Crise humanitaire : L’Unicef confirme son soutien aux personnes vulnérables

Le président du Faso, Roch Kaboré a accordé une audience, au directeur des programmes d’urgences de l’Unicef, le vendredi 17 mai 2019, à Kosyam.

 Après un passage dans les zones en proie aux crises humanitaires le directeur des programmes d’urgences de l’Unicef, Manuel Fontaine a marqué une halte au palais de Kosyam, le 17 mai dernier. Le président du Faso, Roch Kaboré et son hôte ont échangé sur les actions de l’Unicef dans le domaine humanitaire et de développement en général.

Le périple de Manuel Fontaine l’a conduit dans certaines localités comme Dori, Kaya…«De notre visite dans certaines zones du pays nous a permis de réaffirmer l’engagement de l’Unicef auprès de l’enfance au Burkina Faso, surtout dans un moment un peu difficile  avec les personnes déplacées », a affirmé M. Fontaine.

Des actions, a-t-il dit, sont prévus avec plus de présence de l’Unicef au Pays des Hommes Intègres et de manière décentralisée sur le terrain afin d’être au contact avec les populations pour la vaccination contre la rougeole, des actions pour la scolarisation, de réalisation de forages…

Abdel Aziz NABALOUM

emirathe@yahoo.fr

Développement humain en Afrique de l’Ouest : Des évêques font le point au président Kaboré

En marge de leur 3e assemblée plénière, des évêques de la conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest, des évêques ont été reçu en audience par le président du Faso, Roch Kaboré, le 17 mai 2019, au palais de Kosyam.

Réunis à Ouagadougou pour leur 3e assemblée plénière, des évêques ont jugé nécessaire de faire le point de leurs travaux au Président du Faso. Il les a reçus, le vendredi 17 mai 2019, à son palais. Cette année, ils ont décidé de mener la réflexion sur le thème : « la nouvelle évangélisation et le développement humain intégral dans l’église-Famille de Dieu en Afrique de l’Ouest». « Nous sommes venus évoquer certaines initiatives entreprises pour notre dicastère.

Le siège de la Fondation Jean Paul 2 pour le Sahel se trouve à Ouagadougou. Nous avons échangé sur comment on peut promouvoir le développement intégral des populations de la région », a le président du dicastère pour la promotion du développement humain intégral, Peter Tuckson. A l’entendre, leur dicastère se préoccupe de l’accès  à l’eau, la question de la sécheresse, de santé des populations…Donc, tous ces questions ont été abordées avec le Président du Faso.

Le président du dicastère pour la promotion du développement humain intégral a dit espérer soutenir les églises locales à aider les populations de ces régions. Pierre Tuckson a confié que le président du Faso a émis le vœu que le Pape François effectue une visite au Pays des Hommes intègres. « Il m’a chargé de soutenir sa demande », a affirmé Peter Tuckson, par ailleurs ministre du Pape François. Il s’est engagé à porter la voix du président Kaboré au Saint Père dès son retour au Vatican.

Abdel Aziz NABALOUM

emirathe@yahoo.fr            

Coopération bilatérale: L’ambassadeur d’Autriche dit au revoir au Burkina

L’ambassadeur d’Autriche au Burkina Faso a été reçue en audience au Palais de Kosyam, le vendredi 17 mai 2019. La diplomate est allée annoncer son départ au chef de l’Etat, Roch Kaboré.

 Caroline Gudenus ne sera plus la voix officielle de l’Autriche au Burkina Faso. Cette ambassadrice du Burkina Faso avec résidence à Dakar, au Sénégal est en fin de mission. C’est pourquoi, elle a effectué le déplacement de Ouagadougou pour le dire de vive voix au Président du Faso, Roch Kaboré. Ce dernier, lui a accordé une audience, le vendredi 17 mai dernier, au palais présidentiel de Kosyam. « J’ai rencontré le président pour une visite d’adieu puisque je suis en fin de mission au Burkina Faso», a expliqué la diplomate, à sa sortie d’audience. Pour elle, cet tête-à-tête avec le président Kaboré était nécessaire parce que l’Autriche a une relation très particulière avec le Pays des Hommes intègres. « Le Burkina Faso est l’un des 4 pays partenaires de l’Autriche en Afrique. Nous avons un programme de coopération et de développement avec le Burkina. Nous avons un bureau de coopération basé à Ouagadougou. Il représente la présence continue de l’Autriche dans votre pays », a soutenu Mme Gudenus.

Pour elle, la coopération entre les deux pays doit se renforcer dans d’autres domaines (économique,…). Lors de leurs échanges, la situation sécuritaire s’y est invitée. La diplomate autrichienne a dit rassurer le président du Faso que « nous soutenons toutes les mesures que le gouvernement peut prendre pour sécuriser le pays. C’est important pour la stabilité de la région, mais pour nous. Puisque beaucoup de nos projets de développement sont dans cette région et sont difficile à implémenter. Nous sommes tous très intéresser à stabiliser ces régions et de maitriser cette situation sécuritaire ».

Abdel Aziz NABALOUM

emirathe@yahoo.fr

 

Devoir de s’exprimer

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« Je me suis engagé par devoir patriotique »

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Insécurité « Nous n’allons pas baisser les bras », Christophe Dabiré

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a prononcé, le jeudi 16 mai 2019, devant les députés, son discours sur la situation de la nation. Malgré le contexte sécuritaire difficile, des acquis ont été engrangés par l’exécutif en 2018.

Trois mois après sa dé-claration de politique générale à l’hémicycle, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, était de nouveau face aux députés, le jeudi 16 mai 2019, pour sacrifier à une tradition républicaine : le discours sur la situation de la nation, prescrit par l’article 109 de la Constitution. Pendant plus d’une heure, il a passé en revue tous les domaines concernés par l’action gouvernementale. La lutte contre le terrorisme, l’éducation, la santé, l’économie, la justice et la lutte contre le chômage ont constitué les principaux axes de son intervention. D’entrée, le chef du gouvernement a indiqué que la conduite des actions du gouvernement s’est faite dans un contexte national particulièrement difficile en 2018, marqué par la recrudescence des attaques terroristes. « Notre pays a connu de nombreuses attaques terroristes ayant occasionné plusieurs victimes, la sécurité des biens et des personnes a été durement éprouvée », a-t-il précisé. Condamnant au passage ces « actes barbares », il a relevé que les terro-ristes, au-delà des attaques contre les symboles de l’Etat, ont mis en œuvre des stratégies de « diviser pour mieux régner », en tentant de susciter des conflits communautaires. Le Premier ministre en veut pour preuve les affrontements meurtriers à caractère ethnique et les attaques ciblées contre des édifices religieux enregistrées ces derniers mois. Mais sur cette «intention malveillante très compromettante» pour le vivre-ensemble, Christophe Dabiré s’est voulu rassurant : «nous avons bien perçu ce projet de déstabilisation du pays et nous n’allons pas baisser les bras ni fermer les yeux devant le déroulement d’un dessein aussi funeste ». Dans le domaine de l’éducation, des mesures ont été prises pour accroître l’offre dans les ordres d’enseignement tout en améliorant la qualité. Aux nombres de ces mesures, le recrutement des personnels enseignants, la diversification des domaines avec un accent sur le développement de l’enseignement technique et professionnel. Cette volonté s’est traduite par la construction de six lycées scientifiques, deux lycées techniques, cinq lycées professionnels et cinq Centres d’enseignement et de formation technique et professionnelle (CEFTP). Tous ces résultats ont été obtenus, a précisé le Premier ministre, dans un environnement éducatif marqué par des remous sociaux et surtout par l’insécurité qui a occasionné, dans les régions du pays les plus touchées par les attaques terroristes, la fermeture de nombreux établissements scolaires et la destruction de plusieurs infrastructures éducatives et de matériels pédagogiques. La question sanitaire est au cœur de la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) et constitue avec l’éducation, les deux secteurs sociaux de base. Il ressort de l’exposé du PM que l’accès aux services de santé a été facilité grâce à une politique mise en place avec la volonté du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Une hausse de 10% du PIB en 2018

A cela s’ajoute une politique rigoureuse de recrutement, de formation et de déploiement des personnels ayant permis d’améliorer le ratio nombre d’habitants par médecin et de tendre vers les normes de l’Orga-nisation mondiale de la santé (OMS). Le gouvernement compte poursuivre la construction d’infrastructures sanitaires et l’amélioration des offres de prestation des formations sanitaires, à travers le relèvement des plateaux techniques des hôpitaux. De même que la normalisation de 270 formations sanitaires en Centres de santé de promotion sociale (CSPS) et la transformation d’une trentaine de centres de santé de chefs-lieux de communes rurales en Centres médicaux. Poursuivant son exposé, M. Dabiré a fait savoir que le monde des affaires a connu une amélioration faisant passer le taux de croissance économique de 5,9% en 2016 à 6,6% en 2018 contre 3,9% en 2015. De son avis, le taux de progression reste, certes, faible, mais cela témoigne de la capacité de résilience du pays qui a pu maintenir un environnement macro-économique assez stable caractérisé par une maîtrise de l’inflation (2% en 2018), un déficit budgétaire contrôlé et un taux d’endettement estimé à 34% du Produit intérieur brut (PIB) en 2018. Quant au taux d’investissement, il a connu une hausse s’éta-blissant à 10% du PIB en 2018 contre 8% l’année précédente. Abordant le volet judiciaire, le coordonnateur de l’action gouvernementale s’est félicité de la tenue du procès du putsch manqué du 16 septembre 2015 toujours en cours au tribunal militaire de Ouagadougou. Au-delà du procès, le gouvernement, a-t-il dit, a consolidé la performance de la justice tant du point de vue des capacités technique et opérationnelle que de son accessibilité. La création du fonds d’assistance judiciaire et la mise en place des pôles judiciaires spécialisés ont été citées comme acquis dans ce secteur. Sur le drame de Yirgou, le chef de gouvernement a appelé les acteurs chargés du dossier à faire diligence, réaffirmant la disponibilité de l’exécutif à mettre à leur disposition des appuis logistiques et financiers nécessaires pour la manifestation de la vérité. S’agissant de la lutte contre le chômage, foi de M. Dabiré, le gouvernement a misé sur la promotion de l’auto-emploi à travers le financement des projets d’entreprises de jeunes et des femmes.
Le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a dirigé les travaux de la plénière qui a connu la présence des membres du gouvernement et des chefs de missions diplomatiques.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

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Réactions de présidents de groupes parlementaires

Après le discours du Premier ministre, des présidents de groupes parlementaires de la majorité et de l’opposition se sont prononcés sur son adresse.

Daouda Simboro, Renouveau démocratique (RD) : «Un discours précis et concis »
«Lors de la Déclaration de politique générale du Premier ministre, il était question de relever le défi de la sécurité. Aujourd’hui, à l’heure du discours sur l’état de la nation, nous constatons effectivement une sorte de pragmatisme dans ce qui était dit à sa prise de fonction. Nous attendons de voir la suite des opérations, qui doivent nous permettre de triompher du terrorisme. Sur la restauration de la cohésion sociale, nous avons constaté avec satisfecit les efforts du gouvernement pour un bon vivre-ensemble des populations. Sur le plan de la gouvernance, des réformes judiciaires, financières, la lutte contre la corruption sont entre autres actions prises en compte. Nous avons eu un discours précis et concis, clair et limpide sur l’exercice du pouvoir d’Etat et des avancées engrangées. D’un point de vue général, l’action du gouvernement est en bonne perspective. Le groupe parlementaire RD est satisfait de la situation dépeinte et nous avons félicité le chef du gouvernement à propos »

Alphonse Nombré, Congrès pour la Démocratie et le progrès (CDP): «Nous lui accordons le bénéfice du doute »
« Pour cette fois-ci, nous sommes satisfaits. Le Premier ministre s’est fait comprendre clairement. Il a fait un effort de synthèse tout en embrassant tous les secteurs de la vie nationale. Dans la forme, il n’ y a rien à signaler. Dans le fond, il y a juste quelques insuffisances que nous avons soulevées. Il s’agit des questions en rapport avec la réconciliation nationale, la sécurité et l’autorité de l’Etat. On a bon espoir que cette photographie augure de lendemains meilleurs. Sinon de par le passé, on nous promettait que les délestages seraient bientôt un lointain souvenir mais jusque-là, nous vivons les mêmes réalités. Donc nous accordons le bénéfice du doute au Premier ministre, afin qu’il puisse travailler sereinement »
Nicolas Dah, Union pour le progrès et le changement (UPC) :
« rien ne reflète la réalité »
« C’est un rituel qui a son fondement juridique dans notre Constitution. Mais ce qui est décliné dans le discours n’est pas ce qui se constate sur le terrain. Sur le plan sécuritaire, les dispositions prises par le gouvernement ne sont pas conformes à ce qui est relaté dans le document lu devant les députés. Donc, rien dans cette adresse ne reflète la réalité. Les réalisations que le gouvernement a pu faire auraient pu être cartographiées, afin de permettre aux populations de vérifier leur effectivité. Pour notre part, il s’agit juste d’un rituel qu’impose la Constitution et devant lequel chaque gouvernement essaie de se conformer. Sinon, les chiffres avancés sur le plan économique, soit 6%, 10%, de part et d’autre ne sont pas palpables. Du coup, il y a un déphasage entre le discours politique et la réalité sur le terrain»
Alexandre Tapsoba, Mouvement du peuple pour le progrès (MPP): «Même l’opposition a félicité le gouvernement»
« Nous avons une appréciation po-sitive de l’exposé du Premier mi-nistre, en ce sens qu’il a été synthétique et cohérent sur les aspects de la vie nationale. Malgré un contexte marqué par une insécurité généra-lisée, il a été explicite dans les actions menées en faveur de la sécurité et de la fronde sociale. Aussi, le chef du gouvernement a été clair sur les réalisations faites et celles qui ne l’ont pas été du fait de difficultés liées au terrorisme. Donc, dans l’ensemble c’est un discours franc et sincère, qui a été exposé à la Représentation nationale. Vous avez constaté que même l’opposition a félicité le chef du gouvernement, du fait de la qua-lité du travail fait et sa franchise dans le discours»

Propos recueillis par Wanlé Gérard COULIBALY

Circulation des poids lourds à Ouagadougou

La commune de Ouagadougou a organisé, le jeudi 16 mai 2019 à Ouagadougou, un atelier d’appropriation du nouvel arrêté (n° 079 CO/M du 7 mai 2019) sur la règlementation, le stationnement et la circulation des véhicules poids lourds dans la capitale.

La mairie de Ouagadougou est désormais inscrite dans la dynamique de mettre un terme aux drames de la circulation et du stationnement de véhicules poids lourds dans la capitale. En effet, après avoir réuni, le 7 mai dernier, des acteurs ayant finalisé et pris un arrêté (n° 079 CO/M du 7 mai 2019) dans ce sens, elle a organisé un atelier d’appropriation dudit arrêté, le jeudi 16 mai 2019, à Ouagadougou. Selon le texte règlementaire, les véhicules poids lourds doivent circuler sur des axes bien déterminés entre 22 h et 5 h du matin. Pour le maire de Ouagadougou, Armand Roland Pierre Béouindé, il faut se hâter d’appliquer le texte dans son intégralité afin de protéger la vie des usagers de la route. Mais, à l’entendre, il ne faut pas se fier à un ‘’simple arrêté’’ pour juguler les accidents causés par ces engins lourds. C’est pourquoi le bourgmestre de Ouagadougou a dit compter sur l’implication de tous pour y arriver. Dans l’optique de réussir un tel challenge, à ses dires, il faut miser sur le transport en commun qui prend en compte la ponctualité et le confort, entre autres. Il a également fait cas de la réhabilitation et la construction prochaine d’infrastructures routières dans la capitale comme palliatifs. L’arrêté portant règlementation de la circulation et du stationnement de véhicules poids lourds, a expliqué le maire Béouindé, a une portée nationale. A cet effet, il a dit ne pas douter du travail qui va être abattu par les participants aux travaux de restitution de son contenu pour un toilettage avant sa validation. Armand Roland Pierre Béouindé s’est, par ailleurs, réjoui du fait que depuis l’annonce de ce texte règlementaire, les acteurs routiers ont fait des efforts pour améliorer leur circulation. Et le président de l’Organisation des transporteurs routiers du Faso (OTRAF), Issoufou Maïga, de renchérir qu’aucune vie n’est négociable s’agissant des mesures prises en vue d’améliorer la mobilité urbaine. Il a ainsi précisé que même si la pilule est amère pour les acteurs du transport routier, elle est tout de même une solution au problème posé. Et dans cette logique, la recherche du profit ne saurait être au-dessus d’une vie humaine, a-t-il prévenu.

Boukary BONKOUNGOU

« Sidwaya reste la référence», l’ambassadeur français

L’ambassadeur de France au Burkina Faso, Xavier Lapeyre De Cabanes, a visité, les locaux des Editions Sidwaya, dans l’après-midi du jeudi 16 mai 2019.

Xavier Lapeyre De Cabanes, ambassadeur de France au Burkina Faso, était l’invité de «marque» des Editions Sidwaya, le jeudi 16 mai 2019. Avant son entretien avec les journalistes, le diplomate a vi-sité la «maison commune». De l’imprimerie en passant par la documentation et les différentes rédactions, il a découvert le processus de fabrication du journal. A la fin de sa visite, il s’est dit honoré d’avoir été reçu dans ce journal qui constitue, pour lui, la référence en matière de presse au Burkina Faso.
Il s’est surtout dit impressionné par la qualité et le professionnalisme des journa-listes, mais aussi du personnel technique du journal. «Malgré ses moyens modestes, Sidwaya reste la référence historique de la presse burkinabè. Presse qui, elle-même, est une référence de la liberté et de la qualité de la presse en Afrique de l’Ouest», a-t-il déclaré.
S’exprimant sur son entretien avec les journalistes, objet de sa venue à Sidwaya, l’ambassadeur français s’est dit émerveillé par la pertinence des questions qui lui ont été posées. «Les questions étaient vraiment poignantes. Ce n’était pas de tout repos pour moi, mais je ne regrette pas d’être venu. Au contraire, je déplore le fait de n’être pas venu plus tôt», a-t-il confié. Tout en espérant que ses réponses satisferont les lecteurs, Xavier Lapeyre De Cabanes a souhaité bon vent au journal qui constitue un moyen d’informations autant pour sa structure que pour l’ensemble des Burkinabè.

Nadège YAMEOGO

Protection de l’environnement : Le bel exemple des élèves de Silmiyiri

Les élèves de l’école primaire Silmiyiri, située dans l’arrondissement n°9 de Ouagadougou, ont donné un bon exemple qui mérite d’être salué, encouragé et perpétué. En effet, une cellule dénommée ‘’génération sans déchet’’ a été créée au sein de leur établissement. De par leur propre initiative, les enfants ont procédé au nettoyage de leur école à l’occasion de la journée de salubrité. Ce jeudi 16 mai 2019, c’était très impressionnant de voir chacun mettre la main à la pâte avec enthousiasme. Et malgré l’appel de leurs enseignants à rejoindre les salles de classe, ceux-ci continuaient «leur mission». Les élèves se sont dit conscients des dangers qu’engendrent les déchets ; ce qui les a motivés à mener cette action. Nul n’ignore les dangers du péril plastique sur le plan sanitaire, environnemental, etc. Les adultes doivent quotidiennement accompagner ces enfants, afin de les aider à poursuivre cet acte combien noble. Il faut également aussi interpeller tous les citoyens, en général et, précisément les écoles, à renforcer de telles activités dans leurs programmes. Les Burkinabè gagneront en recyclant ces déchets ou en les détruisant dans la mesure du possible. L’appel des enfants ne doit pas tomber dans l’oreille d’un sourd.

Faso foot: l’ultime bataille entre Salitas et Rahimo pour le titre

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La 30e et dernière journée du championnat national de première division se disputera le samedi 18 mai 2019 sur plusieurs stades, à la même heure. Cette journée s’annonce, cruciale puisque le champion national et les équipes reléguées seront connus à l’issue des rencontres.

Le successeur de l’ASFB, champion en titre, sera connu le samedi 18 mai 2019, à la faveur de la 30e et dernière journée du championnat national de 1re division. Le moins que l’on puisse dire est que le suspense est total aussi bien en haut qu’en bas du classement. Deux clubs sont au coude-à-coude pour le titre en cette saison 2019 : Salitas FC et Rahimo FC. Les deux équipes ont le même nombre de points (54), mais Salitas est en tête grâce à un goal différentiel favorable (+3). Il sera face à l’Union sportive des forces armées (USFA) au stade du 4-Août sous le coup de 16 h. Actuelle 3e au classement, l’USFA entend sauver sa saison en maintenant sa position sur le podium. Pour son entraîneur adjoint, Manga Oulé Diabaté au cours de la traditionnelle conférence de presse d’avant-match hier à Ouagadougou, l’objectif du départ était le titre. « Nous avons échoué à notre objectif principal. Mais comme le podium nous tend la main, nous allons le saisir pour sauver notre saison. Pour y arriver, nous allons nous battre samedi », a laissé entendre le coach adjoint des Bidasses. Quant à Ladji Coulibaly, coach de Salitas FC, une victoire est impérative lors de la dernière journée. « Nous n’avons pas droit à l’erreur si nous voulons être champions. Il nous faut obligatoirement une victoire. Nous avons trébuché à un certain moment. Mais nous avons notre destin en main. Ça ne sera pas un match facile pour nous et nous en sommes conscients », a-t-il avoué.
Juste à côté, au stade Issouffou-Joseph-Conombo de Ouagadougou, l’autre prétendant au titre, le Rahimo FC défiera l’équipe classée 4e, le Rail club du Kadiogo (RCK). En lutte avec l’USFA pour la 3e marche du podium, les Faucons vont, sans doute, jouer pour la gagne afin de sauver également leur saison. Si la bataille est rude en haut, elle l’est également en bas, pour le maintien. Quatre équipes connaîtront leur sort à la fin de cette journée. L’une d’entre elles accompagnera l’AJEB en D2. De ses équipes figure l’Etoile filante de Ouagadougou (EFO).

Lutte âpre pour le maintien

14e au classement avec 31 points, la Reine des Stades rencontre sa rivale légendaire de la capitale, l’Association sportive du Faso Yennenga (ASFA-Y). Le choc a été délocalisé au stade municipal de Ziniaré. L’EFO, par la voix de son entraîneur adjoint, Bruno Gouba, se réjouit du fait que son équipe ait encore son destin en main. «Nous avons impérativement besoin d’une victoire. Nous avons des hommes qui peuvent nous l’offrir. Il suffit de jouer avec courage et envie, car quand l’enjeu prend le dessus, il est difficile pour le compétiteur de jouer », a-t-il mentionné. Quant à l’ASFA-Yennenga, déjà assurée de son maintien en 1re division, elle n’entend pas faire malgré tout cadeau à sa rivale. «Un derby c’est un derby. Ce n’est pas un match qui va amener l’EFO en D2 mais plutôt l’ensemble des 30 journées du championnat », a-t-il ajouté. Une bataille pour le maintien se déroulera également à Banfora où l’Union sportive de la Comoé (USCO) affrontera l’Union sportive de Ouagadougou (USO). Ces deux équipes, tout comme l’EFO, n’ont pas droit à l’erreur. Si un match nul permettra à l’US Comoé de se maintenir, ce n’est pas forcément le cas pour les Rouge et Blanc de Larlé. L’USO doit obligatoirement s’imposer pour se mettre à l’abri de tout calcul. Au même moment à Bobo-Dioulasso, l’AS Police tentera de se maintenir en assurant une victoire face à l’AJEB, déjà reléguée en deuxième division. Lors de cette 30e journée, la Ligue de football professionnelle entend déployer des superviseurs sur l’ensemble des stades pour éviter des arrangements entre équipes.

Ollo Aimé Césaire HIEN