Le Conseil économique et social a clos, le lundi 13 mai 2019, à Ouagadougou, sa première session ordinaire. A l’issue d’un mois de travaux, les conseillers ont fait plusieurs recommandations en faveur des personnes du 3e âge.
Après un mois de communication, de sorties terrain, et de travaux en plénière et en commission, les membres du Conseil économique et social (CES) recommandent une meilleure promotion des personnes âgées. Il s’agit de l’amélioration de la prise en charge sanitaire des personnes du 3e âge à travers notamment une gratuité des soins, la revalorisation des pensions de retraite au niveau de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO). A celles-ci, s’ajoutent l’adoption des textes d’application de la loi portant protection et promotion des personnes âgées, l’institutionnalisation du forum national et la ratification du protocole à la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des personnes âgées.
Ces recommandations ont été dévoilées à la presse, le lundi 13 mai 2019 à Ouagadougou, lors de la clôture de la première session ordinaire de l’année du CES, placée sous le thème : «Protection et promotion des personnes âgées au Burkina Faso : quelles stratégies pour une vieillesse plus sécurisée contributive ?». Sur l’état des lieux de la situation des personnes âgées, les conseillers ont relevé qu’elles sont confrontées à l’exclusion sociale. Elles sont, pour la plupart, occupées par des activités dans le secteur primaire.
«Elles mènent en majorité une vie précaire au regard de leur situation», peut-on lire dans le rapport de la session. Selon la première vice-présidente du CES, Fatimata Legma, la mise en œuvre des recommandations permettra une amélioration significative des conditions de vie des aînés qui apportent leur contribution pour un développement durable du Burkina Faso.
«J’exhorte les acteurs de la vie nationale, les représentants des différentes structures à développer des initiatives pour leur mise en œuvre dans l’intérêt supérieur des personnes âgées de notre pays», a laissé entendre Mme Legma. Elle a, par ailleurs, dénoncé la persistance des actes terroristes malgré les efforts déployés pour mettre fin au phénomène. Tout en condamnant ces actes « barbares », la première vice-présidente du CES a invité les communautés à rester unies et à redoubler d’efforts dans la recherche de solutions pour renforcer leur mieux vivre ensemble.
L’impact économique du terrorisme dans les pays du G5 Sahel a fait l’objet d’une étude dont les résultats d’étape ont été présentés au cours d’un panel le lundi 13 mai 2019, à Ouagadougou.
En sus de nombreuses pertes en vie qu’il engendre au quotidien dans les pays du G5 Sahel, le terrorisme a des effets ravageurs sur les économies des pays de la région. Pour mieux appréhender l’impact économique de l’hydre terroriste dans le Sahel et y apporter des solutions de résilience endogènes, des chercheurs des pays de la zone (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) ont mené une recherche sur le sujet. Les résultats partiels de cette étude, toujours en cours, ont été présentés au public ouagalais lors d’un panel, animé par lesdits chercheurs le lundi 13 mai 2019, à l’espace Thomas Sankara, de l’institut FREE Afrik, coordonnateur de l’étude.
Selon les auteurs de la recherche, la quasi-totalité des secteurs d’activités économiques souffrent de la nouvelle guerre imposée par les terroristes. Au Burkina Faso, le manque à gagner dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme de la ville de Ouagadougou se chiffre à 3,9 milliards de F CFA entre 2016 et 2017, a indiqué Dr. Yarri Kamara de Free Afrik. Le tourisme mauritanien qui venait d’éclore a aussi été étouffé par les premières attaques terroristes, a fait savoir Hamed Moussa du centre 4S.
Concernant l’industrie minière, la production n’a pas encore enregistrée de perte mais pourrait l’être les années à venir. La prospection qui permet de créer les mines de demain est fortement handicapée par les attaques terroristes récurrentes, a fait savoir le directeur exécutif de Free Afrik, Dr Ra-Sablga. Quant à la production minière artisanale, elle a connu une forte baisse, même s’il est difficile de l’attribuer à l’insécurité ou à la fraude. Autre impact, il y a le surcoût lié à la sécurisation des mines à travers le recrutement de nouveaux agents de sécurité, l’acquisition d’équipements et infrastructures sécuritaires. Les sociétés minières peinent également à trouver de ressources humaines qualifiées venant d’autres pays, a-t-il ajouté.
Risque d’insécurité alimentaire
Dans les autres pays, le secteur agricole est fortement ébranlé. Au Niger, l’arrêt de la pèche et de la culture du poivron, dans la région de Diffa, imposée par le gouvernement, dans l’objectif de couper l’approvisionnement alimentaire aux marchands de la mort, a fait perdre plus de 35 milliards de F CFA à la région, a confié Dr. Ahamadou Maichanou de l’université de Tahoua du Niger. Au Tchad, le secteur de l’élevage, qui représente 15 à 20 % du PIB, a pris un grand coup, les routes pastorales étant occupées par des bandes terroristes, a indiqué Dr Aristide Mabali.
Au regard des menaces, le risque d’une insécurité alimentaire n’est pas loin. Par ailleurs, les secteurs de la microfinance et bancaire, qui sont alimentés par ces différents secteurs d’activités, « voient rouge », engendrant une sorte de « désert financier ».
Les budgets des Etats du G5 Sahel ont également connu une réorientation vers les dépenses de sécurité. Au Tchad par exemple, les dépenses sécuritaires sont passées de 1% à 8% du PIB, entre 2005 à 2015. La situation est plus complexe pour le Mali qui vit une récession économique depuis 2012, a souligné Dr Boubacar Bougoudogo.
Pour faire face aux effets pervers du terrorisme, les chercheurs ont invité les Etats à mettre l’accent sur le développement local, à renforcer la résilience socioéconomique des localités d’accueil des populations déplacées. Ils préconisent que la commande publique soit prioritairement orientée vers les producteurs locaux. Quant au secteur privé, les chercheurs lui recommandent de s’organiser pour occuper le vide laissé les investisseurs privés étrangers.
L’étude a été financée par l’ONG américaine, center for international private enterprise (CIPE)
L’impact économique du terrorisme dans les pays du G5 Sahel a fait l’objet d’une étude dont les résultats d’étape ont été présentés au cours d’un panel le lundi 13 mai 2019, à Ouagadougou.
En sus de nombreuses pertes en vie qu’il engendre au quotidien dans les pays du G5 Sahel, le terrorisme a des effets ravageurs sur les économies des pays de la région. Pour mieux appréhender l’impact économique de l’hydre terroriste dans le Sahel et y apporter des solutions de résilience endogènes, des chercheurs des pays de la zone (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) ont mené une recherche sur le sujet. Les résultats partiels de cette étude, toujours en cours, ont été présentés au public ouagalais lors d’un panel, animé par lesdits chercheurs le lundi 13 mai 2019, à l’espace Thomas Sankara, de l’institut FREE Afrik, coordonnateur de l’étude.
Selon les auteurs de la recherche, la quasi-totalité des secteurs d’activités économiques souffrent de la nouvelle guerre imposée par les terroristes. Au Burkina Faso, le manque à gagner dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme de la ville de Ouagadougou se chiffre à 3,9 milliards de F CFA entre 2016 et 2017, a indiqué Dr. Yarri Kamara de Free Afrik. Le tourisme mauritanien qui venait d’éclore a aussi été étouffé par les premières attaques terroristes, a fait savoir Hamed Moussa du centre 4S.
Concernant l’industrie minière, la production n’a pas encore enregistrée de perte mais pourrait l’être les années à venir. La prospection qui permet de créer les mines de demain est fortement handicapée par les attaques terroristes récurrentes, a fait savoir le directeur exécutif de Free Afrik, Dr Ra-Sablga. Quant à la production minière artisanale, elle a connu une forte baisse, même s’il est difficile de l’attribuer à l’insécurité ou à la fraude. Autre impact, il y a le surcoût lié à la sécurisation des mines à travers le recrutement de nouveaux agents de sécurité, l’acquisition d’équipements et infrastructures sécuritaires. Les sociétés minières peinent également à trouver de ressources humaines qualifiées venant d’autres pays, a-t-il ajouté.
Risque d’insécurité alimentaire
Dans les autres pays, le secteur agricole est fortement ébranlé. Au Niger, l’arrêt de la pèche et de la culture du poivron, dans la région de Diffa, imposée par le gouvernement, dans l’objectif de couper l’approvisionnement alimentaire aux marchands de la mort, a fait perdre plus de 35 milliards de F CFA à la région, a confié Dr. Ahamadou Maichanou de l’université de Tahoua du Niger. Au Tchad, le secteur de l’élevage, qui représente 15 à 20 % du PIB, a pris un grand coup, les routes pastorales étant occupées par des bandes terroristes, a indiqué Dr Aristide Mabali.
Au regard des menaces, le risque d’une insécurité alimentaire n’est pas loin. Par ailleurs, les secteurs de la microfinance et bancaire, qui sont alimentés par ces différents secteurs d’activités, « voient rouge », engendrant une sorte de « désert financier ».
Les budgets des Etats du G5 Sahel ont également connu une réorientation vers les dépenses de sécurité. Au Tchad par exemple, les dépenses sécuritaires sont passées de 1% à 8% du PIB, entre 2005 à 2015. La situation est plus complexe pour le Mali qui vit une récession économique depuis 2012, a souligné Dr Boubacar Bougoudogo.
Pour faire face aux effets pervers du terrorisme, les chercheurs ont invité les Etats à mettre l’accent sur le développement local, à renforcer la résilience socioéconomique des localités d’accueil des populations déplacées. Ils préconisent que la commande publique soit prioritairement orientée vers les producteurs locaux. Quant au secteur privé, les chercheurs lui recommandent de s’organiser pour occuper le vide laissé les investisseurs privés étrangers.
L’étude a été financée par l’ONG américaine, center for international private enterprise (CIPE)
Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, en collaboration avec les ministères en charge de la santé et de l’éducation, organise une caravane intégrée de sensibilisation dénommée : “Zéro mariage d’enfants”, du 6 au 21 mai 2019, dans 15 communes des régions de la Boucle du Mouhoun, des Hauts-Bassins et du Centre-Est.
Plus de la moitié des femmes burkinabè (53%) sont mariées avant l’âge légal de 18 ans, selon les chiffres de l’enquête démographique et de santé de 2010. Le Burkina Faso, grâce au Programme d’autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (en anglais SWEDD), est décidé à mettre fin à cette pratique qui compromet le droit à l’éducation des “enfants-épouses” et les expose à des risques sanitaires majeurs liés aux grossesses précoces, alors que leur corps n’y est pas physiquement préparé.
La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Laurence Ilboudo a, à ce titre, donné le top de départ d’une campagne de sensibilisation, le 3 mai 2019 à Dédougou. Il s’agit, pour des agents de santé et de l’action sociale ainsi que des journalistes, de sillonner, du 6 au 21 mai, 15 communes des régions de la Boucle du Mouhoun, des Hauts-Bassins et du Centre-Est.
Ainsi, des équipes de presse, de plaidoyer, d’animation grand public, de prestations gratuites de santé (dépistages de lésions précancéreuses, services de planification familiale, distribution de préservatifs…) ont été déployées dans ces zones à la rencontre des populations féminines et des leaders coutumiers et religieux. L’objectif étant de toucher 20 000 cibles, d’offrir au moins 2 500 prestations de services de santé de la reproduction et de planification familiale et d’obtenir au moins 15 déclarations fortes en faveur de l’abandon du mariage d’enfants, a annoncé le coordonnateur du projet SWEED au Burkina, Abdoul Karim Ouédraogo.
Six communes visitées dans la Boucle du Mouhoun
L’imam de Yé, Boubacar Dissa, a déploré l’attitude de la jeunesse actuelle qui est sexuellement précoce.
Cette mission organisée en collaboration avec les ministères en charge de la santé et de l’éducation consistera, en ce qui concerne les journalistes, à connaître les réalités de la pratique du mariage précoce dans les zones cibles, notamment, les perceptions des populations, les raisons et éventuellement les actions menées pour juguler le phénomène. La première étape, dans la région de la Boucle du Mouhoun a permis aux journalistes de découvrir des cas de filles mariées, avant l’âge légal, dans les communes rurales de Yé, Gassan, Sanaba, Bourasso, Ouarkoye et Bondoukuy.
En termes de prévalence dans la zone, le directeur régional en charge de l’action sociale, Ali Demè, a donné le chiffre de 34% de filles mariées précocement dans la province de la Kossi, 24% dans celle des Banwa, 22% au Nayala, 17% pour le Mouhoun et 7% dans les Balé, le Sourou n’étant pas répertorié. «Les données statistiques recueillies par nos services font état de 142 cas de mariage d’enfants en 2016, 157 cas en 2017 et 139 en 2018 », a détaillé M. Demè. Les causes sont diverses. Adjara Tinta, à Sanaba, 16 ans, a, par exemple, été retiré de l’école en classe de CM2, pour être donnée en mariage par son père sans qu’elle ait eu son mot à dire, ni su la raison.
Elle est aujourd’hui la troisième femme de son mari. Alice Benao, 17 ans, originaire de Dédougou, a quant à elle, dû déménager à Bourasso, au sein de la famille de son mari où elle peut confier son enfant à la maison afin de continuer les études. Elle a donc pu reprendre sereinement la classe de 4e, et a obtenu la moyenne lors des deux premiers trimestres. «Quand je suis tombée enceinte, mes parents m’ont interrogée et j’ai choisi de me marier. Je ne regrette rien», a-t-elle confié aux journalistes.
Ce qui fait dire à plusieurs leaders coutumiers et des imams rencontrés que la principale cause du mariage précoce des filles dans la région aujourd’hui est à rechercher dans leurs comportements sexuels. «Vous pouvez décider de garder votre fille jusqu’à ce qu’elle atteigne 18 ans. Mais à votre grande surprise, à 14-15 ans, l’enfant vient avec une grossesse. Ou bien, elle disparaît, et vous découvrez qu’elle est chez un garçon», a expliqué le premier adjoint au maire de Bondoukuy, Issouf Sawadogo. Des considérations d’ordre religieux subsistent également.
C’est le cas au niveau de Gassan où l’imam, El Hadj Sidiki Demè a soutenu sa conception selon laquelle, dès que la fille voit ses menstrues, elle est apte au mariage. Et selon lui, les règles apparaissent chez la jeune fille généralement à l’âge de 18 ans environ. Sa compréhension a été battue en brèche par les spécialistes de l’action sociale et de la santé qui accompagnent la caravane.
Au demeurant, il a été rappelé au leader religieux que l’âge légal du mariage au Burkina Faso est 18 ans et que la loi pénale condamne toute union célébrée avant cette date. El Hadj Demè s’est montré réceptif à la sensibilisation et a promis de relayer le message au sein de la communauté musulmane de sa localité. La caravane se poursuit et a établi ses quartiers dans les Hauts-Bassins pour la seconde étape de son parcours.
L’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA) organise, du 13 au 17 mai 2019 à Ouagadougou, un atelier régional de concertation entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les organisations de producteurs sur le stockage de proximité de la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest.
La dernière analyse de la sécurité alimentaire, selon le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles montre que 4,8 millions de personnes en Afrique de l’Ouest ont actuellement besoin d’une assistance alimentaire. Et si des mesures appropriées ne sont pas rapidement prises, elles atteindront 9,7 millions pendant la période de soudure. Cette situation interpelle la nécessité de consolider davantage les dispositifs de réponse. C’est dans cette optique que l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA) organise, du 13 au 17 mai 2019 à Ouagadougou, un atelier régional de concertation entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les organisations paysannes sur le stockage de proximité de la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest.
Il vise à assurer la production de référentiels régionaux en matière de stockage de proximité avec les organisations et le lancement des appuis structurants dans le stockage ; à conduire une discussion avec les acteurs sur l’actualisation de la méthodologie pour le suivi des stocks élaborés par « ecoagris » (ecowas agricultural information system) et d’évaluer la meilleure approche pour sa mise en œuvre en vue de disposer en temps réel des informations sur les stocks de proximité en Afrique de l’Ouest.
« C’est une plateforme de lancement d’un certain nombre d’initiatives relatives au renforcement des capacités des organisations de producteurs impliquées dans le stockage de proximité », a souligné le représentant du ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Aïssata Wereme.
Pour le représentant du directeur exécutif de l’ARAA , Ablassé Bilgo, les stocks de sécurité de proximité sont d’une importance majeure au niveau de la sécurité alimentaire, car, c’est la 1re ligne de défense en cas de crise alimentaire et elle repose sur les organisations locales en capacité d’anticiper et de répondre rapidement aux chocs que subissent les populations, en entendant qu’elles aient une intervention au niveau national , voire régional.
Jeter les bases d’une série d’actions
Les stocks de proximité permettent de gérer les situations de crise alimentaire avant l’intervention au niveau national.
« C’est un cadre d’échanges qui va permettre aux organisations de stockages de développer des services et des instruments pérennes qui permettront d’appuyer leurs organisations à la base », a-t-il indiqué. L’atelier de Ouagadougou va jeter les bases d’une série d’actions de renforcement des capacités des organisations de producteurs sur différentes échelles, a laissé entendre Mme Wereme.
En effet, les stocks de proximité sont des systèmes d’approvisionnement groupés (banques de céréales, greniers de sécurité alimentaire), des systèmes de commercialisation groupée (coopératives) et des systèmes d’approvisionnement en aliments de bétail. « En renforçant nos capacités, cela va nous permettre de mieux faire face aux crises alimentaires que connaissent parfois nos différents pays.
La formation permettra d’accroitre notre détermination, à accompagner la CEDEAO dans la stratégie régionale de stockage », a soutenu le représentant des organisations paysannes, Soumaila Sanou. La stratégie régionale de stockage de sécurité alimentaire est opérationnelle en 2015. Bénéficiant d’un appui financier de 56 millions d’euros de la part de l’Union européenne, elle est basée sur la complémentarité de quatre lignes de défense que sont les stocks de proximités gérés par des groupements. Les stocks nationaux de sécurité règlementés par les Etats, la réserve régionale de sécurité alimentaire et l’aide humanitaire.
Le Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales (SPONG) a organisé, son assemblée générale ordinaire, le jeudi 9 mai 2019 à Ouagadougou.
Le Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales (SPONG) s’est engagé, depuis sa création en 1974, à respecter les procédures statuaires qui régissent son fonctionnement à travers la tenue d’une assemblée générale ordinaire. Cette rencontre annuelle qui vise à faire le bilan de l’année écoulée, a eu lieu le jeudi 9 mai 2019, à Ouagadougou.
Le Président du conseil d’administration (PCA), Juliette Compaoré, a déclaré que le bilan de 2018 est marqué par une réduction de l’aide au développement de 2,7%, selon le rapport de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Toute chose, a-t-elle précisé, qui ne facilite pas les efforts consentis par les ONG.
La ministre déléguée en charge de l’économie, Pauline Zouré, a reconnu qu’il y a des ONG de développement dont la présence aux côtés du Burkina, est un accompagnement en vue de la réalisation du Plan national du développement économique et social (PNDES).
L’ambassadeur du royaume de la Belgique, parrain de cette cérémonie, représenté par son chargé des affaires, Win Schalenbourg, a salué l’esprit démocratique du SPONG sur la régularité dans le respect des textes.
Pour la ministre déléguée, Pauline Zouré, la tenue de cette rencontre consiste à dégager les enjeux à partir du bilan des activités, et aussi les difficultés d’ordre sécuritaire qui viennent plomber la mise en œuvre de leurs programmes. En insistant sur l’insécurité, la PCA Compaoré a interpellé, le gouvernement à une lutte efficace pour la sécurisation du territoire national.
Sur ce, Pauline Zouré a rassuré que l’exécutif a consenti de mettre 30 % du budget du pays au secteur de la défense et du renseignement, en vue de baliser le terrain pour faciliter le travail des associations et autres acteurs du développement.
La ministre a exhorté les partenaires financiers et techniques à un ajustement du mécanisme de financement pour le Burkina Faso. Et M. Schalenbourg d’ajouter que le royaume de Belgique entend par cette coopération bilatérale, mettre à disposition, un montant de 4 milliards FCFA sur 5 ans.
La IIIe assemblée plénière des évêques de la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO) s’est ouverte hier, mardi 14 mai 2019 à Ouagadougou en présence du président du Faso, Roch Kaboré. Placée sous le thème : «La nouvelle évangélisation et le développement humain intégral dans l’Eglise-Famille de Dieu en Afrique de l’Ouest», la rencontre se tiendra jusqu’au 20 mai prochain.
Pasteurs dans un espace «en proie à la pauvreté, à l’extrémisme violent, aux conflits intercommunautaires et à l’insécurité», en-viron 150 évêques de la Conférence régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO), recherchent les voies et moyens, une nouvelle approche d’évangélisation pour un développement intégral prenant en compte la personne humaine et ses priorités.
Cela à la faveur de leur IIIe assemblée plénière qui se tient, depuis mardi 14 mai 2019 à Ouagadougou et, ce, jusqu’au 20 mai prochain. La cérémonie d’ouverture de la rencontre à laquelle le président du Faso, Roch Kaboré a pris part, a fait une part belle à la solennité que l’on connaît à l’Eglise catholique.
En l’espèce, il s’est agi de l’exécution en chœur du Ditanyè suivie d’une procession avec la parole de Dieu sur fond d’acclamation et de proclamation de l’évangile de saint Luc. Une prière pour toutes les victimes récentes et lointaines du terrorisme a ensuite été dite, avant que la présentation des différentes conférences épiscopales nationales et interterritoriales (Bénin, Sénégal-Cap Vert-Mauritanie-Guinée Bissau, Guinée, Mali, Ghana, Côte d’Ivoire et Sierra Léone-Gambie) et des congrégations religieuses.
Le cardinal Philippe Ouédraogo : « Notre évangélisation va de pair avec le développement de l’Homme ».afrique
ouest
Le bal des allocutions a été ouvert par le cardinal Philippe Ouédraogo qui, après un «salut déférent» au chef de l’Etat et à toutes les autorités publiques, a indiqué que tous les évêques nourrissent un rêve commun et veulent contribuer à relever les défis majeurs et prioritaires des populations à leur charge.
«Notre évangélisation qui va de pair avec la promotion humaine et le développement intégral de l’Homme a besoin d’être renouvelée en son ardeur, ses méthodes et expressions afin d’atteindre ses objectifs», a expliqué l’archevêque de Ouaga-dougou. Pour sa part, le président de la conférence épiscopale Burkina-Niger, Mgr Paul Ouédroago, a salué la présence de ses confrères venus des autres pays, déplacement qui est le signe de leur «solidarité pastorale et fraternelle» envers les Burkinabè dans une situation sécuritaire difficile.
Il a souhaité que la terre du Burkina Faso soit fertile aux réflexions de la conférence régionale afin qu’elles donnent du fruit pour un renouvellement de notre huma-nité. Parmi les nombreux discours prononcés, on retiendra aussi celui du ministre d’Etat, en charge du culte, Siméon Sawadogo, qui a livré le message du chef de l’Etat burkinabè.
Tout en appréciant positivement le fait que l’Eglise ouest-africaine mette désormais le développement humain intégral au cœur de ses préoccupations premières, le porte-parole du président du Faso a reconnu les mérites de l’institution face à certaines questions et problématiques majeures actuelles.
Ne pas fragiliser le tissu social
Le ministre a sollicité les prières et bénédictions des évêques pour le Burkina Faso qui fait face aux tentatives des terroristes de fragi-liser son tissu social.
De son côté, le président de la commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a estimé que le thème de la réunion régionale est pertinent et s’inscrit dans les idéaux de ladite organisation.
Quant au président de la CERAO, Mgr Ingnatus Kaïgama du Nigéria, il a rappelé le contexte sociopolitique de l’Afrique de l’Ouest, dans lequel les politiques, pour arriver à leurs fins, n’hésitent pas à manipuler les Constitutions et les processus électoraux et à créer la division ethnique et religieuse. Le prélat a invité les participants à tenir compte de cela dans la définition des nouvelles méthodes d’évangélisation.
Jean Philibert SOME
Le président du Faso : «Nous devons restés soudés»
«Je salue la présence des évêques au Burkina Faso en proie à la lutte contre le terrorisme sur son territoire et dans la sous-région. Nous avons noté ces temps-ci que les terroristes cherchent à modifier leur mode opératoire en créant des conflits intercommunautaires et interreligieux. Récemment des chrétiens ont été tués pour avoir pratiqué leur foi…Nous devons rester soudés, malgré nos différences.
Que chaque Burkinabè se dise que ce qui nous arrive atteint aussi d’autres. Nous devons tous nous mettre résolument dans la lutte contre le terrorisme. La CEDEAO est à nos côtés…Le phénomène relève des questions contemporaines et nous concerne tous…Nous souhaitons que les travaux de la CERAO se déroulent dans de bonnes conditions et que les participants repartent en paix».