
Le ministre des Serviteurs du Peuple et son collègue de la Santé ont effectué une tournée dans des formations sanitaires, ce dimanche 1er février 2026 pour s’assurer de l’effectivité des prestations du régime de l’assurance maladie universelle.
Les prestations du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) sont effectives. Le lancement est intervenu ce dimanche 1er février 2026. A l’occasion, le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré et son collègue de la Santé, Lucien Robert Kargougou ont effectué une tournée dans des structures sanitaires de Ouagadougou pour s’assurer du bon déroulement et en même temps encourager les acteurs. Du centre hospitalier universitaire (CHU) Yalgado Ouédraogo au CHU de Bogodogo en passant par le Centre médical urbain (CMU) du secteur 19, les agents de santé sont à la tâche pour servir les premiers bénéficiaires. Zakaria Gansoré, agent public, est le client 00 du CHU Yalgado Ouédraogo.
Venu pour une consultation en ophtalmologie, il salue la facilité qui lui est offerte à travers le RAMU. « Je devais payer plus de 6000 FCFA en pharmacie mais, avec ma carte, je n’ai déboursé que 2000 FCFA. Le reste (70%) est supporté par l’assurance », a-t-il précisé. Avec ce nouveau produit, c’est un souci de moins dans ses soins, a-t-il indiqué. Et au directeur général du CHU Yalgado Ouédraogo, Ousmane Néré, de rassurer que tous ses services aient été impliqués dans la mise en œuvre de l’assurance maladie. « Ici, de l’enregistrement du patient à la consultation, les acteurs ont été sensibilisés pour que la mise en œuvre soit une réalité. Les conditions sont réunies mais, nous travaillons à les améliorer davantage », a-t-il promis.
Au CMU du secteur 19, c’est Assita Balima qui est la plus heureuse. « Je suis venue ce matin, souffrante. Avec l’accueil, je suis déjà à moitié guérie », a-t-elle témoigné. Avec sa carte, elle a pu bénéficier d’une consultation et a déboursé seulement 1056 FCFA pour une ordonnance qui coûte 3520 FCFA. Pour elle, le RAMU était considéré comme un rêve, mais aujourd’hui c’est une réalité. « Avec cette assurance, la santé sera accessible à tous les Burkinabè. J’aurai souhaité qu’on parle d’assurance santé universelle à la place de maladie universelle », a-t-elle dit. Cet outil, a-t-elle ajouté, permettra de rendre accessible les soins à la population. « Si la santé est accessible à la population, le développement devient une évidence », a-t-elle souligné.
Au CHU de Bogodogo, le constat est le même. Le RAMU est opérationnel. Le directeur général, Seydou Nombré a rassuré que toutes les mesures ont été prises pour sa mise en œuvre réussie. « C’est une opportunité pour l’accès des populations aux soins de santé. Nous devons mettre les bouchées doubles pour améliorer l’offre de soins. Avec cet outil, la demande sera forte et des instructions ont été données pour répondre à cette demande », a-t-il indiqué.
A l’issue de la tournée, le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, s’est dit satisfait du constat fait sur le terrain. « Nous avons trouvé un personnel motivé, le circuit du patient qui est clairement défini dans chaque structure sanitaire », s’est-il réjoui. Il a renouvelé ses remerciements à l’ensemble des acteurs et aux structures privées qui accompagnent la mise en œuvre du RAMU.
« Nous avons 25 pharmacies à Ouagadougou et 25 pharmacies dans la ville de Bobo-Dioulasso qui sont déjà engagées pour recevoir des ordonnances des patients », a-t-il relevé. Rappelant que l’objectif est de permettre à tous les Burkinabè de se soigner à moindre coût avec des cotisations à la portée de leur bourse, il a invité les bénéficiaires à un usage responsable de cet instrument qui est de grande portée.
Adama SEDGO





