
mahamaditiegna@yahoo.fr

Déclassement de la forêt de Kua : Un «crime écologique», selon le syndicat de l’environnement

Le Syndicat national des travailleurs de l’environnement, du tourisme et de l’hôtellerie (SYNTETH) a animé une conférence de presse, le vendredi 17 mai 2019 à Ouagadougou, pour dénoncer le déclassement de la forêt classée de Kua à Bobo-Dioulasso.

Le Syndicat national des travailleurs de l’environnement, du tourisme et de l’hôtellerie (SYNTETH) est contre le déclassement de la forêt classée de Kua à Bobo-Dioulasso, pour servir de site de construction d’un hôpital de référence. En effet, il a animé une conférence de presse, le vendredi 17 mai 2019 à Ouagadougou, pour expliquer les raisons de son désaccord. Selon le Secrétaire général (SG) de la structure, Youssiffo Ouédraogo, les agents de l’environnement sont déçus de la décision du gouvernement de déclasser ladite forêt.

Il a qualifié cette décision de «crime écologique». Pour lui, le projet de «destruction» de la forêt de Kua est un signe que le gouvernement ne s’intéresse pas au secteur de l’environnement. Le SG du SYNTETH a indiqué que les travailleurs de l’environnement ne sont pas contre la construction de l’hôpital. A l’entendre, l’hôpital peut être construit sur un autre site. Même s’il est possible de déterrer les arbres pour les planter sur un autre site, Youssiffo Ouédraogo relève qu’on ne peut pas déplacer les nappes d’eau de la forêt.

«La construction d’un bâtiment fait l’objet d’une étude d’impact environnemental et social. Il en est de même pour le déclassement d’une forêt», a-t-il souligné. Mais, il a dit avoir constaté que ces conditions n’ont pas été respectées dans la mesure où ce sont les agents de l’environnement qui devraient le faire. M. Ouédraogo a mentionné que la forêt classée est l’outil de travail des agents de l’environnement et la loi leur donne la force d’assurer l’intégrité des forêts.

Jusqu’à ce que la loi nous dise le contraire, nous allons défendre la destruction de ces forêts, a insisté Youssiffo Ouédraogo. Le SYNTETH a appelé la société civile, les pouvoirs publics et toutes les personnes soucieuses de l’avenir du Burkina Faso, à s’opposer au déclassement de la forêt de Kua. Il a également invité les autorités
du ministère en charge de l’environnement, occupant des postes de nomination à rendre leur démission.
Car pour le conférencier, ces responsables ont prêté serment de protéger le couvert végétal.

Lassina BADOLO

Formulation du second compact du MCC : Les projets énergétiques examinés

L’Unité de coordination de la formulation du second compact du Burkina Faso a organisé, un atelier de présentation et de consultation sur les études environnementales et sociales préliminaires des projets énergétiques proposés, le vendredi 17 mai 2019 à Ouagadougou.

Dans le but de présenter les études environnementales et sociales des projets du deuxième compact entre le Burkina Faso et le Millennium challenge corporation (MCC), l’Unité de coordination de la formulation (UCF) a initié un atelier, le vendredi 17 mai 2019 à Ouagadougou. Au cours des travaux, les participants ont réfléchi aux projets énergétiques entrant dans le cadre du second compact.

Selon le haut-commissaire de la province du Kadiogo, Boureima Sawadogo, l’atelier a pour objet de consulter les participants, recueillir leurs avis et suggestions afin de mettre en œuvre les projets relatifs au second compact. Il a ajouté que dans un premier temps, il s’est agi de présenter une vue d’ensemble des projets énergétiques proposés et examiner de façon précise celui proposé de «boucle de Ouagadougou (90kv)» et les enjeux environnementaux et sociaux liés à ces composantes.

Dans un second temps, recueillir les préoccupations, attentes et recommandations des parties prenantes, afin de choisir l’alternative la plus optimale aux niveaux technique, économique, environnemental et social. Et enfin, impliquer les parties prenantes dans l’identification des enjeux sociaux et environnementaux ayant une influence sur les tracés des ouvrages de transmission projetés.

Le haut-commissaire a dit qu’après l’étude, il est convenu que l’accent soit mis sur les volets les plus utiles notamment l’électricité. «Le gouvernement et les techniciens ont analysé la situation et trouvé que l’énergie pouvait permettre de booster le développement», a-t-il expliqué. Dans le cadre du deuxième compact, a souligné le haut-commissaire, trois projets ont été proposés au MCC par le gouvernement burkinabè. Il s’agit des projets de renforcement de l’efficacité dans le domaine de l’électricité (PREDEL); de l’accroissement de l’offre d’électricité (PADOEL) et des réseaux et accès à l’électricité (PRADEL).

Le coordonnateur national de l’UCF, Samuel Kaboré, a confié que l’unité a été mise en place par le gouvernement dans le but de conduire le processus d’élaboration du second compact. «Nous sommes à la dernière phase en termes des études de faisabilité qui devront nous permettre de définir les contours définitifs des projets qui vont être inclus dans ce 2e compact», a fait savoir le coordonnateur.

Il a ajouté qu’en plus de la ligne de Ouagadougou, celles de Bobo-Ouahigouya, Diébougou-Gaoua, Kongoussi-Kaya, Koupèla-Fada N’Gourma sont également ciblées. Le processus de formulation du compact suivant les directives du MCC, comprend quatre phases, à savoir l’analyse des contraintes à l’investissement privé et à la croissance économique ; l’analyse causale des principales contraintes identifiées ; la définition des projets du compact ; le développement du programme qui est en cours avec les études de faisabilité.

Dawara Sylvie SOU
(Stagiaire)

Semences améliorées certifiées : 11 tonnes pour accroître les rendements agricoles

L’Union nationale des producteurs semenciers a lancé la première édition des Journées Promotionnelles des semences améliorées certifiées (J-PROSAC), le vendredi 17 mai 2019 à Ouagadougou.

Convaincue qu’une bonne production agricole dépend de l’utilisation des semences améliorées certifiées, l’Union nationale des producteurs semenciers du Burkina Faso (l’UNPSB) a, avec ses partenaires, lancé la 1re édition des Journées Promotionnelles des semences améliorées certifiées (J-PROSAC), tenues du 16 au 18 mai 2019, à Ouagadougou. Cette première édition a été placée sous le thème : «Stratégie et rôle des acteurs semenciers pour la promotion et l’utilisation efficiente des semences en vue d’une sécurité alimentaire au Burkina Faso».

Selon le président de l’UNPSB, Inoussa Ouédraogo, l’objectif premier de ces journées est de faire connaitre les semences améliorées et discuter des problèmes auxquels sont confrontés les producteurs burkinabè. Pour lui, l’une des majeures difficultés des producteurs est l’écoulement et la planification des semences améliorées et certifiées. Une situation face à laquelle, le président de l’UNPSB a appelé tous les acteurs intervenant dans le domaine de l’agriculture à jouer leur partition.

«Nous plaidons pour une concertation de l’ensemble des acteurs, afin de bouter le déficit alimentaire hors de nos frontières», a exhorté Inoussa Ouédraogo. Il a par ailleurs laissé entendre que pour cette saison agricole de 2019, l’UNPSB met à la disposition des producteurs burkinabè, plus de 11 tonnes de semences améliorées certifiées, toutes variétés confondues.

L’UNPSB joue sa partition

Ces journées promotionnelles ont été marquées par une exposition d’intrants et d’équipements agricoles.

Le représentant du ministre du Commerce, parrain des 1res J-PROSAC, Daouda Ouédraogo, a indiqué que l’évènement illustre la volonté de l’UNPSB de jouer pleinement sa partition dans la réalisation des objectifs d’intensification de la production agricole visée par le gouvernement burkinabè. «Votre action s’insère dans la vision du gouvernement exprimée dans le Plan national de développement économique et social (PNDES) qui porte notre ambition de bâtir avec l’ensemble des parties prenantes, un secteur rural productif et résilient, orienté davantage vers le marché et basé sur le développement durable», a affirmé M. Ouédraogo.

L’édition 2019 a été l’occasion pour le chargé d’affaires de l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne au Burkina Faso, Nills Wortmann, de rassurer l’engagement de son pays à accompagner les acteurs dans la quête de l’amélioration de la productivité agricole au Burkina Faso. «Ce projet est l’une des actions que la coopération allemande mène dans le cadre de l’initiative, un seul monde sans faim, du ministère allemand de la Coopération et du Développement», a soutenu M. Nills Wortmann. Représentant le ministre en charge de l’agriculture, Antoine Compaoré, a réitéré la volonté du gouvernement burkinabè à œuvrer pour une agriculture moderne adaptée et fiable pour l’ensemble des producteurs.

A cet effet, il a exhorté les acteurs du secteur à des prises de décisions objectives pour une meilleure contribution à la productivité agricole, au sortir des J-PROSAC 2019. Pour le président de l’Assemblée nationale et patron de la cérémonie, Alassane Bala Sakandé, l’avenir du pays des Hommes intègres se trouve dans l’agriculture et l’élevage. A l’entendre, la conscientisation des populations sur l’utilisation des semences améliorées est plus qu’une nécessité.

Mamourou BENAO

Championnat national de football 2018-2019 : Rahimo FC sur le toit du Faso

Rahimo FC a été sacré champion du Burkina Faso pour la saison 2018-2019, à l’issue de la 30e et dernière journée du championnat national de football de première division jouée ce 18 mai 2019. L’équipe bobolaise, victorieuse du RCK (2-1), a profité du match nul du leader Salitas FC face à l’USFA (0-0) pour s’emparer de la couronne du Faso Foot, pour la première fois de sa jeune histoire.

Au bout d’une dernière ligne droite haletante et spectaculaire, Rahimo FC a enlevé le titre de champion du Burkina Faso, saison 2018-2019, à l’issue de la 30e et dernière journée du Faso Foot jouée ce week-end du 18 mai. Il succède à l’ASFB, champion en titre, et représentera le Burkina Faso à la prochaine League de champions africaine.

En effet, Salitas FC et Rahimo FC étaient aux coudes à coudes (54 points chacun) en tête du classement à l’entame de la dernière journée, avec néanmoins un avantage au goal average pour le premier club cité. Le duel pour le titre s’est joué à la même heure à Ouagadougou, au stade du 4-Août où Salitas affrontait l’USFA et au stade Issouffou-Joseph-Conombo où le RCK recevait Rahimo FC. Le club de Bama s’est montré plus mordant dès l’entame de sa rencontre en ouvrant le score.

Le RCK a réussi à rétablir la parité, mais Rahimo va reprendre l’avantage et conserver son avance (1-2) jusqu’au coup de sifflet final. Dans le même temps, au stade du 4-Août, Salitas FC avait du mal à se défaire de l’USFA qui tenait à sa 3e place pour sauver sa saison. Les joueurs de Salitas ont bafouillé leur football au fil du match, sans doute submergés par l’enjeu de ce match-couperet.

Mais il faut avouer qu’ils avaient en face une équipe militaire bien en place qui s’est d’ailleurs procurée les meilleures occasions de la rencontre. Le match nul (0-0) relègue Salitas à la deuxième place et offre ainsi le sacre à la jeune équipe de Bobo-Dioulasso, Rahimo FC, qui ne dispute que sa troisième saison dans l’élite. L’USFA 3e, complète le podium du championnat national de première division cette saison.

L’USCO accompagne l’AJEB en D2

Avec ce titre, Rahimo FC est récompensé pour sa constance tout au long de la saison. En plus, l’équipe bobolaise peut réaliser le doublé puisqu’elle disputera la finale de la Coupe du Faso le 26 mai 2019 face à l’AS-SONABEL. Si la lutte pour le titre a été palpitante jusqu’au bout, elle l’a été également en bas de tableau pour le maintien. Cette dernière journée devrait désigner l’équipe qui accompagnera l’AJEB, déjà reléguée, en deuxième division. Quatre mal-classées jouaient leur survie en première division : L’Union sportive de la Comoé (USCO), l’Union sportive de Ouagadougou (USO), l’Etoile filante de Ouagadougou (EFO) et l’AS Police.

L’EFO, l’USO et l’AS-Police devaient impérativement gagner pour rester la saison prochaine dans l’élite. Les Stellistes opposés à leur rivale de la capitale, l’ASFA-Yennenga, ont réussi à s’imposer à Ziniaré sur la plus petite des marques (1-0). L’AS-Police qui était relégable avant cette 30e journée s’est sauvée in-extrémiste, dans les derniers instants de sa rencontre à Bobo-Dioulasso face à l’AJEB (0-2).

Le match à suspense a eu lieu à Banfora entre l’USCO et l’USO. L’USCO qui n’avait besoin que d’un nul pour rester dans l’élite s’est inclinée à domicile dans les ultimes minutes du match. L’équipe de Banfora descend en deuxième division, elle qui était pourtant en ballotage favorable sur ses concurrents directs. Cette descente du club des Cascades est un coup dur car elle réduit encore le nombre d’équipes des régions du Burkina, autres que Bobo-Dioulasso et Ouagadougou, (il ne reste plus que l’ASEC de Koudougou) en première division.

Ollo Aimé Césaire HIEN


Faso Foot 2019: Rahimo FC remporte le titre 

Rahimo  FC a été sacré champion du Burkina  pour la première fois de son histoire, à l’issue de la 30e et dernière journée du Faso Foot.
Deux clubs étaient aux coudes à coude(54 points chacun) pour le titre de champion à l’entame de la 30e et dernière journée du championnat national de football de première division: Rahimo FC et Salitas FC. A l’issue   de cette bataille à distance, ce sont les joueurs de Rahimo qui ont eu les nerfs plus solides, ce 18 mai, en s’emparant  de la couronne de champion grâce à leur victoire(2-1) sur le RCK au stade municipal Issoufou Joseph Conombo de Ouagadougou. Le club bobolais profite ainsi du match nul (0-0) dans le même temps, au stade du 4 août entre Salitas et l’USFA. Il s’agit du premier titre de champion de ce jeune club arrivé en première division il y a seulement trois années.
Le moins que l’on puisse dire est que les joueurs de l’ex-international Rahim Ouedraogo ont crânement joué leur chance cette saison. Ils ont opportunément manqué à la culotte Salitas FC lorsqu’il se battait pour s’extirper de la phase de groupes de la Coupe de la Confédérations. Les joueurs de Salitas éliminés dans cette phase ont laissé des plumes, notamment sur le plan physique et mental. En plus ils n’ont pas su négocier les quatre matches de retard qu’on occasionnés leurs nombreux déplacements en campagne africaine.
Qu’a cela ne tienne, Rahimo mérite de succéder à l’ASFB (le champion sortant) de part sa régularité et son jeu chatoyant développé cette saison. Aussi, le club de Bama pourrait encore un peu plus entrer dans l’histoire du football Burkinabe s’il remporte le 26 mai prochain, la 33e coupe du Faso.
S.Simplice HIEN 

Alpha Barry à Bruxelles et à New York: Une mission « satisfaisante » 

Après sa participation aux réunions de Bruxelles et de New York sur le G5 Sahel et la consolidation de la paix au Burkina Faso, du 11 au 17 mai 2019, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, a jugé sa mission satisfaisante.

Une rencontre préparatoire le 13 mai à Bruxelles ; la réunion proprement dite le lendemain entre les pays du G5 Sahel et l’Union européenne ; examen du rapport du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, sur le soutien de son institution au G5 Sahel et une réunion sur la consolidation de la paix au Burkina, le 16 mai à New York ; des audiences…C’est ce qui a marqué la sortie du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, au cours de la semaine dernière. A l’issue de ces différentes activités, il s’est dit satisfait du bilan. « C’est un bilan positif. A la session du Conseil de sécurité de l’ONU sur le rapport du Secrétaire général, il est ressorti clairement que la communauté internationale doit se mobiliser pour le G5 Sahel », a-t-il souligné. Une recommandation qui, selon lui, peut se traduire par le réaménagement de l’arrangement technique entre la MINUSMA et la force conjointe du G5 Sahel afin d’intégrer les modalités d’appuis conséquents des Nations unies à cette force. Il s’est aussi félicité du fait que le secrétaire général de l’ONU ait proposé un bureau dédié à la force conjointe qui devrait disposer de ressources pérennes et prévisibles sur la base des contributions des Etats des Nations unies.

En attendant la concrétisation des promesses, a rappelé Alpha Barry, les pays du G5 Sahel n’ont pas croisé les bras. La preuve, les sept opérations à l’actif de la force conjointe ont été menées principalement avec des ressources internes. « Nous avons expliqué que chacun des Etats concernés fait des efforts énormes car leurs investissements dans le domaine de la sécurité représentent 18 à 32% des budgets nationaux, selon les pays. Ce qui entraine une diminution des budgets consacrés aux actions de développement, surtout aux services sociaux de base », a ajouté le chef de la diplomatie burkinabè. Ce qui signifie, à son avis, que le G5 Sahel doit entrer en possession des moyens qui lui ont été promis pour son opérationnalisation totale.

Sur la réunion organisée par la commission de la consolidation de la paix qui s’est penchée sur le cas du Burkina Faso, le ministre a indiqué que la quasi-totalité des Etats concernés étaient présents. Le but principal étant de remobiliser la communauté internationale autour des questions cruciales du pays qui sont celle du terrorisme et toutes les autres qui en découlent telles que les urgences humanitaires. Par ailleurs, a confié M. Barry, le problème des milliers d’élèves qui ne vont pas à l’école, les tueries communautaires, la résilience des populations face à la précarité dans certaines régions à cause de la menace terroriste ont été abordés.

A le suivre, il y a de l’espoir à ce niveau aussi car la communauté internationale a déjà mis en place un fonds d’appui de huit millions de dollars pour la consolidation de la paix au Burkina Faso et il est ressorti lors de cette rencontre qu’il faut des ressources supplémentaires. « Le responsable du Fonds a accédé à cette requête. Une mission conjointe Nations unies-Banque mondiale-BAD et d’autres partenaires sera organisée au Burkina Faso pour évaluer la situation et envisager une augmentation des ressources », a-t-il rassuré.

Daniel ZONGO

(A New York)