
Depuis 1972, le Réseau des Caisses Populaires du Burkina joue un grand rôle dans l’inclusion financière des populations, notamment des femmes. Dans cette interview accordée à Sidwaya, la Directrice générale de la Faitière des caisses populaires du Burkina (FCPB), Azaratou Sondo, met en exergue la contribution des Caisses populaires à l’autonomisation économiques des femmes à travers des produits financiers et non financiers adaptés à leurs besoins.
Sidwaya (S) : Pouvez-vous présenter brièvement le Réseau des Caisses populaires du Burkina ?
Azaratou Sondo (A.S) : Le Réseau des caisses populaires du Burkina (RCPB) est un mouvement de coopératives d’épargne et de crédit régies par la loi 001-2025/ALT du 13 février 2025 portant réglementation de la microfinance au Burkina Faso. Il comporte deux paliers : les Caisses populaires (CP) et la Faîtière des caisses populaires du Burkina (FCPB). Les Caisses populaires constituent la porte d’entrée et d’accès des membres aux produits et services offerts. Elles collectent l’épargne des membres et la rétrocèdent sous forme de crédits à ceux qui sont dans le besoin de financement de leurs projets et/ou de leurs activités économiques.
La Faitière des Caisses Populaires du Burkina, agréée sous le numéro A-13130463 du 19 juin 2013, est la structure de coordination et de surveillance des activités des Caisses populaires. La FCPB a pour rôles de fournir une assistance technique en matière d’organisation, de compatibilité, de formation et d’éducation, d’exercer un contrôle administratif et financier sur ses membres, d’assurer le développement du réseau en favorisant la création de caisses, d’unités d’affaires, etc., représenter les caisses sur le plan national et international, définir les règles administratives, comptables et financières liées à notre secteur d’activités et aux lois et règlements qui le régissent, etc.
La faitière est la structure de coordination ; elle constitue, avec les caisses populaires qui sont les structures de base, un ensemble qu’on appelle le Réseau des caisses populaires du Burkina RCPB). Il s’agit d’un mouvement formé par ces deux niveaux dont la mission est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers des offres adaptées, accessibles, en termes de crédits et d’épargne, mais aussi de gestion démocratique en impliquant les membres dans les différents organes.
En termes de chiffres, au 31 décembre 2025, nous avons 32 caisses agréées affiliées à la FCPB, 906 278 membres coopérateurs, 212 points de vente rattachées aux 32 Caisses Populaires et répartis sur l’ensemble du territoire burkinabè, et plus de 1000 ressources humaines dont 75% de femmes.
S : Avec plus de 200 points à travers tout le Burkina, Peut-on dire sans se tromper que le réseau des Caisses populaires est l’une des institutions financières la plus décentralisée ?
A.S : Sur le plan national, nous sommes la structure de microfinance la plus étendue, la plus représentée sur l’ensemble du territoire. Car, il n’y a pas une zone où on ne peut pas trouver une caisse populaire !
S : Le Réseau des Caisses populaires est considéré comme une institution orientée vers la promotion du genre. Pouvez-vous en dire plus ?
A.S : Notre mission est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations. Les premières caisses ont vu le jour en 1972. A cette époque, la mobilisation a été forte au niveau des acteurs du monde rural, notamment les femmes, si bien que cette mission vise également à donner les moyens à cette catégorie de cibles, afin qu’elle puisse apporter sa contribution à l’amélioration des conditions de vie des ménages. Conscient que la femme joue un rôle très important dans la vie de la famille, alors que ses moyens sont limités, les caisses populaires mettent l’accent sur son autonomisation à travers les différents produits qu’on met en place.
Le réseau a été bâti en mettant en avant la promotion de la femme mais surtout le leadership féminin. A ce titre, on note aujourd’hui sur plus du millier de travailleurs, 75 % de femmes, et 30 % de femmes occupant des postes de responsabilité.
Pour les organes dirigeants, chaque année un objectif de 40% de taux de représentation est fixé pour inciter les femmes à s’impliquer fortement dans la gouvernance du Réseau des Caisses populaires du Burkina ; l’objectif est de faire en sorte qu’au-delà de bénéficier des accompagnements, elles puissent aussi s’impliquer dans le développement du Réseau, à travers leurs idées, leurs suggestions et leurs orientations, pour que réellement les choses puissent aller en tenant compte de leurs spécificités. Même si la tâche semble ardue, on note 173 femmes exerçant comme administrateurs soit un taux de 42% au 31 décembre 2025. C’est pour dire que la promotion du genre, par l’implication des femmes dans les organes de gouvernance est une réalité au RCPB.
Au niveau des membres, en fin d’année 2025, sur les 900 000 membres, la proportion de femmes tourne autour de 30-35%. Et il faut dire qu’au niveau de ce pourcentage, on a beaucoup de groupes de femmes. Quand on sait qu’un groupe peut avoir souvent de 5 à 30 membres, vous voyez que c’est énorme. Mais comme on tient compte des comptes, c’est pour cela qu’on est à 35%. Sinon, si on veut décompter en termes de bénéficiaires, nous avons plus de 2 millions de bénéficiaires au niveau des femmes.
S : Quel rôle la microfinance joue-t-elle dans l’autonomisation économiques des femmes au Burkina Faso ?
A.S : Le rôle de la microfinance dans l’autonomisation économique des femmes est énorme. Comme le nom l’indique, la microfinance c’est l’octroi de crédit de petite taille à des cibles exclues des structures financières classiques. Qu’il s’agisse de l’octroi de crédit ou de la mobilisation de l’épargne, la microfinance est un outil important qui peut véritablement contribuer à l’autonomisation des femmes, lorsqu’elle est bien conduite, c’est-à-dire que la microfinance ou la structure qui porte ce métier met l’accent sur les femmes, les écoute pour pouvoir développer des produits adaptés à leurs besoins, tenir compte des autres aspects non financiers comme les formations, l’accompagnement en éducation financière…
La microfinance regroupe donc des services financiers comme les microcrédits, l’épargne ou encore l’assurance adaptés aux personnes à faibles revenus et les services non financiers tels que les formations et les conseils.
En termes d’impacts du rôle de la microfinance sur l’autonomisation économique des femmes, elle permet leur accès au capital : exclues de la clientèle des institutions financières classiques, l’accès au capital permet de démarrer ou développer une activité génératrice de revenus, notamment le commerce, l’agriculture, l’élevage/embouche, l’artisanat. Cela leur permet de générer des revenus et accroitre leur capacité financière.
Elle contribue au renforcement du pouvoir économique des femmes et inclusion sociale : avec un revenu stable, les femmes gagnent en indépendance financière et participent aux prises de décision du ménage ; ce qui modifie les rapports de pouvoir au sein de la famille ; l’accès aux services financiers et non financiers renforce la confiance en soi et la reconnaissance sociale des femmes. Elles deviennent des actrices économiques à part entière ;
Avec l’accès au capital qui leur permet de développer ou de renforcer leurs activités économiques, elles gagnent une notoriété dans leur communauté, car elles participent, non

seulement à la prise en charge des familles, mais aussi à la prise en charge de la communauté, Dans la communauté, il est souvent demandé des contributions, et les femmes ne sont pas en marge, car elles ont des revenus leur permettant de contribuer, même si ce n’est pas directement. Ce qui leur donne aussi un pouvoir. Dans les communautés où, par exemple, le Réseau a évolué à travers ces différents programmes spécifiques aux femmes, cela s’est observé, avec des femmes qui ont de plus en plus la parole pour donner leur point de vue sur certains aspects de leur communauté ou même au sein de leur famille.
La microfinance participe également au développement de leurs compétences, car des services non financiers sont offerts aux femmes à travers des formations sur la gestion des groupes (gouvernance), l’entreprenariat, la gestion des activités génératrices de revenus, l’éducation financière, la confiance en soi, la santé maternelle et infantile. Ce qui leur permet de mener à bien leurs AGR et gérer la santé de leurs enfants et famille.
Elle renforce leur participation aux activités de la communauté : les femmes réinvestissent souvent leurs revenus dans leur famille et leur communauté, ce qui crée un cercle vertueux de développement local.
Autre impact, c’est la réduction de la pauvreté : les revenus générés contribuent à améliorer les conditions de vie , à travers une meilleure alimentation, une prise en charge sanitaire et l’éducation des enfants. Avec l’intervention des Caisses, les enfants ne restent plus à la maison, ils sont scolarisés, soignés…
L’impact se répercute donc sur toute la communauté.
Nous avons connu des femmes qui ont entamé leur projet avec des crédits de 5000 FCFA et aujourd’hui qui sont des chefs d’entreprises dans le domaine de la transformation des produits forestiers non ligneux (karité, néré, …), de l’exportation du niébé, etc.
L’avantage de la microfinance c’est qu’elle offre des services de proximité et elle a une approche qui privilégie beaucoup plus l’esprit participatif des femmes en leur accordant plusieurs leviers sur lesquels elles font leur choix.
S : L’une des particularités des institutions de microfinance réside dans les conditions d’accès aux crédits pour lesquelles de grosses garanties ne sont pas exigées aux femmes. Le confirmez-vous ?
A.S : Tout à fait. Ce sont vraiment les conditions très allégées d’accès au financement au niveau des institutions de microfinance qu’il faut aussi relever, en fonction de la nature de l’institution. Dans tous les cas, quand on est dans le secteur de la microfinance, on a quand même une certaine souplesse. C’est aussi lié à la réglementation qui permet de faire des choses qui ne sont pas faisables au niveau des structures classiques de financement. Il y a des garanties qui sont adaptées, surtout au niveau des femmes. Généralement, la caution solidaire est très utilisée, qui n’est pas financière, mais qui joue pleinement son rôle quand il y a un problème d’impayés. Les femmes se mettent en conséquence ensemble, en fonction des niveaux de connaissances que les unes ont pour les autres, pour pouvoir faire jouer cette caution solidaire.
S : Quelle place le Réseau des Caisses populaires accorde-t-il à la femme, notamment dans la politique de produits ?
A.S : Les Caisses Populaires accordent une place de choix à la femme dans ses politiques de crédit et d’épargne, au regard des nombreux programmes qui lui sont dédiés. Pour comprendre la place des femmes, il faut remonter à la mise en place des premières caisses depuis 1972. Au départ, il y avait de l’augmentation des populations. Mais le constat qui avait été fait, est que même quand les femmes avaient cette volonté de participer, à un moment donné on sentait une déperdition, du fait non seulement de leurs charges de travail, mais aussi parce qu’elles doivent parcourir des distances éloignées pour rejoindre une caisse en son temps. Une étude de faisabilité avait été réalisée pour comprendre ce phénomène de déperdition et savoir quelles solutions adopter pour pouvoir les prendre en compte. L’étude a permis de savoir qu’elles avaient certes besoin d’argent, mais aussi d’éducation sur certains thèmes pour mieux conduire leurs activités génératrices de revenus.
C’est ainsi qu’en 1992, on a mis en place le programme Crédit épargne avec éducation, dans le nord du Burkina, où on passait par les groupements féminins pour octroyer des petits crédits à ces femmes sur la base de la caution solidaire. Depuis, ce sont des milliers de femmes qui en ont bénéficié.
Le programme initial, les montants de crédit octroyés étaient de 3 000 F CFA à 5 000 F CFA et par la suite on est passé à 75 000 F CFA et puis à 100 000 F CFA.
Par la suite, au sein de ce programme, on a eu à développer encore deux ou trois produits de crédit pour les femmes pour les accompagner dans les différentes étapes d’évolution de leurs activités. On a eu des associations de crédit intermédiaire où les montants sont beaucoup plus élevés. On a eu les associations de crédits intermédiaires avec des plafonds de 75 000 F CFA, les crédits aux femmes commerçantes pour des montants allant jusqu’à 150 000 F CFA. Aujourd’hui, on a des femmes qui, après avoir traversé toutes ces étapes, ont ouvert leurs comptes individuels et transigent avec leurs caisses.
En 2004, on a mis en place les centres financiers aux entrepreneurs. Dans ces centres, certaines femmes qui ont pu émerger du programme initial sont allées prendre des crédits pour devenir de véritables entrepreneurs dans le domaine du BTP, de la restauration, ou pharmaceutique. Nous avons des exemples de femmes qui ont commencé avec des crédits de 3 000 F CFA, 5 000 F CFA, et qui, aujourd’hui, prennent des dizaines de millions.
S : Si dès les années 1972, il y avait déjà des réflexions pour prendre en compte la femme, cela montre -t-il qu’originellement, la femme était au cœur de votre politique ?
A.S : Tout à fait. Originellement, la femme était au cœur de notre politique, car dans les communautés, il y a toujours des hommes et des femmes. Et pour que la mission qu’on s’est assignée puisse réellement être une réalité, on ne peut que tenir compte de ces deux acteurs majeurs. Et dans toutes nos politiques, procédures, nous en avons toujours qui sont dédiées vraiment aux femmes, car nous connaissons les contraintes auxquelles elles font face, mais aussi leurs attentes. Et périodiquement, nous réalisons des enquêtes, des études pour pouvoir mieux comprendre, savoir quelles améliorations il faut apporter dans nos offres.
S : Au-delà des crédits, les Caisses populaires participent à l’éducation financières des femmes. Qu’est-ce qu’elles font concrètement à ce niveau ?
A.S : Il y a des thèmes liés à la santé infantile et la famille, et des thèmes qui sont liés à la

gestion même des activités et la gestion de leur agent. Nos Caisses sensibilisent les femmes sur l’ouverture de comptes pour sécuriser leur épargne et bénéficier de crédits. Elles dispensent des thèmes d’éducation sur l’entrepreneuriat, la gestion financière personnelle, les possibilités d’épargnes, le crédit pour le développement, la gestion des dettes, les options d’investissement, les options de négociations financières, la budgétisation.
Ces différentes formations permettent aux femmes de faire des choix de projets judicieux, de mieux gérer leurs ressources financières, d’avoir des astuces sur comment faire fructifier un crédit, d’avoir une culture de la pratique de l’épargne, de connaitre la pertinence de la prévention en matière de gestion des ressources financières. Sans ces formations, elles confondent souvent capital et bénéfices.
Au niveau des impayés, à l’analyse, l’une des principales causes qui ressort est qu’au cours de la période de crédit, un membre de la famille est tombé malade, et généralement c’est les enfants ! Pour une mère, il n’y a pas d’engagement qui tient face à son enfant malade. Ces thèmes d’éducation sur la santé, elles arrivent à améliorer la santé pour éviter que les enfants tombent malades, avec des répercussions sur leurs activités.
S : Quel bilan faites-vous de la contribution des Caisses populaires à l’autonomisation des femmes au Burkina Faso ?
A.S : Nous n’avons pas tous les chiffres pour l’étayer, mais d’une manière générale, durant tout ce temps que nous accompagnons les femmes, le Réseau a joué sa partition et continue de le faire. Par exemple, l’accès au capital, n’est plus une affaire de personnes aisées qui peuvent accéder. Car les produits que nous mettons à la disposition des femmes, sont commercialisés à travers des employés qui vont vers les femmes pour les sensibiliser et les amener à les consommer, si bien que depuis ces années d’approche de proximité avec les femmes, c’est plus de 3 millions de bénéficiaires sur l’ensemble du Réseau de distribution et sur l’ensemble du territoire de burkinabè.
Et il y a des femmes qui témoignent sur ce que cet accès à la ressource financière, leur a donné, c’est pratiquement tous les enfants ont pu terminer leurs études et travailler. Aujourd’hui, dans la nouvelle formule du programme, c’est plus de 60 000 groupes, avec plus de 100 000 membres. Et en termes d’épargne mobilisée, c’est plus d’un milliard F CFA, pour les femmes qui sont dans le programme. En dehors du programme, celles qui ont aussi leurs comptes individuels, dans le portefeuille d’épargne globale du Réseau, au moins 20 % appartiennent aux femmes. Au niveau des crédits, c’est au moins le tiers qui leur est octroyé pour qu’elles puissent mener les différentes activités. Pour l’année 2024, c’est au moins 30 à 50 milliards de crédits qui sont consacrés aux femmes.
S : Qu’est-ce qui motive les Caisses populaires à accorder tant d’intérêt à la femme ? Cela relève-t-il de votre conviction qu’il n’y a pas de développement sans autonomisation économique ?
A.S : Cela relève de la conviction des Caisses populaires. Il faut remonter à l’historique des Caisses qui ont vu le jour parce que des populations étaient en marge du système financier classique, et dans une extrême pauvreté. Au Burkina Faso, les femmes représentent près de 53% de la population et vivent généralement en milieu rural, avec des charges familiales souvent importantes et dans une précarité souvent extrême. Pour y remédier, elles constituent une cible privilégiée pour la réalisation de la mission des Caisses populaires.
L’impact qu’elles apportent à nos actions est beaucoup plus élevé, car elles touchent beaucoup de gens à la fois. Sans compter que ce sont des gens qui respectent leurs engagements. D’une manière générale, le taux de remboursement auprès des femmes est très élevé, dans l’ordre de 99,99%. Quand on travaille avec les femmes, une fois qu’elles ont confiance, et qu’elles trouvent aussi leur compte avec vous, vous tissez une relation de partenariat qui est durable.
S : Quels sont vos projets à court, moyen et long termes pour les femmes burkinabè des villes et des campagnes ?
A.S : A court et à moyen terme, les projets, c’est toujours l’amélioration en tenant compte des attentes et des contraintes des femmes, car l’environnement évolue et les mutations sont énormes. Notre objectif, c’est de pouvoir tenir compte de tout cela, pour accompagner les femmes sur les défis qui sont leurs. Le RCPB compte poursuivre l’innovation dans l’offre de produits de crédits et d’épargne adaptés aux besoins des femmes. Cette innovation passera par l’offre de produits et services digitaux accessibles à moindre coût. Ces produits faciliteront aussi l’apprentissage à travers la digitalisation des séances d’éducation financière.
S : Quel est votre message à des femmes burkinabè des villes et campagnes qui se battent au quotidien pour leur autonomisation économique ?
A.S : Je leur exprime mon admiration. Car, lorsque, généralement, on quitte très tôt le matin la maison, elles sont les premières personnes qu’on rencontre dans la circulation, qui parcourent des distances pour ramener les légumes dans les marchés, approvisionner les différents ménages. Je souhaite qu’elles puissent davantage accompagner les hommes dans les ménages et les différentes communautés pour faire en sorte que les différentes facettes de la vie puissent être améliorées avec leurs contributions.
Je les invite à davantage faire confiance à leurs Caisses populaires et à exprimer aussi leurs besoins, car nous en tiendrons compte pour pouvoir leur offrir des produits et des services adaptés et leur alléger aussi la tâche pour ce qui concerne l’accès aux ressources, mais aussi pour ce qui concerne l’accès à la connaissance pour davantage les outiller, les aider avoir confiance en elles et à mieux conduire les activités génératrices de revenus. Et je leur demande d’être des ambassadrices des caisses populaires et de travailler à ce que d’autres femmes puissent emboîter leurs pas en ouvrant leurs comptes dans les caisses populaires pour pouvoir bénéficier de nos différents produits et services. Je profite aussi leur demander de participer à la vie de leurs caisses populaires en déposant leurs candidatures pour devenir des administrateurs et contribuer aussi avec leurs idées à l’orientation pour pouvoir mieux conduire nos différentes coopératives financières.
Interview réalisée par
Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com
Légende :
1. La directrice générale de la Faitière des caisses populaires du Burkina (FCPB), Azaratou Sondo : « le RCPB œuvre au quotidien pour l’amélioration des conditions de vie des populations dans un esprit de solidarité et de responsabilité individuelle et collective ».
2. La DG de la FCPB, Azaratou Sondo : « le RCPB compte poursuivre l’innovation dans l’offre de produits de crédits et d’épargne adaptés aux besoins des femmes ».
3. Les crédits des Caisses populaires aux femmes sont accompagnés de programmes d’éducation financière.
VOIR PH ITW DG caisse populaire………………MAC ZANGO





