23e congrès international et exposition de l’AAEA : Le Congrès de la maturité pour l’AAEA

Le flambeau de l’organisation du 24e congrès en 2028 a été remis au Sénéga

Le 23e Congrès international et exposition de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (AAEA), tenue sur le thème : « Eau et assainissement pour tous : des actions fortes pour l’Afrique » a pris fin, jeudi 12 février 2026, à Yaoundé au Cameroun.

 

Les travaux du 23e Congrès international et exposition de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (AAEA) ont pris fin ce 12 février 2026 à Yaoundé au Cameroun. Durant quatre jours, le Congrès a rassemblé 2 000 participants dont 500 délégués officiels issus d’environ 52 pays et 338 organisations publiques, privées, académiques et partenaires techniques et financiers. Au menu, deux séances plénières animées autour du thème « Eau et assainissement pour tous : des actions fortes pour l’Afrique », un symposium thématique et les fora des maires, des femmes et des jeunes. « Les travaux se sont déroulés à travers 60 sessions, 250 communications scientifiques et professionnelles et six tracks couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur. Ces espaces ont permis d’éclairer les priorités sectorielles, de consolider les positions communes et d’orienter les décideurs vers des actions concrètes et mesurables », a relevé le directeur exécutif de l’AAEA, Olivier Gosso. A l’entendre, les débats ont mis en évidence l’urgence d’accélérer la performance des services d’eau potable. Et les opérateurs sont appelés à intensifier la lutte contre les eaux non facturées, à moderniser les réseaux à travers la digitalisation et à garantir une qualité d’eau irréprochable, notamment dans les zones rurales, périurbaines et vulnérables.

L’AAEA, un organe de l’AMCOW

 

Ce sont 2 000 participants venus de 52 pays qui ont assisté à ce 23e congrès international

Selon le président de l’AAEA, Blaise Moussa, ce congrès s’est affirmé comme un espace de solutions, d’innovation et d’engagement concret. Et de ces assises, l’on peut retenir la nécessité d’un engagement endogène, plus fort et plus affirmé, pour la cause de l’eau et de l’assainissement en Afrique. « Il nous revient d’assumer pleinement notre leadership, de mobiliser nos ressources, de valoriser nos expertises et de porter nous-mêmes l’ambition de transformation de notre secteur », a-t-il souligné. Il a ajouté que ce congrès a révélé la nécessité d’une reconnaissance institutionnelle accrue de l’AAEA comme organe d’exécution du Conseil des ministres africains chargés de l’eau (AMCOW ) et de l’Union Africaine car l’AAEA dispose d’une expertise technique reconnue, d’un ancrage opérationnel auprès des opérateurs et d’un réseau continental structuré. « Il est donc légitime que cette capacité soit pleinement mobilisée au service des orientations stratégiques africaines. Ainsi, ce 23ᵉ Congrès marque une étape de maturité pour notre association et pour le secteur africain de l’eau et de l’assainissement. Nous avons partagé des expériences, confronté nos idées, identifié des solutions. Mais au-delà des recommandations, ce congrès doit être un point de départ », a expliqué le président de l’AAEA.

Pour lui, le véritable défi commence maintenant à savoir la transformation des engagements exprimés en politiques publiques renforcées, en investissements structurants et en amélioration concrète pour les populations africaines. « C’est dire que Yaoundé n’est pas une conclusion mais un point d’élan », a indiqué Blaise Moussa.

La 24ᵉ édition du Congrès international et exposition de l’AAEA se tiendra au Sénégal en 2028 et la 25ᵉ édition aura lieu en Afrique du Sud en 2030.

Synthèse de Fleur BIRBA

 

 

 

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