Retrait des permis de conduire: 25 dossiers en examen

Des acteurs de la circulation routière ont salué la création de la commission technique spéciale de retrait des permis de conduire.

La Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) a organisé la première session de la commission technique spéciale de retrait des permis de conduire, de l’année, vendredi 3 avril 2026, à Ouagadougou.

Le gouvernement a engagé des actions, face aux accidents de la circulation routière au Burkina Faso qui causent des pertes en vie humaine, des blessés graves et des dommages matériels considérables. C’est dans cette dynamique que la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) a organisé la première session de la commission technique spéciale de retrait des permis de conduire, de l’année, vendredi 3 avril 2026, à Ouagadougou.

Selon le représentant du directeur général des transports terrestres et maritimes Baonwendemanégré Zoungrana, cette rencontre marque une étape importante dans la mise en œuvre des réformes à implémenter par le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité. Des pertes en vie humaine « Le transport routier occupe une place stratégique dans le développement économique et social de notre pays », a-t-il indiqué. M. Zoungrana a relevé que le secteur du transport est confronté à un défi majeur, celui de la sécurité routière.

« Notre pays enregistre plusieurs milliers d’accidents de la circulation, occasionnant de nombreuses pertes en vie humaine, des blessés graves et d’importants dégâts matériels », a-t-il rappelé. Le représentant du directeur général des transports terrestres et maritimes a relevé que des analyses réalisées montrent que ces accidents sont principalement dus à la méconnaissance ou non expérience du contrôle de la route et des règles en matière de circulation routière. Sur cette liste de facteurs favorisant les accidents, a-t-il poursuivi, figurent également l’imprudence de certains conducteurs, les insuffisances liées aux infrastructures et à l’état des véhicules.

« Des articles ont montré que plus de 90% des accidents de la circulation sont liés aux comportements des usagers », a déploré M. Baonwendemanégré Zoungrana, par ailleurs directeur de la circulation routière et de la normalisation. Il a, en outre, confié que la loi n°20.10.05-AN portant fixation des conditions d’établissement, de délivrance et de validité des permis de conduire obligatoires stipule la mise en place de cette commission pour renforcer la discipline sur la route et responsabiliser davantage les conducteurs. « Pour cette première session, la commission doit statuer sur 25 dossiers », a laissé entendre le directeur de la circulation routière et de la normalisation.

Il a également noté que l’installation de cette commission joue un rôle essentiel à la fois technique, consultatif et pédagogique. « La commission est chargée notamment d’examiner les dossiers relatifs aux accidents de la circulation et aux infractions graves, d’analyser les procès-verbaux établis par les services compétents, d’entendre les conducteurs impliqués, d’apprécier les responsabilités et proposer des mesures administratives appropriées », a détaillé Baonwendemanégré Zoungrana.

Pour le 7e vice-président national de la Faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina Faso (FUTRB), Antoine Kaboré, les travaux de la commission servent de leçon à tous les chauffeurs, les conducteurs et à tous les usagers, afin de bannir l’incivisme sur la route. De l’avis du représentant des transporteurs routiers de la gare de Tampouy, Madi Sawadogo, les accidents de la route demeurent un défi majeur de nos jours. « La mise en place de cette commission permet de résoudre un tant soit peu les dommages occasionnés par les chauffeurs », a-t-il déclaré. M. Sawadogo a invité les chauffeurs attitrés et les apprentis-chauffeurs à être attentifs aux conseils donnés lors de la session.

Boukary BONKOUNGOU

Viviane Wend-Daabo BOKOUM (Collaboratrice)

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