
La direction de la circulation routière et de la normalisation a convié la presse, vendredi 13 février 2026, à Ouagadougou, pour donner davantage des informations sur les raisons de suspension des activités de la Société de transport Aorèma et Frères (STAF).
Le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité a ordonné la suspension temporaire des activités de transport routier de personnes de la Société de transport Aorèma et frères (STAF). En vue de donner plus d’informations sur les mobiles de cette décision, la direction de la circulation routière et de la normalisation a convié la presse, vendredi 13 février 2026, à Ouagadougou. Selon le directeur de la circulation routière et de la normalisation, Baowendmanégré Zoungrana, il ressort du constat dans bon nombre de cas d’accidents de la circulation, la société STAF est impliquée.
« Sur les 1 306 accidents impliquant des transports en commun entre 2019 et 2024, 136 sont imputables à cette seule compagnie, soit un ratio de 10,43 % », a fait savoir M. Zoungrana. L’Etat voulant préserver la vie des citoyens, c’est pourquoi la suspension de la compagnie a été prise, a confié le directeur de la circulation routière. Il a évoqué d’autres raisons, liées notamment au non-respect de la limitation de vitesse, ainsi que la manipulation frauduleuse des limiteurs de vitesse obligatoires sur les véhicules. De l’avis du directeur de la circulation routière et de la normalisation, ces manquements ne peuvent pas être tolérés.
« C’est pourquoi, à un moment donné, il fallait agir d’où cette décision qui est interpellateur pour les autres compagnies », a insisté M. Zoungrana. Il a précisé que pendant la période de suspension la compagnie STAF est tenue de soumettre l’ensemble de son parc automobile à une inspection technique approfondie. « Il s’agira au cours de cette opération de tout mettre en œuvre pour faire respecter les réglementations en vigueur », a-t-il conclu.
Valentin KABORE (Collaborateur)





