Le gouvernement burkinabè a décidé, lors du Conseil des ministres du 12 février 2026, de procéder à une baisse des prix de certains médicaments essentiels génériques, produits de santé et consommables médicaux, à compter du 1er mars 2026. Les réductions annoncées, qui représenteront un effort budgétaire de 3 milliards F CFA pour les finances publiques, sont substantielles : jusqu’à 53 % pour les injectables, 67 % pour les comprimés, 72 % pour les consommables et 20 % pour les sirops.
A tout point de vue, cette décision traduit la volonté des autorités de placer la santé des populations au cœur de l’action publique, conformément à la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Elle s’inscrit dans la continuité d’une réforme engagée depuis plus de trois ans visant à réduire le coût des examens spécialisés dans les hôpitaux publics.
Ainsi, depuis le 1er avril 2024, le coût du scanner est passé en moyenne de 50 000 à 25 000 F CFA. L’IRM, autrefois facturée autour de 100 000 F CFA, est désormais accessible à 40 000 F CFA. Quant à la dialyse, la suppression de la caution de 500 000 F CFA pour les patients chroniques et la réduction du coût de la séance de dialyse aiguë de 15 000 à 2 500 F CFA ont constitué un soulagement majeur pour des centaines de familles.
Ces décisions ont contribué à réduire les inégalités d’accès aux soins spécialisés et à alléger considérablement le fardeau financier des ménages, notamment les plus vulnérables. La baisse des prix des médicaments et des consommables consolide cette dynamique de justice sociale qui fait de l’accès aux soins de santé un droit fondamental.
Au-delà des tarifs, c’est l’ensemble du système sanitaire qui connaît une profonde mutation à travers des investissements structurants et durables. Le gouvernement a engagé la construction et l’équipement de centres médicaux aux standards internationaux, le relèvement des plateaux techniques existants ainsi que le recrutement et la formation de médecins spécialistes.
Dans une perspective de souveraineté sanitaire, le président du Faso a remis, en juillet 2025, une quinzaine de cliniques mobiles au ministère de la Santé, destinées à être déployées dans les villages, les campagnes et les zones périphériques urbaines. L’objectif est de rapprocher les services de dépistage du cancer du col de l’utérus et du sein, d’assurer des échographies et de renforcer la prise en charge des enfants. A ces cliniques mobiles s’est ajouté un important lot d’équipements logistiques et de chaîne du froid, notamment des véhicules, des réfrigérateurs solaires, des congélateurs, des groupes électrogènes, des chambres froides et des tablettes numériques.
Afin de réduire les évacuations sanitaires, de renforcer l’expertise nationale et de consolider la souveraineté sanitaire, le gouvernement a également engagé, en 2025, le recrutement et la formation de 5 000 médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes par an, ainsi que la spécialisation de 310 praticiens dans des domaines de pointe.
La baisse des prix des médicaments n’est donc pas une mesure isolée. Elle s’inscrit dans une vision globale où accessibilité financière, proximité géographique et qualité technique convergent pour bâtir un système de santé performant et équitable. Malgré la rareté des ressources et le contexte sécuritaire difficile, le gouvernement a fait des secteurs sociaux une priorité, avec plus de 40 % du budget national consacré à la santé et à l’éducation.
En rapprochant les soins des populations à des coûts accessibles, les autorités posent les jalons d’une nation résiliente ; la santé étant la condition première de la participation active de chaque citoyen à la construction d’un Burkina Faso nouveau.
Avec l’opérationnalisation de l’assurance maladie universelle, il revient aux professionnels de la santé, mais aussi aux populations des villes et des campagnes, de soutenir ces efforts, de préserver les acquis, de fréquenter les structures sanitaires et d’adopter des comportements responsables. Car un peuple en bonne santé est un peuple fort, capable de travailler, d’innover et de bâtir sa patrie.
Par Assetou BADOH






