Ministère en charge de l’administration territoriale: les sociétés d’Etat et EPE enregistrent d’importants acquis en 2025

L’assemblée sectorielle couplée des sociétés d’Etat et des établissements publics d’Etat sous la tutelle du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité s’est tenue, le mercredi 13 mai 2026, à Ouagadougou.

La préparation de l’assemblée générale des Sociétés d’Etat (SE) et des Etablissements publics de l’Etat (EPE) s’effectue au niveau ministériel à travers des assemblées sectorielles. C’est ainsi que le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, fidèle à cette tradition a organisé, une rencontre de concertation et de dialogue, le mercredi 13 mai 2026, à Ouagadougou, en vue d’analyser les performances des SE et EPE et de formuler des recommandations à soumettre à l’assemblée générale.

Pour le secrétaire général du ministère en charge de l’Administration territoriale, Saïdou Sankara, cette réunion est une opportunité d’évaluer les acquis engrangés en 2025 et d’échanger sur les difficultés rencontrées par les SE, les EPE et les administrateurs. Selon M. Sankara l’année écoulée a été marquée par d’importants défis dans un contexte économique et sécuritaire particulièrement exigeant. Malgré ces contraintes, a-t-il poursuivi, plusieurs structures ont fait preuve de résilience et d’engagement.

Selon lui, le suivi des performances de ces organismes est un impératif, non seulement pour les organes dirigeants de ces entités, mais également pour leurs différentes tutelles et partant pour l’ensemble du gouvernement. C’est pourquoi, a-t-il mentionné, un certain nombre de réformes ont été opérées dans leur gouvernance au fil des années, parmi lesquelles, l’institution d’une assemblée sectorielle. Saïdou Sankara a félicité l’ensemble des acteurs internes et externes pour les efforts consentis quotidiennement dans la gestion des SE, EPE et pour l’atteinte des objectifs à eux assignés.

A l’endroit des administrateurs, il a réaffirmé la volonté du gouvernement de veiller à une gouvernance vertueuse, basée sur la transparence et l’efficacité. Des taux d’exécution de 85% Le Directeur général des études et des statistiques sectorielles (DGESS), Toussaint Dipama, a fait savoir qu’en termes de bilan des activités des SE et EPE sous tutelle du ministère en charge de la Mobilité, plusieurs acquis ont été engrangés. « Nous avons des taux d’exécution d’environ 85%. Au plan budgétaire, les résultats avoisinent les 10 milliards F CFA, au niveau des EPE », a affirmé M. Dipama. Pour ce qui est des SE aussi, à son avis, des efforts ont été fournis et les chiffres d’affaires atteignent 10 milliards F CFA.

Nonobstant ces résultats, des difficultés ont été enregistrées par ces structures, a dit le DGESS. « Quand on prend un certain nombre de SE comme la Société de transports en commun, on a acquis des bus qui permettent de renforcer l’offre de services. Cependant, il y a un certain nombre de défis notamment liés au fait qu’il n’y a pas de voies dédiées. Ce qui fait qu’au niveau des arrêts des bus, le temps est un peu prorogé », a-t-il relevé. Il a souhaité que cette situation soit améliorée. Au niveau de certains EPE aussi, il a noté que la subvention reste un défi en ce sens qu’elle ne cadre pas totalement avec les ambitions de ces établissements. « C’est un plaidoyer que nous devons faire pour qu’on puisse accroître ces subventions pour renforcer l’efficacité de ces structures », a-t-il déclaré.

Aly SAWADOGO

Chine : Le Président Xi Jinping et le Président américain Donald Trump visitent le Temple du Ciel

Le 14 mai, le Président Xi Jinping et le Président américain Donald Trump en visite d’État en Chine ont visité le Temple du Ciel.Arboré de cyprès séculaires, le Temple du Ciel se dressait sous la brise du début d’été. Le Président Xi Jinping a accueilli le Président Trump devant la Salle des prières pour l’abondance des moissons.

Le Président Xi Jinping et le Président Trump ont posé pour une photo sur la large esplanade du monument.

L’édifice à la triple toiture de tuiles vernissées resplendissait majestueusement. Les deux Chefs d’État ont gravi les marches pour entrer dans l’édifice où ils ont admiré ensemble l’impeccable précision des dougong, système structural aux tenons-mortaises, ainsi que la parfaite union entre le calendrier astronomique et la structure architecturale du monument, et apprécié la conception inspirée de la recherche de l’harmonie et des lois de la nature.

Le Président Xi Jinping a indiqué : En 2017, nous avons visité ensemble la Cité interdite sur l’axe central de Beijing. Le Temple du Ciel que nous visitons aujourd’hui a le même âge qu’elle. Il incarne l’idée du ciel rond et de la terre carrée ainsi que la conception de l’univers et la philosophie de vie des Chinois. C’était le lieu où les gouvernants de Chine tenaient des cérémonies de prières pour la prospérité du pays, le bonheur du peuple et la bonne récolte, ce qui reflète la pensée traditionnelle chinoise selon laquelle le peuple est le fondement de l’État et l’État est stable quand le fondement est solide. Le Parti communiste chinois a poursuivi et développé cette vision de la primauté du peuple préconisée par la civilisation chinoise. Il est resté fidèle à son objectif fondamental de servir le peuple de tout cœur et a obtenu le soutien ferme et l’adhésion sincère du peuple chinois.

Le Président Donald Trump a dit : Je me souviens parfaitement de notre visite de la Cité interdite. Le Temple du Ciel, qui reste toujours debout après 600 ans, incarne l’art architectural exceptionnel de la Chine antique de même que la richesse et la profondeur de la culture traditionnelle chinoise, ce qui est incroyable. Les États-Unis et la Chine sont deux grands pays et leurs peuples sont deux grands peuples ingénieux. Les deux pays doivent approfondir la compréhension mutuelle et promouvoir l’amitié entre les deux peuples.

 

Synthèse de Nadège YAMEOGO

 

Source : CGTN Français

Chine : Peng Liyuan rencontre le directeur général de l’UNESCO à Beijing

Peng Liyuan, épouse du président chinois Xi Jinping, a rencontré mardi à Beijing Khaled El-Enany, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Mme Peng, envoyée spéciale de l’UNESCO pour la promotion de l’éducation des filles et des femmes, a félicité M. El-Enany pour son élection au poste de directeur général de l’UNESCO et a salué le rôle important joué par l’UNESCO dans le développement de l’éducation des filles et des femmes à travers le monde.

Mme Peng a informé M. El-Enany de l’évolution de l’éducation des filles et des femmes en Chine et a exprimé sa volonté de continuer à remplir ses fonctions d’envoyée spéciale, de renforcer la coopération avec l’UNESCO et de promouvoir les progrès continus de l’éducation des filles et des femmes à l’échelle mondiale.

  1. El-Enany a salué les contributions exceptionnelles de Mme Peng à l’éducation des filles et des femmes à travers le monde en tant qu’envoyée spéciale. Soulignant que l’UNESCO est reconnaissante du soutien inestimable de la Chine, il a déclaré que l’UNESCO était prête à approfondir les échanges et la coopération avec la Chine afin de promouvoir le développement de l’éducation des filles et des femmes dans le monde entier.

 

Synthèse de Nadège YAMEOGO

 

Source : CGTN Français

 

Revolution démocratique populaire et la révolution progressiste populaire : Les deux révolutions unissent leur force

Les acteurs de la révolution démocratique et populaire (RDP) et ceux de la révolution progressiste et populaire (RPP) ont animé du 15 au 17 Mai à Ouagadougou une conférence internationale sur le thème : « Comment raviver, ancrer et transmettre l’esprit et les valeurs révolutionnaires à la jeunesse de l’AES ». Le ministre des Affaires Etrangères, Karamoko Jean Marie Traoré a lancé les travaux de ladite conférence.

Comment former idéologiquement une jeunesse sahélienne qui baigne dans les flux d’une information mondialisée et manipulée ? Comment construire des organisations révolutionnaires durables dans un contexte de guerre asymétrique ? Comment transmettre l’esprit révolutionnaire sans le fossiliser ? Comment ancrer la révolution progressiste populaire dans les pratiques quotidiennes de notre peuple ? Des réponses à ces questions ont été données durant une conférence internationale, tenue du 15 au 17 mai 2026 à Ouagadougou. Placée sous le thème : « Comment raviver, ancrer et transmettre l’esprit et les valeurs révolutionnaires à la jeunesse de l’AES », c’est le ministre des Affaires Etrangères, par ailleurs co-parrain de l’évènement, Karamoko Jean Marie Traoré qui a lancé les travaux ce 15 mai 2026.

« Un ignorant ne peut pas être un révolutionnaire. C’est pourquoi, il faut apprendre aux jeunes comment faire une révolution durable et pérenne » a souligné le président du comité d’organisation, Luc Damiba(au micro)

Il s’est agi, selon le président du comité d’organisation, Luc Damiba, de faire rencontrer deux générations de révolutionnaires, ceux qui ont conduit la révolution sous Thomas Sankara et ceux qui conduisent la RPP du Capitaine Ibrahim Traoré, pour dialoguer, transmettre l’esprit révolutionnaire, les luttes, les expériences et aussi la résistance.

Ainsi par des panels, les acteurs de la révolution démocratique et populaire (RDP) et ceux de la révolution progressiste et populaire (RPP) ont partagé leurs expériences. Pour être un bon révolutionnaire, ils ont exigé de la jeunesse, une rigueur intellectuelle, une honnêteté autocritique et une créativité politique.

RDP et RPP forment la jeunesse

« Nous poserons les bases d’un avenir que feu Thomas Sankara nous a légué en héritage » a indiqué le ministre des Affaires Etrangères, Karamoko Jean Marie Traoré

Le ministre a indiqué que cette conférence est un cadre pour les camarades révolutionnaires de 1983 à 1987, de faire leurs témoignages, de transmettre leurs mémoires vivantes à celles et ceux qui, aujourd’hui, poursuivent le combat. « Car vous avez transformé un territoire appauvri en un laboratoire vivant de la souveraineté africaine, vacciné deux millions d’enfants en quinze jours, planté dix millions d’arbres pour arrêter le désert, redonné aux paysans leur dignité. La présente conférence est donc une veillée de mémoire, un pont vivant tendu entre deux révolutions, celle d’Août 1983 et celle de Septembre 2022. Deux flammes d’un même feu historique qui brûlent aujourd’hui plus intensément que jamais » a-t-il souligné. Et de poursuivre que les camarades révolutionnaires de 2022 ont renoué avec l’esprit de Sankara qui est de servir et non se servir, construire et non coloniser, résister et non se soumettre. « La révolution progressiste populaire est l’héritière légitime de la RDP. Ce que nous construisons ensemble n’appartient pas à une élite politique. Cela appartient à nos millions de paysans, d’éleveurs, de femmes, de jeunes qui méritent un avenir de dignité » a-t-il indiqué. A l’écouter, il marque aussi le début d’une nouvelle phase de l’engagement révolutionnaire africain, d’une Afrique qui assume pleinement son histoire, sa souveraineté et sa destinée. Des délégations venues de la Chine, du Venezuela, de l’Iran, de Cuba, du Ghana, du Tchad, de la république démocratique du Congo, du Cameroun, de l’Inde étaient présents.

Fleur BIRBA

(credit photo Fleur BIRBA)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Journée des coutumes et traditions 2026 : Traditionalistes et coutumiers en rang serré à Dédougou pour le retour intégral de la paix

Entre immolation de poulets et de béliers et observation d’autres rites sacrificiels à la cour royale du chef de canton, dans beaucoup d’autres quartiers de la ville et sur des sites sacrés de Dédougou, les coutumiers et traditionnalistes ont sacrifié à la célébration de la troisième édition de la Journée des coutumes et traditions (JCT), ce 15 mai 2026 dans la cité de Bankuy.

Ils ont reçu en appui les autorités administratives, militaires et paramilitaires des régions de Bankui et du Sourou avec le gouverneur, Babo Pierre Bassinga, en tête. A l’unisson, les acteurs ont salué le retour progressif de la sécurité dans cette partie du Burkina Faso.

A travers les immolations de béliers, premier du genre à l’occasion de la commémoration de la journée du 15 mai à Dédougou, traditionnalistes et coutumiers ont dit avoir voulu traduire leur reconnaissance à Dieu pour l’accalmie qu’il a favorisée sur le font de la lutte contre le terrorisme. Par la même occasion, « nous lui demandons de faciliter le retour intégral des personnes déplacées internes (PDI) dans leurs localités d’origine », ont-ils souhaité.

YB

Parc urbain Bangr-Wéogo : Le Ministre de la Sécurité évalue le niveau de sécuirté du site

Le Ministre de la Sécurité a effectué, ce jeudi 14 mai 2026, une visite de terrain au sein du Parc urbain Bangr-Wéogo, situé au cœur de la ville de Ouagadougou, afin d’évaluer le niveau de sécurité de cette forêt classée et de constater les efforts entrepris pour sa préservation et sa revalorisation.

À l’issue de la visite, le Ministre s’est dit satisfait des mesures déjà prises par la Direction générale des Eaux et Forêts, en collaboration avec la municipalité de Ouagadougou, pour renforcer la sécurité du parc.

« Le premier objectif était de nous assurer du niveau de sécurité de cette forêt. Vous savez tous que cette forêt est située en plein cœur de la ville de Ouagadougou ; c’est donc un site auquel nous accordons une attention particulière en matière de sécurité. Nous sommes hautement satisfaits des dispositions déjà prises par les services compétents et comptons les renforcer davantage », a indiqué le Ministre.

Au-delà de l’aspect sécuritaire, cette visite a également permis à la délégation ministérielle de découvrir les nombreuses richesses naturelles que renferme le parc Bangr-Wéogo.

Le Ministre a notamment salué la diversité des espèces fauniques et forestières présentes sur le site. Pour le Ministre SANA, Bangr-Wéogo dispose d’un important potentiel écologique, éducatif et touristique qui mérite d’être davantage valorisé au bénéfice des populations.

Cette visite traduit l’intérêt accordé par les autorités à la protection des espaces verts urbains, à la préservation de l’environnement ainsi qu’au renforcement de la sécurité des sites stratégiques de la capitale.

DCRP-MSECU

Dr Dramane Konaté, président de l’Académie endogène des savoirs (ACADES) : « Le 15-Mai représente une date à charge symbolique très forte pour les adeptes du culte ancestral »

 Les adeptes du culte ancestral ont maintenant la Journée des coutumes et traditions-le 15-Mai. Dans cet entretien, le président de l’Académie endogène des savoirs (ACADES), Dr Dramane Konaté, parle de l’importance du 15-Mai.

Sidwaya.info (S.I.) : Vous êtes le président de l’Académie endogène des savoirs (ACADES), que représente le 15-Mai, la Journée des coutumes et des traditions, pour vous ?

Dramane Konaté (D.K.) : Le 15-Mai représente une date à charge symbolique très forte pour les adeptes du culte ancestral. Je dis bien «culte ancestral» parce que « religion traditionnelle » est un concept plus large qui s’applique à toutes les  formes de spiritualité qui tirent leurs sources des traditions millénaires. L’on parle de traditions judéo-chrétiennes, arabo-musulmanes, bouddhiques, etc. De ce fait, le culte ancestral ou « ancêtrisme » selon le grand maître  Konomba Traoré, membre du collège des sachants de l’ACADES, apparaît comme l’ensemble des expressions et pratiques de la spiritualité typiquement africaine. Ses fondements reposent sur la voie tracée par les ancêtres avant l’avènement des religions abrahamiques.  Les adeptes du culte ancestral ne renient pas l’existence de Dieu l’omnipotent, l’omniscient et l’omniprésent. Dans nos langues, il est régulièrement invoqué sous diverses épithètes : win nam en mooré, maatigi/dambaga en bambara, tangba/humpaa en lobiri/dian, etc.

Vu sous cet angle, le culte ancestral a un caractère « universel » d’autant que la notion du « Créateur originel » existe dans toutes les langues au monde, même s’il n’y a pas forcément des pratiques y relatives comme dans le bouddhisme et l’hindouisme, où le divin se trouve incarné en l’humain.

S.I. : Qui est à l’origine de cette journée ?

D.K. : Il faut rendre à Pacéré (Titinga) ce qui appartient à Pacéré, l’un des vice-présidents du Collège des sachants de l’ACADES afin d’honorer sa mémoire. C’est suite à sa lettre d’une trentaine de pages comportant une soixantaine d’annexes adressée au Camarade Président Ibrahim Traoré que le gouvernement s’est saisi de la question. Cependant, il faut reconnaître que c’est l’ensemble de la communauté coutumière qui est véritablement à l’origine de cette initiative, Pacéré Titinga au regard de son statut, n’étant que le porte-parole. La preuve, le ministère chargé des cultes a mené en amont une large concertation avec le Conseil supérieur de la chefferie coutumière et traditionnelle pour le choix de la période propice à la célébration du culte ancestral. Deux options étaient alors sur la table pour les rituels : le mois de mai annonçant les pluies en vue des invocations pour une bonne saison ; et le mois de janvier après les récoltes, afin d’adresser les remerciements à Dieu et aux ancêtres.

Suite au choix des dépositaires des traditions, le gouvernement a pris un décret d’officialisation de la Journée du 15-Mai.

 S.I. : La célébration du 15-Mai a suscité des débats, quelles sont les dérives que vous avez constatées ?

D.K. : Le Livre blanc sur le 15-Mai, premier document du genre publié en 2025 par l’ACADES, apporte des éléments de réponses face à certaines dérives. Cette publication fait suite aux travaux du colloque sur l’endogène, qui a réuni les représentants des religions révélées et les adeptes du culte ancestral.   Le Livre s’intitule « Le Culturel, le Spirituel, le Cultuel et l’Immortel ».

Nous avons pleinement conscience que même s’il y a des intellectuels parmi les partisans du culte ancestral, beaucoup d’autres ne savent pas lire ou ne sont pas alphabétisés. Sinon les dérives constatées sont multiformes : stigmatisation, menaces et violences verbales, autodafé (incendier) des livres saints, d’objets de culte,  etc.

Au regard de ce qui précède, l’Académie de l’endogène prévoit, avec le soutien de partenaires institutionnels ou associatifs, d’animer des rencontres en langues nationales afin de sensibiliser sur la nécessité de préserver la paix et de la cohésion sociale

S.I. : Comment doit être célébrée cette journée ?

D.K. : Il faut rappeler que la journée du 15-Mai revêt certes une dimension spirituelle et cultuelle, mais aussi culturelle. Dans ce sens, le Laboratoire de l’endogène (ENDOLAB-ACADES) propose une série d’activités pouvant être menées pour célébrer nos traditions, entres autres : organiser des soirées de tradition orale (contes, légendes et proverbes) ; valoriser les produits locaux ; permettre aux enfants (même aux adultes) de connaître leur généalogie (ancêtres) et la signification de leurs patronymes ; découvrir la forge ancienne, le travail du tissage, les danses du terroir, etc.

Il faut aussi rappeler qu’à l’échelle universelle, les traditions sont célébrées diversement selon les cultures et les civilisations : fête des mères, des pères, des morts, des voisins, de l’amour, du vin, du pain, etc.

 S.I. : L’ACADES a-t-elle prévu des activités le 15 mai ?

D.K. : L’Académie endogène des savoirs en tant que société savante rattachée à GENESIS, est au service de la communauté pour la transmission intergénérationnelle des valeurs et la promotion de la culture authentique de notre pays. Pour ce faire, elle est une force de proposition et d’action en vue du développement continu et harmonieux de la nation.

Les membres du Collège des sachants, intuitu personae, sont régulièrement sollicités chacun dans le domaine qui le concerne.

L’ACADES prévoit, dans le cadre des activités du 15 mai 2026, accompagner la sortie et la dédicace du «Livre culte », écrit par le Grand maître Konomba Traoré qui me fait l’insigne honneur d’en être le préfacier. Autrement dit, il s’agit d’un grimoire, un guide, un manuel qui consacre les fondements de l’ancestralité et de la spiritualité en Afrique.

Entretien réalisé par Alassane KERE

Compte rendu du Conseil des Ministres du 13 mai 2026

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 13 mai 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 24 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a examiné un projet de loi portant Code de santé animale et de santé publique vétérinaire.
Au regard du caractère stratégique du secteur de l’élevage, le Burkina Faso a adopté la loi n°048-2017/AN du 16 mai 2017 portant Code de santé animale et de santé publique vétérinaire.
Cette loi a permis à notre pays de prévenir et de contrôler des maladies animales ainsi que de protéger la santé publique vétérinaire.
Toutefois, après une décennie de mise en œuvre des insuffisances ont été décelées. Des mutations profondes sont également apparues dans les domaines sanitaire, technologique, économique et institutionnel, d’où la nécessité de la révision de ladite loi.
Les innovations majeures sont :
– le renforcement de la qualité du vétérinaire commissionné à travers la consécration de la dénomination « vétérinaire officiel » ;
– la prise en compte des thématiques majeures telles que la Résistance aux antimicrobiens (RAM), le bien-être animal et l’approche One Health « une seule santé » ;
– la possibilité d’accorder une exclusivité à une structure publique vétérinaire pour l’importation de certaines catégories de médicaments vétérinaires jugés d’importance stratégique ;
– la levée des restrictions dans l’exercice de la médecine et de la pharmacie vétérinaires par les services vétérinaires publics ;
– la prise en compte de la médecine vétérinaire traditionnelle ;
– le renforcement des sanctions.
Ce projet de loi s’inscrit dans la vision actuelle du Gouvernement qui est de renforcer le rôle de la souveraineté de l’Etat burkinabè en matière de santé et production animales dans l’optique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple.
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à l’acquisition d’un ensemble immobilier (R+5 et R+4) au profit de l’Etat.
Il s’agit d’un ensemble immobilier unique composé d’un bâtiment principal de type R+5 et d’un bâtiment secondaire de type R+4, reliés par des passerelles.
Cet ensemble immobilier a une superficie totale exploitable de 4 055,93 m2 avec 85 pièces. Il comprend entre autres, un groupe électrogène, un forage et divers équipements. D’un coût d’acquisition de trois milliards (3 000 000 000) F CFA, il est situé au secteur 30 de la ville de Ouagadougou et contribuera à renforcer les capacités immobilières de l’Etat ainsi qu’à réduire le coût des baux administratifs.
Le Conseil a marqué son accord pour l’acquisition de cet ensemble immobilier pour les besoins de l’Administration publique.
Le second rapport est relatif à un projet de décret portant modification du décret n°2026-0348/PF/PRIM/MEF du 27 mars 2026 portant organisation du ministère de l’Economie et des finances.
Cette modification vise à corriger les insuffisances constatées au moment de l’opérationnalisation dudit décret et à prendre en compte des structures opérationnelles dans l’organisation de la Direction générale des impôts.
La modification vise également la prise en compte d’une disposition générale relative à la nomination des chefs de département des directions régionales du ministère de l’Economie et des finances.
L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Economie et des finances de remplir efficacement ses missions.
I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Coordonnateur résident du système des Nations unies au Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Tikum NJOYA, en qualité de Coordonnateur résident du système des Nations unies au Burkina Faso.
Le second rapport est relatif à une demande d’agrément portant nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République populaire du Bangladesh auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur MD HABIB ULLAH, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République populaire du Bangladesh auprès du Burkina Faso, avec résidence à Tripoli, en Libye.
I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
Le Conseil a adopté un décret portant règlementation des fonctions des responsables des structures d’enseignement post-primaire et secondaire.
Ce décret est une relecture du décret n°2018-1092/PRES/PM/MENA/MINEFID/MFPTPS du 03 décembre 2018 portant règlementation des fonctions de chefs d’établissement et d’autres responsables dans les établissements d’enseignement post-primaire et secondaire.
Les innovations majeures du décret portent sur la possibilité pour le proviseur/directeur et le censeur d’enseigner dans les établissements où ils occupent des postes de responsabilité ainsi que sur la création du poste de responsable du service de l’information et de l’orientation scolaire et professionnelle.
L’adoption de ce décret permet un meilleur fonctionnement des établissements d’enseignement post-primaire et secondaire en vue d’améliorer le rendement des apprenants.
I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté cinq (05) rapports.
Le premier rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois de Maîtres de conférences agrégés et nominations d’Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Joseph KI-ZERBO.
L’adoption de ce décret permet la création de trois (03) emplois de Maîtres de conférences agrégés et la nomination de trois (03) Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Joseph KI-ZERBO.
Le deuxième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois de Maîtres de conférences agrégés et nomination d’Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Thomas SANKARA.
L’adoption de ce décret permet la création de huit (08) emplois de Maîtres de conférences agrégés et la nomination de huit (08) Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Thomas SANKARA.
Le troisième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois de Maîtres de conférences agrégés et nomination d’Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Nazi BONI.
L’adoption de ce décret permet la création de deux (02) emplois de Maîtres de conférences agrégés et la nomination de deux (02) Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Nazi BONI.
Le quatrième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’un emploi de Maître de conférences agrégé et nomination d’un Enseignant-chercheur dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Norbert ZONGO.
L’adoption de ce décret permet la création d’un (01) emploi de Maître de conférences agrégé et la nomination d’un (01) Enseignant-chercheur dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Norbert ZONGO.
Le cinquième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois de Maîtres de conférences agrégés et nomination d’Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO.
L’adoption de ce décret permet la création de deux (02) emplois de Maîtres de conférences agrégés et la nomination de deux (02) Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO.
II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 15e édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo, prévue du 02 au 23 novembre 2026, dans la commune de Ziniaré, Région de Oubri.
La 15e édition vise à consolider les acquis tout en développant les compétences artistiques et en élargissant la formation pratique des jeunes sculpteurs.
Elle s’articulera autour de trois 03 composantes principales : le chantier-école, la résidence de création et un colloque scientifique sur le thème « La sculpture sur granite : expression et construction des identités culturelles ». Une attention particulière sera accordée aux pays de la Confédération des Etats du Sahel afin de valoriser les liens historiques et culturels qui unissent ces nations.
Organisé tous les deux ans, le Symposium international de sculpture sur granite de Laongo est un rendez-vous artistique majeur au Burkina Faso. Il offre aux sculpteurs burkinabè et étrangers un cadre privilégié d’expérimentation, de création et de transmission de savoir-faire.
L’innovation majeure de cette 15e édition porte sur l’élaboration et l’édition d’un catalogue des œuvres destiné à documenter, à valoriser l’ensemble des créations issues des différentes éditions et à renforcer la visibilité du site et de la « destination Burkina Faso à l’international ».
Au total 20 artistes professionnels burkinabè et étrangers ainsi que 15 stagiaires sont attendus à cette édition du Symposium.
II.2. Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique a fait au Conseil une communication relative à la mise en œuvre d’un programme d’apprentissage des métiers par les élèves pendant les vacances.
Ce programme vise à offrir à 2300 élèves issus des lycées et collèges l’opportunité d’acquérir, durant les vacances scolaires, des compétences pratiques dans quinze (15) métiers porteurs.
La phase pilote organisée du 15 juillet au 15 septembre 2025 dans les villes de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso, a permis de former 246 élèves dans 12 métiers et domaines de compétences.
La 2e édition du programme se tiendra du 1er juillet au 30 septembre 2026, dans 13 chefs-lieux de région, à savoir Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Banfora, Koudougou, Ziniaré, Dédougou, Gaoua, Manga, Tenkodogo, Kaya, Ouahigouya, Fada N’Gourma et Dori.
Ce programme s’inscrit dans la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE qui consiste à réformer le système éducatif « afin de permettre aux jeunes d’apprendre des métiers pour entrer rapidement dans le monde du travail et faire en sorte que l’Université soit un choix et non une obligation ».
II.3. Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à l’organisation par le Burkina Faso du championnat World Boxing Association (WBA/Afrique), prévu le 26 juin 2026 au Palais des sports Ouaga-2000.
Cette compétition mettra en jeu la prestigieuse ceinture WBA/Afrique dans la catégorie des supers-moyens, avec la participation de notre compatriote Abel Hamed NIKIEMA, dit « le Percuteur » classé premier challenger africain selon le classement officiel de la WBA/Afrique.
III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Monsieur Wend-Pagnangdé Jean Modeste SOUBEIGA, Mle 85 910 Z, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bogodogo ;
– Monsieur Denis COMPAORE, Mle 229 860 D, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG) ;
– Monsieur Moussa NABI, Mle 216 730 B, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 2e classe, 2e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU (CHUSS) ;
– Monsieur Aboubacar Sidiki SANOU, Mle 216 732 R, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 2e classe, 3e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire de Pala (CHUP) ;
– Madame Rosine NOULA, Mle 312 783 D, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 2e échelon, est nommée Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire régional de Ouahigouya (CHUR-OHG) ;
– Madame Kadidia DISSA/BORO, Mle 229 863 F, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo.
B. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
– Monsieur Ousseni OUEDRAOGO, Mle 306 760 L, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie IA, 5e échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Issa YAGUIBOU, Officier, est nommé Responsable du Programme budgétaire 166 « Sécurisation des zones rurales », cumulativement avec ses fonctions de Chef d’Etat major de la Gendarmerie nationale ;
– Monsieur Abou Bakar COMPAORE, Mle 57 721 W, Inspecteur général de police, catégorie I, 5e classe, 2e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 168 « Secteurs spécifiques de sécurité », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la Sécurité intérieure ;
– Monsieur Bantida Samire YONI, Mle 262 515 M, Commissaire principal de police, catégorie I, 2e classe, 4e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 167 « Cybercriminalité et investigation anti-terroriste », cumulativement avec ses fonctions de Commandant de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité ;
– Monsieur Lassana BARGO, Mle 111 495 E, Contrôleur général de police, catégorie I, 4e classe, 1er échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 139 « Pilotage et soutien des services », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
– Monsieur Barnabé KABORE, Mle 46 082 U, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie IA, 5e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 086 « Ressources forestières et fauniques », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des eaux et forêts ;
– Monsieur Thierry Dofizouho TUINA, Mle 57 710 C, Inspecteur général de police, catégorie I, grade 5, 2e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 012 « Sécurisation des zones urbaines », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la Police nationale.
C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE
– Monsieur Towendé DAWEGA, Mle 208 435 J, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Madame Noëlle DOULKOM/ZONGO, Mle 246 962 H, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Chargé d’études ;
– Madame Mariam ZAGRE, Mle 225 783 Y, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Directrice de la protection et de la promotion des personnes handicapées.
D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
– Monsieur Chiep SIE, Mle 111 152 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Inoussa SAWADOGO, Mle 117 065 V, Conseiller des affaires économiques, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur général des Sociétés à capitaux publics et du secteur privé.
E. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES
– Monsieur Idrissa GUIGMA, Mle 41 929 X, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Chargé d’études.
F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
– Monsieur Boukary NEBIE, Mle 286 831 S, Enseignant-chercheur, catégorie P, classe initiale, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Valentin OUEDRAOGO, Mle 116 774 V, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la promotion de la santé, de l’éducation inclusive, de l’équité et du genre ;
– Monsieur Hyacinthe YAMEOGO, Mle 105 119 X, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique de Nando ;
– Monsieur François Xavier OUEDRAOGO, Mle 52 267 C, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 2e classe, 12e échelon, est nommé Directeur provincial de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique du Boulkiemdé.
G. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
– Monsieur Tibi Didier ZOUNGRANA, Mle 271 358 B, Enseignant-chercheur, catégorie P, grade 1, 2e échelon, est nommé Président de l’Université Thomas SANKARA ;
– Monsieur Dommèbèiwin Juste METOIOLE SOME, Mle 333 985 T, Maître-assistant en Sciences économiques, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques à l’Unité de formation et de recherche en Sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) de l’Université Norbert ZONGO, pour compter du 22 novembre 2025.
Les personnes dont les noms suivent sont nommées dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Joseph KI-ZERBO, pour compter du 22 novembre 2025 :
– Monsieur Soumaïla GANSONRE, Mle 358 737 F, Maître-assistant en Economie au Centre universitaire de Ziniaré (CU-Z), est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques au Centre universitaire de Ziniaré rattaché à l’Université Joseph KI-ZERBO ;
– Monsieur Abdoulganiour Almame TINTA, Mle 356 357 F, Maître-assistant en Economie au Centre universitaire de Kaya (CU-K), est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques au Centre universitaire de Kaya rattaché à l’Université Joseph KI-ZERBO ;
– Monsieur Mohamed Tidjane KINDA, Mle 334 022 K, Maître-assistant en Economie du développement à l’Institut burkinabè des arts et métiers (IBAM), est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques à l’Institut burkinabè des arts et métiers à l’Université Joseph KI-ZERBO.
Les personnes dont les noms suivent sont nommées dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Thomas SANKARA, pour compter du 22 novembre 2025 :
– Madame Honorine SANGARE/ILLA, Mle 59 246 A, Maître-assistant en Sciences de gestion, est nommée Maître de conférences agrégé en Sciences de gestion à l’Unité de formation et de recherche en Sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) ;
– Monsieur Saïdou OUEDRAOGO, Mle 245 752 F, Maître-assistant en Gestion commerciale, marketing, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences de gestion à l’Unité de formation et de recherche en Sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) ;
– Monsieur Piabié Jean-Baptiste BAKO, Mle 366 245 V, Maître-assistant en Droit international public, est nommé Maître de conférences agrégé en Droit public à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) ;
– Monsieur Samson Mwin Sôg Mé DABIRE, Mle 375 220 B, Maître-assistant en Droit public, est nommé Maître de conférences agrégé en Droit public à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) ;
– Monsieur Léon Dié KASSABO, Mle 216 331 Z, Maître-assistant en Droit public, est nommé Maître de conférences agrégé en Droit public à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) ;
– Monsieur Oumar TRAORE, Mle 392 178 B, Maître-assistant en Droit public, est nommé Maître de conférences agrégé en Droit public à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) ;
– Madame Aïssata DABO, Mle 360 851 H, Maître-assistant en Droit privé, est nommée Maître de conférences agrégé en Droit privé à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) ;
– Monsieur Antoine YERBANGA, Mle 271 356 P, Maître-assistant en Economie du développement, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques à l’Institut universitaire de formation initiale et continue (IUFIC).
Les personnes dont les noms suivent sont nommées dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion (UFR/SJPEG) de l’Université Nazi BONI, pour compter du 22 novembre 2025 :
– Monsieur Issa DIANDA, Mle 330 035 J, Maître-assistant en Economie du développement, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques ;
– Monsieur Martin SAWADOGO, Mle 375 268 K, Maître-assistant en Economie du développement, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques.
Les personnes dont les noms suivent sont nommées dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Institut de formation et de perfectionnement aux métiers (IFPM) de l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO, pour compter du 22 novembre 2025 :
– Monsieur Serge Stéphane KY, Mle 334 074 D, Maître-assistant en Economie, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques ;
– Monsieur Tiatité NOUFE, Mle 245 263 L, Maître-assistant en Economie du développement, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques.
III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;
– de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S).
A. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Kaongo Wilfried Séraphin KIENTEGA, Mle 54 645 E, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) pour une dernière période de trois (03) ans.
B. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
– Monsieur Issa TAPSOBA, Mle 111 049 P, Professeur titulaire ;
– Madame Aissaioulè Pauline MILLOGO/DAH, Mle 258 253 L, Chargé de recherche.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
– Monsieur Cheick Ali Mohamed TRAORE, Mle 104 312 F, Inspecteur du trésor.
Au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques :
– Monsieur Donkora KAMBOU, Mle 83 980 E, Ingénieur d’agriculture.
Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :
– Monsieur Souleymane YOADA, Mle 343 484 H, Conseiller des affaires économiques.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE (CNRST)
– Madame Alizèta SAWADOGO, Mle 334 036 C, Maître de recherche.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES (CENOU)
– Monsieur Dramane SAWADOGO, Mle 359 213 T, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES SYNDICATS DE L’UNIVERSITE FAUSTIN SIE SIB
– Monsieur Sié PALE, Mle 271 408 F, Maître-assistant.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL ADMINISTRATIF, TECHNIQUE, OUVRIER ET DE SOUTIEN (ATOS) DE L’UNIVERSITE FAUSTIN SIE SIB
– Monsieur Nongsida Hervé Rodolphe SINARE, Mle 87 111 A, Instituteur certifié.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COLLECTIVITE TERRITORIALE DE LA REGION DU DJÔRÔ
– Monsieur Mwinguiré Constantin PODA, Mle 210 020 150 001, Comptable.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETUDIANTS DE L’UNIVERSITE FAUSTIN SIE SIB
– Monsieur Modiempo Apollinaire Salvador DIABO, pour la durée de son mandat de délégué général.
Le second décret nomme Monsieur Issa TAPSOBA, Mle 111 049 P, Professeur titulaire, Président du Conseil d’administration de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO,
Officier de l’Ordre de l’Etalon

Santé animale : vers une loi pour la souveraineté sanitaire

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 13 mai 2026, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, M. Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, l’Exécutif a examiné plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et pour le plein épanouissement des Burkinabè, conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).
Au titre du ministère de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, le Conseil a adopté un projet de loi portant Code de santé animale et de santé publique vétérinaire, une réforme qui modernise la loi de 2017. Il s’agit selon le Ministre délégué chargé des Ressources animales, M. Amadou DICKO, « de corriger les insuffisances constatées après près d’une décennie d’application et adapter le cadre juridique aux nouveaux défis du secteur de l’élevage ».
Le texte vise à lever des limites qui entravaient l’action de l’État : restrictions dans la médecine et la pharmacie vétérinaires, difficultés d’approvisionnement en médicaments stratégiques et prise en charge insuffisante des thématiques émergentes.
Pour le Ministre Amadou DICKO, « l’adoption de ce code permettra au Burkina Faso de disposer d’un texte qui garantit la santé animale, la lutte contre les maladies zoonotiques et l’approvisionnement en médicaments sécurisés ».
Parmi les innovations majeures, figurent :
– la consécration du statut de vétérinaire officiel ;
– l’intégration des thématiques modernes telles que résistance antimicrobienne, approche « one health », bien-être animal ;
– l’encadrement de la médecine vétérinaire traditionnelle et la sécurisation de l’emploi de vétérinaire ;
– le monopole de l’État sur les médicaments stratégiques, garantissant un approvisionnement fiable.
Le Ministre DICKO précise que ce nouveau code « améliore la prévention, la lutte contre les maladies animales, tout en consolidant la sécurité alimentaire » et est porteur de souveraineté sanitaire vétérinaire.
Direction de la communication de la Présidence du Faso.