81e anniversaire de la victoire du peuple soviétique sur l’Allemagne nazie: Russes et Burkinabè célèbrent l’évènement à Ouagadougou

La Fédération de Russie a commémoré, le 9 mai 2026, le 81e anniversaire de sa victoire sur l’Allemagne nazie, dans la Grande guerre patriotique de 1941-1945.

« Un exploit héroïque rendu possible grâce au sacrifice du peuple soviétique qui a permis de sauver l’avenir de l’humanité toute entière contre l’oppression des Nazis », a souligné l’ambassadeur de la Fédération de Russie, Igor Martynov.

Cette victoire historique a été commémorée dans la soirée du 9 mai 2026 à Ouagadougou, par la représentation diplomatique de la Russie avec à ses côtés, une délégation gouvernementale composée du ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé, du ministre de la Santé, Jean Claude Robert Kargougou, et du ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré.

Une occasion pour traduire toute la reconnaissance du peuple burkinabè à ce pays amis qui a su tendre la main à un peuple qui, à l’image du peuple soviétique en 1941, se bat pour son existence face aux forces du mal, selon madame le ministre délégué.

Ainsi, « sous la conduite éclairée du camarade président du Faso, le Burkina Faso refuse de plier l’échine face à toutes les agressions et a choisi la voie du sursaut souverain et de la reconquête de chaque partie de son territoire», a-t-elle souligné.

Pour elle, ce soutien en cette période difficile que traverse le peuple burkinabè et sahélien tout en entier, a permis de mesurer la valeur de l’amitié russe.

« De cette rencontre des destins, est née une amitié dont nous voulons faire dans les années à venir l’un des leviers majeurs de la transformation du Burkina Faso dans les domaines ou nos intérêts convergent, à savoir la défense et la sécurité, l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, l’agriculture, les mines, entre autres », a précisé le ministre délégué madame Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré.

Selon elle, cette relation avec la Russie est la preuve que « dans le respect mutuel et sans condescendance, la coopération internationale peut être autre chose qu’un instrument d’asservissement déguisé en aide ».

Au cours de la cérémonie, l’ambassadeur Igor Martynov a particulièrement rendu hommage aux soldats chinois et aux combattants africains qui ont fortement contribué aux côtés de l’armée rouge à la victoire de l’Union soviétique en 1945.

DCRP/MAE

4e édition du Mois du patrimoine burkinabè : l’ABCA organise une exposition et un colloque pour valoriser le patrimoine cinématographique burkinabè

‎Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO a procédé au lancement officiel de l’exposition et du colloque consacrés au patrimoine cinématographique burkinabè, ‎ce lundi 11 mai 2026 dans les locaux de l’Agence Burkinabè de la Cinématographie et de l’Audiovisuel (ABCA).

‎Organisées dans le cadre de la 4e édition du Mois du patrimoine burkinabè, ces activités visent à valoriser et préserver la mémoire du cinéma national, dans un contexte où le Burkina Faso demeure une référence du cinéma africain, notamment grâce au FESPACO.‎L’exposition retrace l’évolution des équipements utilisés dans la production, la réalisation et la projection cinématographiques, des débuts du cinéma burkinabè à l’ère du numérique. Tables de montage et de synchronisation, caméras, projecteurs, bobines de films, appareils photo et autres matériels anciens y sont présentés, illustrant la transformation progressive des outils du 7e art, aujourd’hui marqué par la miniaturisation des équipements et la transition vers le numérique.

‎‎Initié en marge de l’exposition, le colloque se veut un cadre de transmission de savoirs et d’expériences au profit de la jeune génération. Pour le Ministre, la préservation de la mémoire cinématographique nationale passe par la formation, la valorisation des archives et le partage d’expériences avec les devanciers du métier. Le Ministre Pingdwendé a également insisté sur l’importance de la formation qualifiante dans un secteur marqué par l’évolution rapide des technologies, tout en invitant les réalisateurs africains à raconter eux-mêmes l’histoire de leurs États à travers leurs propres productions.

‎‎Le Chef du département en charge de la culture a par ailleurs annoncé le projet de création d’un musée dédié au cinéma africain afin de conserver et promouvoir les équipements et œuvres des professionnels du cinéma. Les populations sont invitées à visiter l’exposition qui se déroule dans les locaux de l’ABCA, situé au sein de l’ex. Conseil Économique et Social.

‎DCRP / MCCAT   

𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞𝐧𝐞𝐮𝐫𝐢𝐚𝐭 𝐞𝐭 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 : 𝐥𝐞 𝐋𝐈𝐄𝐍 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐚𝐮 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝟏𝟎𝐞 𝐚𝐧𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐚𝐢𝐫𝐞

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé une audience à une délégation du Leadership Innovation Entrepreneuriat (LIEN), conduite par son président, Achille W. Ouédraogo, ce lundi 11 mai 2026 à Ouagadougou. Cette rencontre avec le Chef du Gouvernement s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la célébration des dix années d’existence de l’organisation.

Créé en 2016, le LIEN est un réseau regroupant une soixantaine de chefs d’entreprise évoluant dans divers secteurs d’activités. Pour célébrer son 10e anniversaire, la structure prévoit une série d’activités inscrites dans les « 72 Heures du LIEN », annoncées pour le mois de juillet prochain.

« Nous sommes venus présenter au Premier ministre les activités des 72 Heures du LIEN, un événement prévu en juillet prochain et qui ambitionne de promouvoir l’entrepreneuriat national, la formation et la structuration des entreprises burkinabè », a indiqué Achille W. Ouédraogo à l’issue de l’audience.

Selon le président du LIEN, cette célébration sera marquée par plusieurs activités économiques et sociales, notamment des panels réunissant des représentants de départements ministériels et des acteurs du secteur privé. Ces échanges permettront d’informer les participants sur les innovations et réformes engagées par les autorités burkinabè, ainsi que sur les opportunités liées aux projets structurants et aux partenariats public-privé.

Le Premier ministre a salué l’initiative et assuré ses promoteurs de l’accompagnement du Gouvernement. « Nous assumons des réformes courageuses en faveur des acteurs économiques nationaux », a déclaré le Chef du Gouvernement. Il a exhorté les membres du LIEN à saisir les opportunités offertes par ces réformes afin de renforcer leur contribution à l’économie nationale.

Achille W. Ouédraogo et sa délégation ont félicité le Premier ministre pour les actions engagées en faveur du développement du pays. Ils ont salué la vision portée par les plus hautes autorités et réaffirmé l’engagement du LIEN à accompagner les initiatives visant au renforcement de l’économie nationale.

DCRP/Primature

Plan RELANCE 2026-2030: une architecture stratégique pour sortir le Burkina de la dépendance

L’Assemblée législative du peuple a tenu une séance plénière consacrée à un exposé du gouvernement sur le nouveau Plan national de développement, RELANCE 2026-2030, vendredi 8 mai 2026, à Ouagadougou. Ce plan vise à assurer la souveraineté économique, la sécurité et la transformation structurelle de l’économie nationale

Le Burkina Faso s’est doté d’un nouveau référentiel national de développement, dénommé Plan RELANCE 2026-2030, d’un coût de 36 190 milliards FCFA. Ce Plan national de développement (PND) quinquennal a été présenté aux députés par le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubacar Nakanabo, au cours d’une séance plénière tenue sous l’égide du Président de l’assemblée législative du peuple (PALP), Ousmane Bougouma, vendredi 8 mai 2026, à Ouagadougou.

Le ministre Nakanabo a d’emblée indiqué que le plan RELANCE marque l’entrée du Burkina Faso dans une nouvelle phase de son histoire, celle de la souveraineté productive, de l’industrialisation nationale et de la reconquête économique. Pour lui, le nouveau référentiel qui trace les grandes lignes des ambitions de développement du pays sur la période 2026-2030 repose sur quatre piliers stratégiques. Le pilier 1 concerne la consolidation de la sécurité, de la cohésion sociale et de la paix, a-t-il confié. A ce niveau, le plan prévoit le recrutement de plus de 50 000 agents des Forces de défense et de sécurité (FDS), 60 000 Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) supplémentaires et plus de 100 000 réservistes.

L’Etat compte également renforcer le renseignement, les capacités militaires, développer une industrie stratégique de défense et intensifier la coopération sécuritaire dans l’espace AES à travers la montée en puissance de la force unifiée, a-t-il souligné. Aboubacar Nakanabo a indiqué que les impacts attendus sont de reconquérir l’intégralité du territoire à l’horizon 2030 ; d’assurer une autonomie stratégique en matière d’équipements de défense ; le retour massif des populations déplacées et leur réinsertion socio-économique, etc.

Le pilier 2 du plan RELANCE est la refondation de l’Etat et l’amélioration de la gouvernance. Le ministre chargé de l’Economie a notifié que l’ambition est de bâtir un Etat plus efficace, transparent, souverain et proche des citoyens. A cet effet, le plan ambitionne la digitalisation massive des procédures administratives, la couverture territoriale du réseau mobile à 100%, l’interconnexion des administrations financières pour plus de transparence et d’efficacité. Il a mentionné également le déploiement de la solution « SMART DOUANE » pour une maitrise totale des procédures de dédouanement, la numérisation totale du cadastre et le déploiement du système d’informations foncières.

En sus, le gouvernement entend améliorer l’indice de perception de la corruption de 41/100 en 2024 à 46/100 en 2030 et maitriser le fichier des propriétaires de parcelles et fluidifier la délivrance des titres, etc.

 Réalisation de 150 écoles à niveau                   

Le développement du capital humain qui constitue le pilier 3 du nouveau référentiel de développement envisage, a-t-il fait savoir, la construction de 73 nouveaux centres de santé et de promotion sociale et de neuf hôpitaux régionaux de grande capacité ; l’opérationnalisation de Faso PHARMA pour développer une industrie pharmaceutique performante ; la formation de mille spécialistes de santé par an ; la construction d’amphithéâtres intelligents au profit des universités. Le ministre Nakanabo a noté également la construction de 150 écoles primaires et secondaires à niveau dans les 17 régions ; la réalisation de 50 000 logements décents.

Ces actions, selon lui, visent à réduire significativement la pauvreté de 43,2% en 2021 à 35% en 2030 ; améliorer l’espérance de vie à la naissance de 61,9 ans en 2019 à 68 ans en 2030. Elles devraient permettre également d’accroitre la proportion des effectifs de l’enseignement, de la formation technique et professionnelle dans l’effectif total de l’enseignement post-primaire et secondaire de 5% en 2024 à 12% en 2030.

Pour le pilier 4 qui se rapporte au développement des infrastructures et la transformation durable de l’économie, le plan RELANCE a pour objectif la souveraineté alimentaire, énergétique, l’industrialisation à grande échelle, la transformation de l’industrie minière, la révolution numérique et la modernisation des infrastructures. Les effets attendus, selon le ministre chargé des Finances sont l’accroissement de la part des industries manufacturières dans le produit intérieur brut de 9,6% en 2024 à 17,7% en 2030 et l’accroissement de la puissance électrique installée de 678,5 MW en 2024 à 2585,6 MW en 2030, soit une augmentation de 281% sur 5 ans. La réduction de la part des produits alimentaires dans le total des importations de 11,5% à 8% et du déficit budgétaire contenu à 3% au maximum sur la période, de même que l’inscription des excédents de la balance commerciale dans la durée, etc. font aussi partie des effets attendus.

Aux préoccupations de députés, notamment sur le financement du programme, le ministre Nakanabo a rassuré que plus de 65 % des besoins proviendront des ressources propres. Pour le gap à combler, le gouvernement entend, a-t-il déclaré, encourager l’actionnariat populaire, développer les diaspora bonds pour catalyser les ressources vers des projets structurants, promouvoir le crowdfunding patriotique, renforcer les financements innovants… Il a également souligné que des actions de communication seront entreprises afin de permettre à la population, notamment la jeunesse, de s’approprier du référentiel pour une réussite du programme.

Le PAPL, Ousmane Bougouma a remercié le ministre pour les éléments de réponses apportés aux préoccupations des députés, affirmant que la représentation nationale prend acte de l’exposé. Il a encouragé le gouvernement à une mise en œuvre « rigoureuse et harmonieuse » du référentiel, à un suivi-évaluation transparent et à une appréciation périodique des impacts en matière de reconquête de l’intégrité du territoire, de restauration de la paix et la cohésion sociale.

Aly SAWADOGO

Leçons d’une agression impérialiste

Les récents événements survenus en fin avril à Bamako ainsi que ceux qui avaient concerné le Niger, font écho aux propos du Président du Faso, le capitaine  Ibrahim Traoré, qui, dès l’entame du Manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP), affirme qu’il « nous faut poursuivre la lutte pour libérer notre Peuple du joug de l’impérialisme » dans le droit fil de nos « aïeux » qui « ont mené la guerre en dépit de toutes les adversités » pour « léguer à nos enfants et aux générations futures une Nation digne, prospère et souveraine ». En effet, ces événements visaient à étouffer nos aspirations légitimes d’indépendance nationale pour perpétuer l’exploitation unilatérale de nos pays par le biais de leurs valets-relais.

Tel apparaît dans toute son ampleur, ce danger, ce poison qu’Ibrahim Traoré a si bien appelé « Hiver noir » lors de son discours désormais historique de Bamako en décembre dernier. Il s’agit pour ces tristes sires, d’annihiler notre volonté, de détruire nos capacités de réaction, d’aveugler nos esprits pour rétablir le diktat séculaire. Un impérialisme à la fois culturel et militaire, le premier précédant toujours le second, étant entendu qu’un peuple qui n’a plus d’âme est déjà « mort » avant le combat.

Il nous faut donc envisager des formes actives de lutte pour nous débarrasser de cette tutelle et la mise en place de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) participe entre autres à cette quête. Les actes de dénonciation n’ont pas suffi jusque-là, et, mieux, ils ont participé à la trahison de nos intérêts. La lutte doit être sociale, populaire, comme en Indochine, où, malgré les tonnes de napalm déversées sur le pays, l’impérialisme américain a été défait dans les années 70.

Pendant que l’Occident coordonne ses méthodes de domination et se concerte sur les mesures importantes à prendre pour briser la résistance, la nécessité de l’intégration régionale puis africaine se pose plus que jamais face à cette coalition européocentriste. Nos micro Etats sont en effet structurellement faibles et constituent des « proies » faciles.

Il faut donc « remembrer l’Osiris africain » comme le préconise le professeur Joseph Ki-Zerbo si nous voulons éviter le sort peu enviable qui nous pend au nez : la disparition. C’est en cela que le discours susmentionné d’Ibrahim Traoré peut être qualifié de prophétique.

La tragédie des peuples révèle toujours les grands hommes comme disait Thomas Sankara.

Boubakar SY

Célébration de la journée de l’Europe: la coopération entre le Burkina Faso et l’Union européenne magnifiée

Dans le cadre de la célébration de la journée de l’Europe, chaque 9 mai, la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, a organisé un cocktail, vendredi 8 mai 2026, à Ouagadougou.

A la résidence de l’ambassadeur de l’Union européenne (UE), les verres se sont levés, vendredi 8 mai 2026, pour magnifier l’amitié et la coopération entre le Burkina Faso et l’UE. Ce cérémonial est intervenu au cours d’un cocktail organisé par la délégation de l’UE au Burkina Faso, dans le cadre de la journée de l’Europe, célébrée chaque 9 mai. L’ambassadeur de l’UE au Burkina Faso, Philippe Bronchain, a rappelé que la coopération entre l’UE et le Burkina Faso date de 1959, deux ans après la création de la Communauté économique européenne (CEE). « C’est un partenariat qui est très riche dans lequel on a fait énormément de réalisations », a-t-il affirmé. M. Bronchain a insisté sur la qualité particulière du lien unissant les deux parties soutenant que l’Union européenne a toujours été aux côtés du Burkina Faso.

« L’Union européenne restera engagée aux côtés du Burkina Faso pour soutenir les initiatives porteuses de développement, de résilience et d’espoir pour les populations», a-t-il appuyé. Le diplomate européen a également formulé des vœux pour un retour durable de la paix et de la stabilité sur toute l’étendue du territoire national. Il a également mis l’accent sur la dimension essentiellement réciproque de cette coopération, tout en soulignant le rôle de la diaspora burkinabè en Europe et le succès des programmes d’échanges. « Nous avons des étudiants burkinabè qui se rendent en Europe et des étudiants européens qui viennent au Burkina Faso », a-t-il déclaré. Philippe Bronchain a réaffirmé les valeurs fondamentales qui sous-tendent l’action de l’UE et son partenariat avec le pays des Hommes intègres.

Un partenariat équilibré

Quant au ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, il a assuré de l’attachement du Burkina Faso à ce partenariat. « Nous voulons un partenariat équilibré, marqué par le respect mutuel et organisé autour de nos intérêts partagés », a-t-il déclaré. Il a précisé que cette coopération doit être éclairée par une réelle connaissance mutuelle et une présence efficace sur le terrain. « Cette approche apporte une place de choix à l’alignement sur les aspirations locales, une place de choix au respect de la réalité et une place de choix au respect de l’exigence sécuritaire », a-t-il soutenu. Karamoko Jean Marie Traoré a félicité l’UE pour les années de coopération.

Faisant le bilan de la coopération qu’il a évaluée à 67 ans, le ministre des Affaires étrangères a insisté sur la nécessité de maintenir l’engagement réciproque. Il a exprimé la volonté du Burkina Faso à construire une relation actualisée. « Nous sommes disponibles à travailler selon des visions et des approches partagées pour faire de nos relations, une coopération moderne. Toutefois, le Burkina Faso demeure attaché à une coopération sincère, respectueuse et fondée sur la vérité et le respect mutuel », a-t-il déclaré. « Le ministre Traoré a exprimé la reconnaissance du Burkina Faso pour les efforts consentis par l’Union européenne en faveur du développement du Burkina Faso. Le chef de la diplomatie burkinabè a souhaité que les relations entre le Burkina Faso et l’UE se renforcent au profit des populations.

Boukary BONKOUNGOU

Astride OUEDRAOGO

(Stagiaire)

IIe édition du Festival des communicateurs: promouvoir la cohésion sociale dans un contexte de défis sécuritaires

0

L’association des jeunes journalistes, communicateurs et marketeurs a organisé la IIe édition du Festival des communicateurs du 8 au 10 mai 2026, à Ouagadougou.

Dans le cadre de ses activités annuelles, l’Association des jeunes journalistes, communicateurs et marketeurs (AJJCM) a tenu la IIe édition du Festival des communicateurs (FestiCom) du 8 au 10 mai 2026 à Ouagadougou. Placé sur le thème « Communication, culture et souveraineté : renforcer la cohésion sociale face aux défis sécuritaires », le top départ des activités de ce rendez-vous a été donné dans la matinée du vendredi 8 mai 2026 à Ouagadougou. Selon le président du comité d’organisation, Mathieu Sana, ces 72 heures de manifestation ont été marquées par des panels autour de la thématique centrale et des animations artistiques et rue marchande au rond-point de la Transition sise au quartier Bonheur-Ville de la capitale.

« L’innovation majeure de cette IIe édition du FestiCom est l’organisation d’excursions touristiques dans les plus vieux quartiers de Ouagadougou tels Bilbanbili », a ajouté M. Sana. Pour lui, les sorties dans ces faubourgs de la ville qui sont restés tels malgré le temps, permettra aux festivaliers de s’imprégner davantage des réalités culturelles de leurs communautés. Cela dans le sens de les inspirer sur des thèmes de recherche pour la rédaction de mémoire. Le représentant du ministre chargé de la Communication et  patron de la cérémonie, Pascal Yemboini Thiombiano, a félicité les acteurs et souligné la pertinence du thème qui cadre avec la vision des autorités actuelles du Burkina Faso.

« Dans ce contexte de reconquête de notre territoire et de consolidation de notre souveraineté, la parole et l’image ne sont pas des simples outils de divertissement. Elles sont des armes de sensibilisation, des vecteurs de cohésion sociale et des remparts contre la désinformation », a-t-il souligné. Pour lui, le FestiCom, malgré son jeune âge, s’impose déjà comme carrefour essentiel. « Il est le miroir d’une corporation qui refuse l’inertie et qui choisit de se rassembler pour réfléchir, se perfectionner et surtout pour célébrer l’excellence », a apprécié le représentant du patron.

Aussi, M. Thiombiano a estimé que cette édition interpelle sur la responsabilité du communicateur. « A l’ère du numérique et de l’instantanéité, être communicateur au pays des Hommes intègres exige la rigueur, l’éthique pour ne pas sacrifier la vérité sur l’autel du buzz, le patriotisme pour porter une communication qui construit et qui encourage nos forces de défense et de sécurité, ainsi que nos VDP et l’innovation, pour que la culture du Burkina Faso rayonne au-delà de nos frontières grâce aux nouveaux outils digitaux », a-t-il expliqué.

La représentante de la marraine, Wendisso Aimée Sawadogo, par ailleurs secrétaire générale de la délégation spéciale de la mairie de l’arrondissement 7 de Ouagadougou et le parrain, Issaka Tapsoba, de cette IIe édition du FestiCom ont tous félicité les promoteurs. Ils ont réitéré leur disponibilité à les accompagner dans la valorisation de la culture burkinabè.

Kadi RABO

Fondation internationale Babou-Paulin-Bamouni : du sport de masse pour annoncer le lancement officiel des activités

En prélude au lancement officiel de la fondation internationale Babou-Paulin-Bamouni, une marche suivie d’une séance d’aérobic sur l’avenue éponyme a été organisée à Ouagadougou. La fondation entend honorer la mémoire de l’ancien compagnon de Thomas Sankara et promouvoir l’excellence médiatique.

L’avenue Babou-Paulin-Bamouni, située au secteur 23 de l’arrondissement 5 de Ouagadougou, a vibré dans la matinée du samedi 9 mai au rythme des foulées et des mouvements de gymnastique. Entre le Boulevard Isidore-Noël-Thomas-Sankara et la Rue Djiba, une foule hétéroclite composée d’autorités, membres de la famille, amis et citoyens anonymes, s’est mobilisée pour un hommage sportif et solennel. La cérémonie a débuté par les notes vibrantes de l’hymne national, suivies d’une minute de silence.

Un moment de recueillement pour saluer la mémoire de Babou Paulin Bamouni, journaliste et intellectuel engagé, tombé le 15 octobre 1987 aux côtés du capitaine Thomas Sankara, ancien Président du Faso. Pour la présidente de la fondation internationale Babou-Paulin-Bamouni, Céline Bamouni et fille du défunt, le choix de cette activité physique n’est pas fait au hasard. « C’est pour symboliser le dernier sport de masse qu’il n’a pas pu faire, le jeudi 15 octobre 1987 », a-t-elle confié, visiblement éprouvée par l’effort mais habitée par l’émotion. Au-delà de l’hommage mémoriel, la Fondation internationale Babou-Paulin-Bamouni se fixe une mission d’avenir. Dans un contexte médiatique en pleine mutation, l’organisation entend se positionner comme un pilier de la déontologie.

Ses objectifs sont, entre autres, promouvoir l’intégrité et le journalisme d’excellence, accompagner les jeunes journalistes dans l’apprentissage et l’exercice du métier et perpétuer la lutte et les idéaux portés par Babou Paulin Bamouni de son vivant. Le point d’orgue de cette naissance institutionnelle a lieu ce lundi 11 mai 2026, au centre national de Presse Norbert- Zongo. Ce lancement officiel marquera le début effectif des activités de la fondation, promettant d’apporter un nouveau souffle à la liberté de la presse et à la rigueur journalistique au Burkina Faso et au-delà.

Pengdwendé Achille OUEDRAOO

29e édition des Prix Galian: le ministre de la Communication exige impartialité et professionnalisme des jurys

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a officiellement installé, le jeudi 8 mai 2026 à Ouagadougou, les membres des jurys de la 29e édition du concours « Prix Galian ». A l’occasion, il a appelé les 25 jurés à faire preuve de rigueur, de professionnalisme et surtout d’impartialité dans l’évaluation des 268 œuvres en compétition.

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, attend des 25 membres des jurys du concours « Prix Galian » 2026, une impartialité totale dans l’accomplissement de leur mission ; celle de vérifier l’authenticité des productions, d’apprécier leur qualité, d’identifier d’éventuelles irrégularités et de désigner les différents lauréats, dont le prestigieux « Super Galian ». En les installant officiellement, le jeudi 8 mai 2026 à Ouagadougou, il leur a rappelé leur responsabilité dans la préservation de la crédibilité de cette distinction majeure du paysage médiatique burkinabè. « Il vous revient d’évaluer, avec impartialité et professionnalisme, les œuvres qui vous sont soumises, dans le strict respect des principes d’équité et de transparence », a-t-il insisté. Le ministre a également invité les jurés à observer le secret des délibérations afin de garantir la confiance autour des résultats du concours.

Cette 29e édition enregistre la participation de 134 candidats ayant soumis 268 œuvres publiées ou diffusées en français et en langues nationales. Les productions concernent cinq catégories, notamment 68 œuvres en presse écrite, 70 en radiodiffusion sonore, 38 en radiodiffusion télévision, 58 en presse en ligne et 34 en langues nationales.

Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a aussi replacé cette édition dans un contexte marqué par la prolifération des fake news et des campagnes de manipulation. « Dans un environnement marqué par la diffusion tous azimuts d’informations erronées, les journalistes constituent un rempart pour contrer la désinformation dont les auteurs ne poursuivent qu’un objectif : fragiliser la cohésion sociale et freiner la marche patriotique enclenchée par la dynamique actuelle de notre pays. Ces VDP de l’information, jouent un rôle essentiel dans la lutte contre tous les fléaux du moment. Les célébrer et les magnifier est un devoir pour le gouvernement, une fierté pour la Nation », a-t-il soutenu. Pour lui, les médias doivent davantage contribuer à la consolidation de la paix et à la défense des intérêts stratégiques des Etats de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). « Informer avec responsabilité, contextualiser avec rigueur et éclairer avec discernement deviennent plus que jamais des exigences fondamentales », a soutenu Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Jean-Marie TOE

 

Journées portes-ouvertes de la Cour d’appel de Fada N’Gourma: trois jours d’immersion dans les arcanes de la justice

La Cour d’appel de Fada N’Gourma, en collaboration avec le ministère de la Justice, a organisé du 7 au 9 mai 2026, ses journées portes-ouvertes. 72 heures d’immersion dans les arcanes de la justice pour rapprocher davantage l’institution judiciaire des citoyens.

La justice burkinabè veut se rapprocher davantage des citoyens et renforcer la confiance entre les justiciables et le système judiciaire. A cet effet, la Cour d’appel de Fada N’Gourma a ouvert ses portes aux citoyens du 7 au 9 mai 2026. Placées sur le thème : « Justice, sécurité et résilience : une institution au service des populations », ces journées ont constitué un cadre privilégié de dialogue et de sensibilisation.

Au menu, des panels portant sur des thématiques majeures, notamment l’organisation judiciaire, le fonctionnement des juridictions, la collaboration entre la justice et les Forces de défense et de sécurité (FDS), ainsi que la contribution des sociétés minières au développement socio-économique. Les populations ont également bénéficié de consultations juridiques gratuites et d’échanges directs avec les professionnels du droit. Outre les communications, diverses activités sportives, culturelles et récréatives, notamment un cross populaire, un tournoi de mini-maracana, des jeux de société ainsi qu’une rue marchande ont rythmé l’évènement.

Une justice en mutation face aux défis actuels

Le ministre de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala, a félicité, de vives voix, le comité d’organisation pour les efforts déployés.

Le président du comité d’organisation, le procureur général près la Cour d’appel de Fada N’Gourma, Barnabé Compaoré, a indiqué que ces journées portes-ouvertes se voulaient un cadre pédagogique pour mieux faire connaître les missions de la justice ainsi que les réformes engagées dans le secteur. Selon lui, les défis sécuritaires et humanitaires actuels imposent une justice davantage à l’écoute des populations. « Notre justice évolue, se réforme et s’adapte aux exigences de son temps », a-t-il affirmé.

Parmi les innovations majeures qui ont vu le jour à la faveur des réformes judiciaires, M. Compaoré a cité la médiation pénale, le Travail d’intérêt général (TIG), l’accélération des procédures judiciaires, la digitalisation des services ainsi que la promotion de mécanismes endogènes de règlement des différends, à l’image du Faso Bu Kaoré. A sa suite, le ministre de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala, patron des journées portes- ouvertes, a salué cette initiative qui traduit, selon lui, la volonté des autorités de bâtir une justice plus proche des citoyens et davantage impliquée dans les efforts de reconquête du territoire national. De son avis, la justice reste encore perçue, par une frange de la population, comme une institution complexe, distante et difficile d’accès. D’où la nécessité de multiplier les cadres d’échanges et de sensibilisation.

« Coup d’essai, coup de maître »

Pour le parrain de l’événement, Dr Bindi Benoît Ouoba, ces journées portes-ouvertes ont contribué à rendre la justice « plus lisible, plus accessible et plus humaine ». « Aujourd’hui, la justice va vers le citoyen. Elle explique son mode de fonctionnement, écoute le citoyen et répond à ses préoccupations. C’est ainsi que se construit une justice vivante et respectée », a-t-il déclaré. Dans la même veine, le président du comité d’organisation a souligné qu’une justice efficace ne peut pleinement accomplir sa mission que lorsqu’elle est comprise et appropriée par les citoyens.

« Ces journées ont été pensées comme un espace d’écoute, un cadre de dialogue, un lieu de pédagogie et un moment de vérité entre l’institution judiciaire et les populations », a-t-il expliqué. Abordant le lien entre justice et sécurité, Dr Ouoba a soutenu qu’« il ne peut y avoir de sécurité durable sans une justice forte, ni de justice crédible sans un environnement sécuritaire stable ». Au moment où les rideaux sont tombés sur les journées portes ouvertes de la justice, le procureur général s’est réjoui du bon déroulement de l’événement et de l’engouement suscité auprès des populations.

Même satisfaction du côté du ministre de la Justice qui s’est dit particulièrement « marqué » par la forte mobilisation des différents acteurs autour de cette première édition qu’il a qualifiée de « coup d’essai, coup de maître ». Me Edasso Rodrigue Bayala a, par ailleurs, souhaité la pérennisation de cette initiative et encouragé les autres Cours d’appel du Burkina à s’inspirer de l’expérience de Fada N’Gourma. Avant de clore l’évènement, le président du comité d’organisation a adressé ses remerciements aux autorités administratives, judiciaires, militaires, paramilitaires, coutumières et religieuses, aux parrains, aux partenaires ainsi qu’à l’ensemble des populations du ressort de la Cour d’appel de Fada N’Gourma pour leur forte mobilisation. Il a également rendu hommage aux membres du comité d’organisation qui, selon ses termes, « ont mouillé le maillot » pour faire de cette première édition un succès.

Joanny SOW