L’Association burkinabè des dialysés et insuffisants rénaux (ABUDIR) a organisé une conférence publique à l’occasion de la Journée mondiale du rein, au profit des stagiaires de l’Ecole nationale de police, vendredi 10 avril 2026, à Ouagadougou.
La maladie rénale est une maladie silencieuse, qui ne prévient pas, mais tue à petit feu et fait bon nombre de victimes. Pour prévenir ce phénomène, l’Association burkinabè des dialysés et insuffisants rénaux (ABUDIR) a organisé une conférence publique au profit des stagiaires de l’Ecole nationale de police (ENP), vendredi 10 avril 2026, à Ouagadougou. Le thème a porté sur : « Maladie rénale chronique : étiologie, prévention et impact environnemental ». L’objectif recherché à travers la conférence est de sensibiliser les futurs agents de la police nationale qui sont appelés à être sur le terrain partout au Burkina Faso. « Nous avons choisi ce thème grâce à l’accompagnement de la Société burkinabè de néphrologie (SOBUNEPH) afin de mieux parler de la maladie rénale au grand public et de montrer qu’elle évolue dans un environnement précis et impacte cet environnement », a déclaré le président de l’ABUDIR, Albert Ouédraogo. De son avis, il est bon que chacun puisse en prendre conscience afin de contribuer à l’échelon individuel pour réduire les nuisances. M. Ouédraogo a salué les efforts fournis par les autorités burkinabè dans la lutte et dans le traitement de l’insuffisance rénale au stade terminal.
Le président de la Société burkinabè de néphrologie, Pr Gérard Coulibaly, a invité la population à faire le dépistage précoce à temps pour prévenir la maladie et se faire soigner. En cas de présence de signes pathologiques de l’insuffisance rénale, il a soutenu que le patient devrait avoir une activité physique régulière. « Il faut manger de façon saine. Il ne faut pas manger trop gras ni trop sucré. Il ne faut pas consommer trop de protéines », a-t-il conseillé. Pr Coulibaly a ajouté qu’il faut boire suffisamment d’eau, tant qu’il n’y a pas de contre-indication et éviter l’automédication.
Le représentant du ministère de la Santé, Dr Salif Sankara, a soutenu que le gouvernement a mesuré l’ampleur de l’insuffisance rénale, devenue depuis quelques années, un problème de santé publique et s’est engagé résolument dans sa prise en charge. Pour lui, cet engament s’est traduit, notamment, par la suppression de la caution de 500 000 F CFA pour les malades atteints d’insuffisance rénale chronique en phase terminale, entre autres. « L’Exécutif a aussi consenti une baisse du coût de la prise en charge des cas d’insuffisance rénale aiguë 15 000 FCFA à 2 500 F CFA et diminué de 250 000 FCFA à 52 000 F CFA la prise en charge des fistules artérioveineuses pour toutes les personnes ayant souscrit au Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) », a poursuivi Dr Sankara.
Après la conférence, les élèves de l’ENP se sont faits dépister sur la maladie rénale.
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)






