Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a donné, hier lundi 2 février 2026, le coup d’envoi de l’évaluation des contrats d’objectifs 2025 des membres du gouvernement. Cet exercice de redevabilité, devenu une exigence cardinale de l’action publique, intervient trois jours seulement après l’exposé sur la situation de la Nation livré par le chef du gouvernement devant l’Assemblée législative de transition (ALT). Un enchaînement qui traduit la volonté de l’Exécutif d’inscrire l’action gouvernementale dans une logique de cohérence, de transparence et de résultats mesurables.
A travers cette évaluation, il s’agit de juger, chiffres à l’appui, la capacité de chaque département ministériel à traduire en actions concrètes les orientations stratégiques définies par les plus hautes autorités du pays, au bénéfice des populations. Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires, économiques et sociaux majeurs, cette culture de la performance et de la redevabilité apparaît comme un levier indispensable pour restaurer la confiance entre dirigeants et populations et accélérer la transformation structurelle du Burkina Faso.
Les premières performances présentées ce lundi donnent, comparativement à celles de 2024, des motifs de satisfaction. En effet, le ministre d’Etat, ministre de la Guerre, a enregistré une performance de 92,32 % (contre 89 % l’année dernière), témoignant des efforts soutenus consentis dans le renforcement des capacités opérationnelles des forces combattantes dans la lutte pour la reconquête du territoire.
Sur le front économique, le ministre de l’Economie et des Finances a atteint 89 % (88 % en 2024), confirmant la solidité des choix opérés pour la mobilisation des ressources internes et le pilotage rigoureux des finances publiques. Le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières n’est pas en reste avec 89,66 % (85,83 % en 2024), illustrant les progrès réalisés dans l’amélioration de l’accès à l’énergie et la valorisation du potentiel minier national. Le ministre des Serviteurs du peuple, quant à lui, enregistre 91,5 %, signe d’un engagement réel en faveur de l’efficacité de l’administration publique.
Les secteurs de la sécurité et de la santé affichent également des performances appréciables. Le ministre de la Sécurité culmine à 95,30 % (92% en 2024), tandis que celui de la Santé atteint 84 %, traduisant ainsi une dynamique positive dans la protection des personnes et l’amélioration de l’offre de soins, malgré les contraintes multiples.
Au regard de cette tendance à la hausse des performances, 2026 se présente véritablement comme l’année de la consolidation.
Une consolidation qui se veut globale, structurée et inclusive, portée par les réformes et chantiers stratégiques déjà engagés, mais aussi à venir. Il convient de féliciter les membres du gouvernement ainsi que l’ensemble de leurs collaborateurs pour les efforts consentis et les résultats obtenus. Ces performances sont le fruit d’un travail collectif, souvent mené dans l’adversité, mais avec une détermination constante au service de l’intérêt général.
Toutefois, ces acquis, aussi encourageants soient-ils, ne sauraient occulter le fait que les attentes des Burkinabè demeurent fortes dans tous les secteurs d’activité.
C’est dire que les défis restent immenses et appellent à un redoublement d’effort, de rigueur et d’écoute. C’est pourquoi l’heure est à la mobilisation générale des Burkinabè, en faisant de la discipline, du travail et du patriotisme, des valeurs cardinales de la construction de leur patrie.
Jean-Marie TOE






