Assurance maladie universelle: la CNAMU signe une convention avec les pharmaciens

Après la signature, les responsables des deux parties ont échangé les parapheurs. En professionnels avisés, les experts des deux parties sont parvenus à des résultats satisfaisants pour tous.

La Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) a signé une convention avec le Groupement d’intérêt économique des pharmaciens (GIPHAB), jeudi 29 janvier 2026, à Ouagadougou, dans le cadre de la mise en œuvre du régime d’assurance universelle.

Les officines pharmaceutiques assurent la disponibilité des produits de santé indispensables à la prise en charge des assurés. Le ministère des Serviteurs du Peuple souhaite permettre aux pharmaciens du secteur privé de garantir un accès équitable des populations aux médicaments, tout en veillant à la protection de la viabilité économique de leurs entreprises. Il a organisé une cérémonie de signature de convention entre le Groupement d’intérêt économique des pharmaciens (GIPHAB) et la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU), jeudi 29 janvier 2026, à Ouagadougou. Le directeur de cabinet du ministre des Serviteurs du Peuple, Emmanuel Sorgho, a soutenu que cette cérémonie fait suite à un premier acte de signature entre la CNAMU et l’ensemble des établissements publics de santé du Burkina.

Selon lui, les officines pharmaceutiques occupent une place stratégique dans la réussite de l’opérationnalisation du RAMU. A cet egard, il a dit être convaincu que cette signature marque la naissance d’un partenariat stratégique fondé sur la confiance mutuelle et la complémentarité entre l’Etat et les acteurs privés de la santé, au bénéfice du peuple. « Cet engagement permettra à 31 116 cotisants, retenus dans le cadre de la présente phase, ainsi que les membres à charge de leurs familles immatriculées dans les régions du Guiriko et du Kadiogo, de bénéficier des prestations du RAMU sur toute l’étendue du territoire national, à partir du 1er février 2026 », a assuré M. Sorgho.

En outre, il a rappelé qu’au cours de nombreuses rencontres d’échanges, les représentants du GIPHAB ont exprimé les préoccupations légitimes de l’organisation. « En professionnels avisés de leur métier, les experts des deux parties sont parvenus à des résultats satisfaisants pour tous, car favorisant l’accès des populations à des services de santé de qualité dans des conditions fort avantageuses », s’est-il satisfait.

Construire un régime d’assurance maladie pérenne

Pour une première expérience, il les a félicités pour les résultats atteints et salué l’ensemble des acteurs ayant accompagné le processus de mise en œuvre du RAMU. « Je vous encourage à garder cet esprit de dialogue et de concertation et à toujours privilégier l’intérêt général », a-t-il souhaité.

Le directeur général de la CNAMU, Soumaïla Gamsoré, a expliqué que l’Etat a décidé de mettre en place de régime d’assurance afin de permettre à toute la population d’accéder aux soins de santé. « Dans la mise en œuvre de ce mécanisme, on a échangé avec l’ensemble des acteurs. C’est un processus participatif dans lequel la CNAMU prend l’engagement de jouer sa partition afin qu’on puisse avoir un système d’assurance maladie pérenne, tout en se souciant de l’existence de toutes ces entreprises pharmaceutiques qui jouent pleinement leur rôle pour assurer la santé de la population », a-t-il justifié.

Le président du Conseil d’administration du GI PHAB, Dr Ismaël Guigma, pour sa part, a souligné que c’est avec un esprit de responsabilité et de solidarité que sa structure qui compte environ 320 membres participe à la prise en charge sanitaire des populations, ainsi que leur protection sociale. « A travers cette participation, nous contribuons aussi à améliorer l’accès des populations aux soins de santé. Et qui dit soins de santé dit accès aux médicaments. Qui dit médicaments, dit les pharmacies.

C’est ce qui justifie notre participation à ce processus », a-t-il précisé. M. Guigma a ajouté que la GI PHAB a veillé à ce que la santé financière de ses membres puisse être prise en compte. « Il est évident qu’on veut construire un régime d’assurance maladie pérenne, durable au profit des populations. Il faut donc que les pharmacies aient les moyens de renouveler leurs stocks pour faire face à la demande des populations. Nous avons insisté pour que la CNAMU puisse permettre cela, à travers le respect de ses engagements », a confié Dr Guigma.

Adama SAWADOGO

 

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