L’impétrant Gbetcheni Constantin Bertrand Kambiré de l’université Aube-Nouvelle de Ouagadougou a défendu son mémoire de fin de stage, avec brio, sur la liberté des journalistes de Sidwaya dans le traitement de l’information sur la crise sécuritaire, avec une mention « excellente », samedi 7 mars 2026, à Ouagadougou.
Depuis 2014, le Burkina Faso v it une crise sécuritaire marquée par des attaques terroristes avec des conséquences sur les populations. Dans une pareille situation, comment traiter l’information relative à la crise sécuritaire, en respectant le droit à l’information des citoyens ? Comment assurer le droit à l’information de cette population quand nous savons que c’est cette même population qui en est victime ? Y-a-t-il une liberté d’information en période de crise ? D’où proviennent les sources d’informations relatives à cette crise sécuritaire ? Quel est l’interaction avec les forces de défense et de sécurité en termes de droit à l’information des citoyens ?
Voici autant de questionnements que l’impétrant Gbetcheni Constantin Bertrand Kambiré de l’université Aube-Nouvelle de Ouagadougou a essayé d’analyser au sein des Editions Sidwaya, à travers le thème : « La liberté des journalistes de Sidwaya dans le traitement de l’information sur la crise sécuritaire ». Il a présenté le fruit de ses recherches, samedi 7 mars 2026 au sein de ladite université, à Ouagadougou. Dans son analyse, sur 77 individus interrogés soit 20 journalistes de Sidwaya, 50 lecteurs du journal Sidwaya et 7 personnes ressources, il est ressorti que dans le traitement de l’information sur la crise sécuritaire, les journalistes de Sidwaya respectent le droit à l’information des citoyens.
Et ce, parce que la majorité des individus trouvent pertinent les contenus d’information sur la crise sécuritaire grâce à la crédibilité des sources et au professionnalisme avéré des journalistes. L’impétrant a précisé que ses recherches l’ont permis de savoir que bien que le journaliste de Sidwaya soit libre de façon professionnelle, il n’en demeure pas moins qu’il accompagne le gouvernement dans ses actions pour l’intérêt suprême de la Nation. Ainsi, pour renforcer cette communication gouvernementale, l’impétrant a fait des suggestions.
Le président du jury, Dr Jean Pierre Ilboudo, par ailleurs directeur de l’Institut des métiers de la communication, du journalisme, de l’audiovisuel et du cinéma (IMCJAC) de l’université Aube-Nouvelle, a salué la pertinence du thème, jugé d’actualité, sensible et complexe dans son traitement. Il a félicité l’impétrant pour le courage mis dans le traitement d’un tel thème avec rigueur et résilience. Le professeur de suivi Rachid Traoré a, quant à lui, souligné la complexité du thème et reconnu le mérite de l’impétrant dans ses recherches. Nadège Yaméogo, journaliste au quotidien Sidwaya, membre du jury en tant que maître de stage de l’impétrant a souligné que le thème présente un intérêt à la fois académique et réel pour les médias en général et pour le quotidien Sidwaya en particulier.
Elle l’a félicité pour son travail qui contribuera à nourrir la réflexion sur l’équilibre délicat entre responsabilité nationale et droit à l’information des populations.
Après avoir écouté l’impétrant, le jury a apprécié les résultats des travaux de recherche, fait des remarques et formulé des recommandations. Le nouveau diplômé d’une licence en journalisme s’en est ainsi sorti avec la note de 17/20, une mention « excellente » suivie des félicitations du jury.
Valentin KABORE
(Collaborateur)






