Viol présumé d’une élève de 9 ans dans une école: le dossier renvoyé au 12 Juin 2026, la demande de mise en liberté rejetée

Le dossier sur l’affaire de viol présumé sur une élève de CE2, âgée de 9 ans dans une école de l’Arrondissement 12, appelé le vendredi 8 mai 2026 devant le tribunal de grande instance Ouaga II, a été renvoyé au 12 juin. La demande de mise en liberté de l’accusé a été rejetée.

Sidibé Aly, surveillant dans un établissement scolaire à l’arrondissement 12 de Ouagadougou a comparu devant le tribunal de grande instance Ouaga II pour répondre des faits de viol présumé sur une élève de 9 ans, vendredi 8 mai 2026. Aussitôt appelé, le dossier a été renvoyé au 12 juin 2026. La demande de mise en liberté de l’accusé a été rejetée par le parquet et la partie civile qui évoquent, entre autres, l’absence de garantie de représentation du prévenu, le trouble à l’ordre public au vu de la gravité des faits. La chambre criminelle a, alors suivi le parquet en rejetant cette demande de liberté provisoire.

En rappel, dans un communiqué du 25 avril 2026, le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance Ouaga II portait à la connaissance du public, un cas de viol présumé sur une élève de CE2, âgée de 9 ans à l’arrondissement 12. Le surveillant de l’établissement de la victime en la personne de Aly Sidibé a été identifié comme l’auteur présumé. Il a été présenté au parquet le 4 février 2026. Après examen du dossier, il est poursuivi pour viol aggravé et placé sous mandat de dépôt le même jour pour être traduit devant la chambre criminelle en procédure de flagrant délit.

Le 20 février 2026, à l’audience de la chambre criminelle, le tribunal a ordonné une instruction complémentaire par jugement avant de dire le droit, afin d’entendre les camarades d’école de la victime.

Adama SEDGO

Liberté d’association au Burkina Faso: des acteurs à l’école des lois régissant le secteur

Le Secrétariat permanent des organisations non-gouvernementales a organisé un atelier sur la conformité aux dispositions légales régissant les associations, au profit de ses membres, vendredi 8 mai 2026 à Ouagadougou.

Suite à la suspension des 642 associations dont cinq de ses membres pour non-conformité à la réglementation, le Secrétariat permanent des organisations non-gouvernementales (SPONG), joue la carte de la sensibilisation. Il a organisé un atelier pour outiller ses membres sur les textes législatifs et réglementaires, applicables au secteur associatif et présenter les outils qui permettent de vérifier la conformité administrative des associations, vendredi 8 mai 2026, à Ouagadougou.

Pour le président du conseil d’administration du SPONG, Abdoulaye Ouédraogo, la non-conformité de certaines associations est un signal d’alerte qui doit se transformer en opportunité. « La conformité administrative n’est pas une formalité secondaire. Elle est le socle de notre légitimité, crédibilité et droit même d’exister et d’agir en tant qu’organisations de la société civile », a-t-il confié. Et de préciser qu’un Etat est en droit d’exiger de la société civile qu’elle soit organisée, transparente et en conformité avec les normes qu’il édicte. Selon lui, une société civile, forte est celle qui accepte cette exigence non comme une contrainte imposée du dehors, mais comme une discipline intérieure, librement choisie, au service de sa propre crédibilité.

Selon Abdoulaye Ouédraogo, des experts juristes et administratifs ont présenté avec précision l’ensemble des textes qui régissent le secteur associatif, qu’ils s’agissent des textes fondamentaux ou des textes sectoriels. « Un travail conduit par une équipe de consultants a permis d’élaborer des outils qui permettront d’évaluer le niveau de respect des obligations légales à savoir la validité des récépissés, le renouvellement des instances, la régularité des obligations fiscales, comptables et la qualité de la gouvernance interne », a-t-il annoncé. De l’avis du PCA du SPONG, la restitution des résultats de cette étude pilote ne constitue point un exercice de surveillance ou de sanction entre pairs, mais un acte de solidarité institutionnelle. « De cet atelier sortira un plan d’action concret, porté par une volonté ferme des organisations non-gouvernementales de se conformer à la législation en matière d’association », a-t-il conclu.

Emmanuel BICABA

Réorganisation agraire et foncière: des juridictions administratives s’imprègnent de la loi

L’Autorité nationale de coordination du foncier (ANCF) a initié une session de formation sur la Réorganisation agraire et foncière (RAF) au profit des magistrats de l’ordre administratif, du 4 au 7 mai 2026 à Koudougou.  Il s’est agi de permettre aux acteurs de la justice de s’approprier les nouvelles dispositions de la RAF.

‎La nouvelle loi sur le foncier adoptée le 21 octobre 2025 consacre l’affirmation de la propriété exclusive de l’Etat sur l’ensemble du domaine foncier au Burkina Faso.

Pour le secrétaire technique de l’autorité nationale de coordination du foncier, Sibiri Hébié, le magistrat est un acteur clé dans la gestion foncière enclenchée par la Révolution progressiste populaire. « Il était de bon ton de venir vers ce personnel très important afin de les capaciter à la compréhension et à l’utilisation des nouveaux termes consacrés et des nouvelles innovations que comporte cette nouvelle législation », a-t-il indiqué.

‎Cet atelier a réuni les magistrats des juridictions administratives issus des Tribunaux administratifs, les Cours administratives d’appel et du Conseil d’Etat. Les modules essentiels ont porté sur l’ossature de la loi, le contentieux de la gestion foncière, les mécanismes d’indemnisation liés à l’expropriation et les procédures d’exécution des décisions de justice.

‎Selon le premier président du Conseil d’Etat, Edilbert Somé, les innovations que comporte cette loi ont retenu l’attention des participants. « L’expropriation a fait l’objet d’une nouvelle réglementation qui sort carrément de ce que nous connaissions, pour la rendre plus facile au profit de l’intérêt général. Nous retenons que ce qui doit nous préoccuper, c’est comment l’Etat peut, effectivement à partir de la terre, assurer la sécurité, le bien-être du peuple burkinabè », a-t-il souligné.

Pour la présidente de chambre à la cour administrative d’appel de Ouagadougou, Salimata Carole Ramdé, cette formation de l’ANCF était attendue. « Au quotidien nous ne faisons qu’appliquer des textes de loi ; donc cette formation est d’une utilité certaine et c’est le lieu de remercier l’ANCF pour cette rencontre », a soutenu la magistrate.

‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

L’appel de la Mère-patrie

En présence de plusieurs membres du gouvernement, le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a officiellement lancé, le 6 mai 2026 à Ouagadougou, la première phase de l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne du Burkina Faso, TPBF Diaspora Bonds, dénommée « Emprunt patriote ». Avec un objectif de 125 milliards F CFA pour cette phase, sur un programme global de 240 milliards F CFA, cette émission constitue une nouvelle voie de financement endogène pour le Burkina Faso, à travers la mobilisation de l’épargne de sa diaspora.

Une initiative ambitieuse qui traduit, une fois de plus, la volonté des autorités burkinabè de compter d’abord sur les filles et fils du pays pour bâtir une Nation forte, souveraine et résiliente. Les ressources collectées serviront notamment à financer des projets structurants dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’agro-industrie, du logement social ou encore des routes.

Cette émission revêt une portée symbolique en ce qu’elle consacre la place centrale de la diaspora burkinabè dans la construction économique nationale. Cette diaspora, forte de plusieurs millions de compatriotes vivant à travers le monde, constitue une richesse humaine, intellectuelle et financière considérable. Depuis des années déjà, elle accompagne les familles restées au pays par des transferts réguliers de ressources. Désormais, avec Diaspora Bonds, elle dispose d’un instrument supplémentaire fiable lui permettant de contribuer directement au financement du développement national.

Cette mobilisation patriotique ne part d’ailleurs pas de zéro. En effet, de nombreux Burkinabè de l’extérieur ont déjà démontré leur attachement à la Mère-patrie à travers leur adhésion à l’Agence pour la promotion de l’entreprenariat communautaire (APEC) et leurs contributions au Fonds de soutien patriotique (FSP). Ces engagements traduisent leur conviction que le combat pour la souveraineté du Burkina Faso concerne tous ses fils et toutes ses filles, où qu’ils se trouvent.

L’« Emprunt patriote » apparaît ainsi comme une nouvelle opportunité offerte à la diaspora d’allier patriotisme et investissement sécurisé. Car au-delà de la fierté de participer à l’édification du Burkina nouveau, cette opération présente des avantages financiers réels pour les souscripteurs. Avec des rendements attractifs de 6,75 % et 6,85 % sur des maturités de 5 et 7 ans, exonérés d’impôts, l’emprunt offre des garanties appréciables dans un contexte international marqué par les incertitudes économiques. Le double bénéfice est donc évident. D’un côté, l’Etat mobilise des ressources nécessaires pour investir dans des projets structurants au profit du bien-être collectif. De l’autre, les souscripteurs réalisent un placement sûr et rentable.

La souveraineté tant prônée par la Révolution progressiste populaire (RPP) se construit par l’effort collectif, la solidarité et l’engagement citoyen. La diaspora burkinabè, par sa force et son dynamisme, a un rôle majeur à jouer dans cette marche vers un Burkina Faso économiquement plus fort et socialement plus prospère. L’« Emprunt patriote » tend donc la main aux Burkinabè vivant à l’étranger. A eux de répondre à l’appel de la Patrie.

Par Assetou BADOH

Nouna : La veille citoyenne mobilise autour de la RPP

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a patronné, le samedi 9 mai 2026 à Nouna, le panel « Koosin kanu » (amour pour la Koosin en langue dioula), organisé par la section provinciale de la Coordination nationale des associations de la veille citoyenne (CNAVC) de la Koosin.
Les populations veulent être actrices de la RPP, dixit le ministre Karamoko Jean Marie Traoré.
Les populations veulent être actrices de la RPP, dixit le ministre Karamoko Jean Marie Traoré.
En séjour à Nouna, chef-lieu de la province de Koosin, région du Sourou, le samedi 9 mai 2026, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a participé au panel organisé par la Coordination nationale des associations de la veille citoyenne (CNAVC). Le chef de la diplomatie burkinabè était accompagné par les autorités militaires, paramilitaires et administratives régionales, avec en tête le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga. Cette activité de conscientisation a eu pour objectifs de renforcer la compréhension des filles et fils de Koosin sur la vision de la Révolution progressiste populaire (RPP) et de contribuer à la consolidation de leur unité autour de la cause commune, selon le coordinateur provincial de la CNAVC, Adama Dao. Le thème du panel a porté sur le « Rôle et responsabilités des populations dans la dynamique actuelle de la Révolution progressiste populaire (RPP) ». La thématique a été subdivisée en trois sous-thèmes que sont « La cohésion sociale dans la Koosin », « La sécurité dans la Koosin » et le « Rôle de la veille citoyenne ». Abordant le thème central dans sa communication inaugurale, Dr Ido Kouaman, enseignant-chercheur à l’université Thomas-Sankara et au nom du Rassemblement des intelligences pour la souveraineté de l’Afrique (RISA), a d’abord salué le changement de paradigme et la dynamique de rupture, à tous les niveaux, dans laquelle s’inscrit la RPP. Pour pérenniser cet élan, Dr Ido a estimé que les populations doivent rester en veille continuelle. « Le peuple doit savoir dans quelle direction il va être formé et conscientisé idéologiquement pour mieux assumer son rôle de gardien de la RPP », a indiqué l’enseignant-chercheur. S’adressant à la population de la Koosin, Dr Kouaman l’a invitée à mener la lutte aux côtés des autorités. « La population doit s’unir pour la cause commune. Personne d’autre ne viendra faire le bonheur de la province à la place de sa population », a-t-il dit.
Le coordinateur provincial de la CNAVC, Adama Dao, indiqué que l’objectif est de s’unir autour d’un idéal commun.
Le coordinateur provincial de la CNAVC, Adama Dao, indiqué que l’objectif est de s’unir autour d’un idéal commun.
Cadre fédérateur Développant le « Rôle de la veille citoyenne », le directeur provincial en charge de la communication de la Koosin, Sanou Dembélé, a confié qu’elle doit bannir les querelles de positionnement, renforcer la gouvernance, contrôler le pouvoir pour aider à obtenir davantage de résultats. Son collègue chargé de la solidarité, Alassane Kagoné, a précisé que la cohésion sociale dans la province a pris un coup avec la crise. Cependant, sa renaissance doit s’appuyer sur des valeurs ancestrales. Ce combat, le directeur provincial a avoué qu’il doit commencer au niveau familial.
La population a répondu à l’appel de la veille citoyenne.
La population a répondu à l’appel de la veille citoyenne.
Le sous-thème sur la sécurité a été confié au commandant du 53e Régiment d’infanterie commando (RIC) basé à Nouna, le capitaine Ngoua Prince. Il a indiqué que la situation s’est améliorée dans la province grâce aux sacrifices, aux efforts conjugués des forces et unités combattantes et à la collaboration des populations. Il a insisté sur la nécessité de demeurer vigilant et contribuer au renseignement, de surveiller les entrées et les sorties dans les différentes localités sans se substituer aux services de sécurité. A l’en croire, la population doit éviter de propager de fausses informations. Co-parrain, le commandant de la 5e Région militaire, le lieutenant-colonel Idrissa Sosthène Coulibaly, a magnifié la résilience, le courage et la vaillance des populations locales avant de souligner que cette activité participe de la conscientisation et à l’éveil du sens patriotique. Le gouverneur, Babo Pierre Bassinga, a saisi l’occasion pour présenter deux ouvrages à la population. Ce sont le « Manifeste » de la RPP et « Le capitaine Ibrahim Traoré a dit (…) » qui, selon le gouverneur, donnent à comprendre la marche actuelle du pays. Le ministre, Karamoko Jean Marie Traoré, a salué le cadre fédérateur que ce panel a permis de créer. « Les acteurs se sont retrouvés autour des sujets d’une importance capitale. C’est un indicateur qui montre que les populations ont pris conscience et veulent être actrices », a fait remarquer le porteur du message d’encouragement du chef de l’Etat aux populations de la Koosin. Yacouba BELEM      

Nouna: La veille citoyenne mobilise autour de la RPP

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a patronné, le samedi 9 mai 2026 à Nouna, le panel « Koosin kanu » (amour pour la Koosin en langue dioula), organisé par la section provinciale de la Coordination nationale des associations de la veille citoyenne (CNAVC) de la Koosin. En séjour à Nouna, chef-lieu de la province de Koosin, région du Sourou, le samedi 9 mai 2026, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a participé au panel organisé par la Coordination nationale des associations de la veille citoyenne (CNAVC). Le chef de la diplomatie burkinabè était accompagné par les autorités militaires, paramilitaires et administratives régionales, avec en tête le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga. Cette activité de conscientisation a eu pour objectifs de renforcer la compréhension des filles et fils de Koosin sur la vision de la Révolution progressiste populaire (RPP) et de contribuer à la consolidation de leur unité autour de la cause commune, selon le coordinateur provincial de la CNAVC, Adama Dao. Le thème du panel a porté sur le « Rôle et responsabilités des populations dans la dynamique actuelle de la Révolution progressiste populaire (RPP) ». La thématique a été subdivisée en trois sous-thèmes que sont « La cohésion sociale dans la Koosin », « La sécurité dans la Koosin » et le « Rôle de la veille citoyenne ».
La population a répondu à l’appel de la veille citoyenne.
Abordant le thème central dans sa communication inaugurale, Dr Ido Kouaman, enseignant-chercheur à l’université Thomas-Sankara et au nom du Rassemblement des intelligences pour la souveraineté de l’Afrique (RISA), a d’abord salué le changement de paradigme et la dynamique de rupture, à tous les niveaux, dans laquelle s’inscrit la RPP. Pour pérenniser cet élan, Dr Ido a estimé que les populations doivent rester en veille continuelle. « Le peuple doit savoir dans quelle direction il va être formé et conscientisé idéologiquement pour mieux assumer son rôle de gardien de la RPP », a indiqué l’enseignant-chercheur. S’adressant à la population de la Koosin, Dr Kouaman l’a invitée à mener la lutte aux côtés des autorités. « La population doit s’unir pour la cause commune. Personne d’autre ne viendra faire le bonheur de la province à la place de sa population », a-t-il dit. Cadre fédérateur Développant le « Rôle de la veille citoyenne », le directeur provincial en chabrge de la communication de la Koosin, Sanou Dembélé, a confié qu’elle doit bannir les querelles de positionnement, renforcer la gouvernance, contrôler le pouvoir pour aider à obtenir davantage de résultats.
Le gouverneur, Babo Pierre Bassinga, a invité à s’approprier le Manifeste de la RPP pour mieux cerner les contours.
Son collègue chargé de la solidarité, Alassane Kagoné, a précisé que la cohésion sociale dans la province a pris un coup avec la crise. Cependant, sa renaissance doit s’appuyer sur des valeurs ancestrales. Ce combat, le directeur provincial a avoué qu’il doit commencer au niveau familial. Le sous-thème sur la sécurité a été confié au commandant du 53e Régiment d’infanterie commando (RIC) basé à Nouna, le capitaine Ngoua Prince. Il a indiqué que la situation s’est améliorée dans la province grâce aux sacrifices, aux efforts conjugués des forces et unités combattantes et à la collaboration des populations.
Le coordinateur provincial de la CNAVC, Adama Dao, indiqué que l’objectif est de s’unir autour d’un idéal commun
Il a insisté sur la nécessité de demeurer vigilant et contribuer au renseignement, de surveiller les entrées et les sorties dans les différentes localités sans se substituer aux services de sécurité. A l’en croire, la population doit éviter de propager de fausses informations. Co-parrain, le commandant de la 5e Région militaire, le lieutenant-9colonel Idrissa Sosthène Coulibaly, a magnifié la résilience, le courage et la vaillance des populations locales avant de souligner que cette activité participe de la conscientisation et à l’éveil du sens patriotique.Le gouverneur, Babo Pierre Bassinga, a saisi l’occasion pour présenter deux ouvrages à la population. Ce sont le « Manifeste » de la RPP et « Le capitaine Ibrahim Traoré a dit (…) » qui, selon le gouverneur, donnent à comprendre la marche actuelle du pays. Le ministre, Karamoko Jean Marie Traoré, a salué le cadre fédérateur que ce panel a permis de créer. « Les acteurs se sont retrouvés autour des sujets d’une importance capitale. C’est un indicateur qui montre que les populations ont pris conscience et veulent être actrices », a fait remarquer le porteur du message d’encouragement du chef de l’Etat aux populations de la Koosin. Yacouba BELEM Légendes (Ph : Yacouba BELEM) :            

Kundé d’Or 2026 : Miss Tanya sacrée reine de la musique burkinabè

La cérémonie des Kundé 2026 a une nouvelle fois célébré l’excellence musicale africaine à travers une pluie de distinctions honorifiques et compétitives. Entre récompenses internationales, reconnaissance des talents nationaux et consécration de jeunes artistes, la grande gagnante de cette édition demeure Miss Tanya, qui repart avec le prestigieux Kundé d’Or le 08 mai 2026 à Ouagadougou. La scène musicale burkinabè et africaine a vibré au rythme des Kundé 2026, événement majeur de célébration des arts musicaux. Cette édition a réuni artistes, professionnels de la culture et mélomanes autour d’un spectacle riche en émotions et en distinctions. La soirée a d’abord été marquée par la remise des Prix d’honneur à Ahmed Alex Lawal, Maestro et à la légende ivoirienne Alpha Blondy, salués pour leurs contributions remarquables à la musique africaine. Dans les prix spéciaux, le trophée du meilleur artiste burkinabè de la diaspora a été remis par Appoline Traoré à Keezy de France. Le Kundé du meilleur artiste étranger vivant au Burkina Faso est revenu à un artiste béninois, tandis que la chanteuse ivoirienne Roseline Layo a remporté le Kundé du meilleur artiste de l’Afrique de l’Ouest. Le Camerounais Kocee s’est illustré avec le Kundé du meilleur artiste de l’Afrique centrale. Le trophée du meilleur featuring de l’intégration africaine a récompensé Young Ced et le groupe togolais Toofan. Dans les catégories nationales, Marie Gayerie a été sacrée meilleur artiste traditionnel, tandis que Tanya Rakiré s’est distinguée en remportant le Kundé de la meilleure chanson moderne d’inspiration traditionnelle, celui du meilleur featuring burkinabè ainsi que celui du meilleur artiste féminin. Reman a, pour sa part, été désigné artiste le plus joué en discothèque et a également remporté le Prix du public. Miss Tanya s’est imposée avec le Kundé du meilleur clip vidéo avant de recevoir des mains du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le prestigieux Kundé d’Or 2026, consacrant ainsi une ascension fulgurante dans l’univers musical burkinabè. Hubert BADO  

81e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique de 1941-1945:« Aujourd’hui en Occident, on assiste malheureusement à des tentatives visant à réécrire l’histoire », Igor Martynov, ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso

Le 9 mai de chaque année, la Russie célèbre l’anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique de 1941-1945. Dans cette tribune, Igor Martynov, ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso déplore des tentatives en Occident de réécrire l’histoire, « sous l’influence de la conjoncture politique et des tendances russophobes ».  En 2026, la Fédération de Russie célèbre une date sacrée : le 81e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique de 1941-1945, qui est devenue l’un des conflits les plus sanglants de l’histoire. En ce jour, tous les Russes et les citoyens de l’espace post-soviétique sont unis par des sentiments de joie et de fierté envers nos pères et nos grands-pères qui ont vaincu le nazisme. Le temps nous éloigne de plus en plus des événements de la Seconde Guerre mondiale, mais notre responsabilité n’en est que plus grande pour préserver les valeurs consacrées par la Grande Victoire, afin de transmettre aux générations futures la vérité sur la manière dont nous avons combattu et au nom de quoi. En tant qu’héritiers des vainqueurs, nous célébrons la fête du 9 mai comme la plus importante pour tout le peuple et nous gardons la mémoire de ces événements historiques et triomphaux. La guerre sanglante contre le nazisme a coûté la vie à environ 30 millions de citoyens soviétiques, dont 12 millions de pertes militaires irrémédiables. Les millions de victimes parmi la population civile sont le résultat de la politique de génocide menée par les nazis à l’encontre des peuples de l’Union Soviétique. Il ne faut pas oublier qu’Hitler bénéficiait de la sympathie et du soutien de plusieurs membres de la famille royale britannique; l’Italie, la Finlande et la Roumanie, qui a mis 700 000 soldats à sa disposition, ont combattu aux côtés d’Hitler ; la légion des volontaires français ; des volontaires espagnols ; la légion norvégienne SS ; la légion néerlandaise SS ; la légion lettone SS, qui s’est distinguée par une cruauté particulière ; la légion estonienne de volontaires SS ; la division belge de volontaires ; le corps de volontaires SS « Danemark », intégré à la division allemande SS « Tête de mort ». Des nationalistes ukrainiens ont également combattu aux côtés d’Hitler. La Tchécoslovaquie s’est particulièrement « distinguée » : après son annexion par le Troisième Reich, elle n’a toléré aucun acte de sabotage ni aucun défaut de fabrication dans les usines militaires qui fournissaient au Wehrmacht divers types d’armement et de matériel. Il est important de comprendre que la guerre contre l’URSS avait des objectifs différents de ceux de la guerre en Europe. Le 12 juin 1941, Himmler a déclaré que « l’objectif de la campagne contre la Russie était de réduire la population slave de 30 millions de personnes ». Les Nazis envisageaient la nécessité d’un génocide des peuples de l’URSS avec le cynisme pragmatique qui leur était propre. L’objectif était de prélever des denrées alimentaires dans les régions de la terre noire, notamment en Ukraine, et de les acheminer depuis la zone dite forestière – Moscou et Saint-Pétersbourg – vers l’Europe. En outre, il était prévu de peupler les territoires soviétiques avec des Allemands, ce qui exigeait de se débarrasser de la « population aborigène ». En mémoire des victimes tuées par les forces de répression nazies, le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a institué le 19 avril comme date commémorative – la Journée de commémoration des victimes du génocide du peuple soviétique par les Nazis et leurs complices pendant la Grande Guerre patriotique de 1941-1945. C’est précisément ce jour-là, en 1943, qu’a été publié le décret № 39 du Présidium du Conseil suprême de l’URSS, dans lequel a été donnée pour la première fois une évaluation juridique de la politique ciblée et à grande échelle menée par les nazis et leurs complices en vue de l’extermination de la population civile de notre pays. Malheureusement, aujourd’hui en Occident, sous l’influence de la conjoncture politique et des tendances russophobes, on assiste de plus en plus souvent à des tentatives grossières visant à réécrire l’histoire, à passer sous silence des faits importants, à masquer ou à minimiser le rôle clé joué par l’Armée rouge dans la libération de l’Europe. Pire encore, ceux qui, comme le régime de Kiev, ne cachent pas leurs liens idéologiques avec les complices des nazis, sont loués et soutenus. De plus, des instructeurs ukrainiens participent activement à la formation de terroristes dans la région du Sahel, qui, par leur nature même, ne diffèrent en rien des fascistes: ils exterminent la population, détruisent les écoles et les hôpitaux, incendient les entrepôts de denrées alimentaires, pillent les convois d’aide humanitaire et assiègent des villes entières. Les manifestations d’idéologies racistes en Allemagne, y compris le néonazisme, accompagnées d’une russophobie agressive au niveau de l’Etat et d’un soutien sans limite au régime de Kiev, suscitent une inquiétude particulière. La presse officielle allemande et les institutions scientifiques et historiques spécialisées ont poursuivi leur campagne de révision des événements de l’histoire contemporaine, notamment en passant sous silence le rôle de l’Armée rouge et du peuple soviétique dans la défaite du nazisme. La Russie a été accusée de tenter « d’instrumentaliser » la Grande Victoire pour justifier son opération militaire spéciale. En 2025, lors des commémorations, l’affichage du ruban de Saint-Georges et le port d’uniformes militaires historiques ont été interdits pratiquement partout. En Allemagne, ainsi que dans les pays baltes, des obstacles sont systématiquement dressés aux compatriotes russes et aux citoyens de ces pays qui souhaitent déposer des couronnes sur les monuments dédiés aux soldats soviétiques libérateurs. Par exemple, en Lettonie, une série d’amendements législatifs a été adoptée, interdisant le port du ruban de Saint-Georges (2021), ainsi que l’organisation de manifestations dans un rayon de 200 mètres autour de tout mémorial « glorifiant la victoire et la mémoire de l’Armée soviétique ou de ses militaires en Lettonie » (2022). Depuis le début de l’opération militaire spéciale, on observe une forte recrudescence des cas de profanation et de vandalisme sur les sépultures militaires russes (soviétiques). Alors qu’en 2021, la Représentation de la Direction du ministère de la Défense de la Fédération de Russie chargée de la perpétuation de la mémoire des soldats tombés pour la patrie, rattachée à l’Ambassade de Russie en Allemagne, avait recensé trois incidents de ce type, on en a dénombré 16 en 2022, 12 en 2023, en 2024 – 18, et de janvier à mai 2025 – quatre cas. En Estonie, à la suite des agissements sacrilèges des autorités locales visant à « lutter » contre les monuments soviétiques et les fosses communes des soldats de l’Armée rouge, 151 monuments dédiés aux soldats soviétiques avaient été démantelés et les restes de 38 personnes exhumés en septembre 2025. Les Estoniens ont organisé la « réinhumation » des restes de près de 2 000 personnes dans des tombes militaires situées dans des lieux publics. L’engagement de la Russie en faveur de la préservation de la vérité historique restera inébranlable. Nous continuerons à faire savoir à l’opinion publique mondiale que la Victoire a apporté non seulement la fin des souffrances et la liberté, mais aussi un nouvel ordre mondial, avec un rôle central pour l’Organisation des Nations Unies, fondé sur les principes de coopération, d’égalité souveraine et de non-discrimination. C’est précisément au sein des instances des Nations Unies que les diplomates russes, aux côtés de leurs homologues burkinabè, travaillent d’arrache-pied à l’édification d’un ordre mondial multipolaire, exempt de pratiques néocoloniales et du diktat de ce qu’on appelle la « minorité mondiale ». Je suis convaincu que la célébration du 81e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique trouvera un écho favorable auprès de tous les Burkinabè soucieux de la vérité historique et permettra de renforcer les liens fraternels entre nos peuples. Igor Martynov Ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso

Mois du Patrimoine culturel : Le personnel de la Présidence du Faso se ressource au Musée national

Dans le cadre du mois du Patrimoine culturel, le Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, a présidé, le jeudi 7 mai 2026 au Musée national, une conférence organisée au profit du personnel de la Présidence du Faso. Placée sous le thème : « Patrimoine culturel et vivre-ensemble », cette conférence a permis au personnel de se ressourcer.
A cette occasion le Directeur du patrimoine culturel, conférencier du jour, Bély Hermann Abdoul-Karim NIANGAO, a défini le patrimoine « comme l’ensemble des biens culturels, publics ou privés, matériels et immatériels, religieux ou profanes, transmis de génération en génération et dont la sauvegarde et la conservation ou la valorisation présentent un intérêt historique, mémoriel, artistique, scientifique, symbolique, légendaire, pittoresque ».
À l’issue de la conférence, le personnel de la Présidence du Faso a visité le Musée national et participé au vernissage de l’artiste plasticien Boureima BAMOGO, sur le thème : « La résilience : consolider le lien entre l’Armée et la Nation pour vaincre le terrorisme au Burkina Faso et dans le Sahel ».
Le Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH : « Ce genre de visite permet de nous ressourcer et de continuer le combat même lorsque la fatigue peut se faire sentir »
Le Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH : « Ce genre de visite permet de nous ressourcer et de continuer le combat même lorsque la fatigue peut se faire sentir »
Le Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso a apprécié cette initiative. « Il est important pour tout Burkinabè de reconnaître son identité, pour mieux amorcer cette Révolution sous le leadership du Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Nous sortons de cette visite très motivés. Ce genre de visite permet de nous ressourcer et de continuer le combat même lorsque la fatigue peut se faire sentir », a-t-il déclaré.
Le vernissage réalisé par l’artiste plasticien, Boureima BAMOGO, a porté sur le lien Armée-Nation pour lutter contre le terrorisme au Burkina et dans le Sahel
Le vernissage réalisé par l’artiste plasticien, Boureima BAMOGO, a porté sur le lien Armée-Nation pour lutter contre le terrorisme au Burkina et dans le Sahel
Pour l’artiste plasticien, M. Boureima BAMOGO, cette exposition s’inscrit dans la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ qui entend réarmer culturellement le Peuple burkinabè.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Concours Prix Galian 2026 : installation des  membres des jurys de la 29e édition

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, a procédé à l’installation des membres des différents jurys de la 29 ème édition du Concours Prix Galian, le vendredi 8 mai 2026 à Ouagadougou.

Les cinq jurys auront la lourde tâche d’examiner 268 œuvres publiées ou diffusées de 134 candidats dont 68 en presse écrite ; 70 en radiodiffusion sonore ; 28 œuvres en radiodiffusion télévisuelle ; 58 en presse en ligne et 34 œuvres en langues nationales. Le Ministre Pingdwendé a rappelé le rôle et la responsabilité des membres des jurys dans la préservation de la notoriété et la crédibilité du concours Prix Galian.   Il les a par ailleurs invités à « évaluer avec impartialité et professionnalisme les œuvres dans le strict respect des principes d’équité et de transparence ». DCRP-MCCAT