Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a présidé la première revue annuelle de l’année du cadre sectoriel de dialogue « Justice et droits humains », le mardi 10 mars 2026 à Ouagadougou.
Le ministère de la Justice a enregistré un taux d’exécution physique de ses activités de 91,44% en 2025 contre un taux d’exécution financière de 81,12% en 2025. Ces taux étaient respectivement de 88, 38% et 88,11% en 2024. C’est ce qui est ressorti de la revue annuelle du cadre sectoriel de dialogue « justice et droits humains » tenue, le 11 mars 2026 à Ouagadougou. Au cours de cette rencontre, il était question de faire le bilan des actions menées en 2025 et de dégager de nouvelles perspectives pour la période 2026-2028.
Les performances réalisées en 2025 ont été jugées satisfaisantes par le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, président du cadre sectoriel. Entre autres activités menées durant l’année écoulée, le ministre a cité la réouverture du tribunal de grande instance de Nouna, la création de deux unités spéciales judiciaires, le jugement de plus de 150 dossiers criminels. Il a noté également la formation de 849 forces de défense et sécurité en droits humains internationaux et humanitaires, le traitement de 9 500 conflits individuels au travail. Il y a eu également l’assistance judiciaire au profit de 1 870 personnes et le recouvrement de plus de 5 milliards F CFA au titre des avoirs saisis et confisqués sont des réalisations de 2025.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Relance 2026-2030, nouveau référentiel de développement du Burkina, le ministre a annoncé que le secteur « justice et droits humains » intervient dans ce plan à travers deux piliers. Il s’agit du pilier 1 relatif à la consolidation de la sécurité, la cohésion sociale et la paix », et du pilier 2 qui concerne la refondation l’Etat et l’amélioration de la gouvernance ». Les défis à relever pour les cinq prochaines années sont, entre autres, selon lui, l’amélioration continue de l’accès financier et psychologique à la justice, l’opérationnalisation effective du mécanisme de la justice coutumière et traditionnel.
L’amélioration du fonctionnement des juridictions à travers leur renforcement en moyens humains, matériels et financiers, le renforcement de la réinsertion sociale des détenus, le renforcement des mesures de promotion de la participation citoyenne sont des défis à relever. En outre, a-t-il poursuivi, la promotion des valeurs de tolérance et de paix, l’amélioration du taux de résolution des conflits communautaires font partie des priorités de son département. Tout en félicitant l’ensemble des acteurs pour les acquis engagés, le ministre Bayala les a invités à plus d’engagement et de dynamisme pour contribuer efficacement à la mise en œuvre du Plan Relance. « Concernant, les activités planifiées pour la période 2026-2028, je vous exhorte à questionner leurs pertinences en termes d’impacts, en termes de capacités à apporter des changements durables dans le secteur justice et droit humain », a-t-il conclu.
Adama SEDGO
Patricia TAONSGO
(Stagiaire)






