Lettre à mes élèves

Après une année scolaire de galère et de dur labeur, ma mission s’arrête là et je vous quitte avec un peu de douleur. Après tant de temps passé ensemble sur le chemin du parchemin, il est temps de faire le bilan pour prendre le bon élan et ne pas repartir les bras ballants. C’est sûr, notre aventure a connu quelques allures faites de ratures, mais jamais de cassures, je vous assure ! Des moins deux aux devoirs de déboire en passant par les gros zéros des ‘‘interro’’ qui méprisent les héros des heures creuses, mon cœur se creuse. L’incompréhension de certaines punitions a suscité l’émotion et même la tension dans le bastion des bavards nullards, ces tarés têtards qui barrent la vue aux petits veinards au regard de renard. C’est vrai, parfois j’en avais marre, à maintes fois j’ai voulu anticiper mon départ, fuir ce cauchemar pour des horizons plus peinards, mais vous savez, le hasard est le rempart du ringard, blague à part ! Parfois, j’ai le cafard, mais il n’est jamais tard. Je pars, loin du bazar, de vos tares, sans pétards, sans crier gare, je me barre ! Tant pis pour les stars qui « bossaient » dans les bars et volaient de rancart en rancart au gré des avatars. Ce sont les tocards du ‘‘boileau’’ qui vont à vau-l’eau pour faire tonneau au premier tour, mais tant pis pour les moineaux. Je pars, peut-être nulle part, mais je pars ! Mon ambition a été de détruire en vous la graine de l’ignorance, pour laisser germer celle de l’espoir et de la foi en soi. Car, il n’y a d’homme véritablement libre que d’homme bien instruit et éduqué, même au prix de la sanction. Seule la mention doit être votre mission et ce, avec passion et conviction. Votre avenir, laissez-moi vous prévenir, ne peut provenir que de votre volonté de tenir, sans coup férir. Parmi vous, il y a des rejetés et des déshérités, des orphelins comme ton voisin « Marcellin », sans soutien et sans moyen. Parmi vous, certains mangent à peine à leur faim, mais ne baissez pas les bras, il n’y a pas de souffrance sans fin. Moi, j’ai connu la faim, j’ai bossé à jeun et je suis toujours entré en juin, sans fumer un seul « joint ». Je bossais les points fermés et les dents serrées ; j’ai franchi des barbelés et marché sur des tapis de braises, pour ouvrir des portés scellées, sans clef.
La victoire naît parfois du déboire et il faut voir pour croire. La réussite appartient à celui qui résiste et persiste, pas à ceux qui désistent et se débinent et ce n’est pas toujours le dernier qui échoue. Le premier peut se retrouver dans la boue. Il faut toujours rester debout, coûte que coûte et tenir jusqu’au bout, malgré les mauvais coûts. La vie nous réserve parfois de mauvais tours, les géométries de l’existence nous tracent souvent des courbes sans suite ni fin, certes, mais il est de votre devoir de dénicher les inconnus des équations pour être en adéquation avec certaines de vos questions sans réponse. Bien-sûr, notre aventure a certainement connu des allures de bavure, mais je vous rassure, ma nature dépasse la caricature que certains peuvent avoir de moi. Merci pour vos surnoms de renom d’oiseaux de mauvais augures. Merci pour vos insultes et vos piètres inimitiés dépourvues de gratitude. Merci pour toutes les fois que vous m’avez regardé avec le mauvais œil et souhaité que ma vie soit un tableau noir sans fond. Merci pour toutes ces bêtises proférées par ignorance et entretenue par inconscience. Tout comme on ne peut comprendre sans apprendre, on ne peut enseigner sans se saigner. Daignez me pardonner si j’ai parfois donné l’air sévère, si souvent j’ai été réfractaire à vos repères terre-à-terre. Il faut battre le fer avec le cœur, même quand il a l’air austère. Mais avant que je ne franchisse le seuil de cette porte, même si la sueur vous coule dans les yeux larmoyants ; même si la poussière vous étouffe ; même si vos pieds s’ankylosent, se déchirent et s’enflent par les épines et les cailloux ; même si le chemin paraît plus long que prévu et que vous trébuchez, ne résistez surtout pas à tomber. Sachez toujours vous relever. Car rien de grand ne se bâtit à l’ombre sans effort. Rien de durable ne s’acquiert à la sauvette et dans la précipitation. Rien de bien n’advient par le mal. Demain vous attend et vous jugera selon ce que vous avez été aujourd’hui ! Je pars quand même !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

La BAD salue le leadership du Président du Faso

Le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, une délégation de la Banque africaine de développement (BAD), le jeudi 16 mai 2019 au palais de Kosyam.

La Banque africaine de développement (BAD) salue l’initiative du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, pour la promotion de nutrition au Burkina. En effet, une délégation de l’institution a transmis au chef de l’Etat les félicitations de l’institution pour la mise en place d’une stratégie multisectorielle sur la nutrition. «Nous avons échangé sur le mandat de la BAD dans le cadre de la nutrition. 17 leaders africains ont été désignés comme champions pour la nutrition dont sept chefs d’Etat parmi lesquels le Président du Faso. La mise en place de cette équipe des dirigeants africains pour la nutrition vise à porter la question au plus haut niveau et obtenir l’appui des décideurs pour qu’ils jouent un rôle de plaidoyer dans l’intérêt des enfants de 100 jours à deux ans», a laissé entendre la directrice du département du capital humain, de la jeunesse et du développement des compétences de la BAD, Oley Lucretia Clara Dibba. Pour le cas spécifique du Burkina Faso, elle a confié qu’une feuille de route a été élaborée avec trois domaines identifiés. Il s’agit de la mise en place d’une stratégie multisectorielle de promotion de la nutrition et l’organisation d’une table ronde de mobilisation de fonds et la désignation d’un point focal politique qui va appuyer le secrétariat technique de la nutrition dans la promotion des questions nutritionnelles. A ceux-ci, s’ajoute la mobilisation des ressources internes à travers le budget national dans le but d’appuyer les départements en charge de la question.
Selon le responsable pays de la BAD au Burkina Faso, Pascal Yembiline, la nutrition est un domaine multisectoriel qui commence par le système agricole, les infrastructures de production, de transport et de commercialisation. Il a précisé qu’une initiative permettant aux jeunes de s’intégrer dans le système agricole a reçu récemment un don de huit milliards francs CFA. «Cette enveloppe va aider les étudiants sortant de l’université et qui s’intéressent à la production agricole de bénéficier de la formation et des équipements nécessaires mais aussi d’être encadrés», a soutenu Pascal Yembiline, tout en indiquant que des projets d’eau et d’assainissement de la BAD sont en cours d’exécution au pays des Hommes intègres.
Oley Lucretia Clara Dibba a, par ailleurs, laissé entendre que sa délégation a présenté les condoléances de l’institution bancaire au chef de l’Etat et au peuple du Burkina à la suite des différentes attaques terroristes perpétrées dans le pays et qui ont causé des victimes.

Joseph HARO

Guerre commerciale entre la Chine et les USA

Le président américain Donald Trump a mis en exécution ses menaces en accroissant de 15% les taxes sur 200 milliards de produits chinois importés. La réaction ne s’est pas fait attendre. Trois jours après l’entrée en vigueur des nouvelles barrières douanières américaines, Pékin a annoncé, lundi 13 mai, son intention de taxer 60 milliards de dollars de marchandises américaines à partir du 1er juin.

La guerre des taxes douanières entre les Etats-Unis et la Chine est déclarée alors que des négociations entre les deux superpuissances sont toujours en cours à Washington. Pékin, qui avait prévenu de riposter aux sanctions américaines, a affirmé vouloir laisser la porte ouverte à de nouvelles négociations, rappelant ne pas céder aux intimidations puisque le président Trump a lancé à la Chine un ultimatum sur la conclusion d’ici un mois d’un accord avant la tenue du Sommet du G20 prévu en fin juin à Osaka, au Japon. En imposant ces nouvelles taxes douanières, les Etats-Unis pensent tirer leur épingle du jeu. Pour le président Trump, son pays sort gagnant de ce bras de fer puisqu’il va engranger des milliards de dollars non seulement pour le Trésor américain, mais aussi redistribuer cette manne à ces fermiers et industriels, minimisant du même coup la riposte de la partie chinoise. Pourtant son conseiller économique, Larry Kudlow a admis au cours d’une interview que l’augmentation des droits de douanes sur les importations chinoises porte aussi préjudice aux entreprises et consommateurs américains. «Ce sont les Américains et non les Chinois qui paient les taxes sur les importations de produits chinois», a prévenu M. Kudlow dans Wall Street Journal, même si les Chinois souffriraient d’une baisse de leur Produit intérieur brut (PIB). La décision unilatérale de hausser les taxes douanières visant la Chine doit être comprise comme une réponse à une des promesses électorales du président Trump qui s’était engagé à protéger l’industrie américaine par une politique protectionniste plus agressive. Ainsi, le président américain a pris la résolution de réduire, vaille que vaille, le déséquilibre commercial avec la Chine qui se chiffrerait à environ 375 milliards de dollars en 2017. C’est pourquoi au début de 2018, le président Trump n’a pas hésité à imposer des tarifs sur des produits fabriqués à l’étranger, à savoir des panneaux solaires et des laveuses, le fer et l’aluminium, en évoquant la sécurité nationale. Posant cet acte, la première puissance économique mondiale s’est attaquée directement au commerce avec la Chine, en annonçant des tarifs sur 50 à 60 milliards de dollars de produits notamment de la haute technologie. Cette escalade protectionniste sur l’économie mondiale va amener les Etats-Unis à renégocier le traité de libre-échange les liant au Canada et au Mexique, alors que le président Trump qui a toujours considéré l’Union européenne comme étant un allié traditionnel, l’a traitée d’ennemi de son pays. Après une brève accalmie, les hostilités commerciales avaient repris entre juin et septembre 2018, toujours avec la Chine. Des taxes américaines ont frappé, pour quelques centaines de milliards de dollars, des produits chinois. En guise de représailles, Pékin avait visé, entre autres, des États qui ont appuyé Donald Trump en 2016. Contrairement aux prévisions sombres, les analystes ont estimé que l’économie américaine continue de croître à un rythme élevé. Mais que la courbe du déficit commercial avec la Chine, en dépit des mesures adoptées, poursuivait aussi son ascension en 2018.

Parer à toute éventualité

Une éventuelle rencontre au sommet entre Trump et Jinping au Sommet du G20 à Osaka pourrait contribuer à fléchir les positions, soulignent les observateurs. En attendant, la Chine semble se préparer à toute éventualité. Les responsables disent être fermement opposés à une guerre commerciale, mais que le pays était préparé à se battre. Le président américain qui s’est engagé dans une offensive généralisée contre le système multilatéral n’a-t-il pas oublié que nous sommes dans un monde en recomposition globale et que son slogan de campagne d’une politique de puissance «America First» va porter un coup dur à la croissance mondiale, même si, pour le moment, les choses semblent rouler en sa faveur.
Au début de l’escalade américaine contre les Chinois, les Européens, eux aussi, avaient une dent contre des pratiques commerciales chinoises. Ils reprochaient à Pékin l’absence de réciprocité et l’initiative de la “route de la soie” au bénéfice exclusif de Pékin. Cette position européenne a quelque peu évolué face à l’agressivité de Donald Trump qui, dans son offensive, n’épargne pas ses “alliés” européens. Dans un monde où la globalisation et le multilatéralisme sont de mise, l’instauration de barrières commerciales de manière unilatérale ne peut que pénaliser le pays instigateur, selon un éditorialiste suisse qui fait comprendre que les États-Unis sont la première économie mondiale et sa monnaie, le dollar, est encore la monnaie de réserve mondiale. Ce comportement de va-t-en-guerre peut amener ses principaux partenaires commerciaux à s’éloigner de l’autoritarisme du président américain et opérer un rapprochement stratégique entre eux. Ce qu’il faut craindre pour l’économie mondiale face aux sanctions américaines, c’est d’abord une escalade à durée indéterminée, le blocage des imports-exports dans les ports, la multiplication des obstacles administratifs, le ralentissement de l’approbation des acquisitions et implantations américaines en Chine, et enfin une dévaluation compétitive de la monnaie chinoise, le Yuan pour compenser le coût de la guerre commerciale. D’ores et déjà, les bourses asiatiques sont en baisse et les investisseurs redoutent que les sanctions n’en viennent à frapper des géants de l’industrie tels Boeing et les groupes automobiles avec des répercussions néfastes sur l’économie mondiale.

Honoré KIRAKOYA

Accès au Fonds vert pour le climat

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en collaboration avec le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique (MEEVCC), a lancé officiellement, le jeudi 16 mai 2019 à Ouagadougou, le démarrage des activités du projet : «Evaluer les opportunités du secteur de la forêt et de l’utilisation des terres au Burkina Faso, pour soutenir les interventions d’adaptation et d’atténuation du changement climatique, en particulier dans le cadre de l’initiative de la grande muraille verte».

Le Burkina Faso, à l’instar des autres pays, s’est engagé, à travers l’initiative de la grande muraille verte du Sahara et du Sahel, à lutter contre la désertification et la dégradation des terres. La difficulté majeure est l’accès aux différents financements, dont celui du fonds vert pour le climat. Pour pallier ce problème, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), une entité accréditée auprès du fonds, a accompagné le mi-nistère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique (MEEVCC) à formuler et soumettre un projet.
Il s’agit du projet : «Evaluer les opportunités du secteur de la forêt et de l’utilisation des terres au Burkina Faso pour soutenir les interventions d’adaptation et d’atténuation du changement climatique, en particulier dans le cadre de l’initiative de la grande muraille verte». Le lancement officiel est intervenu, le jeudi 16 mai 2019, à Ouagadougou.
D’une durée de 12 mois et d’un montant d’environ
190 000 000FCFA, le programme permettra d’amé-liorer la capacité du Burkina Faso à formuler les projets, les directives qui puissent permettre d’accéder au financement du Fonds vert pour le climat.

Intensifier les interventions prioritaires d’adaptation

«Il va mettre en place et opérationnaliser le processus de consultation multipartite pour développer des interventions pour le secteur de la forêt et l’utilisation des terres au profit de la zone d’intervention et intensifier des interventions prioritaires d’adaptation et d’atténuation pour le financement du fonds», a souligné le représentant du ministre, Rasmané Ouédrago.
Selon lui, il s’agit également d’organiser un dialogue de structures entre l’autorité, les collectivités territoriales et les organisations de la société civile pour conjuguer les efforts afin de faire face à la me-nace du changement climatique par une mobilisation conséquente des fonds. Et le coordonnateur de l’initiative de la grande muraille verte du Sahara et du Sahel, Adama Doulkoum, d’ajouter qu’il s’agit de trouver les techniques de mobilisation des ressources financières importantes pour lever les défis de la désertification. «Nous allons faire un diagnostic plus approfondi de la situation au Burkina à travers des ateliers régionaux, dégager des idées de projets et l’ensemble de ces analyses croisées permettront de dégager des priorités», a –t-il indiqué.
Pour le représentant par intérim de la FAO, Lofti Allal, le programme, qui comprendra plusieurs projets d’adaptation et d’atténuation du changement climatique, vise à renforcer l’engagement du Burkina Faso vis-à-vis du fonds. «Il sera mis en œuvre par une équipe de trois consultants nationaux et un international en plus d’un coordonnateur national», a expliqué le représentant par intérim. A cet effet, M. Ouédraogo a invité l’ensemble des acteurs à s’approprier le mécanisme du Fonds vert pour le climat afin de bénéficier des financements.

Fleur BIRBA

“72 heures du Gulmu” Relever les défis de la région de l’Est

La IIe édition des “72 heures du Gulmu” a eu lieu, du 10 au 12 mai 2019 à Ouagadougou, sous le thème : “Opportunités et enjeux du développement économique de la région de l’Est : contributions de ses fils et filles”.

Les lampions se sont éteints sur la IIe édition des “72 heures du Gulmu” après trois jours marqués par des activités socio-culturelles. La cérémonie de clôture a eu lieu le dimanche 12 mai 2019 à Ouagadougou. L’initiative est de la fédération des associations de développement de la région de l’Est. Placé sous le thème : “Opportunités et enjeux du développement économique de la région de l’Est : contributions de ses filles et fils”, ce deuxième rendez-vous, selon le président du comité d’organisation, Victor Dahani, a été ponctué par des conférences-débats, une rue marchande, une nuit culturelle et une consultation en géomancie dans du sable, une des spécialités traditionnelles du Gulmu. “Un match de football a également opposé Yadsé et Gulmantché. Il s’est agi, pour nous, de magnifier, à travers cette rencontre, la parenté à plaisanterie existant entre ces deux ethnies”, a-t-il expliqué. Le parrain Urbain Couldiaty a salué la démarche des promoteurs des “72 heures du Gulmu”. Pour lui, cette manifestation culturelle, au-delà de l’aspect festif, contribue au renforcement de la cohésion sociale. A son avis, ce type d’événement est à encourager, notamment dans le contexte socio-politique actuel du Burkina Faso. Selon le patron de la cérémonie, le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango, ces trois journées ont été l’occasion de valoriser les richesses et les potentialités culturelles de la région de l’Est. Elles témoignent également, à l’entendre, de l’engagement des filles et fils du Gulmu à œuvrer pour la stabilité du pays des Hommes intègres. “Les échanges et les recommandations, au sortir, des différentes conférences-débats permettront, à n’en point douter, de raffermir les liens entre les populations burkinabè, et en particulier celles de l’Est”, a-t-il estimé.

Mamourou BENAO
(Collaborateur)

Protection sociale:les cadres du ministère de l’Economie se forment

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Le secrétariat permanent du Conseil national pour la protection sociale (CNPS) organise, du 15 au 17 mai à Koudougou, un atelier de formation au profit des cadres du ministère de l’Economie, des Finances et du développement sur la protection sociale.

Le financement de la protection sociale est un défi qu’il faut relever dans notre pays au regard de son impact sur la croissance et le développement économique. En effet, elle permet d’atteindre des objectifs majeurs en matière de développement que sont la promotion du capital humain et l’accès à des emplois productifs, l’équité en faveur des pauvres, la résilience pour les plus vulnérables aux chocs, etc. C’est au regard de ses objectifs que le gouvernement a adopté en 2012 la Politique nationale de protection sociale (PNPS) et son plan d’actions opérationnel. Donc, le secrétariat permanent a estimé que le renforcement des capacités des acteurs en charge de la programmation et du contrôle de l’exécution des dépenses publiques permettra une meilleure appréciation des projets de budget des structures ayant en charge la mise en œuvre de la PNPS. C’est ainsi que le secrétariat permanent en collaboration avec l’UNICEF, a tenu à former les cadres du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement. En trois jours de formation, il s’agira pour les participants de maîtriser le concept de la protection sociale, de montrer que la protection sociale est un investissement qui permet la réduction de la pauvreté et une croissance inclusive, de connaître davantage la Politique nationale de protection sociale et ses outils de mise en œuvre, et d’appréhender les stratégies de financement de la protection sociale. Pour ce faire, une série de huit communications suivies d’échanges a été assurée par le formateur principal de la session, Ibrahim Maïga Djibo. Selon le secrétaire permanent du CNPS, Karime Ganamtoré, cette formation est la bienvenue parce qu’elle permettra aux cadres du ministère en charge des finances de mieux comprendre le fonctionnement de sa structure, et par conséquent, de mieux comprendre ses procédures de dépenses.

Une priorité du gouvernement

Le conseiller technique du gouverneur de la région du Centre-Ouest, Amine Nignan, représentant le secrétaire général du Premier ministère, a dit que l’engagement du gouvernement pour la protection des groupes vulnérables est réaffirmé dans le Plan national de développement économique et social (PNDES), qui consacre en son axe 2, le développement du capital humain. A travers cet axe, il a affirmé sa conviction qu’aucun développement n’est possible sans des ressources humaines qualifiées et en bonne santé.
Cette vision allie une éducation de qualité à une santé et sécurité humaine, afin de faire du facteur démographique un atout pour une croissance inclusive et créatrice de richesse, tout en garantissant l’emploi décent et la protection sociale pour tous.
Se prononçant sur l’importance de l’atelier, le représentant du SG du Premier ministère a indiqué qu’il se tient dans un contexte où le SP-CNPS a déjà mis en place plusieurs outils d’opérationnalisation de la politique nationale de protection sociale. Il s’agit de la méthodologie consensuelle de ciblage des personnes vulnérables au Burkina Faso, du profil type du ménage vulnérable et du programme national de réponse aux besoins desdites personnes. Cette formation de renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la mise en œuvre des actions de protection sociale, a-t-il ajouté, devra outiller les responsables de la programmation et de l’exécution des dépenses budgétaires afin qu’ensemble, le défi du financement des activités de protection sociale puisse être relevé.

François KABORE

G5 Sahel:la MINUSMA, appelé à soutenir la force conjointe

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont examiné le rapport du Secrétaire général de l’organisation, Antonio Guterres, sur l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel, le jeudi 16 mai 2019 à New York. Des recommandations ressortent de ce document, dont le soutien de la force, à travers la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, recommande d’étudier la possibilité d’apporter un soutien à travers la MINUSMA à tous les bataillons opérant dans le cadre de la Force conjointe du G5 Sahel. A condition cependant, que cette force ou d’autres partenaires prennent la responsabilité d’acheminer l’aide dans leurs zones d’opérations, soit au-delà du territoire malien.  C’est l’une des principales informations ressorties de l’examen de son rapport sur l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel par les membres du Conseil de sécurité à New York, le jeudi 16 mai 2019. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, qui a représenté le Burkina, s’est réjoui de cette mesure. Au nom du G5 Sahel, il a invité le Conseil de sécurité à accéder à cette demande relayée par le Secrétaire général afin d’établir une nouvelle formule d’appui des Nations unies à la force conjointe. Ce qui lui permettra ainsi, selon lui, de mieux répondre au défi sécuritaire qui, faute de réaction adaptée, risque de se transformer en une situation de péril dans la bande sahélo-saharienne et bien au-delà.  En s’appuyant sur l’enlèvement récent des deux touristes français au Bénin, il a souligné que le risque de contagion des zones côtières, voire de déstabilisation de la région est réelle. Le chef de la diplomatie burkinabè a rappelé à la tribune de l’ONU, qu’au regard de la nature urgente des actions à entreprendre, les Etats membres du G5 Sahel n’y arriveront pas tout seuls. De fait, il a souhaité que la communauté internationale envisage la création d’une coalition internationale pour s’attaquer davantage au phénomène du terrorisme dans l’espace G5 et dans tout le Sahel. Il a aussi indiqué qu’il est temps que cette communauté internationale affiche une position claire quant à la résolution de la crise libyenne. «La Libye, en effet, reste toujours le sanctuaire d’incubation des terroristes et des criminels de tous ordres et donc le principal facteur de déstabilisation de notre région», a-t-il expliqué.
A ce rassemblement de haut niveau, le ministre Barry a démontré la volonté des pays du G5 Sahel à mener la lutte commune contre le terrorisme. En deux années d’existence, a-t-il relevé, si la Force conjointe n’a pas encore atteint sa pleine capacité opérationnelle, l’on peut toutefois noter qu’elle est, aujourd’hui, opérationnelle à 90% sur le fuseau Ouest, 74% sur le fuseau Centre et 75% sur le fuseau Est. Elle est passée de la phase de conceptualisation à celle de concrétisation avec à son actif, plusieurs opérations majeures. Il a ajouté que depuis le début de l’année 2019, cette force a déjà mené sept opérations : deux dans le fuseau Est, trois dans le fuseau Centre et deux dans le fuseau Ouest.
De plus, Alpha Barry a fait savoir que l’accord de coopération technique avec la MINUSMA lui a permis de mener avec succès les opérations SANPARGA I et II sur le fuseau Centre, depuis janvier 2019.

Les droits humains respectés

«Bien entendu, ces interventions se font dans le respect strict du cadre de conformité via des mécanismes visant à garantir le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire», a-t-il rassuré. Et d’ajouter qu’à travers ces opérations, la Force conjointe du G5 Sahel s’inscrit dans un cycle opérationnel optimal en vue d’enclencher une dynamique capable de neutraliser les groupes terroristes et criminels de tout genre.
Cependant, le ministre des Affaires étrangères a confié qu’en dépit de ces résultats, des efforts restent à consentir, car les groupes terroristes, qui se financent à partir des sites d’or artisanaux ou de divers trafics, demeurent forts et exercent une pression énorme sur les Etats. «Partout, la menace gagne du terrain. Elle n’est plus contenue seulement dans le nord du Mali, dans le Sahel burkinabè ou loin des frontières de la Mauritanie, elle se propage et prend d’autres formes aux conséquences aussi dramatiques les unes que les autres», a-t-il alerté.
Les intervenants lors de la rencontre ont tous reconnu l’urgence et la pertinence de l’opérationnalisation de la force conjointe. De ce fait, ils ont souhaité un accompagnement conséquent de l’ONU, même si certains ont insisté sur la nécessité de respecter les droits humains dans les interventions militaires.
Le 23 février 2018 à Bruxelles, une conférence de haut niveau sur le Sahel a réuni une soixantaine de chefs d’Etat, des chefs de gouvernement et des ministres. Cette rencontre coprésidée par l’Union africaine, l’Union européenne, le G5 Sahel et l’ONU avait pour but de mobiliser la communauté internationale pour un appui aux actions du G5 Sahel. Le but était de répondre aux défis auxquels la région est confrontée, tant sur le plan sécuritaire que sur celui du développement économique et social, en particulier dans les zones transfrontalières. Cette conférence avait enregistré un engagement diplomatique majeur. Le volet appui au développement a été concrétisé lors d’une réunion à Nouakchott le 6 décembre 2018 où des engagements spécifiques nouveaux ont été pris pour accompagner 40 projets structurants, notamment le Programme de développement d’urgence (PDU) pour certaines régions de l’espace du G5-Sahel particulièrement affectées par l’insécurité.

Daniel ZONGO
(A New York)

Les chefs de village dans la forêt classée de Kua

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*Les chefs de village dans la forêt classée de Kua
Le maire de la commune de Bobo-Dioulasso, Bourahima Sanou a rencontré, le 16 mai 2019, les chefs des 10 villages que couvre la forêt classée de Kua pour leur expliquer le projet de déclassement de cette forêt pour y construire un hôpital. Après l’exercice d’explication, le maire leur a fait visiter le site choisi. Les chefs ont été rassurés que les lieux de culte ne se trouvent pas à l’intérieur de l’espace retenu et que les rivières qui s’y trouvent ne seront pas touchées par la construction du centre de santé. Les notables à travers Seydou Sanou, chef de village de Pala dont relève la forêt classée de Kua ont loué la démarche du maire de Bobo-Dioulasso. Ils ont souhaité se concerter avant de donner leur avis sur le déclassement des 16 hectares de la forêt. La forêt classée de Kua a une superficie totale de 360 hectares. Le site, à ce qu’on dit, est déjà délimité et définitivement choisi pour construire l’hôpital. Les deux premières bornes se trouvent à 25 mètres de la route Bobo-Dioulasso-Ouagadougou à partir du portique bienvenue à Sya. Les deux bornes sont distantes de 400 mètres. Les deux autres bornes situées à l’intérieur de la forêt sont aussi distantes de 400 mètres des deux premières. C’est donc un carré de 400 mètres de côté, soit 16 hectares, qui est prévu pour être prélevé de la forêt.

*L’hôtel de ville bientôt réhabilité
L’hôtel de ville de Bobo-Dioulasso incendié lors de
l’insurrection populaire d’octobre 2014 pourrait être
réhabilité bientôt. Le lancement des travaux de réfection de la mairie de Bobo-Dioulasso aura lieu, ce vendredi 17 mai 2019 dans l’après-midi. L’opération de collecte de fonds menée ces dernières années a permis d’engranger un montant qui permet de démarrer les travaux de reconstruction de la mairie incendiée en 2014. Un comité de réhabilitation de la mairie avait été mis en place à cet effet.

*300 hectares à un promoteur immobilier
Le déclassement de la forêt classée de Kua pour construire un hôpital à Bobo-Dioulasso fait grand bruit. Dans un village situé non loin de là, c’est une superficie de près de 300 hectares bien boisés que les habitants de cette localité s’apprêteraient, selon certaines sources, à céder à un promoteur immobilier pour la construction des logements. On se rappelle qu’en 2018, l’octroi d’un terrain de 90 hectares à un autre promoteur immobilier dans un village riverain de Bobo-Dioulasso avait fait couler beaucoup d’encre et de salive.

*Région des Hauts-Bassins :
Un nouveau directeur à la tête de la direction des transports
La Direction régionale des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière des Hauts-Bassins a un nouveau directeur en la personne de l’Ingénieur en transport, Adama Toké Kam. Nommé en conseil des ministres, le mardi 30 avril 2019, Adama Toké Kam sera officiellement installé, le lundi 20 mai 2019, à Bobo-Dioulasso. Il remplacera ainsi Ludovic Ouédraogo, qui aura passé plus de cinq années à la tête de la Direction régionale des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité
routière des Hauts-Bassins.